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Toujours en fuite, le dernier évadé de la prison de Dijon, âgé de 19 ans, reste introuvable depuis quatre jours. Samedi, il aurait été aperçu dans plusieurs quartiers de Besançon, où il se serait réarmé et trouvé refuge. Les recherches se poursuivent, l’homme étant considéré comme « potentiellement dangereux ». Un complice présumé de Yannick T. a été interpellé dimanche matin à Besançon lors d’une opération du Raid et de la BRI. Pour rappel, deux autres suspects, un homme de 32 ans et une femme de 25 ans identifiée comme complice, avaient déjà été arrêtés vendredi en Saône-et-Loire. Le trentenaire a été mis en examen pour « évasion en bande organisée Â». Il a de nouveau été placé en détention.

Le 27 novembre, vers 18h30, rue Francis Clerc, à Besançon, une patrouille de police a procédé  au contrôle d’un véhicule. Lors de l’opération, un passager a jeté  par la fenêtre un sachet de cocaïne, un autre a été trouvé porteur d’héroïne, tandis que le conducteur roulait sans permis. Un couteau Opinel était également découvert dans l’habitacle.

Les trois hommes, âgés de 48, 40 et 31 ans, ont été interpellés et placés en garde à vue. Remis en liberté, ils seront prochainement  jugés : le conducteur par comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité le 4 juin , les deux passagers par ordonnance pénale le 25 février.

Le 27 novembre, vers midi, un différend de voisinage a dégénéré au 92A rue de Vesoul. Une résidente de 37 ans, après des travaux dans son logement, s’est retrouvée face à son voisin du dessous. Ce dernier lui aurait porté des coups de pied et de poing, avant de revenir armé d’une poêle et d’une barre de fer. Les cris ont alerté les habitants, qui se sont interposés jusqu’à l’arrivée de la police. L’homme de 43 ans a été placé en garde à vue, puis remis en liberté le lendemain. Le dossier a été classé sans suite. Une médiation est désormais engagée par le bailleur LOGE GBM.

Un homme de 27 ans a été interpellé aux Galeries Lafayette à Besançon après un vol à l’étalage portant sur une doudoune, quatre parfums et un pull, pour un préjudice total de plus de 1.000 euros. Placé en garde à vue, il a reconnu les faits. Les produits ont été restitués au magasin et remis en vente. La garde à vue a pris fin le 27 novembre, avec une convocation en justice fixée au 4 juin 2026.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, deux détenus se sont échappés de la prison de Dijon, une disparition constatée seulement le lendemain matin. Les fugitifs ont scié les barreaux de leurs cellules, brisé une protection en verre, puis utilisé des draps pour franchir un mur avant de profiter de l’ouverture de la porte principale. L’un d’eux, âgé de 32 ans, originaire de Besançon, était en attente de jugement pour violences et menaces envers sa conjointe.

Celui de 19 ans âgé, mis en examen pour « tentative d’assassinat et association de malfaiteurs Â», est « potentiellement dangereux Â», selon le procureur de la République de Montbéliard. Des dizaines d’enquêteurs sont mobilisés pour retrouver les évadés. Au total, 70 évasions ont été recensées cette année en France.

Mardi, lors de la foire de la Sainte-Catherine, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a été enfariné par un lycéen de 17 ans. Le jeune homme a été immédiatement interpellé. Après 24 heures de garde à vue, il a été remis en liberté. Il devra effectuer un stage de citoyenneté.

Entre janvier et août 2025, la police de Besançon a élucidé huit faits d’extorsion commis via un site de rencontres homosexuel. Les victimes, ciblées en raison de leur orientation sexuelle, étaient attirées dans des guet-apens, agressées sous la menace d’armes blanches, parfois séquestrées et dépouillées.

L’enquête a permis d’identifier deux équipes distinctes, l’une responsable de six agressions filmées et l’autre de deux séquestrations à domicile. Les cinq mis en cause, interpellés en flagrance, ont été présentés au juge d’instruction pour extorsion, violences aggravées et infractions commises en raison de l’orientation sexuelle des victimes.

