Le Département du Jura poursuit ses investissements en faveur de la transition énergétique. Les travaux de rénovation du toit-terrasse de l’Hôtel du Département viennent d’être inaugurés, avec l’installation de panneaux photovoltaïques. Au total, 267 panneaux ont été posés,. Ils permettront de produire environ 121 000 kWh par an, soit près de 17 % des besoins du bâtiment, et de générer environ 27 000 euros d’économies annuelles.
Ce chantier, d’un montant proche d’un million d’euros, s’accompagne d’une amélioration de l’isolation et de l’étanchéité du bâtiment. Le Département indique vouloir poursuivre cette dynamique sur d’autres sites, avec plusieurs projets en cours, notamment dans les collèges et les équipements publics.
Dans un communiqué de presse, Eric Delabrousse, le candidat centriste bisontin, qui n’a recueilli que 5,7% des suffrages, lors du 1er tour des élections municipales, appelle à une forte mobilisation des électeurs. Il met en garde contre , selon lui, « le risque de voir un parti d’extrême gauche accéder à la tête de la ville ». Rappelons que le scrutin de dimanche prochain opposera la maire sortante Anne Vignot, rejointe par La France Insoumise, à Ludovic Fagaut, dont la liste reste inchangée.
Deux délégations spéciales ont été nommées le 17 mars par le préfet Pierre-Édouard Colliex pour les communes de Pillemoine et La Boissière, privées de conseil municipal faute de candidats. Ces instances assurent la gestion courante et la continuité du service public pour une durée de trois mois. Elles sont composées de personnalités locales, dont une ancienne préfète du Jura, une ancienne élue, un commissaire enquêteur et une cadre de la préfecture. De nouvelles élections devront être organisées d’ici le 15 juin 2026 pour constituer une nouvelle équipe municipale.
À quelques jours du second tour, plusieurs acteurs économiques de Besançon et du Grand Besançon appellent à soutenir la liste de Ludovic Fagaut. Dans un communiqué, ils défendent un « pacte de croissance et d’avenir » et estiment que son programme répond aux enjeux de développement du territoire.
Parmi les priorités mises en avant : le soutien aux entreprises, la création d’emplois, mais aussi l’amélioration des infrastructures, notamment la RN57 et les liaisons TGV. Ils plaident également pour la revitalisation du centre-ville et un renforcement des liens économiques avec la Suisse. Pour ces acteurs, Besançon doit redevenir une locomotive économique régionale.
A l’occasion de l’entre-deux tours des municipales, la France insoumise de Lons-le-Saunier et ses alentours s’adresse aux électeurs de gauche, via un communiqué de presse. Le mouvement les appelle à se mobiliser en vue du scrutin du 22 mars. Au premier tour, la liste divers gauche est arrivée en tête avec près de 41 % des suffrages, devançant de 56 voix celle menée par le divers droite Cyrille Brero. Dans un contexte d’abstention élevée, dépassant 47 %, La France insoumise souligne un manque de mobilisation et appelle en particulier les abstentionnistes à se rendre aux urnes. Dans cet écrit, le mouvement critique également le candidat de droite et met en garde contre son projet politique.
À l’approche du second tour des élections municipales, une intersyndicale, composée de la CGT, de la CFDT, UNSA, Solidaire et la FSU, a adressé une tribune à 25 communes du Doubs, cosignée par plusieurs responsables syndicaux nationaux, dont Marylise Léon (CFDT) et Sophie Binet (CGT),. Objectif : appeler les candidats à refuser toute alliance avec l’extrême droite. « Il s’agit d’alerter sur les dangers d’une banalisation de ces idées et sur les risques d’alliances opportunistes », explique Mélanie Meyer, secrétaire générale adjointe de la CFDT régionale.
L'interview de la rédaction : Mélanie Meyer, secrétaire générale adjointe de la CFDT régionale.
Une position syndicale claire et assumée
Les syndicats affirment ainsi une ligne rouge : aucune alliance, aucun compromis avec l’extrême droite. Ils alertent sur les risques de discriminations accrues, d’atteintes aux droits des femmes, des travailleurs étrangers ou encore des personnes LGBT. Les organisations syndicales revendiquent un engagement qui dépasse le seul cadre social. « Nous ne sommes pas apolitiques. Nous portons un projet de société basé sur l’égalité, la solidarité et la dignité », insiste Mélanie Meyer.
