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Ce lundi, la maire de Besançon élue en juin 2020, tirait un premier bilan de son mandat à la tête de la cité bisontine. Transition écologique, urbanisme, mobilités, logements, attractivité ou encore sécurité, la maire de Besançon est revenue sur le travail déjà effectué, tout en rappelant les priorités de son mandat et les enjeux à relever.

 

« Notre ville doit être résiliente. Face à la radicalité des changements, la ville doit trouver les chemins les plus forts et les plus efficaces pour être à la hauteur » indiquait Anne Vignot en préambule. Car ses premières années de mandat auront baigné dans des crises majeures, que ce soit l’épidémie de Covid-19, la guerre en Ukraine et son train de conséquences (crise énergétique, inflation, pouvoir d’achat en baisse), mais aussi l’explosion du trafic de drogue dans la cité bisontine ou encore les défis environnementaux de plus en plus prégnants. Pourtant, l’équipe municipale a pris la décision d’accroître son budget d’investissement à hauteur de 42 millions d’euros par an, soit 30% d’augmentation, en engageant Besançon dans un processus de transition écologique, « le seul à même d’atténuer les conséquences des crises climatiques, des sécheresses, d’enrayer l’effondrement de la biodiversité, celle essentielle à la qualité de vie pour toutes et tous » indique la ville.

 

La transition écologique au cœur du projet mené par Anne Vignot

« La transition écologique et la résilience, c’est une perspective qui va servir l’attractivité de notre territoire » indique la maire de Besançon. Anne Vignot, l’assure la métamorphose de la ville est en cours, que ce soit à travers les rénovations énergétiques des bâtiments, des écoles de la ville notamment, comme celles engagées sur Kergomard, Kennedy, Boulloche et Ferry. Mais aussi grâce à la présence de davantage d’espace verts et de biodiversité, avec la nature remise au cœur des aménagements urbains pour créer des ilots de fraîcheur et des habitats pour la biodiversité, ou encore pour garantir une meilleure gestion de l’eau, avec le plan sécheresse et la désimperméabilisation de certains espaces publics. Par ailleurs, la municipalité souhaite « aller vers la sobriété énergétique afin de se rendre autonome » et cela passe par de nombreuses actions, comme celle mise en place depuis le 1er janvier 2021 qui voit tous les bâtiments communaux alimentés à 100% en électricité renouvelable en partie locale, l’installation de chaufferies en bois dans les écoles des Montboucons et de Velotte, le réseau de chaleur étendu de Planoise au lycée Jules Haag, ou encore la géothermie développée dans les quartiers Granvelle, Saint-Jacques et Viotte. Anne Vignot a aussi évoqué la question des logements, en pointant cette crise qui se projette. La maire de Besançon a rappelé que des projets urbains ambitieux sont actuellement menés afin de répondre rapidement aux besoins urgents de logements, tout en limitant l’étalement urbain. « Nous devrons travailler avec les bailleurs sociaux pour chaque ménage puisse disposer d’un appartement décent, malgré les difficultés de pouvoir d’achat », a souligné Anne Vignot, en expliquant que la précarité restait présente, et en rappelant l’implication et la mobilisation au quotidien des équipes du CCAS pour prendre ce sujet à bras le corps.

 

Redonner sa place aux mobilités

« Nous devons montrer que la dynamique de penser et de travailler de façon plurielle répond aux attentes et aux besoins des habitants » expliquait Anne Vignot. Et le sujet de la mobilité est apparu comme un chantier encore vaste à améliorer. « Chaque fois que ce sujet est abordéles habitants font remonter de façon massive la question de la place des mobilités douces, des transports en commun et du piéton » indique la maire bisontine. La ville assure qu’elle va poursuivre son travail sur les infrastructures ainsi que sur les règles de déplacement, pour faire face au mieux aux incivilités rencontrées et relatées par les habitants. Anne Vignot rappelle qu’avec Ginko, Besançon dispose d’un des réseaux de transports « les plus performants de France ». Parmi les mesures mises en place, l’édile souligne la réduction des tarifs Ginko, la concertation en vue de l’aménagement cyclable de la rue de Dole, la commande de 5 nouvelles rames de tram chez Alstom (pour une mise en service en 2025) ou encore le déploiement depuis 2020 de 415 arceaux à vélos, soit 830 places. Le sujet de la gratuité des transports le samedi après-midi est aussi une question qui se pose, actuellement à l’étude dans le groupe de travail de délégation des services publics. 

