Le département du Doubs a été retenu par le ministère de l’Éducation nationale pour participer à une expérimentation nationale sur la démographie scolaire et l’organisation de la carte scolaire. Dans un communiqué, le sénateur du Doubs salue cette décision, rappelant avoir alerté à plusieurs reprises le Gouvernement sur les conséquences de la baisse démographique dans les écoles rurales.
Cette nouvelle méthode de travail doit permettre une concertation entre élus locaux, services de l’État et acteurs du territoire afin d’anticiper les évolutions à venir et préserver un service public d’éducation de proximité. Le parlementaire affirme rester vigilant quant aux suites concrètes qui seront données à cette démarche.
Le lycée Louis Pergaud, à Besançon, vient d’inaugurer les bâtiments rénovés de son internat « Margot ». Financée à hauteur de près de 14 millions d’euros par la Région, avec un cofinancement de l’État de 1,5 million d’euros dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir, cette restructuration permet désormais d’accueillir 420 internes dans des locaux modernisés et repensés pour le confort et le travail des élèves. Le projet intègre également des objectifs environnementaux, avec l’utilisation de matériaux biosourcés et le déploiement de panneaux solaires. Avec plus de 2.000 élèves et étudiants, le lycée Louis Pergaud figure parmi les établissements les plus importants et attractifs de l’agglomération bisontine.
Depuis la rentrée dernière, la cité scolaire du Pré Saint-Sauveur à Saint-Claude accueille la première classe spécialisée « réseaux électriques » du Jura. Cette initiative, menée en partenariat avec Enedis, s’inscrit dans le programme des écoles des réseaux pour la transition énergétique et répond aux enjeux majeurs de souveraineté énergétique et de décarbonation des territoires.
Intégrée au baccalauréat professionnel MELEC, cette formation permettra aux élèves de découvrir concrètement les métiers des réseaux électriques grâce à une alternance entre enseignements au lycée et immersion en entreprise. Quatre élèves composent cette première promotion, accompagnée par les acteurs de la filière afin de favoriser leur insertion professionnelle et développer les compétences indispensables à la transition énergétique.
Jusqu’au 3 mai se tient la Semaine européenne de la vaccination, destinée à rappeler l’importance de se protéger contre les maladies infectieuses. Cette année, l’accent est mis sur les adolescents et les jeunes adultes. En Bourgogne-Franche-Comté, une campagne gratuite est déployée pour la troisième année consécutive dans plus de 330 collèges. Les élèves peuvent notamment se faire vacciner contre les papillomavirus humains (HPV) ainsi que contre les infections invasives à méningocoques ACWY.
Le Comité social d’administration spécial départemental (CSASD) consacré à la carte scolaire du premier degré s’est tenu ce mercredi. « Une réunion marquée par des arbitrages difficiles et des inquiétudes persistantes sur l’avenir des écoles du Doubs » explique le syndicat UNSA Education.
21 postes supprimés, une réorganisation d’ampleur
À la rentrée 2026, le département du Doubs devra rendre 21 postes dans le premier degré, une décision qui se traduit concrètement par une profonde recomposition du maillage scolaire. On notera notamment la fermeture de 72 classes (après annulation de 37 projets initiaux), pour 27 ouvertures. Parmi les mesures actées figurent également une fermeture d’école à Laviron et plusieurs fusions d’établissements, notamment à Osselle-Routelle, Roset-Fluans et Maîche.
Des fermetures nombreuses malgré des ajustements
Le projet initial, jugé particulièrement sévère, a été partiellement revu après échanges avec les organisations syndicales. 37 fermetures ont ainsi été annulées, ramenant leur nombre à 72. De nombreuses écoles du territoire sont concernées, notamment à Besançon, dans les secteurs ruraux et dans le pays de Montbéliard.
Liste des écoles concernées par des fermetures de postes
Secteur de Besançon (B1, B3, B7, B8)
Secteur Saône – Valdahon (B2)
Secteur périphérique (B4)
Secteur Morteau / Haut-Doubs (Mo)
Secteur Montbéliard (M1 à M4)
Secteur Pontarlier (P)
Fermetures d’école et fusions
Ouvertures de classes
Parallèlement, 16 ouvertures de classes ont été confirmées, notamment dans les écoles suivantes :
L’UNSA Éducation s’abstient et appelle à revoir les règles
Dans ce contexte, l’UNSA Éducation a choisi de s’abstenir lors du vote, tout en saluant certains engagements de l’Inspecteur d’académie. Le syndicat plaide pour un plafonnement à 24 élèves par classe et ne prise en compte de tous les élèves, y compris les moins de 3 ans et ceux en dispositifs spécifiques. Selon le syndicat, l’administration s’est engagée à réexaminer la situation de 39 écoles et à engager une réflexion sur les seuils.
