À l’occasion de la Semaine Bleue, les élus d’opposition du Département du Doubs alertent sur la situation de l’aide à domicile. Selon les chiffres qu’ils avancent, le nombre d’heures d’intervention a reculé de 35 % entre 2017 et 2025, tandis que la population des plus de 75 ans progressait de 22 %. Ils soulignent également que près d’une heure d’aide prescrite sur cinq n’est pas réalisée. Dénonçant des salaires insuffisants, des conditions de travail difficiles et un manque de personnel, les élus jugent le plan d’action de la majorité départementale insuffisant. Ils réclament notamment une meilleure rémunération des professionnels et une revalorisation des indemnités kilométriques.
Lors de la séance du 28 septembre, plusieurs rapports sur la protection de l’enfance, l’aide à domicile, les collèges et la jeunesse ont été présentés. Le groupe DSES (Doubs social, écologique et solidaire) dénonce un décalage entre les annonces et les moyens réellement engagés. Selon lui, seuls un quart à un tiers des mesures du plan enfance 2024‑2027 sont effectivement réalisées, tandis que les informations préoccupantes augmentent et que les Aides éducatives à domicile reculent fortement.
Dans l’aide à domicile, le groupe pointe une baisse de 35 % des heures réalisées depuis 2017, faute de personnel, alors que les besoins augmentent. Concernant les collèges, DSES regrette l’absence de budget dédié pour faire face aux épisodes de chaleur. Enfin, sur la jeunesse, il salue la consultation menée mais déplore que certaines réponses des jeunes ne soient pas publiées. Le groupe appelle le Département à passer « des annonces aux actes ».
L’Assemblée départementale du Doubs a adopté ce lundi 28 septembre un vœu commun sur le financement du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS 25). Le groupe DSES (Doubs Social Écologique et Solidaire) l’a soutenu « pour parler d’une seule voix aux sapeurs‑pompiers mobilisés depuis le 8 septembre », tout en jugeant le texte insuffisant.
Il est précisé que « le vœu évoque la nécessité de ne pas faire peser la hausse du financement sur les ménages, mais sans préciser les solutions ». Le collectif rappelle deux propositions : supprimer certaines niches fiscales sur les assurances du fret maritime et aérien pour renforcer la TSCA (taxe spéciale sur les conventions d’assurance), et offrir au SDIS 25 une trajectoire financière pluriannuelle, absente de la convention actuelle. Le groupe assure qu’il continuera à défendre ces mesures.
Le pont de la départementale 104, fermé ces dernières semaines pour travaux, rouvre à la circulation ce vendredi 18 septembre à 16 h. Le Département du Doubs a entièrement repris la partie supérieure de l’ouvrage : trottoirs, garde‑corps, étanchéité et chaussée, pour un montant de 700 000 € TTC. Des finitions (pose d’escaliers d’accès) se poursuivront du 21 au 25 septembre, sous circulation.
Le Conseil départemental du Doubs poursuit le développement des mobilités douces avec le déploiement d’un réseau cyclable basé sur le principe des « Points-Nœuds ». Inspiré d’un système déjà largement utilisé en Belgique et aux Pays-Bas, ce dispositif doit permettre aux cyclistes de composer plus librement leurs itinéraires, en empruntant notamment des routes secondaires et des voies à faible trafic.
Un réseau plutôt que des parcours imposés.
Le principe rompt avec celui des circuits cyclotouristiques traditionnels, généralement organisés autour de boucles ou d’itinéraires prédéfinis. Le territoire est ici découpé en un maillage de carrefours numérotés, reliés les uns aux autres. Sur le terrain, une signalétique spécifique permet de se repérer. Chaque point-nœud correspond à une intersection identifiée par un numéro. Des flèches indiquent ensuite les numéros des prochains carrefours accessibles. Le cycliste peut ainsi préparer son parcours en choisissant simplement une succession de points à rejoindre.
L’objectif est de donner davantage de liberté aux usagers. Selon la distance souhaitée, le niveau de difficulté ou les lieux qu’il souhaite découvrir, chacun peut construire son propre itinéraire et éventuellement le modifier en cours de route.
