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En annonçant un durcissement des règles de l’assurance-chômage, Gabriel Attal, le Premier Ministre, a mis le feu aux poudres. Sa majorité, et en premier lieu Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée Nationale, s’est montrée divisée sur le sujet. Les syndicats n’ont pas tardé à monter au créneau. Tout comme les associations militantes, parmi lesquelles AC ! Agir ensemble contre le chômage. Ce collectif s’est rassemblé ce matin, à Besançon,  devant le site Témis de Pôle Emploi pour informer les chômeurs sur le sujet.

Depuis 2017, date d’arrivée d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, quatre réformes du régime de l’assurance chômage ont été enregistrées. Le nouveau raccourcissement de la durée de versement de la prestation des indemnités chômage, auquel s’ajoutent le renforcement des contrôles des demandeurs d’emploi, l’application de la réforme du revenu de solidarité active et la suppression de l’Allocation spécifique de solidarité, ne passent pas et inquiètent Alain Tamboloni, le président de l’association bisontine. D’autant plus qu’une grande précarité touche les premiers concernés.

L'interview de la rédaction : Alain Tamboloni

 

Alors qu’il est visé par une enquête préliminaire, par le Parquet national financier,  pour « prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics, favoritisme et harcèlement moral », Edouard Philippe est attendu à Besançon ce vendredi. L’ancien Premier ministre a décidé d’organiser le séminaire national des cadres du parti Horizons dans la cité comtoise. Valérie Hayer, la tête de liste de la majorité présidentielle aux élections européennes du 9 juin prochain, sera à ses côtés.

Le budget de la ville de Besançon sera au cœur des discussions du prochain conseil municipal.  Anthony Poulin, l’élu en charge des finances, évoque un budget de 218 millions d’euros pour 2024, « tourné vers la justice sociale et climatique », avec 45,6 millions d’euros de nouveaux investissements. Face au plan d’économie, évoqué par Bruno Le Maire, l’adjoint à la Maire de Besançon l’invite à arrêter de stigmatiser les collectivités locales et à s’inspirer justement de leur gestion pour cesser la politique d’austérité qu’il prévoit et envisager d’autres mesures,  plus justes et moins stigmatisantes.  

Pour justifier ses propos, Anthony Poulin évoque une somme réservée aux investissements ( 45,6 millions), « jamais consentie à cette hauteur depuis une dizaine d’années ». Des dépenses que la cité est en mesure de réaliser majoritairement grâce à ses ressources et un bon autofinancement. L’élu écologiste  cite également les choix opérés par la Ville de Besançon pour réduire les dépenses au maximum, comme celles liées à l’alimentation dans les cantines scolaires. Alors que les coûts des matières premières ont augmenté. L’augmentation, fixée à 2%, n’a pas été un frein pour le développement du bio et des produits locaux par exemple.  

L'interview de la rédaction : Anthony Poulin

 

Deux nouveaux équipements culturels

Le conseil municipal devrait également voter la réhabilitation de deux sites bisontins, qui deviendront des nouveaux lieux culturels d’ici les deux prochaines années. Dès cette année 2024, la grande halle des Prés de Vaux fera l’objet d’une cure de jouvence. 1,8 million d’euros ont été budgétisés, sur trois ans,  pour la transformation de cet endroit, que la Ville a dû fermer il y a deux ans après avoir constaté quelques vétustés inquiétantes. En décembre 2024, devrait commencer les travaux de réhabilitation du Hangar des Manœuvres, situé, dans le parc Saint-Etienne, à la Citadelle. Soit un budget de plus de 3 millions d’euros, qui permettra d’augmenter à 1.000 la jauge d’accueil, aujourd’hui estimée à 300. La livraison du nouvel établissement est envisagée pour le 1er trimestre 2026.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot

Le Modem du Doubs a une nouvelle patronne. Après trois mandats à la tête du Mouvement, Laurent Croizier passe le relais à Anne Falga. « Anne Falga accompagne des entreprises industrielles de Franche-Comté dans leur développement et leurs implantations depuis plus de 15 ans » explique le communiqué de presse du parti.  La présidente du Modem du Doubs ne cache pas son intérêt pour l’Europe et fait savoir qu’elle mettra « toutes ses forces pour engager le Modem du Doubs » dans cette dynamique.

Le nombre de détenus a battu un nouveau record en France au 1er mars 2024. Selon des chiffres communiqués  par le ministère de la Justice, 76.766 personnes étaient incarcérées à cette date, soit 4.415 de plus que l’année précédente. Il s’agit du chiffre de personnes incarcérées jamais enregistré, selon ces informations officielles.

Le décret relatif à la suppression de la « carte verte » automobile, publié en décembre dernier, entre en vigueur ce lundi 1er avril. Cette décision supprime l’exigence de possession de la « carte verte » automobile pour circuler. Lors d’un contrôle, les forces de l’ordre pourront interroger le Fichier des Véhicules Assurés (FVA), qui compile l’ensemble des contrats d’assurance automobile « au tiers » du territoire français.