Des réalités de terrain mises en avant
Pour les représentants syndicaux, les décisions doivent mieux intégrer les enjeux de ruralité, les difficultés sociales et scolaires en milieu urbain et les besoins liés à l’inclusion et au handicap Par ailleurs, les suppressions de postes font craindre une augmentation des effectifs par classe, une dégradation des conditions d’apprentissage et une fragilisation de l’accompagnement des élèves. « Dans le second degré, la baisse des moyens annonce également des tensions importantes » selon le syndicat.
Des ajustements attendus
« Des évolutions restent possibles lors des phases d’ajustement de juin et septembre explique UNSA Education. Et de compléter : « l’inspecteur d’académie a assuré une vigilance particulière sur certaines situations ». La carte scolaire 2026 du Doubs reste ainsi marquée par un équilibre précaire entre contraintes budgétaires et besoins éducatifs du territoire.
Une alerte sur la future carte scolaire
La députée du Doubs Dominique Voynet exprime son soutien aux enseignantes et enseignants mobilisés contre les réductions de postes prévues à la rentrée de septembre 2026. Elle rappelle que, malgré les engagements affichés lors des discussions budgétaires, le gouvernement avait assuré qu’aucune suppression de postes n’aurait lieu cette année. « La réalité est toute autre », estime-t-elle. Selon les projections de la nouvelle carte scolaire, 21 postes pourraient être supprimés dans le Doubs, et 53 au total dans l’académie. L’élue souligne les conséquences déjà observées l’an dernier : 12 suppressions budgétaires avaient entraîné 77 fermetures de classes.
Des écoles fragilisées dans plusieurs communes
Dominique Voynet cite plusieurs établissements concernés : Saône, Fontain, l’école Courbet d’Ornans, l’école Viotte à Besançon, entre autres. Elle alerte sur les effets concrets de ces fermetures : groupes plus chargés, projets pédagogiques annulés, accompagnement des élèves dégradé, équipes fragilisées.
Des effectifs déjà parmi les plus élevés d’Europe
L’élue rappelle également les comparaisons internationales : 22 élèves en moyenne dans les classes élémentaires françaises, contre 19 dans l’Union européenne et 26 élèves en moyenne au collège, contre 21 ailleurs en Europe. Elle souligne aussi que les enseignants français sont moins bien rémunérés que leurs homologues européens.
Un appel à revoir les arbitrages
Pour Dominique Voynet, ces suppressions de postes, présentées comme des « redéploiements » ou des « gels », s’inscrivent dans une logique de réduction continue des moyens humains de l’école. Elle dénonce une « duplicité du discours gouvernemental » et des « arbitrages comptables à courte vue ». La députée conclut en appelant à un changement de cap : « L’école mérite mieux. Il est encore temps de faire autrement. »
La contestation ne faiblit pas. Ce mardi matin, enseignants, parents d’élèves et représentants d’établissements scolaires se sont rassemblés devant le rectorat de Besançon pour dénoncer les suppressions de postes et les fermetures de classes prévues dans le département. Le cortège a ensuite défilé jusqu’à la préfecture, dans une mobilisation qui s’inscrit dans un mouvement plus large à l’échelle du Doubs.
109 classes menacées dans le premier degré
Au cœur de la colère : la suppression de 21 postes d’enseignants et la fermeture annoncée de 109 classes dans les écoles maternelles et élémentaires. Ces mesures, décidées dans un contexte de baisse démographique, sont jugées inadaptées par les acteurs de terrain. « Tous les secteurs sont concernés, ruraux comme urbains », soulignent les manifestants.
Des conditions d’apprentissage en danger
Pour les parents et enseignants mobilisés, les conséquences sont immédiates : des classes plus chargées, pouvant atteindre 27 à 30 élèves, une diminution de l’accompagnement individualisé, et des difficultés accrues pour repérer les enfants à besoins spécifiques. « On est déjà à la limite pour accompagner certains élèves. Avec moins de moyens, on va devoir abandonner des dispositifs essentiels », alerte un enseignant du collège Diderot, dans le quartier de Planoise.
À l’école Viotte, une double suppression contestée
Parmi les établissements concernés, l’école Viotte cristallise les inquiétudes. Elle doit perdre une classe en maternelle et une classe en élémentaire. Une décision qui pourrait avoir des conséquences directes sur les plus jeunes. « Cela empêcherait l’accueil de 18 enfants de moins de trois ans à la rentrée 2026 », explique une représentante de parents d’élèves. Ce dispositif d’accueil précoce, en place depuis plus de dix ans, fait partie intégrante du projet pédagogique de l’établissement.
L'interview de la rédaction : Un parent d'élèves de l'école Viotte
Une mobilisation déterminée
Face à ces annonces, parents et enseignants multiplient les actions : organisation d’une opération escargot, lancement d’une pétition ayant recueilli plus de 600 signatures et distribution de tracts dans les quartiers. « C’était primordial d’être là, pour nos enfants », confie une maman d’élève présente au rassemblement.
L'interview de la rédaction : Un enseignant du collèfe Diderot *

Un enjeu au-delà des écoles
Au-delà des fermetures de classes, les manifestants dénoncent une tendance plus globale : celle d’un recul des moyens alloués à l’éducation. « L’école est un pilier pour faire société. Pourtant, on n’arrive pas à mobiliser suffisamment sur ce sujet central », regrette un enseignant.

