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Ce jeudi matin, Anne Vignot, Maire de Besançon, s’est rendue chez un grossiste bisontin pour apprécier la consommation de produits locaux et français sur le lieu de vente. Avec sa charte « origine France », cette enseigne entend promouvoir  l’agriculture française.

Pour la Maire de Besançon, il était important d’évaluer la situation et de constater si cette consommation locale, privilégiant les circuits courts et les produits nationaux, n’était qu’un effet de mode ou se confirmait. « J’ai besoin d’entendre le terrain et de savoir s’il s’agit de quelque chose de structurel, qui évolue de façon pérenne ou qui est très court » explique Mme Vignot. Une démarche pour essayer de comprendre comment les collectivités locales peuvent accompagner au mieux les filières pour répondre au mieux aux nouvelles habitudes de consommer si elles existent.

VIGNOT METRO 2

 

L’exemple de Métro

Le grossiste souhaite donner toute sa place à la production française et locale. C’est la raison pour laquelle, en 2020, il s’est engagé auprès de douze fédérations à promouvoir ces produits. « Nous sommes engagés à trouver des alternatives aux produits nationaux et internationaux pour mettre en valeur les produits du terroir » explique le directeur du site bisontin. Et de continuer : « nous sommes toujours à la recherche de nouveaux fournisseurs ». L’envie de promouvoir la production de qualité, contribuer à son échelle à la protection de l’environnement, en réduisant les distances de transport et répondre à une attente exprimée par ses clients et leurs consommateurs font partie des grands objectifs annoncés. Le patron de l’enseigne l’assure, « la dynamique est réelle et les labels origine France et produits du terroir sont de formidables arguments de vente ».

Le reportage de la rédaction

Dans un communiqué de presse, Anne Vignot, Maire de Besançon, a souhaité rendre hommage à Mme Jacqueline Teyssier. Déportée parce que juive, à l’âge de 20 ans, le 20 mai 1944, Mme Teyssier, domiciliée à Roche-lez-Beaupré,  est décédée. Elle avait 98 ans. « En se souvenant de la force de cette grande dame, nous continuerons de faire le nécessaire travail de mémoire sur la Shoa pour que personne n’ait à revivre ces horreurs » écrit Mme Vignot.

Ce samedi, comme le veut la tradition, Anne Vignot, Maire de Besançon, a présenté ses vœux à la presse. Durant cet échange, qui aura duré près de 2 heures, la Maire écologiste bisontine, est revenue sur la situation politique régionale et ses attentes, qu’elle a pu exprimer dernièrement auprès du préfet, et les projets pour la Ville de Besançon. Des choix  qui devraient donner un tout autre visage à la cité comtoise. « En 2023, nous ne reconnaîtrons plus Besançon’ a-t-elle lancé.

Faire société

L’édile est tout d’abord revenue sur le climat délétère de ces derniers mois, pointant « la stratégie » de l’opposition de droite locale et plus largement des politiciens nationaux à des fins électoralistes. Anne Vignot fait ainsi référence aux fausses informations et intentions qui ont été lancées sur « la galette des rois » et « le fantastique décembre » par exemple. Madame La Maire appelle ses opposants à faire preuve de « responsabilité morale ». « En utilisant l’information comme certains le font, on contribue à renforcer la perte de confiance dans les institutions, y compris la presse, et on renforce les extrêmes » explique-t-elle.

Une autre politique nationale

Pour Anne Vignot, il est urgent, notamment en cette période crise, que l’état mène ‘une politique en concertation avec les élus locaux ». La Maire ne veut plus de cette politique « unilatérale » et de « contractualisation » permanente. Elle demande à l’Etat de donner les moyens aux collectivités de mener une politique proche des besoins de leur territoire d’action. Anne Vignot évoque sans vergogne les récentes décisions liées au social qui ont « des effets néfastes sur le quotidien des Bisontines et des Biosntins».

Défendre le CHU Minjoz

La Maire de Besançon, présidente également du conseil de surveillance du CHU, entend prendre sa part dans le soutien que la Ville peut apporter à l’hôpital et ses soignants. Anne Vignot souligne « la gravité » dans laquelle l’établissement  et ses équipes se trouvent ». « Ils n’en peuvent plus » explique-t-elle. Et de poursuivre : « L’hôpital connaît un véritable étranglement et une saturation certaine ». Selon Mme Vignot, l’amélioration doit s’articuler autour d’une coordination des soins, qui doit passer par la création d’un Comité Professionnel Territorial de Santé », conjointement avec l’ARS et tous les partenaires engagés dans ce domaine.

