Arnaud Marthey et Jacques Grosperrin
Jean-François Longeot, Jacques Grosperrin et Arnaud Marthey ont remporté les trois sièges de sénateur du Doubs, ce dimanche 27 septembre. Le scrutin confirme l’implantation de la droite, tout en permettant à la gauche de retrouver une représentation au palais du Luxembourg, six ans après l’avoir perdue.
Sur les 1 658 grands électeurs appelés aux urnes, 1 648 ont participé au scrutin, soit une participation de 99,4 %. Le sénateur centriste Jean-François Longeot arrive en tête avec 548 voix, devant le sénateur sortant Les Républicains Jacques Grosperrin, qui recueille 483 suffrages. Le socialiste Arnaud Marthey prend la troisième place avec 399 voix et fait son entrée au Sénat. Derrière les trois listes qui obtiennent un siège, le Rassemblement national se classe quatrième avec 119 voix. La France insoumise rassemble 58 suffrages, tandis que la liste Ré-Agissons ferme la marche avec 11 voix.
Jacques Grosperrin revendique l’ancrage territorial des Républicains
Pour Jacques Grosperrin, cette réélection démontre la solidité de son implantation et celle de sa famille politique. « Les Républicains existent dans le territoire », affirme-t-il, en mettant en avant une progression de son résultat par rapport à 2020. Le sénateur évoque quelque 450 voix lors du précédent scrutin, contre 483 cette année. S’il reconnaît que la gauche retrouve un siège, il conteste l’idée d’une poussée de celle-ci dans le département. Selon sa comparaison avec les résultats de 2020, elle aurait perdu environ 130 voix. Une lecture politique qu’il présente comme encourageante pour la droite à l’approche des prochaines échéances départementales et législatives. Jacques Grosperrin insiste également sur la dimension collective de son résultat, associant ses colistiers à cette nouvelle victoire.
L'interview de la rédaction : Jacques Grosperrin
Arnaud Mathey veut défendre les services publics et les territoires
Chez Arnaud Marthey, la satisfaction s’accompagne d’abord d’un « sentiment de responsabilité ». Le nouveau sénateur socialiste entend aborder son mandat avec « du sérieux, de l’engagement, du travail », en soulignant lui aussi le rôle de son équipe et la confiance accordée par les grands électeurs. Son élection marque le retour de la gauche parmi les sénateurs du Doubs. À ses yeux, elle répond à une attente exprimée pendant la campagne : retrouver une représentation davantage en phase avec la diversité politique du département. Il évoque ainsi le rétablissement d’un « équilibre assez naturel ». Se revendiquant de la social-démocratie et du centre gauche, Arnaud Marthey place les services publics, l’égalité territoriale, l’offre de soins et les hôpitaux au cœur de ses engagements. Dans un contexte national qu’il décrit comme fracturé, il entend également porter une voix de « résistance » au Sénat.
L'interview de la rédaction : Arnaud Marthey
Une victoire collective, une émotion personnelle
Le nouvel élu a aussi laissé apparaître son émotion en évoquant son père disparu, qui « aurait aimé être là », ainsi que son épouse et sa fille. Une dimension intime qu’il rattache au soutien de ses proches et au travail accompli pendant la campagne. « Ce n’est jamais une victoire personnelle », insiste-t-il.
Des vérifications lors du dépouillement
Interrogé sur le recomptage intervenu au cours de la soirée, Jacques Grosperrin explique que des enveloppes et des feuilles avaient été déchirées au moment du dépouillement. Selon lui, les observations consignées dans les procès-verbaux ont conduit à une relecture destinée à éviter toute erreur. Il assure que ces vérifications n’étaient pas liées à un différend sur le classement.
Au terme du scrutin, le Doubs enverra donc au palais du Luxembourg un sénateur centriste, un sénateur Les Républicains et un sénateur socialiste. Une nouvelle répartition qui maintient deux sièges au centre et à droite, tout en redonnant à la gauche une place dans la représentation sénatoriale du département.