Depuis la rentrée dernière, la cité scolaire du Pré Saint-Sauveur à Saint-Claude accueille la première classe spécialisée « réseaux électriques » du Jura. Cette initiative, menée en partenariat avec Enedis, s’inscrit dans le programme des écoles des réseaux pour la transition énergétique et répond aux enjeux majeurs de souveraineté énergétique et de décarbonation des territoires.
Intégrée au baccalauréat professionnel MELEC, cette formation permettra aux élèves de découvrir concrètement les métiers des réseaux électriques grâce à une alternance entre enseignements au lycée et immersion en entreprise. Quatre élèves composent cette première promotion, accompagnée par les acteurs de la filière afin de favoriser leur insertion professionnelle et développer les compétences indispensables à la transition énergétique.
Jusqu’au 3 mai se tient la Semaine européenne de la vaccination, destinée à rappeler l’importance de se protéger contre les maladies infectieuses. Cette année, l’accent est mis sur les adolescents et les jeunes adultes. En Bourgogne-Franche-Comté, une campagne gratuite est déployée pour la troisième année consécutive dans plus de 330 collèges. Les élèves peuvent notamment se faire vacciner contre les papillomavirus humains (HPV) ainsi que contre les infections invasives à méningocoques ACWY.
Le Comité social d’administration spécial départemental (CSASD) consacré à la carte scolaire du premier degré s’est tenu ce mercredi. « Une réunion marquée par des arbitrages difficiles et des inquiétudes persistantes sur l’avenir des écoles du Doubs » explique le syndicat UNSA Education.
21 postes supprimés, une réorganisation d’ampleur
À la rentrée 2026, le département du Doubs devra rendre 21 postes dans le premier degré, une décision qui se traduit concrètement par une profonde recomposition du maillage scolaire. On notera notamment la fermeture de 72 classes (après annulation de 37 projets initiaux), pour 27 ouvertures. Parmi les mesures actées figurent également une fermeture d’école à Laviron et plusieurs fusions d’établissements, notamment à Osselle-Routelle, Roset-Fluans et Maîche.
Des fermetures nombreuses malgré des ajustements
Le projet initial, jugé particulièrement sévère, a été partiellement revu après échanges avec les organisations syndicales. 37 fermetures ont ainsi été annulées, ramenant leur nombre à 72. De nombreuses écoles du territoire sont concernées, notamment à Besançon, dans les secteurs ruraux et dans le pays de Montbéliard.
Liste des écoles concernées par des fermetures de postes
Secteur de Besançon (B1, B3, B7, B8)
Secteur Saône – Valdahon (B2)
Secteur périphérique (B4)
Secteur Morteau / Haut-Doubs (Mo)
Secteur Montbéliard (M1 à M4)
Secteur Pontarlier (P)
Fermetures d’école et fusions
Ouvertures de classes
Parallèlement, 16 ouvertures de classes ont été confirmées, notamment dans les écoles suivantes :
L’UNSA Éducation s’abstient et appelle à revoir les règles
Dans ce contexte, l’UNSA Éducation a choisi de s’abstenir lors du vote, tout en saluant certains engagements de l’Inspecteur d’académie. Le syndicat plaide pour un plafonnement à 24 élèves par classe et ne prise en compte de tous les élèves, y compris les moins de 3 ans et ceux en dispositifs spécifiques. Selon le syndicat, l’administration s’est engagée à réexaminer la situation de 39 écoles et à engager une réflexion sur les seuils.
Des réalités de terrain mises en avant
Pour les représentants syndicaux, les décisions doivent mieux intégrer les enjeux de ruralité, les difficultés sociales et scolaires en milieu urbain et les besoins liés à l’inclusion et au handicap Par ailleurs, les suppressions de postes font craindre une augmentation des effectifs par classe, une dégradation des conditions d’apprentissage et une fragilisation de l’accompagnement des élèves. « Dans le second degré, la baisse des moyens annonce également des tensions importantes » selon le syndicat.
Des ajustements attendus
« Des évolutions restent possibles lors des phases d’ajustement de juin et septembre explique UNSA Education. Et de compléter : « l’inspecteur d’académie a assuré une vigilance particulière sur certaines situations ». La carte scolaire 2026 du Doubs reste ainsi marquée par un équilibre précaire entre contraintes budgétaires et besoins éducatifs du territoire.
Une alerte sur la future carte scolaire
La députée du Doubs Dominique Voynet exprime son soutien aux enseignantes et enseignants mobilisés contre les réductions de postes prévues à la rentrée de septembre 2026. Elle rappelle que, malgré les engagements affichés lors des discussions budgétaires, le gouvernement avait assuré qu’aucune suppression de postes n’aurait lieu cette année. « La réalité est toute autre », estime-t-elle. Selon les projections de la nouvelle carte scolaire, 21 postes pourraient être supprimés dans le Doubs, et 53 au total dans l’académie. L’élue souligne les conséquences déjà observées l’an dernier : 12 suppressions budgétaires avaient entraîné 77 fermetures de classes.
Des écoles fragilisées dans plusieurs communes
Dominique Voynet cite plusieurs établissements concernés : Saône, Fontain, l’école Courbet d’Ornans, l’école Viotte à Besançon, entre autres. Elle alerte sur les effets concrets de ces fermetures : groupes plus chargés, projets pédagogiques annulés, accompagnement des élèves dégradé, équipes fragilisées.
Des effectifs déjà parmi les plus élevés d’Europe
L’élue rappelle également les comparaisons internationales : 22 élèves en moyenne dans les classes élémentaires françaises, contre 19 dans l’Union européenne et 26 élèves en moyenne au collège, contre 21 ailleurs en Europe. Elle souligne aussi que les enseignants français sont moins bien rémunérés que leurs homologues européens.
Un appel à revoir les arbitrages
Pour Dominique Voynet, ces suppressions de postes, présentées comme des « redéploiements » ou des « gels », s’inscrivent dans une logique de réduction continue des moyens humains de l’école. Elle dénonce une « duplicité du discours gouvernemental » et des « arbitrages comptables à courte vue ». La députée conclut en appelant à un changement de cap : « L’école mérite mieux. Il est encore temps de faire autrement. »
La contestation ne faiblit pas. Ce mardi matin, enseignants, parents d’élèves et représentants d’établissements scolaires se sont rassemblés devant le rectorat de Besançon pour dénoncer les suppressions de postes et les fermetures de classes prévues dans le département. Le cortège a ensuite défilé jusqu’à la préfecture, dans une mobilisation qui s’inscrit dans un mouvement plus large à l’échelle du Doubs.
109 classes menacées dans le premier degré
Au cœur de la colère : la suppression de 21 postes d’enseignants et la fermeture annoncée de 109 classes dans les écoles maternelles et élémentaires. Ces mesures, décidées dans un contexte de baisse démographique, sont jugées inadaptées par les acteurs de terrain. « Tous les secteurs sont concernés, ruraux comme urbains », soulignent les manifestants.
Des conditions d’apprentissage en danger
Pour les parents et enseignants mobilisés, les conséquences sont immédiates : des classes plus chargées, pouvant atteindre 27 à 30 élèves, une diminution de l’accompagnement individualisé, et des difficultés accrues pour repérer les enfants à besoins spécifiques. « On est déjà à la limite pour accompagner certains élèves. Avec moins de moyens, on va devoir abandonner des dispositifs essentiels », alerte un enseignant du collège Diderot, dans le quartier de Planoise.
À l’école Viotte, une double suppression contestée
Parmi les établissements concernés, l’école Viotte cristallise les inquiétudes. Elle doit perdre une classe en maternelle et une classe en élémentaire. Une décision qui pourrait avoir des conséquences directes sur les plus jeunes. « Cela empêcherait l’accueil de 18 enfants de moins de trois ans à la rentrée 2026 », explique une représentante de parents d’élèves. Ce dispositif d’accueil précoce, en place depuis plus de dix ans, fait partie intégrante du projet pédagogique de l’établissement.
L'interview de la rédaction : Un parent d'élèves de l'école Viotte
Une mobilisation déterminée
Face à ces annonces, parents et enseignants multiplient les actions : organisation d’une opération escargot, lancement d’une pétition ayant recueilli plus de 600 signatures et distribution de tracts dans les quartiers. « C’était primordial d’être là , pour nos enfants », confie une maman d’élève présente au rassemblement.
L'interview de la rédaction : Un enseignant du collèfe Diderot *

Un enjeu au-delà des écoles
Au-delà des fermetures de classes, les manifestants dénoncent une tendance plus globale : celle d’un recul des moyens alloués à l’éducation. « L’école est un pilier pour faire société. Pourtant, on n’arrive pas à mobiliser suffisamment sur ce sujet central », regrette un enseignant.

Et maintenant ?
Les représentants espèrent encore infléchir les décisions à venir, notamment lors des arbitrages définitifs de la carte scolaire. En attendant, la mobilisation pourrait se poursuivre dans les prochaines semaines, signe d’une inquiétude profonde quant à l’avenir de l’école publique dans le Doubs.
La contestation monte dans les écoles du Doubs. Ce mardi matin, enseignants, parents d’élèves et représentants d’établissements se sont rassemblés devant le rectorat de Besançon pour dénoncer la future carte scolaire, qui prévoit la suppression de 21 postes d’enseignants et la fermeture de 109 classes dans le département. Des délégations venues de plusieurs communes du Haut-Doubs — notamment Damprichard, Belleherbe et l’école du Centre de Villers-le-Lac — ont fait le déplacement jusqu’à Besançon. Rapidement rejoints par d’autres établissements du département, les manifestants ont formé un cortège qui s’est ensuite dirigé vers la préfecture du Doubs.

Des zones rurales particulièrement touchées
Si la mesure concerne l’ensemble du territoire, les secteurs de Morteau et Maîche apparaissent parmi les plus durement impactés. Dans ces territoires ruraux, la fermeture de classes suscite une vive inquiétude. Officiellement, ces suppressions sont justifiées par la baisse démographique et la diminution du nombre d’élèves. Un argument que contestent fermement les manifestants. « Cette baisse pourrait être une opportunité pour améliorer les conditions d’apprentissage et accompagner davantage les élèves en difficulté », défendent plusieurs enseignants présents sur place. Pour eux, la réalité du terrain est tout autre : l’éloignement des structures spécialisées et le manque de moyens rendent la situation « particulièrement compliquée » dans ces zones rurales, déjà fragilisées.
L'interview de la rédaction : L'école du Centre de Villers-le-Lac
Des conséquences concrètes dans les écoles
À Belleherbe, la fermeture d’une classe est envisagée pour la rentrée prochaine. Une décision qui, selon les enseignants, aurait des répercussions immédiates : des effectifs en hausse, pouvant atteindre 26 à 28 élèves par classe, contre 24 actuellement, et la multiplication des classes à double, voire triple niveau. On aura moins de temps pour accompagner les élèves en difficulté, notamment ceux avec des besoins spécifiques », alerte une enseignante. Elle souligne également le caractère disproportionné de la mesure : l’école ne perdrait qu’un seul élève, passant de 146 à 145 inscrits. Même inquiétude à Villers-le-Lac, où les enseignants se sont mis en grève, entraînant la fermeture complète de l’école ce mardi. « Au-delà de la mobilisation, c’est la qualité de l’enseignement qui est en jeu », insiste la directrice de l’école. « Avec des classes à 27 ou 28 élèves, il devient impossible de suivre chaque enfant correctement. »
L'interview de la rédaction : Ecole de Belleherbe

« Marquer le coup »
Pour de nombreux participants, cette mobilisation vise avant tout à faire entendre leur désaccord, alors que les décisions définitives ne sont pas encore arrêtées. « On ne sait pas si cela changera quelque chose, mais il fallait marquer le coup », confie une enseignante venue du Haut-Doubs. Dans le cortège, la détermination est palpable. Tous dénoncent un « lourd tribut » payé par le monde rural et appellent à une révision de la carte scolaire, afin de préserver un service public d’éducation de qualité sur l’ensemble du territoire.
L'interview de la rédaction : Ecole de Damprichard
La mobilisation pourrait se poursuivre dans les prochains jours, alors que les discussions avec les autorités académiques restent attendues.
Le sénateur du Doubs Jean‑François Longeot alerte une nouvelle fois le gouvernement sur les fermetures de classes en milieu rural. Dans un communiqué et plusieurs questions écrites adressées aux ministres, il dénonce un décalage entre les annonces nationales — notamment les 50 millions d’euros prévus pour préserver 4 000 postes d’enseignants — et la réalité du terrain, où des fermetures restent envisagées dans plusieurs communes du département. Le sénateur demande davantage de marges de manœuvre pour les DASEN et un réexamen des seuils d’ouverture et de fermeture, estimant que l’avenir des écoles rurales conditionne la cohésion sociale et l’attractivité des territoires.
Journée de mobilisation aujourd’hui dans l’éducation nationale. À Besançon, la colère monte face aux fermetures de classes. 27 suppressions de classes sont annoncées dans la ville, et 109 dans l’ensemble du Doubs. Les élus insoumis dénoncent une situation « inacceptable », liée notamment à la suppression de postes d’enseignants prévue dans la loi de finances 2026.
Ils alertent sur des conséquences concrètes : classes surchargées, conditions d’apprentissage dégradées et affaiblissement de l’école publique. Les élus demandent à la mairie d’intervenir auprès de l’Éducation nationale pour empêcher certaines fermetures, notamment dans les quartiers les plus fragiles.
A la veille d’une journée nationale d’action, les syndicats enseignants du premier degré se préparent à une mobilisation d’ampleur. Dans le Doubs, le syndicat FSU‑SNUipp, premier syndicat du primaire, alerte sur les conséquences de la future carte scolaire. –21 postes sont annoncés pour la rentrée 2026, un chiffre qui suscite colère et inquiétude.
