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Baccalauréat : une nouvelle épreuve de mathématiques sans calculatrice fait son entrée

Publié le 12 Jui. 2026 à 09:06
Tags: education nationale | Baccalauréat | nathalie albert moretti | jeunesse |
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Baccalauréat : une nouvelle épreuve de mathématiques sans calculatrice fait son entrée Nathalie Albert Moretti, rectrice de l'académie de Besançon

C'est une nouveauté importante du baccalauréat 2026. Ce vendredi matin, les élèves de Première générale et technologique ont découvert une nouvelle épreuve de mathématiques organisée pour la première fois dans le cadre des épreuves anticipées du baccalauréat. Au lycée Louis-Pasteur de Besançon, la rectrice de l'académie de Besançon, Nathalie Albert-Moretti, a assisté au lancement de cette nouvelle évaluation, accompagnée des services académiques. Près de 550 000 lycéens étaient concernés à l'échelle nationale par cette épreuve destinée à évaluer la maîtrise des connaissances fondamentales en mathématiques. Ils sont environ un millier dans l’académie de Besançon.

Vérifier les automatismes et les bases

Cette nouvelle épreuve se déroule sans calculatrice, à l'exception de certains candidats bénéficiant d'aménagements particuliers, notamment des élèves souffrant de dyscalculie, qui peuvent utiliser une calculatrice simple, sans mémoire et non programmable. Selon Sandrine Boquestal, directrice des examens et concours de l'académie de Besançon, l'épreuve comporte « une partie automatismes qui consiste à vérifier les connaissances de base » ainsi qu'une seconde partie davantage tournée vers le raisonnement mathématique. Calcul mental, algèbre, géométrie et logique figurent ainsi parmi les compétences évaluées. L'objectif est de s'assurer que les élèves maîtrisent les fondamentaux avant d'aborder des raisonnements plus complexes.

 

L'interview de la rédaction : Sandrine Boquestral, directrice des examens et concours au rectorat de Besançon 

 

BAC MATHS 2026 2

Une organisation particulièrement sensible

Pour les services académiques, l'enjeu n'est pas seulement pédagogique mais également organisationnel. Cette première édition a nécessité une vigilance accrue. « La grande hantise de la direction des examens et concours, c'est une erreur d'ouverture de sujet ou une erreur de distribution », explique Sandrine Boquestal.  La complexité est renforcée par l'existence de plusieurs sujets différents : un pour la voie technologique et deux pour la voie générale, selon que les candidats suivent ou non la spécialité mathématiques. Chaque sujet doit être distribué avec précision afin d'éviter toute erreur susceptible de perturber le déroulement de l'épreuve.

Une réponse aux inquiétudes sur le niveau en mathématiques

Cette nouvelle évaluation s'inscrit dans une volonté nationale de renforcer les apprentissages fondamentaux. Depuis plusieurs années, les résultats des élèves français en mathématiques alimentent les débats sur le niveau scolaire. L'épreuve vise également à redonner une place au calcul mental et aux automatismes parfois délaissés avec l'utilisation généralisée des calculatrices et des outils numériques. Pour certains enseignants, ce retour aux bases constitue une évolution positive. D'autres s'interrogent toutefois sur un format qui pourrait privilégier la rapidité d'exécution davantage que la réflexion approfondie.

Le baccalauréat, un cap vers l'âge adulte

Après l'épreuve écrite de français organisée jeudi, cette nouvelle évaluation de mathématiques constitue la deuxième étape des épreuves anticipées passées en classe de Première. Les oraux de français se dérouleront du 22 juin au 29 juin. Dès lundi, les élèves de Terminale entreront à leur tour dans la phase décisive du baccalauréat avec la philosophie puis les enseignements de spécialité. Pour Sandrine Boquestal, le baccalauréat conserve une forte valeur symbolique. Au lycée Pasteur de Besançon, cette première édition s'est déroulée sans incident particulier. Reste désormais à analyser les résultats afin de mesurer l'impact de cette nouvelle épreuve sur les apprentissages des lycéens.

L'interview de la rédaction : Sandrine Boquestral, directrice des examens et concours au rectorat de Besançon