Depuis le 1er mai, à Pontarlier, l'église Saint-Bénigne fait l'objet d'un vaste programme de restauration. Les travaux concernent notamment l'orgue du XVIIIᵉ siècle, le nettoyage des voûtes et des vitraux, la mise aux normes électriques, la modernisation de l'éclairage ainsi que le renforcement de la sécurité du bâtiment.
Des interventions sur la charpente sont également prévues. Afin de permettre le bon déroulement du chantier, l'église est fermée au public pendant toute la durée des travaux. L'objectif est de préserver ce patrimoine remarquable tout en modernisant ses équipements.
La Ville de Pontarlier franchit une nouvelle étape dans son projet de transformation du centre-ville. Comme annoncé dans son programme municipal, la piétonnisation d'une partie de la rue de la République sera expérimentée à compter du 15 juin 2026. Cette phase de test doit permettre d'évaluer les effets de cette mesure avant une éventuelle mise en œuvre définitive.
Un centre-ville plus agréable et plus attractif
Le projet concerne la portion de la rue de la République comprise entre la rue de la Gare et la rue de la Halle, au cœur du secteur commerçant et touristique de la ville. À travers cette démarche, la municipalité poursuit plusieurs objectifs : améliorer la qualité de vie des habitants, créer un espace public plus apaisé et favoriser la fréquentation du centre-ville. L'enjeu est également de renforcer l'attractivité des commerces, des services et des animations proposées dans ce secteur stratégique. « Cette évolution urbaine doit permettre aux visiteurs, clients, commerçants et riverains de se réapproprier pleinement cet espace de vie partagé », explique la municipalité.
Une phase de test jusqu'au Marché de Noël
Consciente des enjeux liés à cette transformation, la Ville a choisi de mettre en place une période d'expérimentation. Celle-ci débutera le 15 juin et se poursuivra jusqu'au Marché de Noël 2026. Les services municipaux ont travaillé à la définition des aménagements en tenant compte des différentes contraintes du secteur : livraisons des commerces, accès aux logements et garages des riverains, circulation des services de secours ou encore organisation des manifestations en centre-ville. Deux réunions publiques destinées aux commerçants et aux riverains se sont déjà tenues les 22 et 23 mai afin de présenter les modalités du projet.
Des aménagements légers pour démarrer
Durant cette phase d'essai, plusieurs dispositifs seront installés sans engager de travaux lourds. La Ville prévoit notamment : l'installation de nouvelles jardinières fleuries et de mobilier urbain, la création de stationnements pour vélos, la mise en place de chicanes et de fanions décoratifs, la remise en service partielle des jets d'eau de la place d'Arçon, l'aménagement d'un espace d'animation avec chalets et expositions et le renforcement de la signalisation routière.
Par ailleurs, les contrôles seront renforcés afin de faire respecter les restrictions de circulation et de stationnement sur la portion piétonnisée. Seuls les riverains et les véhicules de livraison seront autorisés à circuler selon les modalités prévues. Enfin, deux places de stationnement situées devant le magasin Okaïdi seront transformées en zone de livraison et d'arrêt minute.
Un premier bilan à la rentrée
La municipalité souhaite associer les habitants et les professionnels à l'évaluation du dispositif. Un premier bilan intermédiaire sera ainsi présenté lors de deux nouvelles réunions publiques prévues à la rentrée. Les commerçants sont invités le 18 septembre à 19 h 15 à la salle Morand, tandis que les riverains pourront participer à une réunion le 19 septembre à 10 heures, également à la salle Morand. