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La prise de position d’Anne Vignot a beaucoup fait réagir. Parfois durement, très durement même. Dans un tweet, la Maire de Besançon s’est dit prête à accueillir dans la cité comtoise, des Afghanes et des Afghans. Cette démarche s’inscrit dans un élan de solidarité lancé par les maires écologistes de plusieurs villes françaises. Déterminée et campée sur ses positions, Anne Vignot fait savoir à celles et ceux qui réagissent à ses propos qu’elle continuera d’appliquer ses valeurs humaines dans son action politique. Mme Vignot pense à ces femmes et ces hommes qui vivent une véritable détresse et sont confrontés à une véritable violence.

Un pays avec des valeurs humanistes

Anne Vignot rappelle qu’en pleine guerre, en pleine occupation, la France a bénéficié de l’aide et du soutien de nombreux pays. « Nous avons été heureux de bénéficier de cette aide. Certains ont pu aller se réfugier aux Etats-Unis ou dans d’autres pays » explique l’édile bisontine. Une réunion s’est encore tenue ce mardi à Besançon pour organiser cet éventuel accueil, afin qu’il se déroule dans les meilleures conditions.

L'interview de la rédaction

Alors que la situation en Afghanistan empire de jour en jour, après l’abandon du pays par le gouvernement aux mains des talibans, et qu’une polémique enfle autour des propos d’Emmanuel Macron ayant évoqué les flux migratoires, Anne Vignot a réagi aujourd’hui sur les réseaux sociaux. La maire de Besançon a notamment annoncé que la ville était prête à accueillir les afghans et afghanes qui chercheraient refuge. « Nous avons les capacités d’accueillir dignement » a-t-elle déclaré à l’attention du président de la république.

 

Un an après son élection à la tête de la ville de Besançon, Anne Vignot, la maire écologiste, a tenu une conférence de presse ce matin pour faire le point sur sa politique, sa méthode et les projets qu’elle défend avec son équipe. Les grands projets, la crise sanitaire, la sécurité, l’éducation, la sport, la transition écologique, … autant de thèmes que la Maire de Besançon a évoqué avec franchise, sincérité et détermination. A ses côtés, Abdel Ghezali, son 1er adjoint en charge des sports, Elise Aebischer, en charge des relations aux usagers, des ressources humaines, de l’égalité femmes-hommes, Pascale Billerey, en charge du projet éducatif de territoire, Hasni Alem, adjoint référent des quartiers Palente, Orchamps, Clairs Soleils et Vareilles et Anthony Poulin, en charge notamment des finances, de la commande publique et de la mise en œuvre des objectifs de développement durable.

ANNE VIGNOT 3

Tout d’abord, Anne Vignot a conscience que sa façon de gérer la ville et d’appliquer la politique pour laquelle elle a été élue a « bousculé » les habitudes. Néanmoins, elle se félicite de cette méthode de travail, faite de transparence et d’ouverture sur l’extérieur. « Avec le faible taux de participation lors des dernières élections municipales, nous devons mener une politique qui soit comprise par nos concitoyens » explique-t-elle. Et de continuer : « J’écoute. Je consulte. Je tranche ». Mme la Maire évoque « une année dense et intense », largement perturbée par la crise sanitaire. L’organisation sanitaire, ses conséquences économiques, sociales et financières ou encore le maintien des services publics et administratifs de la ville ont mobilisé pleinement les élus et les agents depuis plus d’un an.

ELISE AEBISCHER 2

La patte Anne Vignot

« Je n’ai aucun regret » explique Anne Vignot, lorsqu’on lui demande de faire un point sur cette première année aux responsabilités. Et de conclure : « Je ne suis pas une femme de regret ». L’implication de la société civile et de la population dans la vie municipale, ses choix contestés concernant le doublement de la RN57 et la Grande Bibliothèque sur le site Saint-Jacques, la création d’une convention citoyenne et d’un GEEC pour le projet d’écoquartier des Vaîtes sont assumés. L’augmentation du budget du Centre Communal d’Action Sociale, la création d’une réserve sanitaire pour assurer la continuité des services périscolaire et scolaire, l’aide à la création de centres de dépistage et de vaccination, l’instauration d’une plateforme téléphonique, l’appel à l’état pour la création de postes supplémentaires de policiers nationaux pour la lutte contre l’insécurité, les trafics de drogue et les rodéos, une nouvelle convention entre la police nationale et la police municipale, l’augmentation constante du nombre de repas et de places dans les cantines scolaires, la prise en compte de la précarisation des animateurs périscolaire, la rénovation énergétique des écoles et des gymnases, la lutte contre les îlots de chaleur, le soutien aux acteurs associatifs et économiques,… font partie des grandes actions poursuivies par la nouvelle majorité municipale.

ABDEL GHEZALI 2

Poursuivre la feuille de route

La réhabilitation du quartier de Planoise, la poursuite de la déconstruction des derniers bâtiments aux 408, la création de nouvelles pistes cyclables, la modernisation des équipements sportifs, la mise en place d’un nouveau projet éducatif, engageant tous les partenaires locaux, l’accompagnement dans les quartiers populaires de la ville, … font partie des projets que la Ville poursuivra et mettra en œuvre. Une politique tournée vers « la transformation de la ville de Besançon » en ciblant les enjeux de demain.