Installés aux intersections concernées, ils doivent rendre la lecture du réseau suffisamment simple pour permettre aux cyclistes de circuler sans avoir à suivre en permanence un itinéraire sur leur téléphone. Le système présente également l’avantage de pouvoir adapter facilement une sortie. Un cycliste peut raccourcir son parcours en cas de fatigue ou, au contraire, l’allonger en rejoignant d’autres points-nœuds.
Le numérique en complément
Le dispositif physique s’accompagne d’outils numériques. Des QR Codes présents sur les balises permettent notamment d'accéder à la plateforme départementale Doubs Travel. Les utilisateurs peuvent y retrouver leur position et consulter la cartographie du réseau afin de préparer ou d’adapter leur parcours. Des cartes physiques complètent cette offre et permettent de préparer en amont la succession de numéros correspondant à l’itinéraire choisi.
Valoriser les territoires traversés
Au-delà de la pratique du vélo, le réseau constitue également un outil de développement touristique local. En privilégiant des voies secondaires et des routes à faible circulation, le Département entend favoriser une découverte différente du Doubs et de ses territoires ruraux.
Le maillage doit permettre de relier plus facilement villages, paysages, sites touristiques, hébergements et autres points d’intérêt. Les cyclistes ne sont ainsi plus cantonnés à quelques grands axes : ils peuvent construire leur parcours en fonction de leurs envies et multiplier les étapes.
Avec les « Points-Nœuds », le Doubs mise ainsi sur une pratique du vélo plus souple, personnalisable et tournée vers l’itinérance, tout en cherchant à mieux répartir les flux cyclotouristiques sur l'ensemble du territoire.
Le conseiller départemental Raphaël Krucien interpelle l'exécutif du Département du Doubs sur l'évolution du nombre de bénéficiaires du RSA. Dans une question orale transmise à la présidente du Département et qui sera examinée lors de l'assemblée départementale de ce lundi, il demande à Ludovic Fagaut, premier vice-président en charge des solidarités, de préciser les sources des chiffres qu'il avait présentés lors de la séance du 27 avril dernier.
Selon l'élu d'opposition, les données avancées par l'exécutif pour démontrer l'efficacité de sa politique d'insertion seraient en contradiction avec les statistiques officielles publiées par la Drees. Raphaël Krucien affirme notamment qu'en 2025, le nombre de bénéficiaires du RSA a progressé de 4,38 % dans le Doubs contre 0,47 % au niveau national. Il s'interroge également sur les écarts entre les chiffres communiqués par le Département et ceux de la Drees concernant le nombre d'allocataires.
Dans un communiqué, l'élu estime que les données mises en avant par la majorité départementale relèvent davantage de la communication politique que de la réalité statistique et reproche à Ludovic Fagaut d'avoir accusé ses opposants de mentir lors des débats. La majorité départementale devra répondre publiquement à ces interrogations lors de la séance de lundi.
À l’issue de l’assemblée départementale du 27 avril 2026, la majorité du conseil départemental du Doubs, composée de l’Union de la Droite, du Centre et de représentants de la société civile, a publié un communiqué pour défendre son bilan et réaffirmer ses priorités politiques. Dans un contexte marqué par les critiques de l’opposition de gauche ces derniers jours, l’exécutif départemental met en avant une ligne directrice centrée sur « la vitalité des territoires » et le soutien aux communes, aux associations et aux acteurs économiques.
Soutien aux aides à domicile face à la hausse des carburants
La majorité souligne les mesures prises en faveur des aides à domicile, confrontées à l’augmentation du coût des déplacements. Le Département indique avoir mobilisé près de 700.000 euros pour compenser les frais kilométriques des professionnels intervenant auprès des personnes fragiles. Les élus ont également voté une enveloppe supplémentaire de 168.000 euros destinée à l’acquisition de véhicules électriques pour les services d’aide à domicile.
Protection de l’enfance et politique du logement
Le communiqué insiste également sur « la mobilisation totale » du Département concernant la protection des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance. Sur le logement, la majorité affirme vouloir obtenir davantage de marges de manœuvre de la part de l’État afin de renforcer les politiques locales d’habitat. Une référence à la volonté du Département de devenir Autorité Organisatrice de l’Habitat.
