Le Conseil départemental du Jura a adopté son budget 2026, fixé à 382 millions d’euros (31 voix pour, 2 contre, 1 abstention). La moitié des crédits, soit 188,7 M€, est consacrée aux solidarités. Suivent les mobilités (60,4 M€), l’éducation et la jeunesse (38 M€), l’aménagement du territoire (27,3 M€), les fonctions supports (28,7 M€), l’agriculture et l’environnement (12,1 M€), le SDIS (11,4 M€) et la dette (15,5 M€).
Parmi les principaux investissements 2026 :
Routes et voirie : 22,5 M€ pour l’entretien et la modernisation des infrastructures.
Collèges et bâtiments : 13,2 M€ pour la rénovation et l’efficacité énergétique.
Habitat et aide à la pierre : 14,5 M€ pour la rénovation et le logement social.
Aides aux territoires : 4 M€ pour soutenir les projets locaux.
Remboursement de la dette : 10,6 M€ pour renforcer la soutenabilité financière.
Sur le territoire de la Communauté de Communes Haut-Jura Saint-Claude, le projet de Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi) entre dans une nouvelle phase de concertation. Cinq réunions publiques sont programmées en janvier 2026 pour présenter l’avancement du dossier et recueillir les avis des habitants. Elles se tiendront successivement à Lavans-lès-Saint-Claude (13 janvier),
Les Moussières (15 janvier), Saint-Claude (19 janvier), Les Bouchoux (20 janvier) et Rogna (22 janvier), toutes à 19h. L’occasion de participer activement à la réflexion sur l’aménagement futur du cadre de vie. Pour de plus amples informations : https://www.hautjurasaintclaude.fr/plui.htm
Lors de l’examen du Projet de loi de Finances, le sénateur du Doubs Jean‑François Longeot a tiré la sonnette d’alarme sur l’état du réseau ferroviaire français. Il alerte sur le sous‑investissement du réseau ferroviaire français, estimant le besoin de financement à 2 milliards d’euros pour sa régénération. Il soutient un amendement pour une participation financière de l’État. Il demande également le retour du quatrième train Paris‑Lausanne (TGV Lyria), jugé crucial pour l’aménagement du territoire.
La LICRA Besançon Franche-Comté, fidèle à sa mission de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, a adressé le 28 novembre un courrier à l’élu régional du Rassemblement National Jacques Ricciardetti, candidat également aux municipales de Besançon, après l’usage du terme « collabo » lors d’un débat public au Conseil régional.
L’association rappelle que « l’emploi de ce mot n’est pas anodin, en particulier de la part d’un élu, et lui proposait de reconnaître qu’il avait pu être mal choisi ». Sans réponse, la LICRA rend publique son interpellation et invite « chacun à s’interroger sur la posture d’un candidat au poste de maire de Besançon ».
L’Assemblée départementale du Doubs se réunit ce lundi 15 et mardi 16 décembre, à l’Hôtel du Département, Besançon, pour une nouvelle séance de travail. À l’ordre du jour figure le vote du budget primitif 2026, avec 676,5 millions d’euros engagés au service des Doubiens, dont 83,9 millions d’euros d’investissement (+ 6,2 % par rapport à 2025).
Parmi les rapports ponctuels examinés : le contrat territorial de santé mentale 2026‑2030, un soutien de 5,5 millions d’euros pour la rénovation énergétique de l’habitat privé, la modernisation des collèges publics (12,82 M€) ainsi qu’un nouveau partenariat entre le Musée Courbet et le Musée du Petit Palais.
La liquidation judiciaire du groupe Brandt et la fermeture de ses sites de production ont suscité une réaction de Benoît Vuillemin, maire de Saône et vice-président de Besançon Métropole. Dans une tribune, l’élu, également commerçant en électroménager, exprime son émotion face à la disparition d’un symbole industriel français et sa solidarité envers les salariés et leurs familles.
Il dénonce un « échec économique, politique et collectif » et estime que la France doit repenser son rapport à la consommation. M. Vuillemin appelle à la création d’une mission interministérielle pour bâtir un « grand plan consommation France 2035 », une feuille de route prospective visant à partir des besoins des foyers pour adapter les modèles économiques et industriels.
Selon lui, « Brandt s’éteint », mais il appartient désormais au pays de tirer les leçons de cette disparition pour éviter de répéter ce scénario.
La Gauche Pontissalienne, coalition de citoyen·nes non encarté·es et de membres des Écologistes, de LFI et du PCF, exprime sa profonde déception face au groupe Haut Doubs Citoyen Écologique et Solidaire. Alors qu’une réunion de rapprochement avait eu lieu le 3 décembre, les militants disent avoir découvert dans la presse l’annonce de la tête de liste adverse, Jean-Noël Vieille, secrétaire de la section PS à Paris, « installé pour l’occasion à Pontarlier ».