PASCALE BILLEREY

D’autres annonces

Un travail sur la gratuité des transports urbains pour les moins de 26 ans sera engagé dès le mois de septembre. Il portera également sur le transport ferroviaire. Dès la rentrée, la majorité municipale formulera des propositions pour faire cesser les incivilités qui nuisent à la tranquillité des personnes. Enfin, lors du conseil municipal du 30 septembre prochain, Anne Vignot, suite aux différents documents qui lui ont été remis, fera des propositions concrètes pour réorienter le projet d’écoquartier des Vaîtes.

HASNI ALEM 2

Dans sa longue journée de prise officielle de fonction, Jean-François Colombet, le nouveau préfet du Doubs, successeur de Joël Mathurin, parti dans le Morbihan, a été reçu par Anne Vignot, la Maire écologiste de Besançon.

Mme Vignot a expliqué l’importance pour elle d’entretenir cette relation de proximité, qu’elle juge parfois « complexe » avec l’état. « Il faut pouvoir se coordonner » a expliqué Mme la Maire. Jean-François Colombet tient à instaurer une relation « équitable », basée « sur le dialogue ». Il juge important de laisser s’exprimer « toutes les opinions et les avis ». Lors de cette visite, le Préfet du Doubs a tenu à préciser qu’à travers lui, « ce sont tous les services de l’état qu’il représente ».

PREFET COLOMBET VIGNOT

En ce début de semaine, M Colombet a également plusieurs autres rendez-vous à honorer. Deux cérémonies sont prévues ce matin : Au Mémorial des Glacis et à l’Esplanade du Souvenir. A 15h30, une rencontre est prévue avec la presse régionale.


.prefet colombet

 

Ce mardi, Anne Vignot organisait sa traditionnelle conférence de presse de pré-conseil municipal. Pour la dernière avant les vacances, le programme s’annonce chargé, avec entre autres l’analyse de l’impact de la crise sur le compte administratif de l’année 2020.

C’est l’heure de faire les comptes à la Ville de Besançon. Jeudi, lors du dernier conseil municipal avant le mois de septembre, l’adjoint aux finances présentera à l’ensemble du conseil municipal l’impact de la crise sanitaire sur le budget de la collectivité. En chiffres, cet impact se mesure à hauteur de 1,14 million d’euros en plus de ce qui était prévu. La Ville avait lors de la présentation de son budget prévisionnel prévu 1 million d’euros pour pallier cela et devra donc trouver des moyens de financer le surplus. Pour entrer dans le détail, l’impact de la crise  au sein de la collectivité se justifie notamment par l’absence de revenus issus des taxes sur les jeux du Casino JOA, par la gratuité des musées, l’exonération des terrasses, ainsi que la location du Kursaal.

La Ville veut questionner les banques

POULIN

Pour trouver des financements, la Ville de Besançon souhaite se doter d’un questionnaire qui sera soumis aux différentes banques. La collectivité recherche une éthique parfaite chez l’institut bancaire qui financera la Ville. Les questions porteront sur la transparence de la banque, sur leurs actions en termes d’environnement (financement d’énergie fossile par exemple), ainsi que sur les actions sociales mises en place au sein de l’entreprise (Lutte contre les discriminations, parité salariale, etc…). Besançon est la première collectivité en France à mettre en place ce type de démarche auprès de ses potentiels partenaires bancaires.

D'autres points abordés

Anne Vignot et ses adjoints ont aussi dévoilé leur stratégie de développement touristique. La Ville, désormais doublement labellisée à l’UNESCO, veut retrouver son statut de « Commune Touristique ». Ce label français reconnu par le préfet, permettrait à Besançon de bénéficier de plus de possibilités et de plus de facilité à l’organisation d’évènements. Dernier point à l’ordre du jour, la RN57, qui défoule les passions politiques depuis maintenant plusieurs années. Sur  ce sujet, il faudra attendre jeudi et le conseil lui-même pour en apprendre davantage, la maire Anne Vignot n’ayant pas souhaité parler de ce dossier.

Ce mercredi, la maire de Besançon Anne Vignot a symboliquement détruit la première pierre du quartier Saint-Jacques, qui verra le lieu muter en un espace vert avec vue sur le Doubs.

Les travaux ne commenceront que le 15 août par le processus de désamiantage, mais c’est pourtant ce mercredi 16 juin que la maire de Besançon Anne Vignot a procédé à l’enlèvement symbolique de la première pierre du site Saint-Jacques. Au total, 6 hectares comprenant les bâtiments Claude Bernard et Saint-Paul devraient être rasés pour laisser place à un espace urbain / espace vert, qui fera le lien entre la berge du Doubs et le centre-ville bisontin. Un chantier à hauteur de 365 000 € hors taxe qui durera 6 mois, dont 2 de préparation et 4 de travaux purs. Les associations ainsi que les derniers services médicaux restants de l’hôpital Saint-Jacques vont être relocalisées. Avec ce projet urbain la maire de Besançon veut offrir une place et un parc à tous les bisontins en intégrant tous les enjeux de mixité sociale : « Nous avons besoin d’avoir un quartier comme celui-ci qui se rénove, qui soit repensé. On souhaite que les bisontins se réapproprient ce lieu et que cet espace vert prenne sa place le plus rapidement possible ».