 

Amplifier la dynamique et l’attractivité de Besançon

Grace au dynamisme économique de son territoire, le bassin d’emploi de Besançon connaît un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale. La ville conforte son attractivité à travers le soutien au développement des entreprises et des commerces, à l’innovation et à la création d’activités nouvelles. « Nous avons, à Besançon, plus de commerces, et qui montent en gamme. Plus d’entreprises, et un meilleur retour à l’emploi. Le bilan que nous faisons est que nous avons toujours plus, nous sommes vraiment dans le plus » indique Anne Vignot. En rappelant qu’en 2023, Grand Besançon Métropole consacrera 1 milliard d’euros à un programme de requalification de ses zones d’activités et 5 millions d’euros à l’aménagement et à la commercialisation de nouvelles zones. Que le TEMIS numérique se précise avec la construction d’un bâtiment innovant à Planoise, que le groupe Antolin a choisi de s’agrandir à TEMIS plutôt que de se délocaliser, ou encore que l’arrivée de Macropharma ou l’extension d’Eos Imaging, des entreprises leader sur un marché entrepreneurial, choisissent Besançon pour s’appuyer sur les savoir-faire de pointe du territoire.

 

Associer les bisontins aux politiques publiques

« La vie associative est notre cœur de vie et notre cœur de ville. Le collectif fait partie de l’ADN de la ville » rappelait Anne Vignot. « L’écoute, le dialogue et l’échange avec l’ensemble des habitants, des associations et des acteurs économiques sont non seulement une de nos exigences, mais aussi le meilleur moyen d’ajuster nos politiques aux réalités du terrain » poursuit l’édile bisontine. La municipalité a ainsi créé de nouveaux outils de démocratie participative, en plus de renforcer ceux déjà existants. Depuis 2021, 30 projets participatifs ont été organisés sur les aménagements d’espace public avec plus de 9000 bisontins mobilisés, 8 concertations ont été menées sur Planoise et 3 grandes consultations ont été organisées.

 

Plus de vidéoverbalisation afin de renforcer la sécurité

Et puis, lorsque lui est posée la question d'une possible augmentation du nombre de caméras de surveillance au sein de la cité comtoise, Anne Vignot explique que Besançon fait partie des villes qui ont un nombre de caméras par habitant bien au-dessus de la moyenne. L’édile souhaite privilégier l’efficacité plus que le nombre. Par ailleurs, Anne Vignot a demandé aux services municipaux de recourir fermement à ce moyen afin de verbaliser. Du 15 décembre 2022 au 28 février, 845 verbalisations ont ainsi été dressées.

 

Anne Vignot, maire de Besançon : 

 

 

C’est une nouvelle étape qui vient encore d’être franchie dans le programme de renouvellement urbain du quartier de Planoise. Rappelons que cette action s’inscrit dans un vaste programme multipartenarial de plus de 183 millions d’euros, soutenu par l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine.  Dans cette dynamique, la Ville de Besançon, Grand Besançon Métropole et les trois bailleurs sociaux engagés dans cette opération ont signé la charte écoquartier de Planoise.

Concrètement, ils s’engagent à mettre en pratique les 20 engagements qui composent le document de référence. La valorisation et la préservation de la biodiversité, la sobriété énergétique, lutter contre l’étalement urbain, un cadre de vie sûr, le vivre-ensemble, la solidarité et l’accessibilité aux logements, … sont quelques-uns des points à valider.

Un quartier d’excellence numérique

C’est ainsi que différents projets, liés à l’habitat, au cadre de vie, aux services et à l’emploi verront le jour. La création d’une crèche et un nouveau projet de bâtiment, porté par Néolia, composé de logements familiaux, à prix abordables, verront le jour place de la Nation. On fera appel à du bois du Haut-Doubs et au savoir-faire de l’entreprise Simonin, basé à Montlebon, pour mener à bien cette initiative. Le Centre commercial Île de France sera transformé. A ce sujet, la Ville de Besançon vient d’acquérir les murs de la Brasserie. Une coopérative numérique sortira également de terre. L’objectif étant de faire de ce secteur bisontin, un quartier d’excellence numérique.

