Dans moins de quinze jours, Pontarlier et tout l’hexagone national sont appelés aux urnes pour élire leur maire et leurs conseillers. A quelques jours de ce scrutin, Plein Air a choisi d’interroger les candidats pontissaliens sur des faits et des questionnements qui animent le débat public local. Précisons qu'à la demande certains candidats en lice, les angles et questions ont été soumis aux interviewés quelques jours avant l’enregistrement de l’interview. La règle est ainsi la même pour tous. Rappelons que Bénédicte Hérard, Bertrand Guinchard, Patrick Comte et Cédric Laithier sont respectivement les chefs de file des listes qu'ils présentent. À l’approche des élections municipales, Bertrand Guinchard défend un programme qu’il affirme « prêt à être mis en œuvre dès le premier jour ». Rencontre.
Vous avez présenté de nombreuses propositions pour Pontarlier. Êtes-vous certain de pouvoir les réaliser en un seul mandat ?
Bien sûr. Certains engagements relèvent du fonctionnement courant et peuvent être lancés rapidement. Quant aux grands projets, ils seront engagés dès le début du mandat. Je pense notamment à la requalification de la place d’Arçon et au projet autour de la Maison Chevalier. Les études financières et techniques seront lancées immédiatement, avec un appel à projets à la clé. Cela prendra du temps, mais six ans – peut-être sept si le mandat est prolongé – permettent de mener à bien des projets structurants.
Votre équipe travaille-t-elle sur cette feuille de route depuis longtemps ?
Oui. L’équipe que j’ai présentée en septembre est restée inchangée et elle est aujourd’hui déposée en préfecture. Nous avons élaboré ce programme collectivement. Les colistiers, par leurs métiers et leurs parcours, sont représentatifs de la population. Ils ont contribué à identifier les attentes des Pontissaliens et à construire un projet ambitieux pour une ville dynamique.
L’économie semble être au cœur de votre discours. Pourquoi cette priorité ?
Parce que c’est fondamental. Le dynamisme économique permet de traverser les crises, de financer les projets et d’assurer le développement du territoire. Il existe de vraies différences entre ceux qui placent l’économie au centre de leur réflexion et ceux qui l’oublient. Comprendre les chefs d’entreprise, connaître leurs besoins et leur parler d’égal à égal est indispensable. Confier cette responsabilité à un élu issu du monde économique est un signal fort adressé aux entrepreneurs et aux commerçants. Cela montre que l’attractivité et la préservation du tissu économique local seront une priorité.
Vous souhaitez également présider la Communauté de communes du Grand Pontarlier. Pourquoi est-ce si important ?
Parce que les compétences intercommunales sont centrales dans le quotidien des habitants : gestion des déchets, eau, assainissement, mobilités douces, développement touristique. Se priver de cette présidence, pour le maire de Pontarlier, ce serait se couper d’enjeux majeurs, notamment économiques. Pour moi, un maire n’est pas là pour couper des rubans, mais pour travailler en profondeur et prendre des décisions structurantes. La cohérence entre la Ville et l’intercommunalité est essentielle pour mener une politique efficace.
En résumé ?
Être maire, c’est agir et décider. Mon ambition est claire : placer l’économie et la cohérence territoriale au cœur du prochain mandat.
Dans moins de quinze jours, Pontarlier et tout l’hexagone national sont appelés aux urnes pour élire leur maire et leurs conseillers. A quelques jours de ce scrutin, Plein Air a choisi d’interroger les candidats pontissaliens sur des faits et des questionnements qui animent le débat public local. La première à s’être prêtée à cette forme d’interview est Bénédicte Hérard, qui termine un deuxième mandat au sein de la capitale du Haut-Doubs. L’élue officie également dans l’opposition au Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté. Précisons qu'à la demande certains candidats en lice, les angles et questions ont été soumis aux interviewés quelques jours avant l’enregistrement de l’interview. La règle est ainsi la même pour tous. Rappelons que Bénédicte Hérard, Bertrand Guinchard, Patrick Comte et Cédric Laithier sont respectivement les chefs de file des listes qu'ils présentent.