Les projets pour 2022

La majorité municipale travaille actuellement sur sa prochaine feuille de route. La mise en place d’un nouveau plan de circulation, de nouveaux espaces de vie, une nouvelle dynamique à la Citadelle, … Anne Vignot évoque la construction d’une nouvelle ville qui prend forme, où tous les modes de déplacement auront leur place. Cette façon de penser la Ville de demain n’a pas fini de susciter de nombreuses réactions à Besançon.

L'interview de la rédaction / Anne Vignot

La statue d’Henriette de Cran qui a été inaugurée il y a quelques jours à Chamars à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, a été vandalisée cette nuit, à Besançon. Sur un arbre à côté a également été gravée une croix gammée. La ville de Besançon, représentée par Anne Vignot, a porté plainte ce mardi après-midi au commissariat de la gare d’eau. « Aucune tolérance ne peut être admise quant à ces symboles de haine » précise-t-elle. Déjà au mois de juin, elle avait porté plainte après la découverte d'une croix gammée sur un passage piéton aux couleurs LGBT, rue Mégevand en centre-ville.

 

Anne Vignot : 

Sur son compte twitter, Anne Vignot indique apporter son soutien à la police municipale dont un véhicule a été délibérément percuté ce matin par un automobiliste refusant d’obtempérer. Les agents n’ont pas été blessés. La maire de Besançon souhaite que « l’auteur soit rapidement appréhendé pour répondre de ses actes ».

Anne Vignot, présidente de Grand Besançon Métropole, a envoyé une lettre ouverte au futur président de la CCI Saône-Doubs, dont l’élection est en cours. L’élue aimerait connaître ses intentions concernant la politique qu’il souhaite mener avec La collectivité , « première agglomération de Franche-Comté ».

Il est précisé que le Grand Besançon « souhaite continuer à agir demain avec ce nouvel interlocuteur ». Mme Vignot ne cache pas ses interrogations « sur le nouveau projet qui sera développé sur l’ensemble du territoire du Doubs et de la Haute-Saône ». Il est précisé qu’elle prendra contact avec le nouvel exécutif de la CCI fusionnée « au lendemain de son élection ».

Anne Vignot, la Maire de Besançon , ira ce matin, à 11h30, à la rencontre des salariés de l’usine bisontine Flowbird. Suite à la prise de parole du PDG du groupe mercredi, les salariés mobilisés avaient décidé la semaine dernière de se rassembler de nouveau. La situation du site bisontin les questionne.

Pour la énième fois, il est revendu à un fonds d’investissement américain. En 18 ans, la valeur de l’entreprise a été multipliée par 10, laissant des dividendes de plus en plus importants aux dirigeants actionnaires, oubliant les salariés qui, pourtant, eux aussi créent  de la richesse et donnent de la valeur à leur société.

A l’occasion de la mission opérationnelle transfrontalière, qui s’est fixée comme objectif de défendre les intérêts des territoires transfrontaliers, Joël Giraud, le secrétaire d’Etat chargé de la Ruralité, est à Morteau ce mardi. Cet évènement se déroule sur deux journées à Morteau et La-Chaux-de-Fonds, en Suisse voisine. Parmi les élus concernés, Annie Genevard, député du Doubs, Cédric Bole, Maire de Morteau, Anne Vignot, Maire de Besançon et Philippe Alpy, vice-président du conseil départemental du Doubs   

En 2021, La ville de Besançon met à l’honneur « Les Bisontines ». C’est-à-dire toutes les femmes qui ont été et qui sont protagonistes de la culture artistique, littéraire, musicale et patrimoniale de la cité. Elles seront célébrées à travers une programmation variée. Au Musée des Beaux-Arts se tient jusqu’au 19 septembre l’exposition de Juliette Roche. Une rétrospective qui vise à faire découvrir une artiste femme ayant participé à plusieurs avant-gardes artistiques du XXème siècle.