32 millions d’euros pour le SDIS
Autre dossier mis en avant : le soutien au Service départemental d’incendie et de secours du Doubs. La convention de partenariat votée lors de cette séance prévoit une contribution départementale de 31 millions d’euros pour 2026. Le Département annonce également un soutien exceptionnel d’un million d’euros destiné au financement de véhicules, d’équipements et d’infrastructures pour les sapeurs-pompiers.
Plus d’un million d’euros pour les associations
La majorité départementale rappelle aussi le vote de plus d’un million d’euros d’aides en faveur de près de 200 associations du Doubs, notamment dans les domaines du sport, de la culture, du social et du handicap. Elle met également en avant son soutien à plusieurs entreprises locales à travers différents projets économiques ou touristiques.
Une réponse aux critiques de l’opposition
Dans son communiqué, la majorité départementale répond indirectement aux attaques formulées récemment par l’opposition de gauche, qui dénonçait notamment la gestion de l’eau, du Fort Griffon ou encore certaines politiques sociales. Les élus de la majorité assurent que leur action est « reconnue » par les élus locaux, les associations et les acteurs économiques. Ils citent également deux récents rapports de la Chambre régionale des comptes saluant, selon eux, la gestion financière du Département. « Les dossiers adoptés lors de cette séance sont une réponse concrète à ceux qui caricaturent l’action départementale », conclut la majorité.
Le groupe d’opposition de gauche « Doubs Solidaire Écologique et Social » (DSES) au conseil départemental du Doubs a vivement critiqué Ludovic Fagaut dans un communiqué diffusé ce vendredi. Les élus pointent notamment le cumul de ses responsabilités politiques, son bilan au Département et certaines prises de position jugées contradictoires.
Un cumul de responsabilités pointé du doigt
Le premier vice-président du Département, chargé du retour à l’emploi, de l’insertion et du logement social, bénéficie toujours du soutien de la présidente du conseil départemental, Christine Bouquin. Une confiance que conteste l’opposition, qui estime que l’élu cumule déjà de nombreuses fonctions publiques.
47 mandats annexes au sein du Département
Selon DSES, Ludovic Fagaut exercerait, au sein du Département du Doubs, 47 mandats annexes, dont 35 en qualité de titulaire et 12 comme suppléant. Le groupe s’interroge également sur sa capacité à concilier ses différentes responsabilités politiques, évoquant notamment ses fonctions de maire de Besançon et de président de Grand Besançon Métropole.
Des critiques sur le bilan et la gestion départementale
L’opposition revient aussi sur plusieurs dossiers déjà dénoncés lors de la campagne municipale bisontine : la salle multimodale de la Saline Royale, le projet Musicampus, les politiques d’insertion ou encore la gestion de certaines subventions associatives.
Le dossier du RSA au cœur des contestations
Les élus contestent également des chiffres avancés récemment par Ludovic Fagaut concernant l’évolution du nombre de bénéficiaires du RSA, estimant que les données évoquées en assemblée départementale ne correspondent pas à celles publiées par les organismes nationaux.
Une campagne municipale qui continue de peser
Dans son communiqué, DSES critique également plusieurs engagements pris lors de la campagne municipale à Besançon, notamment sur les questions de sécurité, de soutien aux associations ou encore sur certains projets patrimoniaux.
Des attaques sur le positionnement politique de Ludovic Fagaut
Le groupe de gauche évoque aussi l’appartenance de l’élu au parti « Nouvelle Énergie » ainsi que certains soutiens reçus durant la campagne municipale. Les élus dénoncent un positionnement politique qu’ils jugent ambigu.
La remise d’une médaille qui suscite aussi la polémique
Enfin, les élus de gauche réagissent à la remise, mercredi 29 avril, de la médaille d’honneur de l’Assemblée nationale à la présidente du Département par le député Mathieu Bloch. Une distinction dont ils disent ne « vouloir en aucun cas être associés ».