Et maintenant ?
Les représentants espèrent encore infléchir les décisions à venir, notamment lors des arbitrages définitifs de la carte scolaire. En attendant, la mobilisation pourrait se poursuivre dans les prochaines semaines, signe d’une inquiétude profonde quant à l’avenir de l’école publique dans le Doubs.
La contestation monte dans les écoles du Doubs. Ce mardi matin, enseignants, parents d’élèves et représentants d’établissements se sont rassemblés devant le rectorat de Besançon pour dénoncer la future carte scolaire, qui prévoit la suppression de 21 postes d’enseignants et la fermeture de 109 classes dans le département. Des délégations venues de plusieurs communes du Haut-Doubs — notamment Damprichard, Belleherbe et l’école du Centre de Villers-le-Lac — ont fait le déplacement jusqu’à Besançon. Rapidement rejoints par d’autres établissements du département, les manifestants ont formé un cortège qui s’est ensuite dirigé vers la préfecture du Doubs.

Des zones rurales particulièrement touchées
Si la mesure concerne l’ensemble du territoire, les secteurs de Morteau et Maîche apparaissent parmi les plus durement impactés. Dans ces territoires ruraux, la fermeture de classes suscite une vive inquiétude. Officiellement, ces suppressions sont justifiées par la baisse démographique et la diminution du nombre d’élèves. Un argument que contestent fermement les manifestants. « Cette baisse pourrait être une opportunité pour améliorer les conditions d’apprentissage et accompagner davantage les élèves en difficulté », défendent plusieurs enseignants présents sur place. Pour eux, la réalité du terrain est tout autre : l’éloignement des structures spécialisées et le manque de moyens rendent la situation « particulièrement compliquée » dans ces zones rurales, déjà fragilisées.
L'interview de la rédaction : L'école du Centre de Villers-le-Lac
Des conséquences concrètes dans les écoles
À Belleherbe, la fermeture d’une classe est envisagée pour la rentrée prochaine. Une décision qui, selon les enseignants, aurait des répercussions immédiates : des effectifs en hausse, pouvant atteindre 26 à 28 élèves par classe, contre 24 actuellement, et la multiplication des classes à double, voire triple niveau. On aura moins de temps pour accompagner les élèves en difficulté, notamment ceux avec des besoins spécifiques », alerte une enseignante. Elle souligne également le caractère disproportionné de la mesure : l’école ne perdrait qu’un seul élève, passant de 146 à 145 inscrits. Même inquiétude à Villers-le-Lac, où les enseignants se sont mis en grève, entraînant la fermeture complète de l’école ce mardi. « Au-delà de la mobilisation, c’est la qualité de l’enseignement qui est en jeu », insiste la directrice de l’école. « Avec des classes à 27 ou 28 élèves, il devient impossible de suivre chaque enfant correctement. »
L'interview de la rédaction : Ecole de Belleherbe

« Marquer le coup »
Pour de nombreux participants, cette mobilisation vise avant tout à faire entendre leur désaccord, alors que les décisions définitives ne sont pas encore arrêtées. « On ne sait pas si cela changera quelque chose, mais il fallait marquer le coup », confie une enseignante venue du Haut-Doubs. Dans le cortège, la détermination est palpable. Tous dénoncent un « lourd tribut » payé par le monde rural et appellent à une révision de la carte scolaire, afin de préserver un service public d’éducation de qualité sur l’ensemble du territoire.
L'interview de la rédaction : Ecole de Damprichard
La mobilisation pourrait se poursuivre dans les prochains jours, alors que les discussions avec les autorités académiques restent attendues.
Le sénateur du Doubs Jean‑François Longeot alerte une nouvelle fois le gouvernement sur les fermetures de classes en milieu rural. Dans un communiqué et plusieurs questions écrites adressées aux ministres, il dénonce un décalage entre les annonces nationales — notamment les 50 millions d’euros prévus pour préserver 4 000 postes d’enseignants — et la réalité du terrain, où des fermetures restent envisagées dans plusieurs communes du département. Le sénateur demande davantage de marges de manœuvre pour les DASEN et un réexamen des seuils d’ouverture et de fermeture, estimant que l’avenir des écoles rurales conditionne la cohésion sociale et l’attractivité des territoires.
Journée de mobilisation aujourd’hui dans l’éducation nationale. À Besançon, la colère monte face aux fermetures de classes. 27 suppressions de classes sont annoncées dans la ville, et 109 dans l’ensemble du Doubs. Les élus insoumis dénoncent une situation « inacceptable », liée notamment à la suppression de postes d’enseignants prévue dans la loi de finances 2026.
Ils alertent sur des conséquences concrètes : classes surchargées, conditions d’apprentissage dégradées et affaiblissement de l’école publique. Les élus demandent à la mairie d’intervenir auprès de l’Éducation nationale pour empêcher certaines fermetures, notamment dans les quartiers les plus fragiles.