Bonjour Madame Hérard. Comment s’est déroulé votre mandat au Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté et surtout, qu’a-t-il apporté concrètement au territoire. Rappelons que vous êtes, depuis 2021 dans l’opposition au sein de cette collectivité locale ?
Mon mandat est toujours en cours, puisque j’ai été élue en 2021, et jusqu’en 2028. Il est important de rappeler que l’action continue. Parmi les dossiers marquants, j’ai beaucoup travaillé sur la signature du Contrat de Plan État-Région pour garantir des financements essentiels à notre territoire. Je me suis également mobilisée pour soutenir nos agriculteurs en difficulté, notamment sur le versement des fonds européens. Certains exploitants, y compris très localement, rencontraient de vraies difficultés ; il était indispensable qu’ils obtiennent les aides auxquelles ils avaient droit.
Nous avons aussi obtenu une subvention régionale inédite pour le Super Comice prévu en 2026. D’autres projets ont été accompagnés : le financement d’une aire de jeux à Sainte-Colombe, la rénovation du centre-bourg à Dommartin avec l’intégration d’une maison de santé, ou encore la réhabilitation du bâti pour le quartier des Longs Traits. Je pense également à la venue du vice-président en charge de la politique de la ville, qui a permis de débloquer 100.000 euros pour la réfection et l’ombrage du parc Berlioz. Plus globalement, je siège dans des commissions où je défends activement les dossiers du Haut-Doubs : logement touristique, économie sociale et solidaire, agriculture, forêt. Ce sont des sujets qui me tiennent particulièrement à cœur.
Vous avez choisi de ne pas présider la communauté de communes du Grand Pontarlier. Comment avez-vous désigné vos adjoints et proposer un candidat à la présidence de l’instance intercommunale ?
C’est un choix assumé. J’ai souhaité une organisation nouvelle avec une répartition claire des responsabilités. Mon premier adjoint sera Xavier Garcia, un élu compétent et pleinement disponible. Son profil correspond à l’orientation que nous voulons donner au mandat, notamment sur la réhabilitation du patrimoine bâti et la gestion des ressources. Concernant la communauté de communes, je proposerais la candidature de Didier Chauvin. Il y a siégé durant six ans, piloté le PLUIH et maîtrise parfaitement les dossiers structurants. Il sera entièrement dédié à cette mission, tandis que je resterai concentrée sur la ville. Nous travaillerons en complémentarité.
Votre liste est-elle toujours sans étiquettes ou assume-t-elle une orientation politique particulière ?
Elle reste sans étiquettes. Sur 35 candidats, seules deux personnes sont encartées aux Républicains. La liste rassemble des sensibilités diverses, du centre à une droite gaulliste. Je suis d’ailleurs la seule candidate à avoir présenté une liste complète de 35 noms. Je demeure fidèle à ma ligne : un rassemblement local avant tout, au service du territoire.
Votre liste a-t-elle évolué ces dernières semaines ?
Une liste vit. Elle est composée d’hommes et de femmes qui peuvent rencontrer des contraintes personnelles ou professionnelles. Tant qu’elle n’est pas déposée et validée par la préfecture, elle peut évoluer. Nous avons eu un seul désistement. L’essentiel est de constituer une équipe pleinement engagée et disponible pour gérer efficacement la commune.
Samedi, à Pontarlier, Bénédicte Hérard, candidate aux élections municipales de mars prochain, a présenté sa méthode de campagne dans un contexte politique tendu. Interrogée sur son engagement au sein de la Région, la composition de son équipe, nous y reviendrons, et ses choix politiques, la conseillère régionale a présenté ses premières intentions. Elle a annoncé la désignation de Xavier Garcia comme premier adjoint et confirmé que Didier Chauvin sera le président de la Communauté de Communes, si elle est élue, affirmant son choix de ne pas cumuler les fonctions en cas de victoire.
À quelques semaines de la campagne des municipales 2026, un nouveau collectif citoyen voit le jour au sein de la Communauté de communes du Grand Pontarlier (CCGP). Baptisé « Le Pont Commun », il rassemble des citoyen·nes, des associations et des acteurs économiques locaux avec un objectif : éclairer les positions des listes candidates sur les grands enjeux qui structurent les modes de vie du territoire.
Une démarche d’information et de dialogue
Le collectif entend poser un cadre simple : s’appuyer sur des documents publics – comme le PLUiH 2024 ou des publications de presse – pour dresser un état des lieux, puis adresser aux candidats des questions précises et concrètes.
Trois axes guident la démarche :
Dix thèmes au cœur du questionnaire
Le questionnaire, transmis aux listes identifiées, s’articule autour de dix thématiques du quotidien : climat et énergie, eau et sécheresses, mobilités, logement et urbanisme, biodiversité, alimentation et agriculture, déchets et économie circulaire, inégalités sociales et santé, numérique et sobriété, ainsi que gouvernance et participation citoyenne.
Le territoire concerné englobe Pontarlier et les communes membres de la CCGP : Doubs, Houtaud, Chaffois, Dommartin, Granges-Narboz, La Cluse-et-Mijoux, Sainte-Colombe, Verrières-de-Joux et Vuillecin. Le collectif précise qu’il ira à la rencontre des communes où les listes ne sont pas encore connues ou joignables.
Publication sans « palmarès »
Les réponses seront publiées dans leur intégralité, question par question, afin de permettre aux habitants de comparer les propositions. Une synthèse transversale mettra en lumière convergences et différences, sans établir de classement. « L’objectif est de comprendre les positions, pas de noter les listes », soulignent les initiateurs.
Le calendrier est fixé : envoi des questionnaires à partir du 13 février, réponses attendues jusqu’au 1er mars à minuit, puis publication des résultats la semaine du 8 mars sur les réseaux sociaux.
Un collectif ouvert
Derrière « Le Pont Commun », déjà soutenu par plusieurs structures locales – dont Durable et Doubs, La Marmite Solidaire, l’AMAP, Haut-Doubs Citoyen, Écologique et Solidaire, Chouette éthique, LG Performance ou encore Selle vous plaît – l’ambition est de « faire le pont » entre élus, habitants, associations et entreprises.
Le collectif, pour l’instant structuré autour d’une liste de diffusion, se veut ouvert à toutes les bonnes volontés. Les personnes intéressées peuvent écrire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour rejoindre la démarche et contribuer aux échanges.
À l’approche du dépôt officiel des listes dans les 563 communes du Doubs, les services de l’État s’emploient à expliquer un mécanisme électoral profondément remanié. Un système qui, selon le préfet du Doubs, Rémi Bastille, repose sur un équilibre délicat entre contrôle administratif national et autonomie politique locale, et dont la réussite dépendra autant de la mobilisation des candidats que de la compréhension des électeurs.
Un dispositif à deux vitesses : nuance nationale et liberté locale
Le préfet rappelle que la préfecture attribue à chaque liste une nuance politique nationale, une classification administrative destinée à permettre une lecture homogène des résultats à l’échelle du pays. Cette nuance n’empêche toutefois pas les candidats de revendiquer publiquement l’étiquette de leur choix dans leur communication locale. « Ce double niveau peut surprendre, mais il répond à deux logiques différentes : l’analyse nationale d’un côté, la liberté d’expression politique de l’autre », explique le préfet. Cette coexistence peut néanmoins créer une forme de décalage entre l’identité affichée par les candidats et la catégorie dans laquelle ils seront comptabilisés le soir du scrutin.
L'interview de la rédaction : Rémi bastille, préfet du Doubs
Une incertitude persistante sur le nombre de listes
À ce stade, les services de l’État estiment qu’environ 800 listes pourraient être déposées dans le département. Une projection qui dépasse largement le nombre de communes, signe d’une compétition accrue dans certaines zones urbaines ou périurbaines. Mais le préfet tempère : « Ce chiffre reste une estimation. Dans de nombreuses petites communes, il n’y aura qu’une seule liste. Le décompte final ne sera connu qu’à la clôture officielle des dépôts ».
Pontarlier, un exemple de fragmentation locale
À Pontarlier, la capitale du Haut‑Doubs, la campagne illustre de manière particulièrement nette la complexité du paysage politique local. Le maire sortant, Patrick Genre, a choisi de ne soutenir officiellement aucune liste, une position qui traduit les divisions apparues au sein de son conseil municipal au cours du mandat. Plusieurs responsables politiques locaux n’ont pas non plus pris position publiquement, malgré des proximités politiques connues de longue date. Cette absence d’alignement national contribue à brouiller la lecture du scrutin pour les électeurs et renforce l’impression d’un paysage politique éclaté. Deux listes classées « sans étiquettes » sont entrées en campagne : l’une menée par Bertrand Guinchard, l’autre par Bénédicte Hérard. Le premier a régulièrement revendiqué des positions situées à droite de l’échiquier politique, tandis que la seconde a longtemps été engagée aux côtés de Gilles Platret, figure de la droite et du centre. Le centriste Patrick Comte est également en lice, même si son positionnement politique, traditionnellement identifié, apparaît aujourd’hui moins mis en avant dans la campagne. Cette configuration, marquée par une pluralité de candidatures et l’absence de soutien explicite de figures locales ou nationales, contribue à une campagne particulièrement ouverte et souligne les recompositions politiques à l’œuvre dans la ville. Cette situation interroge également sur la capacité de la ville à peser dans les équilibres nationaux.
Dans sa chronique humoristique sur France 5, dans le programme "C à Vous", Bertrand Chameroy s’est amusé des prestations des quatre candidats pontissaliens invités dans l’émission « Dimanche en politique » sur France 3 Franche‑Comté. Présentation hésitante pour Bénédicte Hérard, fiches feuilletées en direct pour Patrick Comte, regard caméra insistant pour Cédric Laithier et positionnement « bien à droite » pour Bertrand Guinchard : l’animateur a revisité leurs passages avec son ton habituel, moqueur mais équitable.
À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, Bertrand Guinchard, candidat à la mairie de Pontarlier, a tenu une nouvelle conférence de presse ce mercredi. L’occasion pour lui de présenter les personnes qui occupent les quatre premières places de sa liste, d’officialiser le choix de sa future première adjointe et de détailler les grandes orientations de son programme, axé notamment sur l’attractivité, l’économie, le logement et le cadre de vie, avec notamment un important projet portant sur la transformation du centre-ville.
Alexandra Leroux désignée future première adjointe
Dans un souci affiché de transparence, Bertrand Guinchard a souhaité lever le voile dès à présent sur l’organisation de son équipe municipale en cas de victoire. Il a ainsi annoncé qu’Alexandra Leroux occuperait le poste de première adjointe. Élue expérimentée, déjà adjointe lors d’un précédent mandat, elle a été présentée comme une personnalité « dynamique et investie pour la ville de Pontarlier ». Un rôle stratégique, a rappelé le candidat, puisqu’il implique à la fois des responsabilités administratives, un pouvoir de signature et la capacité de suppléer le maire en cas d’absence.
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
Une liste apolitique et ouverte
Le candidat a également précisé l’ordre de sa liste, avec notamment en deuxième position Kajsa Biard, engagée sur les thématiques du développement durable, des mobilités et des transports. Bertrand Guinchard assume des profils aux sensibilités parfois différentes des siennes, un choix qu’il revendique pleinement. « J’ai annoncé une liste apolitique, où toutes les tendances sont représentées », a-t-il insisté, soulignant que chaque colistier se verrait confier de véritables délégations de décision, et non des responsabilités « par défaut ».
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
Redynamiser l’économie et le centre-ville
Parmi les priorités du programme, l’économie et l’attractivité occupent une place centrale. « Sans économie dynamique, rien n’est possible », martèle le candidat. Un constat partagé sur la situation du centre-ville, jugé en difficulté, avec un déficit de fréquentation et de passage.