L'interview de la rédaction : Mélanie Meyer, secrétaire générale adjointe de la CFDT régionale.
Des inquiétudes sur les services publics
Les syndicats dénoncent une opposition fondamentale entre les principes d’universalité et les politiques défendues par l’extrême droite. Ils redoutent des mesures d’austérité, des privatisations et des logiques de « préférence nationale » susceptibles d’accentuer les inégalités. « Hôpitaux, écoles, universités ou encore justice pourraient être fragilisés, avec des conséquences directes pour les populations les plus vulnérables ».
Immigration : déconstruire les idées reçues
Les organisations syndicales ont également tenu à rappeler certaines données sur l’immigration. En France, elle représente environ 10,7 % de la population, avec des flux jugés stables. Loin des discours alarmistes, elles soulignent le rôle essentiel des travailleurs immigrés dans des secteurs en tension comme le bâtiment, la santé ou la restauration. « L’immigration est une réalité économique et sociale qu’il faut accompagner avec des droits égaux et un accueil digne », défendent-elles.
Des alertes sur la santé et l’éducation
Les syndicats mettent également en garde contre des projets jugés dangereux pour la protection sociale et l’éducation. Ils dénoncent notamment les risques de restriction d’accès aux soins, de remise en cause des droits des femmes ou encore de dérives autoritaires dans le système éducatif. Selon eux, ces orientations pourraient remettre en cause les libertés publiques et accentuer les inégalités sociales.
Une vigilance particulière dans le Doubs
Dans le département, la situation est suivie de près. Si l’extrême droite n’a pas accédé au second tour dans certaines communes comme Besançon, les syndicats s’inquiètent du report des voix et de la diffusion de ces idées dans d’autres listes. À ce stade, aucune réponse n’a été apportée par les candidats interpellés.
Informer et mobiliser
Face à ces enjeux, les syndicats misent sur la sensibilisation et l’éducation populaire. Depuis 2024, des actions sont menées dans toute la région pour déconstruire les discours jugés simplistes et apporter des éléments factuels au débat public. « Notre rôle est d’informer et de défendre un modèle de société juste et solidaire », conclut Mélanie Meyer.
Le maire sortant Divers Droite Jean-Louis Millet, arrivé en 4ᵉ Position lors du 1er tour des élections dimanche soir à Saint-Claude se retire. Suite à cette décision deux listes s’affronteront dimanche prochain. A l’affiche, le socialiste Frédéric Poncet arrivé en tête (40,6%) et une formation composée des listes de Lilian Cottet-Emard et Hermina Elineau, qui ont choisi de fusionner leurs deux formations.
À Lons-le-Saunier, le second tour des municipales se jouera finalement en duel. Les listes du divers droite Cyrille Brero (40 %) et du centriste Jean-Philippe Huelin (15,2 %) ont fusionné après des négociations serrées pour tenter de faire basculer la mairie. Elles affronteront le maire sortant Jean-Yves Ravier, arrivé en tête du premier tour avec 40,9 %. La triangulaire initialement envisagée n’aura donc pas lieu.
Gérard Guinot, secrétaire de la section du Parti socialiste de Pontarlier, appelle à la mobilisation pour le second tour des municipales. Malgré des divisions et des désaccords avec certains points du programme, il invite les électeurs de gauche à soutenir la liste « La Gauche pontissalienne » de Cédric Laithier. Il déplore un score historiquement bas au premier tour et appelle à un « sursaut » pour renforcer le poids de la gauche dans le scrutin de dimanche.
Des parlementaires et élus francs-comtois dénoncent « un accord de la honte » à Besançon entre la maire sortante Anne Vignot et la liste de l’Insoumise Séverine Véziès. Dans un communiqué, ils critiquent une alliance avec l’extrême gauche et appellent les électeurs à un « sursaut » lors du second tour. Ils rappellent également l’arrivée en tête de Ludovic Fagaut au premier tour et plaident pour une alternance dans la capitale comtoise.
Parmi les signataires, on retrouve : le Sénateur Jacques Grosperrin (sénateur du Doubs), Marie-Noëlle Biguinet (maire de Montbéliard), Cédric Bole ( maire de Morteau), Alain Chrétien ( Maire de Vesoul), Marie-Christine Dalloz ( députée du Jura), Justine Gruet (députée jurassienne), Eric Liégeon ( député du Doubs), Jean-François Longeot ( sénateur du Doubs),…