Un homme de 53 ans a été retrouvé mort égorgé à Mandeure, dans le Pays de Montbéliard. Les faits se sont passés mercredi soir dans l’appartement de la victime. C’est un voisin qui a donné l’alerte. Le suspect, un homme de 32 ans, a été interpellé. Il a reconnu les faits. Durant sa fuite, ce dernier aurait tenté de mettre fin à ses jours. Une enquête pour « assassinat » a été ouverte.

Ce jeudi matin, dans un café du centre-ville bisontin, Séverine Véziès, a présenté sa candidature pour les élections européennes du 9 juin prochain. Agée de 50 ans, professeure de droit et gestion, la Doubiste apparaît en 13è position sur la liste portée par Manon Aubry. Mme Véziès évoque « une liste d’ouverture et de rassemblement ». Composée de 81 membres, « elle est l’aboutissement de plusieurs mois d’échanges avec différentes organisations, collectifs et personnalités extérieures au mouvement et l’étude de plus de 1600 candidatures  insoumises ».

15 combats en Europe

Manon Aubry, Séverine Véziès et leurs colistiers ont listé 15 combats qu’ils entendent défendre au sein de l’institution. Des idées que la NUPES, l’ancienne Union de la Gauche, avait porté en son temps,  lors des dernières élections présidentielle et législatives. Le blocage des prix et la hausse des salaires et des pensions , la fin des accords de libre-échange, la mise en place d’une allocation d’autonomie contre la précarité de la jeunesse, la retraite à 60 ans, la protection des services publiques, l’exclusion des lobbying … sont autant de points que le collectif entend défendre.

Lutter contre l’abstention

C’est sans doute la clé de ce scrutin. Le taux de participation inquiète. Pourtant, le camp, qui parviendra à mobiliser le plus, sera celui qui pourrait être en tête  l’issue du 1er et unique tour électoral. C’est la raison pour laquelle, depuis janvier dernier, les Insoumis se mobilisent et battent le pavé à la rencontre des habitants les plus éloignés et les moins convaincus par l’enjeu politique de l’été prochain. « L’Europe peut paraître éloignée de notre quotidien, pourtant elle a des conséquences sur notre quotidien » ajoute Séverine Véziès et Alexis Poyard, co-animateur des Jeunes Insoumis de Besançon.

2027 en ligne de mire

La campagne est lancée. Séverine Véziès ne cache pas son regret de voir la gauche partir divisée. Peu importe, l’Union Populaire veut convaincre et repousser « l’option Bardella ». Un premier combat avant la présidentielle de 2027. Pour s’opposer et répondre à l’extrême droite, qui a dernièrement su rassembler à Montbéliard,  l’Union Populaire tiendra une réunion publique demain soir à Audincourt. De nombreuses présences sur le terrain sont annoncées, dont un grand meeting politique le 27 mai prochain à Besançon.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès

 

Hier soir, le Premier Ministre Gabriel Attal était l’invité du journal télévisé de 20h sur TF1. Parmi les mesures qu’il a annoncées, Gabriel Attal souhaite  « des allègements de cotisations » pour augmenter « les bas salaires ». Il veut également une réforme de l’assurance-chômage. Elle interviendra dans l’année. « La réduction de la durée d’indemnisation de plusieurs mois , sans descendre sous les douze mois » a été évoquée.

Les dernières paroles de François Rebsamen, maire de Dijon,  ne sont pas passées inaperçues. Dans un entretien accordé au journal « Le Monde », l’élu a expliqué qu’il verrait bien la Bourgogne et la Franche-Comté  se séparer. Rappelons que les deux territoires ont fusionné en 2016, sous l’impulsion du Président de la République de l’époque François Hollande.

S’il ne s’agit pour l’heure que d’une parole politique, la proposition de François Rebsamen, qui souhaiterait la mise en place d’un référendum, n’a pas que des détracteurs. Loin de là. Parmi les personnalités politiques franc-comtoises qui défendent cette idée, il y a le fédéraliste bisontin Jean-Philippe Allenbach, qui n’a jamais caché son opposition. Selon M. Allenbach, « tout sépare ces deux territoires,  d’un point de vue économique et historique notamment ».  Il rappelle également que politiquement « aucune concertation de la population n’a été effectuée ». « Alors que la charte européenne de l’autonomie locale prévoyait que les états s’engagent à ne pas toucher aux frontières de leurs régions, sans consulter leurs habitants par référendum » ajoute-t-il.

« Un mariage forcé »

Tels sont les termes utilisés par Jean-Philippe Allenbach, qui constate les nombreux échecs de cette décision politique. « Cette fusion ne marche pas. Elle n’amène rien. C’est un gaspillage d’argent public. Les frais de la collectivité fusionnée dépassent la somme des frais des collectivités séparées » précise-t-il. Et d’ajouter : « Il faut en tirer les conclusions ». Pour Jean-Philippe Allenbach, rien n’est inscrit dans le marbre. Les autorités seraient bien inspirées de « demander aux bourguignons et franc-comtois leur avis sur la question ». On n’en est pas encore là.

L'interview de la rédaction : Jean-Philippe Allenbach