La députée du Doubs Dominique Voynet appelle les enseignes de la grande distribution à faire évoluer leurs pratiques lors des collectes alimentaires organisées au profit des associations de solidarité. Dans un courrier adressé le 11 juin aux grandes surfaces, l'élue écologiste souligne ce qu'elle considère comme une anomalie dans le fonctionnement actuel de ces opérations. Chaque année, des millions de Français participent aux collectes organisées par la Banque alimentaire, les Restos du Cœur ou d'autres associations en achetant des produits qu'ils remettent ensuite aux bénévoles présents dans les magasins. Selon Dominique Voynet, si l'intention des donateurs est de soutenir pleinement ces associations, une partie de la valeur de leur achat reste aujourd'hui entre les mains des distributeurs sous forme de marge commerciale. Une situation qu'elle juge contestable au regard de l'objectif solidaire de ces collectes.
Faire du reversement des marges une règle
La parlementaire propose que les enseignes reversent intégralement les marges réalisées sur les produits achetés dans le cadre de ces opérations. Elle estime qu'une telle démarche permettrait non seulement d'augmenter les ressources des associations, mais également de renforcer la confiance des citoyens dans les dispositifs de don. Dominique Voynet rappelle qu'une proposition de loi transpartisane est actuellement en préparation afin d'inscrire ce principe dans la législation. En attendant une éventuelle évolution de la loi, elle invite les enseignes du bassin de vie de Besançon à s'engager volontairement dans cette démarche qu'elle présente comme un geste de générosité et de justice au bénéfice des plus démunis.
La section bisontine de La France insoumise s'en prend à la stratégie de communication du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dans un communiqué diffusé ces derniers jours. Le mouvement critique notamment la place accordée à l'image de l'élu dans différents supports de communication municipaux. Il évoque la publication récente de magazines mettant en avant le parcours personnel du maire ainsi que sa présence régulière sur les réseaux sociaux à travers des vidéos et photographies liées à ses activités et déplacements.
Une communication jugée excessive
Dans un texte au ton particulièrement satirique, La France insoumise compare le maire à Narcisse, personnage de la mythologie grecque fasciné par son propre reflet. Le mouvement ironise également sur les nombreuses publications consacrées à l'élu, multipliant les références à des mises en scène de son quotidien. Selon les auteurs du communiqué, cette communication serait davantage tournée vers la valorisation de la personnalité du maire que vers la mise en avant des politiques publiques menées par la municipalité.
Des priorités contestées
Au-delà de la forme, La France insoumise estime que les préoccupations des habitants devraient davantage occuper l'espace de communication municipale. Le mouvement interroge la place accordée aux enjeux du quotidien des Bisontins et appelle la majorité municipale à recentrer son action et sa communication sur les besoins de la population. Ce communiqué s'inscrit dans un contexte de critiques régulières de l'opposition à l'égard de la stratégie de communication de la Ville de Besançon et de son maire.
À la suite du rapport de la Chambre régionale des comptes sur le Centre Hospitalier Jura Sud de Lons-le-Saunier, la députée du Jura Danielle Brulebois a tenu à rappeler la qualité des soins dispensés à l'hôpital de Lons-le-Saunier. Si elle reconnaît les difficultés financières et la vétusté d'une partie des bâtiments, l'élue souligne la certification de l'établissement par la Haute Autorité de santé, la progression de la satisfaction des patients et le rôle essentiel de ses services de réanimation, de maternité et d'urgences. Danielle Brulebois plaide désormais pour un engagement renforcé de l'État afin de financer la modernisation, voire la reconstruction, de cet hôpital qu'elle juge indispensable à l'accès aux soins dans le Jura.
Le prochain conseil municipal de Besançon, prévu jeudi soir, s’annonce dense et houleux. Lors d’une conférence de presse préparatoire, la majorité municipale et son chef de fil, Ludovic Fagaut, le maire bisontin, a présenté plusieurs dossiers majeurs : une décision budgétaire modificative de plus de 2 millions d’euros, le renforcement de la sécurité, l’évolution du règlement des crèches municipales, le maintien du centre de vaccination et des ajustements dans l’exécutif municipal.
Annie Gauthier démissionne pour raisons de santé
Le maire a d’abord annoncé la démission d’Annie Gauthier, adjointe à la culture, en raison de graves problèmes de santé. Elle quitte également son mandat de conseillère municipale. Franck Defrasne fera son entrée au conseil municipal. Anne-Rachel Schertz prendra la délégation à la culture, tandis que Franck Defrasne récupérera notamment les missions liées au numérique.