À Besançon, les Archives départementales du Doubs ouvrent leurs portes au public ce dimanche 26 avril. Au programme : des visites guidées de l’exposition Le Doubs, en terrain connu ? à 14h30 et 15h30, pour découvrir le territoire sous un angle original. La journée se conclura à 17h avec un spectacle décalé autour des cercles littéraires du XIXe siècle. Entrée libre et sans réservation.
À Besançon, le salon Doubs pour l’emploi, à l’initiative du Conseil Départemental du Doubs, s’impose comme un rendez-vous important pour les personnes en recherche d’activité. Plus d’une centaine d’entreprises y sont attendues le 11 mars prochain, une configuration relativement rare selon Jean-François Locatelli, directeur territorial de Pôle emploi Doubs et Territoire de Belfort, qui voit dans cet événement une occasion concrète de rapprocher recruteurs et candidats. Rendez-vous à Micropolis -Besançon.
L'interview de la rédaction : Jean-François Lacotelli, directeur territorial de Pôle emploi Doubs et Territoire de Belfort..
Plus de 4 000 visiteurs en 2025
Le salon attire chaque année un public important. En 2025, plus de 4 000 visiteurs se sont déplacés pour rencontrer les entreprises et les partenaires de l’emploi. Demandeurs d’emploi, jeunes en recherche d’alternance, personnes en reconversion ou encore salariés souhaitant évoluer professionnellement : le salon s’adresse à un public très large. Les visiteurs peuvent non seulement déposer leur candidature directement auprès des recruteurs, mais aussi s’informer sur les métiers, les formations disponibles ou les dispositifs d’accompagnement vers l’emploi.
Près de 300 recrutements à l’issue du salon
Au-delà de la fréquentation, les résultats en matière de recrutement confirment l’efficacité du dispositif. Lors de l’édition 2025, près de 300 recrutements ont été réalisés à l’issue du salon. Ces embauches se répartissent entre différents types de contrats : 33 % en CDD, 12 % en alternance et 10 % en CDI. Ces chiffres illustrent l’impact concret de l’événement pour les entreprises comme pour les candidats.
Un accompagnement pour les publics éloignés de l’emploi
L’un des enjeux majeurs de l’événement est également de faciliter le retour à l’emploi des personnes les plus éloignées du marché du travail, notamment les allocataires du RSA. Pour cela, un temps spécifique est prévu en début de salon, entre 8h30 et 10h, afin de leur permettre de rencontrer les entreprises et les structures d’accompagnement dans des conditions privilégiées. Cette démarche s’inscrit dans une logique de coopération entre les différents partenaires de l’emploi. L’objectif est de créer un véritable réseau capable d’accompagner les candidats vers l’emploi.
L’apprentissage également mis à l’honneur
L’événement constitue aussi une opportunité pour les jeunes à la recherche d’un contrat d’apprentissage pour la rentrée suivante. Les collégiens et lycéens, notamment disponibles le mercredi après-midi, pourront venir découvrir les métiers et rencontrer des entreprises susceptibles de les accueillir en alternance. En réunissant entreprises, partenaires institutionnels et organismes de formation, le salon ambitionne ainsi de créer un espace de rencontre et d’échanges au service de l’emploi et du développement économique du territoire.
Une centaine d’entreprises réunies : une occasion rare
La présence de plus de 100 entreprises constitue l’un des points forts de l’événement. « C’est assez rare », rappelle Jean-François Locatelli. Si des forums plus locaux existent dans différentes communes du Doubs — comme à Baume-les-Dames, Clerval, Ornans ou Saint-Vit —, ils rassemblent généralement des entreprises de proximité. Besançon, en tant que pôle économique majeur du territoire, attire un nombre plus important d’employeurs, parfois venus d’un bassin plus large. Pour les demandeurs d’emploi, cela représente une opportunité unique de rencontrer en un seul lieu une grande diversité d’entreprises.
Jean-François Locatelli encourage ainsi les habitants de tout le territoire, y compris du Haut-Doubs, à se déplacer : « Plus de cent entreprises réunies, ce n’est pas si fréquent. C’est une vraie chance pour chacun et chacune. »
L'interview de la rédaction : Jean-François Lacotelli, directeur territorial de Pôle emploi Doubs et Territoire de Belfort.