 

Mettre à l’honneur « Les Bisontines »

 

Cela fait partie des grands axes du mandat d’Anne Vignot, et des ambitions qu’elle veut transmettre à la ville de Besançon. Selon la maire, il est nécessaire de lutter contre les préjugés et de promouvoir les femmes dans tous les secteurs, et celui de la culture en particulier. La Ville de Besançon est d’ailleurs partie d'un constat du ministère de la Culture qui évalue le niveau d'égalité des femmes et des hommes dans les différents domaines culturels en France. Un constat relevé aussi par l’Observatoire des inégalités, pointant des résultats qui peuvent paraître alarmants. Par exemple, dans le monde de la musique, seulement 14% des artistes programmés sont des femmes. Leur part au sein des professionnels de la culture reste minoritaire encore aujourd'hui et leurs revenus, issus de la création ou du travail salarié, demeurent inférieurs à ceux des hommes. Moins programmées dans les lieux de diffusion, moins audibles dans les médias et avec des œuvres qui souffrent souvent d'un défaut de visibilité, les femmes sont aujourd'hui encore reléguées à un rôle secondaire. « Nous n’allons pas provoquer de révolution culturelle du jour au lendemain » souligne Aline Chassagne, adjointe à la maire, déléguée à la culture, au patrimoine historique et musées, et équipements culturels. « Mais c’est une progression qui doit venir petit à petit » poursuit-elle. Une volonté et des ambitions portées par la ville de Besançon et par Anne Vignot, qui a toujours affiché son engagement dans la cause féminine. Parmi ses adjointes, Élise Aebischer est en charge notamment de l'égalité femmes-hommes au sein de l'administration de la Ville, ce qui n'avait pas jamais existé jusqu'à l'année dernière à Besançon.

 

 

Parmi les temps forts :

 

L'exposition Juliette Roche, l'Insolite au musée des beaux-arts et d'archéologie qui s'achèvera le 19 septembre 2021 avec une programmation dense se terminant par les journées du "matrimoine". Le week-end "Les Bisontines à la maison Colette" les 2 et 3 octobre organisé par la Ville de Besançon, le Bastion et La Rodia permettra au public d'assister à des concerts de Komorebi et Leopoldine HH, conférences et à une pièce de théâtre inédite "Colette et ses amies" avec Jeanne Balibar dans le rôle de Colette, Hélène Babu, Julie Brochen et Marie Desgranges du metteur en scène Jacques Neefs.

L'orchestre Victor Hugo Franche-Comté donnera carte blanche le 18 novembre au Théâtre Ledoux à Dina Gilbert, jeune cheffe d'orchestre surdouée du Grand Ballet canadien de Montréal.

La Maison Victor Hugo proposera l'exposition Ni courtisane ni ménagère consacrée à Victor Hugo et au droit des femmes du 22 septembre au 24 janvier.

Des conférences se dérouleront dans plusieurs lieux, dont le musée des beaux-arts, les 18 et 19 septembre, à la Maison Colette le 2 octobre, à la médiathèque Nelson Mandela le 22 octobre ou encore à la bibliothèque d'étude et de conservation le 26 novembre.

 

Aline Chassagne, adjointe à la maire, déléguée à la culture, au patrimoine historique et musées, et équipements culturels : 

 

La prise de position d’Anne Vignot a beaucoup fait réagir. Parfois durement, très durement même. Dans un tweet, la Maire de Besançon s’est dit prête à accueillir dans la cité comtoise, des Afghanes et des Afghans. Cette démarche s’inscrit dans un élan de solidarité lancé par les maires écologistes de plusieurs villes françaises. Déterminée et campée sur ses positions, Anne Vignot fait savoir à celles et ceux qui réagissent à ses propos qu’elle continuera d’appliquer ses valeurs humaines dans son action politique. Mme Vignot pense à ces femmes et ces hommes qui vivent une véritable détresse et sont confrontés à une véritable violence.

Un pays avec des valeurs humanistes

Anne Vignot rappelle qu’en pleine guerre, en pleine occupation, la France a bénéficié de l’aide et du soutien de nombreux pays. « Nous avons été heureux de bénéficier de cette aide. Certains ont pu aller se réfugier aux Etats-Unis ou dans d’autres pays » explique l’édile bisontine. Une réunion s’est encore tenue ce mardi à Besançon pour organiser cet éventuel accueil, afin qu’il se déroule dans les meilleures conditions.

L'interview de la rédaction