Le règlement intérieur du conseil municipal modifié
Le règlement intérieur du conseil municipal va être toiletté. Le temps de parole sera notamment élargi lors des débats d’orientation budgétaire et du vote du budget. Chaque élu pourra disposer d’un premier temps de parole allant jusqu’à dix minutes, puis d’une seconde intervention de trois minutes. Un nouvel article prévoit également la possibilité d’un blâme en cas de trouble à la séance. Cette sanction, sans portée juridique, devra être soumise au vote du conseil municipal.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Plus de 2 millions d’euros réinjectés dans le budget
La décision budgétaire modificative numéro 1 représente un peu plus de 2 millions d’euros. Elle vise, selon la majorité, à consolider les priorités du nouveau mandat. Parmi les principales mesures figurent 150.000 euros supplémentaires pour le sport de haut niveau. L’ESBF et le Grand Besançon Doubs Handball recevront chacun 60.000 euros, tandis que le BesAC bénéficiera de 30.000 euros. La Ville prévoit également plus de 50.000 euros pour l’achat de nouveaux chalets pour le marché de Noël, 42.000 euros pour une étude de faisabilité autour de la mise en valeur du Kursaal, 63.000 euros pour le musée comtois et 250.000 euros pour la valorisation du patrimoine Vauban.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Sécurité : dix policiers municipaux et trente caméras supplémentaires
La sécurité constitue un autre axe fort. Dix postes de policiers municipaux supplémentaires sont en cours de recrutement. Un moniteur de maniement des armes prendra ses fonctions le 1er septembre, dans le cadre de la volonté municipale d’armer la police municipale. La Ville prévoit aussi 46.000 euros supplémentaires pour renforcer les capacités de stockage liées à la vidéoprotection. Trente nouvelles caméras doivent être installées. Leur emplacement est travaillé avec la police nationale afin de mieux couvrir certaines zones de fuite et de réduire les angles morts.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Les Chaprais bénéficieront de 30 minutes de stationnement gratuit
La gratuité du stationnement aux Chaprais passera de 15 à 30 minutes à compter du 1er septembre. Cette mesure représentera environ 22.000 euros de recettes en moins pour la collectivité en année pleine. L’objectif affiché est de soutenir la vie commerciale du quartier, notamment rue de Belfort.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Près de 500.000 euros pour les quartiers prioritaires
La décision budgétaire prévoit également près de 500.000 euros pour les quartiers prioritaires de la ville. Ces crédits doivent soutenir les projets associatifs et de quartier, avec notamment la création d’un espace sportif et associatif dans le quartier de l’Amitié, l’amélioration des conditions d’accueil à l’épicerie alimentaire de la salle Haag, à Montrapon, ainsi que le renouvellement de la signalétique à Planoise.
Crèches : un règlement plus souple pour les familles
Le règlement des établissements d’accueil du jeune enfant sera actualisé. Il entrera en vigueur en août 2026. La Ville souhaite simplifier les démarches des familles. Le délai de prévenance pour poser les congés passera de 28 à 7 jours pour les vacances scolaires et les grandes vacances. Les parents pourront aussi poser des congés en demi-journée. Les justificatifs permettant une défacturation en cas d’absence de l’enfant seront élargis. La municipalité veut également mieux prendre en compte les couples dont les deux parents travaillent, en augmentant le nombre de points attribués lors des commissions d’attribution. Le maire insiste : cette évolution ne retire rien aux familles monoparentales, mais vise à reconnaître les contraintes professionnelles des couples actifs.
Le centre municipal de vaccination maintenu
La Ville proposera aussi le maintien du centre municipal de vaccination, créé en 1983. Celui-ci a assuré l’an dernier environ 3.000 consultations et plus de 3.000 vaccinations. La réforme du financement impose désormais une habilitation de l’Agence régionale de santé. La municipalité affirme vouloir conserver cet outil, présenté comme essentiel pour les publics éloignés du soin. Le centre permet notamment de vacciner sans reste à charge les personnes de plus de six ans.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Vital’Été et Mardis des rives au programme estival
La Ville a également présenté les temps forts de l’été. Vital’Été reposera sur trois axes : biodiversité, outdoor environnement et activités équestres. Des activités qui seront reparties sur plusieurs secteurs de la ville. Sans oublier le point névralgique du complexe sportif Michel Vautrot. Une subvention d’environ 37.000 euros sera accordée aux associations participantes. Enfin, « les Mardis des Rives » proposeront sept soirées concerts dans le Grand Besançon, avec une soirée de clôture à Besançon. La programmation, construite avec La Rodia et Le Bastion, fera la part belle aux musiques du monde, au reggae, au jazz, au blues, au hip-hop et à la soul
À Besançon, l’ancienne maire Anne Vignot passe le relais à Anthony Poulin à la présidence du groupe municipal Les Écologistes, GénérationS et société civile. Battue lors des dernières municipales, elle affirme rester pleinement engagée dans la défense du programme « Besançon, vivante, juste et humaine ». Anne Vignot dit vouloir laisser davantage de place aux jeunes générations tout en poursuivant son action au sein du conseil municipal.
