L’arrivée d’Emmanuel Macron s’est effectuée dans les heurts ce samedi matin. Des manifestants ont forcé l’entrée du salon. Ils se sont opposés au service d’ordre. La présence des CRS a permis de ramener un peu le calme. Suite à sa rencontre avec les organisations syndicales, le Chef de l’Etat s’est exprimé devant la presse.
« Je condamne toutes les violences, il n’y a pas de violence dans la République » a-t-il déclaré. Au cours de son intervention, il a annoncé une série de mesures ». Le Président de la République a précisé qu’une réunion serait organisée avec « l’ensemble des organisations syndicales » dans trois semaines à l’Elysée.
Le Salon n’a toujours pas ouvert ses portes au grand public.
Sans donner davantage de précisions, la Préfecture du Doubs retire le déplacement d’Aurore Bergé, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les Discriminations, à Villers-le-Lac, qui était prévu cet après-midi. La ministre devait visiter l’élevage de vaches laitières de Catherine Faivre-Pierret, présidente de la commission des agricultrices de la FNSEA et la coopérative fruitière. En revanche, la visite de ce matin à Onans au café-épicerie La Recréation est maintenue.
Aurore Bergé, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les Discriminations sera dans le Doubs ce jeudi. La place des femmes dans la ruralité sera le fil conducteur de cette visite officielle. A 11h, elle se rendra à Onans pour visiter le café-épicerie la Re-création. L’après-midi, direction Villers-le-Lac, où la ministre visitera l’élevage de vaches laitières de Catherine Faivre-Pierret, présidente de la commission des agricultrices de la FNSEA et la coopérative fruitière. Elle échangera ensuite avec des agricultrices du secteur sur leur métier et leur place dans cet environnement professionnel.
Ce mercredi matin, Marc Fesneau, le ministre de l’Agriculture, a indiqué qu’un arrêté sera publié, d’ici la fin de semaine, pour la mise en application d’un protocole régissant les tirs sur les loups menaçant les troupeaux, répondant ainsi à une demande qui avait été exprimée par « beaucoup d’éleveurs ».
Les agriculteurs maintiennent leur pression sur le gouvernement. Ce mercredi, Gabriel Attal, tiendra une conférence de presse. A quelques jours du Salon de l’agriculture, cette prise de parole est très attendue. Le Premier ministre évoquera la réécriture du projet de loi, qui avait été suspendu en début de crise. Il devrait également faire le point sur les dernières décisions annoncées par l’exécutif.
Le ministre délégué chargé des Comptes publics, Thomas Cazenave, a annoncé, ce lundi, la mise en place dès 2024 d’une participation forfaitaire des salariés au compte personnel de formation. Précisons que cette mesure s’inscrit dans les 10 milliards d’économies supplémentaires, annoncés dimanche soir par Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie.
A quelques jours de l’évènement parisien, les agriculteurs continuent de mettre la pression sur le gouvernement. Florent Dornier, le président de la FDSEA du Doubs, dénonce « une situation encore trop brouillonne ». « On a du mal à voir le calendrier. Lorsque l’on rencontre l’administration départementale, il n’y a pas plus d’information que cela. On se doit de surveiller cette situation, comme le lait sur le feu » explique-t-il.
Alors qu’Emmanuel Macron doit prochainement recevoir les présidents nationaux de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, les représentants syndicaux et leurs militants restent très attentifs. De la qualité des échanges dépendra les actions à venir au salon. Les professionnels de la terre ne souhaitent pas gâcher la fête et la belle vitrine que leur activité représente aux yeux des Français. Il n’empêche que leur patience est mise à rude épreuve. « Nous verrons, en fonction de ce qui a pu être dit, comment nous nous positionnerons syndicalement pour ce salon de l’agriculture » narre M Dornier. « Le salon est une vitrine que l’on veut maintenir. On peut s’attendre à un accueil très tendu vis-à-vis des politiques » poursuit l’agriculteur, qui rappelle que l’évènement était « une deadline » qui avait été fixée au gouvernement pour avoir des réponses très concrètes. Et de terminer : « on ose espérer que ce sera un effet levier et que des mesures seront annoncées pour donner davantage de perspective aux agriculteurs ».
L'interview de la rédaction / Florent Dornier
Hier soir, sur TF1, Bruno le Maire a annoncé 10 milliards d’euros « d’économies immédiates » sur les dépenses de l’Etat ». « Sans augmenter les impôts ». Le ministre de l’Économie prévoit notamment cinq milliards sur les dépenses de fonctionnement de tous les ministères, un milliard sur l’aide publique au développement et un milliard d’euros sur MaPrimeRenov, le dispositif d’aide aux travaux de rénovation énergétique. Par ailleurs, le gouvernement a revu à la baisse son estimation de croissance pour 2024, de 1,4% à désormais 1% .
Les oppositions municipales, « Ensemble Bisontins ! » et « Besançon Maintenant » et leurs chefs de file Laurent Croizier et Ludovic Fagaut dénoncent l’utilisation par la ville de Besançon du magazine d’information municipale, en l’occurrence le N°451, « pour sa propagande ». Il est dénoncé l’interview d’Anne Vignot, « sur six pages », sur la récente loi dite « immigration ». Les élus exigent « le remboursement de l’intégralité de l’argent public utilisé à des fins de propagande politique personnelle ». Ils disent avoir « saisi le préfet » et étudient « la possibilité de saisir le tribunal administratif ».
L’info a été officialisée par Gérald Darmanin lors de son déplacement à Besançon. Une nouvelle gendarmerie sortira de terre prochainement à Saône. Cette nouvelle structure hébergera entre 16 et 18 gendarmes, issus de la compagnie de Tarragnoz à Besançon. Pour l’heure, la date précise de ce transfert n’est pas encore connue, mais Benoît Vuillemin, le maire de la commune, espère « la pose de la première pierre, avant la fin de l’année 2025 ».
Benoît Vuillemin reconnaît la concrétisation d’un travail de plusieurs années, mené avec son équipe municipale, Jean-François Colombet, l’ancien préfet du Doubs, et le colonel Lionel James, commandant le groupement de gendarmerie départementale du Doubs. « On est dans le transfert d’une gendarmerie, qui se trouve dans le secteur police. Alors qu’elle est opérationnelle sur l’ensemble des communes du Plateau. Le secteur sud de Grand Besançon Métropole était le seul à ne pas être pourvu de gendarmerie. Vous en avez une, au Nord, à Ecole valentin, à l’Est à Marchaux-Chaudefontaine et à l’Ouest à Saint-Vit. Il était normal que l’on remonte cette gendarmerie de Tarragnoz à Saône ».
L’emplacement est connu. La nouvelle infrastructure verra le jour à proximité d’un nouveau quartier et du nouveau pôle multimodal de la commune.
L'interview de la rédaction : Benoît Vuillemin