« Une centaine de fermetures de classes possibles »
Amélie Lapprand, co‑secrétaire départementale de la FSU‑SNUipp du Doubs, ne cache pas son inquiétude : « Cela représente une centaine de fermetures de classes pour seulement une trentaine d’ouvertures possibles dans le département. Les prévisions de l’inspection académique vont clairement dans ce sens ». Si le rectorat a récemment laissé entendre que les chiffres étaient « définitifs », la syndicaliste nuance : « Les moyens attribués sont figés, oui. Mais l’académie conserve une marge de manœuvre pour décider où ouvrir ou fermer. Nous espérons encore des ajustements. »
La démographie en baisse… mais un argument contesté
La baisse du nombre d’élèves, particulièrement marquée en Bourgogne‑Franche‑Comté, est régulièrement avancée pour justifier les suppressions de postes. Un argument que la FSU‑SNUipp ne rejette pas, mais qu’elle refuse de voir utilisé comme un prétexte. « Oui, nous perdons des élèves, c’est une réalité. Mais c’est justement l’occasion de réduire les effectifs par classe, de renforcer les remplacements, de recréer des postes spécialisés pour les élèves en difficulté. La France reste l’un des pays européens avec les classes les plus chargées. Pourquoi ne pas profiter de cette baisse démographique pour améliorer l’école plutôt que l’affaiblir ? »
L'interview de la rédaction : Amélie Lapprand
Rural comme urbain : tout le monde touché
Aucun territoire n’est épargné. « Cette année, les fermetures touchent autant les zones rurales que les grandes communes. Cela va créer des situations humaines très difficiles : des enseignants en poste depuis 10, 15 ou 20 ans dans une école vont devoir partir faute de poste. Et dans certains secteurs, il n’y a tout simplement pas d’autre école à proximité. » La syndicaliste insiste sur la fragilité du monde rural : « Le rural est le grand oublié des cartes scolaires depuis des années. Une fermeture de classe, c’est parfois la première étape vers la fermeture de l’école. »
Un rassemblement devant le rectorat
La mobilisation de ce mardi 31 mars s’annonce importante. La FSU‑SNUipp appelle enseignants, parents et citoyens à se rassembler à 10h30 devant le rectorat de Besançon. « Ce sont les enfants qui seront les premiers touchés. Nous devons nous faire entendre », conclut Amélie Lapprand.
La colère monte à l’école du village. Depuis plusieurs jours, parents d’élèves et élus se mobilisent contre un projet de fermeture de classe décidé par le rectorat, dans le cadre de la nouvelle carte scolaire.
Une décision récente et mal vécue
La nouvelle est tombée il y a seulement deux semaines : une classe de l’école de Frambouhans pourrait être supprimée à la rentrée prochaine. Une annonce tardive, selon les parents et la municipalité, qui disent avoir été pris de court. « Nous l’avons appris très récemment, ce qui nous laisse peu de temps pour réagir », explique Mme Girardot, parent d’élèves.
Une mobilisation visible et déterminée
Depuis le début de la semaine, la contestation s’organise sur le terrain. Chaque matin, des parents se rassemblent devant l’établissement pour marquer leur opposition : blocage symbolique de l’entrée de l’école, installation de banderoles et présence quotidienne jusqu’à l’ouverture des classes « On reste mobilisés toute la semaine », affirment les parents, bien décidés à maintenir la pression.
L'interview de la rédaction : Mme Girardot, parent d'élèves
Des classes surchargées et multi-niveaux redoutées
Au cœur des inquiétudes : les conditions d’apprentissage des élèves. À la rentrée, l’école compterait environ 90 élèves, répartis en classes dites « triple niveaux », mêlant : grandes sections de maternelle, CP et CE1. Avec environ 25 élèves par classe, une organisation jugée inadaptée. « Les grandes sections n’ont pas la même capacité de concentration que des élèves de CP ou CE1. Les regrouper risque de pénaliser tout le monde », s’inquiète Mme Girardot.
Une démographie pourtant en hausse
Autre argument avancé : le développement du village. Une trentaine de nouvelles habitations sont en construction dans le secteur, ce qui pourrait entraîner l’arrivée de nouveaux élèves dans les prochaines années. Pour les familles, cette fermeture apparaît donc en contradiction avec l’évolution démographique locale.
Une pétition et des discussions en cours
En parallèle, des actions sur le terrain, une pétition en ligne a été lancée sur la plateforme Change.org pour soutenir le maintien de la classe. Les parents espèrent également faire entendre leur voix lors d’une rencontre prévue avec les autorités éducatives.
Une mobilisation appelée à durer
Malgré l’absence de réponse concrète pour l’instant, les parents restent déterminés. « On continuera tant qu’on n’aura pas de réponse », préviennent-ils. La semaine de mobilisation pourrait donc n’être qu’un début dans ce bras de fer entre familles, élus locaux et rectorat.