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À 25 ans, Virgil Boffelli,  originaire du Haut-Doubs,  participera aux Championnats du monde Ironman, le 10 octobre à Hawaï. Une opportunité obtenue par tirage au sort, qu’il prépare avec une discipline de fer. Derrière le rêve, une année d’entraînement et de sacrifices, tout en menant, en parallèle,  ses études dans le domaine de la finance.

Il lui reste trois heures de vélo. Une centaine de kilomètres à avaler, juste après l’interview. Virgil Boffelli a pourtant commencé à réduire la charge à l’approche de son rendez-vous hawaïen. Mais dans son quotidien, même une journée allégée garde des allures de longue sortie. Depuis un an, le Doubien de 25 ans organise sa vie personnelle  autour d’une ambition : participer aux Championnats du monde Ironman. Le 10 octobre, cette ambition prendra la forme de 3,8 kilomètres de natation, 180 kilomètres à vélo et d’un marathon de plus de 42 kilomètres. Le tout dans la chaleur et l’humidité d’Hawaï. « C’est un peu le Graal absolu du triathlon longue distance », résume-t-il.

L'interview de la rédaction : Virgil Boffelli 

Un billet chanceux, une préparation au long cours

Virgil ne cherche pas à embellir les circonstances de sa participation. Son billet pour Hawaï, il l’a obtenu par tirage au sort, après l’annulation de l’épreuve qu’il préparait à Nice. Une chance, reconnaît-il volontiers. Mais certainement pas une invitation à improviser. « Je ne vais pas laisser cette chance là me filer sous le nez. » L’objectif mondial était déjà installé dans sa tête. Pour lui donner une consistance, il s’est attaché les services d’un entraîneur de Montpellier, où il a commencé le triathlon. Chaque lundi, le programme apparaît sur son application. Endurance, vitesse, enchaînements : les séances structurent la semaine. « Moi, j’ai juste à appliquer, on va dire comme un petit robot. » La formule fait sourire. Elle raconte surtout la place prise par cette préparation.

Le réveil à 6 heures, les longueurs et la solitude

Pendant un an, les journées se sont remplies de séances matinales, de passages à la piscine et de sorties à pied entre midi et deux. L’entraînement revient sept jours sur sept, avec de très rares coupures. « Ça doit se compter sur les doigts d’une main, les jours de repos que j’ai pris depuis un an ».  Le jeune homme  raconte la longueur du chemin, les séances effectuées seul, la fatigue d’une répétition quotidienne. Les kilomètres s’accumulent, mais l’effort tient aussi dans cette capacité à recommencer. À sortir quand l’envie manque. À respecter un programme dont l’échéance paraît longtemps lointaine. Aujourd’hui, Hawaï se rapproche. « Là, on voit le bout et je suis très content d’arriver au bout. » Dans les mots, la fierté précède déjà la ligne d’arrivée.

L'interview de la rédaction : Virgil Boffelli 

Les copains attendront

À 25 ans, cette discipline a un prix. Les amitiés nouées en école de commerce se sont construites dans une vie sociale que la préparation a bousculée. Les sorties se raréfient. Les soirées se décident en fonction du lendemain. Difficile de prolonger la nuit lorsque quatre heures de vélo et une heure et demie de course à pied figurent au programme. Ses amis le soutiennent, mais l’absence a parfois été difficile à gérer. Il décrit ce renoncement comme l’un des aspects les plus difficiles de son projet. Il en mesure également les bénéfices : une meilleure hygiène de vie, davantage de concentration et une discipline qui déborde du terrain sportif. Sa préparation s’est même invitée dans ses entretiens d’embauche. Le 19 octobre, neuf jours après la course, il commencera à travailler dans la finance à Paris.

L'interview de la rédaction : Virgil Boffelli 

Après Hawaï, gagner sa place

Pour ce rendez-vous mondial, Virgil n’avance pas de promesse chronométrique. Il espère d’abord que tout se passera bien, jusqu’au bout du marathon. La suite reste ouverte. Il évoque le marathon de Paris, auquel il est inscrit, avec l’ambition de descendre sous les 2 h 30. Le trail l’attire aussi. Mais une autre idée insiste : retourner aux Championnats du monde en 2027, cette fois en décrochant sa qualification en course. Le tirage au sort lui a ouvert la porte d’Hawaï. Il aimerait désormais se donner les moyens d’y revenir.

L'interview de la rédaction : Virgil Boffelli 

Virgile Boffelli recherche encore des sponsors et des partenaires. Celui qui vient de signer avec une grande marque de produits alimentaires dans le sport peut être contacté via les réseaux sociaux, notamment sur Instagram.

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