Changer l’image du quartier

A travers cette démarche, Anne Vignot, la maire de Besançon et présidente de Grand Besançon Métropole, veut donner une nouvelle image à Planoise. Transformer ce quartier, où vivent actuellement plus de 20.000 personnes. Ce renouvellement urbain est sans doute une chance pour ce quartier, gangréné  par la drogue et la violence. Un cadre de vie plus agréable, de nouvelles formes d’habitat, une plus grande mixité sociale, des projets capables de donner un avenir et  fixer de meilleures perspectives à toute cette jeunesse bisontine, aux compétences multiples,  sont porteurs d’espoir.

L'interview de la rédaction / Lorine Gagliolo ( conseillère déléguée à l'écoquartier de Planoise)

 

Face à la montée de la violence lors des rassemblements contre la réforme des retraites, Anne Vignot, la Maire bisontine, demande à ce que la manifestation du 28 mars prochain et les suivantes se déroulent « dans le calme, la non-violence et la dignité ». Elle condamne « les violences inacceptables qui se sont déroulées dans les rues bisontines » dernièrement.

Elle  pointe également la gestion de cette crise. Elle appelle les parlementaires du Doubs Eric Alauzet, Laurent Croizier, Annick Jacquemet, Jacques Grosperrin et Jean-François Longeot à « défendre, auprès du gouvernement,   la voie d’une sortie de crise en privilégiant, « à minima », une réouverture des négociations avec les forces syndicales.

La mobilisation contre la réforme des retraites s’invite, demain, lors de la journée internationale des droits des femmes. Chacun espère que les cortèges feront le plein. Les opposants pointent « une réforme sexiste ». « Ce sont les femmes qui ont les travails les plus précaires et qui gagnent le moins. Elles devront cotiser plus longtemps si elles veulent partir en retraite à taux pleins » explique Marine, une étudiante bisontine. Et de poursuivre : « on lutte tous les jours. Ce n’est pas une journée qui va faire bouger les choses. Mais elle va permettre d’avoir de la visibilité » explique-t-elle.

Anne Vignot rappelle l’importance « du combat qui s’annonce ». « C’est celui de la place des femmes dans la société » explique la maire de Besançon. L’édile Bisontine rappelle que « les femmes ont toujours joué un rôle important dans les crises ». Mme la Maire demande «  que tout le monde soit mis sur le même pied d’égalité ». Elle appuie sur l’importance du « travailler ensemble ».

Rappelons que des rendez-vous sont annoncés ce mercredi : à 14h, sur le parking Battant, à Besançon, à 13h, sur la place de la Liberté, à Lons-le-Saunier et à 15h30, à Dole, devant la Sous-Préfecture.

L'interview de la rédaction / Marine, étudiante bisontine. Anne Vignot

 

Alors que le tribunal de commerce de Bordeaux a validé, ce mercredi après-midi,  la demande de placement en procédure de sauvegarde des 26 magasins Galeries Lafayette de province, propriété du milliardaire bordelais Michel Ohayon, Anne Vignot, maire de Besançon  annonce que la ville se positionne sur  l’achat des murs qui accueillent le commerce et ses 75 employés au centre-ville de Besançon.  Elle le fera via la société d’économie mixte patrimoniale Aktya, qui dispose déjà de plusieurs immeubles sur Besançon, le Haut-Doubs et le Jura.

La cité comtoise veut s’assurer que l’activité commerciale perdure sur ce secteur. « Nous avons tous les moyens de racheter ces murs. Si une autre proposition intéressante se manifeste nous ne nous présenterons pas » indique Anne Vignot. Par cette démarche, l’élue veut également rassurer tous les employés bisontins. « Dans tous les cas, nous n’abandonnerons pas ce site et nous le porterons s’il faut le porter » indique-t-elle.

L'interview de la rédaction / Anne Vignot


Un séisme de magnitude 7,8 et d’autres répliques ont frappé la Turquie et la Syrie depuis lundi matin. Près de 4000 morts sont annoncés par les autorités. A Besançon, la Maire Anne Vignot indique que les élus de la majorité proposeront lors du prochain conseil municipal une aide exceptionnelle à l’association des pompiers internationaux. Au nom de ses équipes, l’édile bisontine annonce son « soutien aux peuples turcs et syriens face à cette catastrophe naturelle ».