Les Suisses ont rejeté ce dimanche l’initiative de l’UDC « Pas de Suisse à 10 millions » par 54,8 % des voix. Le texte, qui visait à plafonner la population du pays à dix millions d’habitants d’ici 2050, n’a pas séduit les électeurs helvètes. En Suisse romande, le refus est net et unanime : le canton de Neuchâtel dit non à 67,3 %, celui de Vaud à 64,5 % et le Jura suisse à 59,9 %. À l’inverse, plusieurs cantons de Suisse centrale ont soutenu l’initiative, illustrant un clivage marqué entre zones urbaines et rurales.
À la veille de l'ouverture du sommet du G7, le sous-préfet de Saint-Claude, François Huet, s'est rendu aux postes-frontières de La Cure et de Bois-d'Amont. La préfecture du Jura indique que les contrôles sont renforcés à la frontière franco-suisse, avec une mobilisation accrue des services de douane et de gendarmerie afin d'assurer la surveillance et la sécurité du secteur
Le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, effectuera un déplacement dans le Doubs ce lundi 15 juin. À Besançon, il participera à une réunion consacrée au suivi des grands projets stratégiques de réindustrialisation avant de tenir un point presse à la préfecture. Il se rendra ensuite à Pontarlier pour visiter le site de l'entreprise Schrader Pacific Advanced Valves, spécialisée dans les solutions de gestion des fluides pour l'industrie automobile. Cette visite s'inscrit dans le cadre de son tour des régions dédié à la réindustrialisation du pays.
Les groupes écologiste, insoumis, communiste et socialiste du conseil municipal de Besançon ont décidé de saisir le préfet du Doubs afin de contester l'arrêté anti-mendicité signé par le maire, Ludovic Fagaut, le 1er juin dernier. Dans un courrier commun, les élus demandent à l'État d'engager un déféré préfectoral devant le tribunal administratif et de solliciter en urgence la suspension du texte.
Un arrêté jugé disproportionné
Présenté par la municipalité comme un arrêté visant la « mendicité agressive », le texte interdit, du 1er juin au 15 octobre 2026, l'occupation prolongée de certaines parties de l'espace public entre 10 h et 20 h dans plusieurs secteurs du centre-ville de Besançon ainsi qu'à Châteaufarine. Pour les élus signataires, cette mesure va bien au-delà de la lutte contre les comportements agressifs. Ils estiment qu'elle cible de fait les personnes les plus précaires et porte atteinte à plusieurs libertés fondamentales. « Cet arrêté ne protège personne, il met les plus pauvres hors de vue », dénoncent-ils dans leur communiqué.
Des arguments juridiques avancés
Dans leur recours adressé au préfet, les groupes d'opposition développent plusieurs arguments juridiques. Ils considèrent notamment que l'arrêté porte une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir en raison de son périmètre étendu, de sa durée de plus de quatre mois et de son caractère général. Les élus invoquent également une atteinte à la liberté d'aider autrui dans un but humanitaire, reconnue au nom du principe de fraternité, ainsi qu'au droit au respect de la vie privée des personnes sans domicile fixe. Ils soulignent notamment que la rue Champrond, incluse dans le périmètre concerné, accueille plusieurs structures d'accompagnement social, dont l'accueil de jour Jeanne-Antide.
Une demande de suspension
Les groupes de gauche estiment également que plusieurs notions utilisées dans l'arrêté, comme « occupation prolongée » ou « sollicitations à l'égard des passants », manquent de précision et pourraient conduire à des interprétations arbitraires. Au regard de ces éléments, ils demandent au préfet du Doubs d'exercer son contrôle de légalité et de saisir le tribunal administratif avant l'expiration du délai légal. Ils sollicitent également une suspension en urgence du texte.