Pour y remédier, d’importants investissements sont envisagés. Le projet phare concerne la réhabilitation de la place d’Arçon, pensée comme un espace plus vert, plus ombragé, doté de zones de repos et d’un lieu de convivialité capable d’accueillir animations et spectacles. Une illustration de ce que l’équipe souhaite proposer, même si le projet devra encore faire l’objet d’études d’opportunité, financières et techniques. Autre ambition : la piétonnisation élargie entre la rue de la Gare et la mairie afin de créer une grande place dédiée aux habitants et aux visiteurs, favorisant les mobilités douces et le « bien-vivre » en centre-ville.
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
Un pôle d’attractivité touristique structurant
Bertrand Guinchard a également présenté un second grand projet : la création, à l’emplacement de la Maison Chevalier, d’une « cité des patrimoines du Haut-Doubs ». Ce futur équipement mettrait en valeur l’agriculture locale, les produits du terroir et la gastronomie, avec l’installation envisagée de l’Office de tourisme en son sein.
L’objectif est clair : attirer touristes et habitants, redonner envie de fréquenter le centre-ville et créer un véritable pôle d’attractivité reliant l’agora des Remparts, la place d’Arçon et le Grand-Cours, appelé lui aussi à être rénové.
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
Logement et mobilités douces au cœur des préoccupations
Sur la question du logement, le candidat reconnaît ne pas disposer de leviers directs pour faire baisser les prix, mais propose des solutions concrètes : mise à disposition de terrains communaux à prix réduit pour des projets encadrés, permettant de proposer des logements environ 30 % en dessous du marché. Jeunes familles, personnes seules ou âgées, logements intergénérationnels ou foyers seniors sont ciblés par ces dispositifs. Concernant les mobilités, le programme prévoit une meilleure sécurisation et une signalisation renforcée, ainsi que la création de liaisons cyclables reliant les quartiers aux établissements scolaires, afin de faciliter les déplacements quotidiens en toute sécurité. La sécurité, la transition numérique, le sport, la culture, … sont également au cœur des préoccupations de M. Guinchard.
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
Une campagne de terrain et de proximité
Pour porter ce projet, l’équipe de Bertrand Guinchard mise sur la proximité avec les habitants. Une permanence de campagne est ouverte rue de la République, avec des créneaux hebdomadaires et une boîte à idées accessible à tous. Cinq réunions de quartier sont également programmées, ainsi que deux réunions publiques générales avant chaque tour, les 12 et 19 mars à la salle Morand. Le candidat et son équipe sont enfin actifs sur les réseaux sociaux, où des vidéos viendront répondre aux questions des habitants.
L'interview de la rédaction : Bertrand Guinchard
À travers cette conférence de presse, Bertrand Guinchard entend montrer que son projet repose sur des propositions concrètes et une volonté affirmée de « changer les choses » pour redonner à Pontarlier attractivité et dynamisme.
À quelques semaines des élections municipales de mars prochain, Patrick Comte, candidat à la mairie de Pontarlier, entre dans une phase concrète de sa campagne. Son programme, fruit d’un long travail collectif et d’une large consultation citoyenne, sera distribué dans les boîtes aux lettres à partir de ce samedi. Pendant une à deux semaines, les 33 membres de son équipe s’attelleront à la distribution des quelques 11 000 exemplaires du programme. Un document qui se veut ouvert : Patrick Comte invite d’ores et déjà les habitants à s’en emparer et à continuer à faire remonter leurs idées.
Une consultation citoyenne au cœur du projet
Ce programme s’appuie largement sur une consultation citoyenne menée ces derniers mois. Près de 9 000 questionnaires ont été distribués, recueillant 512 réponses par courrier ou par mail. « Les attentes sont assez homogènes », constate le candidat. Loin des grands projets spectaculaires, ce sont surtout des « petits irritants » du quotidien qui sont remontés : trous dans la voirie, déjections canines, vitesses excessives, usage des trottinettes, problèmes de circulation ou encore transports en commun. Depuis près d’un an, Patrick Comte et son équipe multiplient les réunions thématiques. « On se lève le matin en se demandant ce qu’on peut inventer pour améliorer la vie des Pontissaliens », confie-t-il, évoquant le « bonheur » de mener une campagne tournée vers l’avenir, tout en gardant un œil attentif sur les finances municipales.