Une révélation jugée « contraire à la confiance et à la loyauté attendues dans les discussions ». La Gauche Pontissalienne reconnaît que « l’union espérée ne pourra pas se réaliser, mais affirme maintenir sa détermination à rassembler des sensibilités de gauche autour d’un projet social, écologique et démocratique ».
Réuni en conseil municipal, la commune de Pirey a décidé, à une large majorité, de ne plus participer aux frais de scolarité 2023-2024 des enfants inscrits à l’école privée Cartannaz. Les élus invoquent des arguments juridiques, financiers et d’équité territoriale, tout en rappelant qu’il ne s’agit pas de remettre en cause la liberté des familles de choisir entre public et privé.
La commune souligne que l’article 89 de la loi du 13 août 2004 lui impose une charge de 10.456,46 €, jugée « disproportionnée » alors que ses écoles publiques connaissent une baisse d’effectifs. La commune dénonce également une inégalité de traitement : contrairement à Pouilley-les-Vignes, elle est seule tenue de financer Cartannaz, ce qui rompt selon elle le principe d’égalité devant les charges publiques.
Le Conseil municipal estime que « ce financement met en péril l’équilibre budgétaire et va à l’encontre de la solidarité territoriale », rappelant que « les élèves pourraient être accueillis dans les écoles publiques locales ». La commune reste ouverte au dialogue avec les autres collectivités, l’État et l’établissement pour trouver une solution équitable.
La Gauche Pontissalienne (PCF, les Ecologistes, la France Insoumise, et des citoyens engagés) exprime sa « profonde déception » après l’annonce publique de la tête de liste de Haut-Doubs Citoyen Écologique et Solidaire (HDCES). Dans un communiqué, le collectif dénonce une rupture de confiance : « Les discussions étaient en cours, validées dimanche pour se poursuivre » explique la Gauche Pontissalienne.
« La désignation d’un candidat récemment installé à Pontarlier » interroge, selon LGP, « sur sa connaissance du territoire et de ses habitants ». Le groupe réaffirme sa volonté de rassembler la gauche autour d’un projet social, écologique et démocratique.
À trois mois des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, le candidat Bertrand Guinchard a officiellement inauguré mercredi soir sa permanence de campagne, située au 32 rue de la République, en plein centre-ville de Pontarlier. Au moins 150 sympathisants, amis et soutiens étaient présents pour ce lancement que le candidat a souhaité « simple, ouvert et convivial ».
Un local pour rencontrer directement les Pontissaliens
Bertrand Guinchard a fait le choix d’un local central, accessible et ouvert au public.
« Nous voulons que les Pontissaliens puissent venir quand ils le souhaitent, poser leurs questions, proposer des idées, rencontrer les colistiers », explique-t-il. Pour lui, cette proximité est indispensable : « Démocratiquement, il est important que chacun puisse s’adresser directement aux candidats, pas uniquement à une délégation restreinte qui aurait préparé les réponses ». La permanence sera ainsi ouverte tous les jeudis et vendredis de 16h à 19h, ainsi que le samedi de 10h à 18h, avec un turnover des 33 colistiers pour garantir une présence permanente.
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
Un lieu d’échanges… mais aussi d’information
Le local n’a pas vocation à être seulement un espace de discussion. Il permet également de diffuser les outils de campagne. « Nous sommes aujourd’hui la seule liste complète présentée au public, et la seule à avoir déjà sorti un programme », souligne Bertrand Guinchard.
À la permanence, les visiteurs peuvent donc découvrir la présentation détaillée des 33 candidats ainsi que le premier programme de la liste, qui rassemble les priorités et projets envisagés en cas d’élection. Le candidat annonce également vouloir faire de ce lieu un espace d’écoute pour le tissu associatif local. Plus de 30 à 40 associations ont déjà été vues, mais l’ensemble des acteurs associatifs sont invités à venir échanger sur leurs besoins, leurs difficultés ou leurs attentes.
Un espace ouvert à tous, même au-delà des électeurs
Si la permanence vise d’abord les habitants de Pontarlier, elle est aussi pensée pour celles et ceux qui vivent ou travaillent au quotidien dans la ville sans y voter. « Les commerçants, les salariés, les usagers de Pontarlier ont aussi leur mot à dire. Nous sommes là pour entendre toutes les voix », affirme Bertrand Guinchard.
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
Pratique : où et quand ?
Adresse : 32 rue de la République.
Horaires :
Jeudi et vendredi : 16 h – 19 h
Samedi : 10 h – 18 h
Avec l’ouverture de cette permanence, Bertrand Guinchard souhaite clairement donner le ton d’une campagne placée sous le signe de la proximité, du contact direct et de la participation citoyenne.