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À Pontarlier, Bénédicte Hérard, arrivée en deuxième position dimanche soir au premier tour des élections municipales avec 27,6 % des voix, annonce qu’elle sera bien présente au second tour. La candidate remercie les électeurs qui lui ont accordé leur confiance et estime qu’une dynamique existe autour de son projet.

Elle précise qu’il n’y aura aucune alliance d’ici dimanche. Bénédicte Hérard affirme vouloir poursuivre la campagne avec son équipe, son programme et ses valeurs, et appelle les électeurs à rester mobilisés pour le second tour.

À Besançon, l’union conclue entre la maire écologiste sortante Anne Vignot et La France insoumise pour le second tour des municipales suscite de vives réactions. Dans un communiqué, le député centriste Laurent Croizier dénonce « un pacte du déshonneur » et accuse la maire sortante d’avoir choisi une alliance avec l’extrême gauche. Ses opposants estiment que cet accord pourrait faire peser La France insoumise sur les décisions municipales et appellent les électeurs bisontins à se mobiliser dimanche prochain.

À Besançon, le second tour des élections municipales s’annonce particulièrement disputé. Arrivée en deuxième position au premier tour avec 33,3 % des suffrages, la maire écologiste sortante Anne Vignot a décidé de s’unir avec la candidate de La France insoumise Séverine Véziès, qui a obtenu 10,9 % des voix. L’objectif de cette alliance est clair : faire barrage à la droite représentée par Ludovic Fagaut et au centriste Laurent Croizier.

Une « union démocratique » pour maintenir la ville à gauche

Pour Anne Vignot, cet accord avec La France insoumise s’inscrit avant tout dans une logique de rassemblement. « C’est un soutien de la France insoumise à l’union que nous avons portée au premier tour », explique la maire sortante. Selon elle, cette décision répond aux attentes des électeurs qui ont soutenu les deux listes et souhaitent voir Besançon rester à gauche. L’élue écologiste défend un modèle qu’elle juge indissociable de l’identité de la ville : « Le modèle social, économique et la générosité de cette ville ne peuvent pas être dégradés par une vision qui, selon nous, appartient au siècle dernier », affirme-t-elle.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Une alliance basée sur des valeurs communes

Face aux critiques évoquant un simple arrangement politique, Anne Vignot insiste sur la dimension programmatique et idéologique de l’accord. « Nous ne sommes pas dans un bidouillage politique », assure-t-elle, estimant au contraire que cette union repose sur des valeurs communes. Parmi celles-ci figurent notamment les principes d’égalité, de liberté, de fraternité et de solidarité. « Les valeurs sont le premier élément sur lequel on se rencontre et sur lequel on construit », souligne la maire sortante.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Les Insoumis conservent leur autonomie

L’accord conclu prévoit toutefois une organisation particulière. Les élus de La France insoumise soutiendront la majorité municipale, tout en conservant leur autonomie politique et leur liberté de vote au conseil municipal. Ils ne participeront pas directement à l’exécutif de la ville, mais continueront à défendre le programme présenté aux électeurs lors du premier tour.

Une fusion de listes complexe

La constitution de la liste commune a nécessité de longues discussions dans la nuit suivant le premier tour. Anne Vignot évoque un travail minutieux, à la fois politique et technique. À Besançon, une liste municipale compte 57 candidats. Dans l’hypothèse d’une victoire, environ quarante élus composeront la majorité municipale. Il a donc fallu répartir les positions dites « éligibles » entre les différentes composantes de la coalition. Six groupes politiques participent ainsi à cette union : les écologistes, le Parti socialiste, La France insoumise, le Parti communiste, Génération.s et À gauche citoyens. « Chacun a un poids différent dans la liste et il faut aussi respecter la parité entre les femmes et les hommes », explique Anne Vignot. Concrètement, onze élus insoumis figurent sur la liste de la maire sortante, huit se trouvant en position éligible.  

 L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

 

 

Une mobilisation décisive pour le second tour

Désormais réunies, les forces de gauche espèrent mobiliser leurs électeurs pour le second tour. Dans un contexte politique tendu, la maire sortante appelle les Bisontins à se prononcer pour l’avenir de leur ville. Le scrutin de dimanche prochain s’annonce décisif pour l’équilibre politique de Besançon et opposera deux visions très différentes de l’avenir de la capitale comtoise.

Au lendemain du premier tour des élections municipales à Besançon, la maire écologiste sortante Anne Vignot et la candidate de La France insoumise Séverine Véziès ont décidé de faire cause commune pour le second tour. Objectif affiché : faire barrage à la droite menée par Ludovic Fagaut et au centriste Laurent Croizier.

Une alliance à gauche face à la droite

Arrivée en deuxième position au premier tour, Anne Vignot a choisi de rassembler les forces de gauche pour le second tour. Séverine Véziès, qui avait obtenu un score lui permettant de se maintenir, a finalement fait le choix de rejoindre la maire sortante. Pour la candidate insoumise, cette décision répond avant tout à un enjeu politique. « L’enjeu, c’était de faire preuve de responsabilité pour battre la droite dure qui se présente face à nous à Besançon », explique-t-elle.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Les Insoumis conservent leur autonomie

L’accord conclu entre les deux camps n’est toutefois pas un accord programmatique complet. Les élus insoumis entendent conserver leur liberté de positionnement au sein du futur conseil municipal. « Les Insoumis vont garder leur autonomie et leur liberté de vote. Nous continuerons à défendre le programme que nous avons présenté aux Bisontins et aux Bisontines lors du premier tour », précise Séverine Véziès. Concrètement, les élus insoumis soutiendront les mesures qu’ils jugeront positives tout en cherchant à faire évoluer celles qui leur sembleraient insuffisantes.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Pas de participation à l’exécutif municipal

Dans ce cadre, La France insoumise ne participera pas à l’exécutif municipal si la coalition de gauche l’emporte dimanche prochain. « Il y aura des élus insoumis au conseil municipal, mais nous n’entrerons pas dans l’exécutif de la ville », indique Séverine Véziès. Selon elle, cet accord vise avant tout à permettre la représentation de leurs électeurs tout en respectant les identités politiques de chacun.

Une mobilisation attendue pour le second tour

Pour la candidate insoumise, le scrutin à venir est déterminant pour l’avenir de la ville. Elle estime que la victoire de la droite serait « inquiétante » pour Besançon et appelle à une forte mobilisation des électeurs. « Maintenant, on se met au travail. J’appelle tous les Bisontins et toutes les Bisontines à se mobiliser, parce qu’il s’agit de leur avenir et de celui de la ville », lance-t-elle. Dans un scrutin particulièrement serré, le second tour s’annonce décisif pour déterminer la future majorité municipale à Besançon.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Arrivé en tête du premier tour des élections municipales à Pontarlier avec 35,6 % des voix, le candidat centriste Patrick Comte aborde le second tour avec confiance. Devant ses concurrents Bénédicte Hérard (27,6 %), Bertrand Guinchard (24 %) et Cédric Laithier (12,6 %), il entend poursuivre la campagne sans alliance, malgré les sollicitations reçues depuis dimanche soir.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

« Continuer jusqu’au bout avec notre équipe »

Au lendemain du scrutin, Patrick Comte s’est dit « très content du résultat » et a tenu à remercier les électeurs. « Je remercie tous les Pontissaliens et les Pontissaliennes qui nous ont fait confiance du fond du cœur. Je suis content que le message que nous portons et l’ambition que nous avons pour Pontarlier aient été compris », a-t-il déclaré. Contacté par d’autres candidats pour envisager un rapprochement en vue du second tour, il affirme cependant vouloir maintenir sa liste telle quelle. « J’ai été contacté, mais je suis quelqu’un de très fidèle. Nous avons une équipe, des valeurs et une ambition pour la ville. Nous continuerons seuls jusqu’au bout pour les porter », explique-t-il.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

Une position ferme sur les alliances

Le candidat centriste reconnaît que cette stratégie comporte un risque, mais il assume pleinement ce choix. « Peut-être que cela ne marchera pas, mais nous avons des valeurs et une équipe solide et soudée. Je ne vois pas vraiment comment je pourrais fusionner avec des personnes qui n’ont pas du tout les mêmes valeurs », affirme-t-il. Patrick Comte assure par ailleurs que cette décision est définitive. « Ce que je dis, je le fais », tranche-t-il.

Une avance plus large qu’attendu

Si sa liste arrive en tête, l’écart enregistré dimanche soir a surpris le candidat lui-même. « Nous ne nous attendions pas du tout à un tel écart », reconnaît-il. Pour lui, ce résultat confirme toutefois l’adhésion des électeurs à son projet pour la ville. Son ambition : renforcer l’attractivité de Pontarlier. « Nous voulons faire rayonner Pontarlier au-delà de son rôle de ville-centre. Il manque de culture, de relations transfrontalières, de tourisme. L’objectif est de ramener du monde en ville, des clients pour les commerçants, de la vie et des salles de spectacle pleines », détaille-t-il.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

Un positionnement centriste revendiqué

Interrogé sur l’origine de son électorat, le candidat Bertrand Guinchard estimant qu’une partie des électeurs de gauche aurait pu se reporter sur sa liste, Patrick Comte revendique un positionnement transpartisan. « Je suis quelqu’un du centre par conviction. Pour moi, une bonne idée reste une bonne idée, qu’elle vienne de gauche ou de droite. L’important, c’est de partager la même vision pour que Pontarlier redevienne une belle ville », explique-t-il.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

Une campagne qui se poursuit

D’ici au second tour, le candidat entend poursuivre activement sa campagne. Une nouvelle profession de foi est en préparation et une réunion publique est prévue vendredi soir, à 20h,  au théâtre Bernard-Blier. Objectif : convaincre davantage d’électeurs dans un scrutin qui pourrait se jouer dans le cadre d’une quadrangulaire dimanche prochain.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

À l’issue du premier tour des élections municipales, ce dimanche, la candidate Bénédicte Hérard se hisse en deuxième position avec 27,6 % des suffrages. Elle est devancée par Patrick Comte, arrivé en tête avec 35,6 %, tandis que la liste de Bertrand Guinchard crée la surprise en prenant la troisième place avec 24 % des voix. L’Insoumis Cédric Laithier recueille pour sa part 12,6 %. Dans ce contexte, une quadrangulaire reste possible au second tour dimanche prochain.

« Nous avons de vraies chances »

À froid, Bénédicte Hérard s’est dite satisfaite du résultat obtenu. « La meilleure place, c’est évidemment la première, mais je suis très satisfaite d’être sortie en deuxième position », a-t-elle réagi. Selon elle, ce score montre que sa liste a su convaincre une partie importante de l’électorat. « Nous avons de vraies chances et nous avons convaincu près de 27 % des votants, même si l’abstention fait l’arbitre du match », a-t-elle ajouté.

L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard 

Un résultat accueilli avec « sérénité démocratique »

La candidate a également tenu à remercier les électeurs qui lui ont accordé leur confiance.
« Je veux remercier tous les électeurs et électrices qui ont voté pour nous et qui ont témoigné de leur intérêt pour nos idées, mais aussi pour la place d’une femme à la tête de la municipalité », a-t-elle déclaré. Pour elle, le verdict des urnes s’inscrit dans une logique démocratique après le mandat municipal de Patrick Genre. « C’est la respiration démocratique, l’expression des urnes. La lutte est forcément  acharnée dans ces conditions », a-t-elle estimé.

Une abstention jugée trop forte

Bénédicte Hérard a toutefois regretté le niveau d’abstention observé lors de ce premier tour.
« Je trouve que l’abstention est trop importante. L’élection du maire est essentielle : c’est le premier élu de proximité, celui qui accompagne les habitants et fait fonctionner la commune », a-t-elle rappelé. Selon elle, une participation plus forte permettrait de renforcer la légitimité du futur maire, appelé à être « le maire de tous les Pontissaliens ».

L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard 

 

Une conférence de presse ce soir

Alors que le second tour se profile, la candidate indique être en pleine réflexion sur la suite de la campagne. « Nous allons statuer très rapidement sur les mesures à prendre pour poursuivre la campagne cette semaine », a-t-elle précisé. Bénédicte Hérard doit tenir une conférence de presse ce lundi soir afin de détailler ses intentions, sa stratégie pour le second tour et les actions qu’elle compte mener dans les jours à venir. Dans un scrutin encore très ouvert, les discussions et les décisions des prochaines heures pourraient peser sur l’issue du vote de dimanche prochain.

À Bellefontaine, rien n’est encore joué après le premier tour des élections municipales. La maire sortante, Martine Guyon, arrive en tête avec un peu plus de 45 % des voix. Elle devance la liste de Martine Riallan, qui obtient un peu plus de 37 %, tandis que Jean-Philippe Charpentier recueille un peu plus de 17 % des suffrages. Dans cette commune de moins de 500 habitants, la participation a dépassé les 70 %. Les électeurs devront donc retourner aux urnes dimanche prochain pour départager les listes.

Le suspense a duré jusqu’au bout à Clairvaux-les-Lacs lors des élections municipales. La liste « Un nouvel élan pour Clairvaux », menée par Philippe Berthet, s’impose finalement avec 51,11 % des suffrages, soit seulement quinze voix d’avance sur celle de la maire sortante Hélène Morel-Bailly (48,89 %). La participation a dépassé les 71 %. Battue de peu, l’édile sortante a annoncé envisager un recours auprès de la préfecture, explique le journal « Le Progrès ».

On notera également, les élections de Michel Rochet à Mouchard, qui ravit le poste à Sandra Hählen, la maire sortante. Avec 64,6% des suffrages, Dominique Bonnet conserve la mairie de Poligny. Valérie Depierre sera toujours la maire d’Arbois pour les six prochaines années (53,1%).

Seul candidat en lice, le maire sortant des Rousses, Christophe Mathez, a été reconduit à la tête de la commune avec 651 voix. Le scrutin a toutefois été marqué par une forte abstention, avec seulement 31,35 % de participation parmi les 2 695 inscrits. Les 194 bulletins blancs et nuls illustrent également le manque de choix proposé aux électeurs.

Le maire sortant de Hauts-de-Bienne, Laurent Petit, a été réélu dès le premier tour des élections municipales. À la tête de la commune depuis 2014, il entame ainsi un troisième mandat consécutif. Sa liste « Hauts-de-Bienne autrement » a recueilli 62 % des suffrages face à celle d’Arsène Lequesne (38 %). Aucun second tour ne sera nécessaire.

A Pugey, la lutte, qui opposait Franck Laidié, le maire sortant, à son premier adjoint Sébastien Morel, a été remporté par le premier, avec 56,6% des suffrages.