Circulation et cadre de vie : des priorités identifiées
Parmi les actions jugées rapidement réalisables, l’amélioration de la fluidité de la circulation figure en bonne place. Le candidat évoque notamment des aménagements possibles sur certains ronds-points relevant de la compétence communale. Pour des axes plus complexes, comme la rocade Georges-Pompidou, il envisage un travail en concertation avec les services de l’État. Des solutions sont également à l’étude pour des points noirs bien identifiés, comme le feu du pont Saint-Claude ou les ronds-points des Grands-Planchants, souvent saturés aux heures de pointe. Là encore, Patrick Comte insiste sur la concertation avec les riverains et les usagers.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Écoles, périscolaire et bâtiments communaux
Sur le plan éducatif, le candidat rappelle que la commune n’intervient pas sur les contenus pédagogiques, mais sur les écoles et le périscolaire. Il souhaite notamment permettre l’accueil en périscolaire dès l’entrée en maternelle et repenser l’organisation de la restauration scolaire, afin d’éviter les déplacements massifs vers le restaurant municipal. La gestion des bâtiments communaux constitue un autre axe fort du programme, avec un objectif clair : réduire les frais de fonctionnement, notamment énergétiques. Patrick Comte évoque un projet de parc photovoltaïque sur l’ancienne décharge, destiné à alimenter les 78 bâtiments communaux, ainsi qu’une attention particulière portée à la rénovation des gymnases.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Incivilités, sécurité et police municipale
Très présentes dans les réponses à la consultation citoyenne, les incivilités font l’objet de propositions ciblées : meilleure gestion des points d’apport volontaire pour les déchets, lutte contre les déjections canines, application stricte de la réglementation sur les trottinettes. « Ce sont des choses simples, mais il faut les appliquer », insiste le candidat. Sur la question de la sécurité, Patrick Comte se veut mesuré : « Il n’y a pas de véritable insécurité à Pontarlier », chiffres à l’appui. Il appelle néanmoins à la vigilance, notamment face aux trafics de stupéfiants. Il propose la mise en place d’un protocole de coopération entre police municipale, police nationale et gendarmerie, ainsi que l’installation de caméras de vidéoprotection dans certains lieux sensibles. Le renforcement des effectifs de la police municipale fait partie de ses objectifs, l’armement restant, selon lui, une question ouverte à discuter avec les agents concernés.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Centre-ville et hommage au maire sortant
Concernant des dossiers emblématiques comme la maison Chevalier, abandonnée depuis plus de vingt ans, Patrick Comte se refuse à toute promesse hâtive. « Rien n’est figé », assure-t-il, tout en affirmant sa volonté de redonner de l’attractivité au centre-ville d’ici la fin du mandat. Plus politique, le candidat a tenu à rendre hommage à Patrick Genre, maire sortant après 31 années à la tête de la ville. « C’était important de saluer l’ampleur du travail accompli », souligne-t-il.
Une campagne sereine et tournée vers le terrain
À titre personnel, Patrick Comte dit aborder la campagne « sans stress », porté par le plaisir du débat et du terrain. Il affirme respecter ses adversaires et se dit confiant : « Je les sens bien ». Son ambition, au-delà du résultat électoral, est aussi managériale : améliorer le climat de travail au sein des services municipaux. D’ici mars, la campagne se poursuivra avec des réunions publiques et de nombreuses rencontres informelles avec les habitants. « Continuer à aller vers les gens », résume Patrick Comte, fidèle à une méthode qu’il revendique : proximité, écoute et pragmatisme. Précisons que sa permanence de campagne est ouverte tous les mercredi après-midis et samedis matins
À Pontarlier, La Gauche Pontissalienne inaugurera son local de campagne ce samedi 24 janvier à 11h, à l’Esperluète, rue Vannolles. L’équipe présentera son programme axé sur l’écologie, le social et la démocratie, et invite les habitants à venir échanger. Le local sera ensuite ouvert chaque mercredi, de 16h à 18h et samedi, de 10h à 12h et de 14h à 17h.