Un débat qui se poursuit
Cette nouvelle étape relance le débat autour de l'arrêté municipal, qui avait déjà suscité de vives réactions lors de son adoption. Alors que la municipalité défend une mesure destinée à préserver la tranquillité publique et à lutter contre certains comportements jugés problématiques, ses opposants dénoncent une réponse essentiellement répressive à des situations de précarité sociale. Le préfet devra désormais décider s'il donne suite ou non à cette demande de contrôle devant la justice administrative.
Jusqu’au 14 juin, le territoire de Grand Besançon Métropole vit au rythme de la nouvelle édition de Grandes Heures Nature. Présenté cette semaine à la Citadelle, le rendez-vous consacré aux sports de pleine nature entend franchir un nouveau cap, tant en matière de fréquentation que de rayonnement touristique.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Plus de 4 000 sportifs attendus
Après avoir réuni entre 3 300 et 3 500 participants en 2025, les organisateurs visent désormais plus de 4 000 engagés sur les différentes épreuves. Plus de 25 000 visiteurs sont également attendus tout au long du week-end. Pour le président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut, le festival doit désormais changer d'échelle. « Aujourd'hui, il faut que ce festival voie plus grand, voie plus large. Nous devons inscrire Grand Besançon Métropole dans le paysage national comme la référence du sport outdoor », affirme-t-il. L'élu voit dans cette manifestation bien plus qu'un simple rendez-vous sportif. « L'outdoor est un levier d'attractivité, mais aussi un levier de développement économique », insiste-t-il.
Faire du Grand Besançon une référence nationale
L'ambition est clairement affichée : attirer davantage de visiteurs venus de toute la France et renforcer l'image du territoire comme destination de pleine nature. « Nous devons faire venir davantage de touristes pour pratiquer les activités proposées pendant ces quatre jours. Besançon et Grand Besançon Métropole ont l'ambition commune d'installer durablement cet événement et notre territoire de jeu grandeur nature comme une référence au niveau national », poursuit Ludovic Fagaut. Pour les élus, Grandes Heures Nature constitue ainsi une vitrine du territoire, capable de valoriser à la fois les activités sportives, le patrimoine, les paysages et les savoir-faire locaux.
Un terrain de jeu unique entre nature et patrimoine
Le coup d'envoi sera donné le jeudi 11 juin à la Citadelle avant trois journées d'animations concentrées autour du site de Chamars. Au total, 22 communes de Grand Besançon Métropole seront concernées par les différents parcours, représentant près de 180 kilomètres d'itinéraires à travers forêts, collines, villages et sites patrimoniaux. Pour Willy Joly, directeur du festival, cette richesse constitue la principale force de Grandes Heures Nature. « En moins de cinq minutes depuis le centre-ville, on peut être en immersion dans un espace naturel. Avec nos sept collines, nos forts et notre patrimoine, le territoire offre un terrain de jeu exceptionnel », explique-t-il. Le responsable insiste également sur la complémentarité entre pratique sportive, découverte du patrimoine et mise en valeur des paysages du Grand Besançon.
L'interview de la rédaction : Willy Joly, directeur du Festival Grandes Heures Nature
Le swimrun, grande nouveauté de l'édition 2026
Parmi les nouveautés figure l'arrivée du swimrun, une discipline en plein développement associant course à pied et natation en eau libre. Les concurrents alterneront plusieurs portions de course et de nage dans le Doubs. Le grand parcours reliera Roche-lez-Beaupré à Chamars. « Cette épreuve permet de retrouver la rivière comme terrain sportif. Elle confirme que le Doubs est un élément central du territoire », souligne Willy Joly.
L'interview de la rédaction : Willy Joly, directeur du Festival Grandes Heures Nature
Des épreuves pour tous les publics
Le programme comprendra également plusieurs rendez-vous devenus incontournables :
Cette dernière discipline, qui se déroulera ce jeudi soir, à 19h30, à la Citadelle, bénéficie d'une mise en scène spectaculaire avec un show immersif mêlant vidéo, lumière et performances sportives. Un ancien champion du monde d'escalade est annoncé comme invité d'honneur. Près de 1 000 scolaires participeront également aux activités organisées le vendredi.
Un festival tourné vers l'avenir
Au-delà de l'aspect sportif, Grandes Heures Nature entend promouvoir un mode de vie plus respectueux de l'environnement. Le village outdoor installé à Chamars proposera des espaces consacrés au sport-santé, au tourisme durable et à la préservation des milieux naturels.
Créé en 2019, le festival poursuit sa montée en puissance. Pour les élus du Grand Besançon, l'objectif est désormais clair : faire du territoire une destination incontournable des sports de nature et un moteur d'attractivité touristique et économique pour toute la région.