La visite de Jordan Bardella à la foire de la Sainte‑Catherine, à Vesoul (70), a été brièvement perturbée lorsqu’un adolescent lui a jeté de la farine en plein bain de foule. Les forces de l’ordre l’ont aussitôt interpellé. Selon l’AFP, le jeune a été placé en garde à vue pour « outrage à personne chargée d’une mission de service public », statut dont bénéficie Jordan Bardella en tant que député européen. D’après L’Est Républicain, la scène aurait été filmée par un ami du lycéen, élément qui pourrait nourrir l’enquête. Malgré l’incident, le président du Rassemblement national a poursuivi sa visite.

Besançon, une opération anticriminalité a permis de démanteler un trafic de stupéfiants. Le 21 novembre, un individu a été interpellé rue de l’Épitaphe avec plusieurs sachets de drogue et près de 2 800 euros. Les fouilles ont révélé de la cocaïne, de l’héroïne, du cannabis et de la kétamine conditionnés pour la revente. L’enquête a conduit à d’autres interpellations les jours suivants, avec de nouvelles saisies de résine de cannabis et d’argent liquide. Plusieurs personnes ont été placées en garde à vue et devront répondre de ces faits devant la justice.

Ce 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes,  le département du Doubs a officialisé, ce mardi, la signature de son troisième plan de lutte contre les violences faites aux femmes, en présence des représentants de l’État, des acteurs judiciaires et des associations de terrain. Ce nouvel engagement vise à renforcer la coordination entre institutions et milieu associatif, afin d’améliorer la prise en charge des victimes et le suivi des auteurs. Rencontre avec Mélanie Geoffroy, déléguée départementale du droit des femmes et à l’égalité

Un partenariat élargi

L’idée centrale de ce plan est de développer le partenariat entre les signataires institutionnels (préfecture, justice, forces de l’ordre) et les associations spécialisées, mais aussi d’intégrer toutes les structures locales engagées dans ce combat, comme c’est le cas pour cette nouvelle mouture avec l’Inspection Académique du Doubs, les associations des Maires ruraux du Doubs et des Maires de France, la Ville de Montbéliard  et la Caisse d’Allocations Familiales. « On essaie de maintenir une approche globale, en ajoutant des outils et en déclinant les textes au niveau départemental », a résumé Mme Geoffroy.  Au total, ce sont 15 partenaires qui ont encore répondu présent pour les deux prochaines années ( 2026 – 2028). Par lesquels, les  villes de Besançon, Morteau et Pontarlier, le Conseil Départemental du Doubs, la préfecture du Doubs, la gendarmerie, le ministère de la justice, … .

L'interview de la rédaction : Mélanie Geoffroy, déléguée départementale du droit des femmes et à l’égalité

Un plan départemental structuré autour de trois axes majeurs

Il a été rappelé que la lutte contre les violences conjugales repose sur une stratégie départementale articulée autour de trois axes essentiels : la prévention, l’accompagnement des victimes et la sanction des auteurs. Malgré des avancées significatives, la prise en charge reste difficile, en particulier face à des auteurs déterminés. Le premier axe du plan départemental, consacré à la prévention, est considéré comme indispensable pour agir en amont. Les actions menées ciblent en particulier les jeunes, afin de sensibiliser aux violences, de déconstruire les stéréotypes de genre et de promouvoir des relations respectueuses. Le deuxième axe repose sur trois piliers : l’écoute, l’accompagnement et l’hébergement en urgence ou de plus longue durée. Le troisième axe repose sur la réponse pénale.

JUSTICE FEMME 33

 L'interview de la rédaction : Mélanie Geoffroy, déléguée départementale du droit des femmes et à l’égalité

 

L'interview de la rédaction : Mélanie Geoffroy, déléguée départementale du droit des femmes et à l’égalité

Un engagement collectif réaffirmé

Ce troisième plan départemental marque une étape supplémentaire dans la lutte contre les violences faites aux femmes dans le Doubs. Il mise sur la coopération renforcée, la judiciarisation plus efficace et l’accompagnement des victimes comme des auteurs. Les acteurs locaux reconnaissent des avancées, mais soulignent que le chemin reste long pour éradiquer ces violences. L’actualité récente vient nous le rappeler. Jeudi dernier, pas moins de quatre féminicides se sont produits en France, dont un à Besançon. Lors de cette cérémonie a d’ailleurs été rendu à Laure, lâchement tuée dans le quartier des Prés de Vaux par son ancien compagnon.