La campagne des municipales s’accélère à Pontarlier. Bénédicte Hérard, cheffe de file de la liste “Pontarlier en ACTES”, a présenté les 33 noms qui l’accompagneront pour le scrutin de 2026. Une équipe renouvelée à plus de 60 %, respectant la parité, et affichant une moyenne d’âge de 50 ans. La liste comprend également neuf adjoints et quatre conseillers délégués, en plus de la candidate. « Les habitants attendaient de connaître l’équipe. Ce sont des personnes ancrées à Pontarlier, investies et expérimentées », souligne Bénédicte Hérard, qui revendique une dynamique collective et une “belle marque de confiance” de la part de ceux qui ont accepté de s’engager.
L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard
Quatre “ACTES” pour structurer le programme
Fidèle au nom de sa liste, la candidate articule son projet autour de quatre actes transversaux :
Végétalisation, lutte contre les effets du dérèglement climatique, préservation de l’eau et des ressources naturelles. « Les habitants demandent plus de verdure, et nous devons répondre à ces attentes », affirme-t-elle.
Mobilités douces sécurisées, prévention, présence humaine, inclusion, accessibilité à tous les âges, lutte contre l’isolement et renforcement des solidarités. La candidate insiste aussi sur l’accès aux soins : « Défendre notre hôpital et la présence de médecins est une priorité ».
Objectif : soutenir le plein emploi, renforcer l’activité économique et accompagner les entreprises locales.
Conserver son rôle de capitale de territoire, développer les services de centralité et renforcer l’attractivité du Haut‑Doubs. La candidate promet une gestion « rigoureuse » des finances, sans alourdir la dette, et une gouvernance fondée sur la concertation citoyenne, la transparence et la participation.
L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard
Un programme conçu en équipe
Bénédicte Hérard insiste sur la dimension collective : « Chaque membre a travaillé selon ses compétences et ses appétences. Nous avons brainstormé, trié, rédigé. Ce programme est notre feuille de route ».
Une campagne sans local fixe, mais au plus près des habitants
La candidate a choisi de ne pas ouvrir de local de campagne. Elle privilégie des permanences itinérantes dans les quartiers. Premiers rendez‑vous : samedi 24 janvier, à partir de 11 h, dans le quartier des Lavaux, et à 17 h, à la salle de convivialité des Étraches. Un calendrier complet sera distribué dans les boîtes aux lettres.
L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard
Adjoints et conseillers délégués
Les neuf adjoints :
Anne-Lise Ballyet : jeunesse et politique de la ville.
Sabrina de Oliveira : culture
Valérie Jacquet : éducation et santé
Marlène Locatelli : sport
Ashraf Al Junaidi : Action sociale et solidarité
Didier Chauvin : logement, urbanisme et projets structurants
Xavier Garcia : patrimoine bâti, patrimoine naturel et transition énergétique
Jean-Marc Grosjean : finances, mobilités, propreté, voirie, biodiversité.
Romuald Vivot : sécurité, propreté, services publiques, numérique.
Les quatre Conseillers délégués:
Filz Göker : vie des quartiers. Partage intergénérationnel et interculturel. Relation avec les communautés.
Sami Mejri : économie. Commerces et animations commerciales. Relation avec les entreprises. Insertion/inclusion.
Pascal Pecclet : vie associative. Relation avec les associations. Gestion des moyens.
Jean-Baptiste Pierrot Martin : rayonnement touristique – jumelage. Devoir de mémoire et cérémonies patriotiques. Relation avec les cultes. Engagement bénévole et citoyen. Place et bien-être animal dans la cité.