Sur son compte twitter, Anne Vignot, la Maire de Besançon, fait savoir qu’elle a obtenu « une rencontre avec Gérald Darmanin, le ministre de l’intérieur, pour traiter de la situation à Planoise ». Le député Laurent Croizier devrait également y assister. L’étude de faisabilité d’un commissariat de secteur « est lancée » annonce l’édile. Un projet qui sera mené sous une co-direction,  avec notamment Jean-François Colombet, le Préfet du Doubs.

Ce vendredi matin, Anne Vignot, la maire de Besançon, a présenté ses vœux à la presse. Durant cette rencontre, l’élue bisontine a rappelé son attachement à la liberté de la presse. Mme La Maire n’a pas caché ses inquiétudes sur les difficultés de cette dernière et les freins que les journalistes peuvent rencontrer dans l’exercice de leur mission d’informer. Anne Vignot, en compagnie d’Anthony Poulin, Abdel Ghezali et Kevin Bertagnoli, a décliné également les grands projets et actions qui verront le jour tout au long de l’année. Certains se poursuivront au-delà de 2023.

Malgré un contexte économique difficile, la cité comtoise continuera d’investir. Chaque année, ce sont 42 millions d’euros qui sont engagés. 97% de cette somme revient dans l’économie régionale, puisque les travaux missionnés sont confiés aux entreprises du territoire. Pour cette nouvelle année, les chantiers concerneront tous les quartiers bisontins, dans des registres divers et variés. Les objectifs sont multiples : associer la population locale et transformer la ville avec les enjeux du moment liés à l’écologie et au social.

Les projets

La Ville de Besançon poursuit son plan de rénovation des écoles et des crèches, qu’il s’agisse des bâtiments ou des cours. Elle continuera de décliner  son programme de végétalisation des espaces publics, d’aménagement urbain, notamment à Planoise et dans les secteurs Grette, Brulard, Polygone, la création de nouvelles voies cyclables (rue de Dole, rue de la Grette,…), d’aménagement du Campus de la Bouloie et d’amélioration des équipement sportifs ( création d’un terrain synthétique à Velotte, gradins autour de la piste BMX, …). Le social n’est pas oublié. La Ville investira dans la rénovation de la boutique Jeanne Antide, la création d’un espace de vie social sur le quartier des Hauts de Saint-Claude et la rénovation du siège des locaux du Centre Communal d’Action Sociale.

L'interview de la rédaction / Anne Vignot

Anne Vignot, Maire de Besançon, vient de transmettre au Procureur de la République de Besançon plus d’une centaine de messages racistes, haineux et violents qui ont été tenus sur les réseaux sociaux. Certains ont été envoyés sur les comptes Facebook et Twitter de l’édile. Parfois le contenu est menaçant pour l’intégrité de l’élue. Ce déchainement de haine est né dans le contexte de la restauration de la statue de Victor Hugo, création de l’artiste sénégalais Ousmane Sow.

La municipalité a annoncé l’extinction de l’éclairage public de 23h à 5h dans certains quartiers de la cité comtoise. Une décision qui a fait bondir Ludovic Fagaut et ses soutiens. En effet, ces derniers craignent que cela rende encore plus difficile l’identification des auteurs de faits de violences.

« Eteindre l’éclairage public peut renforcer le sentiment d’insécurité qui est déjà bien ancré partout en ville comme en témoignent les épisodes de violences de ce week-end où des tiers ont eu lieu […] Dans les quartiers dont la municipalité souhaite éteindre l’éclairage, l’insécurité est tout aussi présente […] Ces quartiers ne doivent pas devenir des zones de non droit »

Besançon Maintenant souhaite le renforcement de la vidéo de protection sur tous les quartiers, notamment celui de Planoise, ainsi que le concept de détection de mouvement pour éclairer et rendre sécurisant les espaces publics. Le parti de Ludovic Fagaut « dit oui à la réflexion sur les économies d’énergies, mais non à une réaction de principe, sans perspectives, qui aggraverait encore l’insécurité dans la ville ».