Ce mercredi, le traditionnel Conseil Bisontin des Jeunes avait lieu à l'Hôtel de Ville de Besançon. Après une année perturbée par la crise sanitaire, les collégiens ont pu se retrouver en présentiel pour parler environnement, égalité, patrimoine, et maltraitance animale.

Comme chaque année, ils sont 55 à se réunir dans la salle du conseil municipal , à l'Hôtel de Ville de Besançon. Élèves de 5èmes, ces derniers ont été élus dans leurs collèges respectifs, en tout début d’année scolaire. Après avoir choisi 4 thématiques qui leur tenaient à cœur, les jeunes élus se répartissent en différentes commissions afin d’échanger et de proposer des idées pour faire avancer la ville de Besançon. Accueillis par la maire de Besançon Anne Vignot, les 55 collégiens, accompagnés de l’animateur en charge du CBJ Nicolas Oniscot, ont présenté leurs différentes idées à Kévin Bertagnoli, adjoint en charge de la démocratie participative, Valérie Haller, conseillère déléguée au droit des femmes et à la lutte contre les discriminations, ainsi qu’à Nathan Sourisseau, conseiller délégué à la coordination jeunesse.

Des thématiques dans l’air du temps

La première des thématiques exposées aux élus concerne la protection de l’environnement. Les jeunes collégiens ont décidé de s’attarder sur la protection du Doubs, en participant le 19 juin prochain à la récolte de déchets annuelle organisée par le SNB. Une exposition sera ensuite réalisée pour montrer les déchets ramassés et sensibiliser les gens à cette cause. La maltraitance animale faisait également partie des thématiques travaillées par les enfants. Ces derniers se sont attardés sur les animaux de la Citadelle, sur la lutte contre l’abandon d’animaux domestiques, ainsi que sur les problèmes liés à l’élevage intensif. Le patrimoine faisait également parti des sujets discutés. Un travail sur les fortifications Vauban est en projet. Les élus ont à ce sujet proposé aux jeunes bisontins de travailler également sur l’horlogerie, et sur le patrimoine immatériel comme les expressions franc-comtoises.

Lutte contre le sexisme

Dernier des 4 thèmes abordés, la lutte contre le sexisme a particulièrement intéressé les enfants du CBJ. À cette occasion, garçons et filles ont partagé plusieurs anecdotes les ayant marqué comme des expressions du type « Tu pleures comme une fille », ou des points de règlements intérieurs comme l’interdiction des shorts dans certains établissements.  Plusieurs projets sont prévus par ces derniers. En tête de gondole, une campagne de sensibilisation dans les écoles primaires devrait voir le jour. En faisant faire des affiches aux écoliers, les élus du CBJ pensent toucher plus efficacement la future génération en les faisant participer. La conseillère déléguée Valérie Haller a également proposé de démocratiser la discussion autour des différents genres. Un projet de Street Art devrait voir le jour à ce sujet.

Renouer le lien entre la politique et les citoyens

La présence lors de cette assemblée de Kévin Bertagnoli, adjoint à la démocratie participative, n’a rien d’un hasard. Une des priorités annoncées du mandat d’Anne Vignot était de réconcilier les concitoyens avec la politique, après des élections municipales ayant battu de tristes records d’abstention. Si le CBJ existe depuis plusieurs décennies, les élus actuels veulent davantage de travail collaboratif, afin que les idées proposées par les jeunes bisontins servent véritablement aux élus municipaux : « Il faut redonner confiance à la population, et ça se joue sur de la proximité, et de la démocratie participative. Ici par exemple, ce sont les jeunes qui choisissent les sujets. Nous ne sommes là qu’en relais pour leur apporter des réponses et des solutions concrètes ».

Dans une lettre ouverte adressée à la maire de Besançon Anne Vignot, plusieurs associations ont fait part de leur mécontentement suite au dispositif de consultation mis en place par la municipalité sur le sujet des Vaites. Parmi les éléments posant problème, la volonté de la mairie de ne pas dévoiler les questions qui seront adressées aux 51 citoyens tirés aux sort pour faire partie de la conférence citoyenne. Le temps dérisoire accordé aux associations posent également problème. Ces derniers souhaiteraient entre 20 minutes et 1h par association selon la nécessité, quand la mairie ne leur accorde que 10 minutes chacun. Parmi les signataires de cette lettre, on retrouve l’association Les Vaites, l’association Jardin des Vaites, Alternatiba Besançon, France Nature Environnement, Extinction Rebellion, ou encore Bernard Marchiset.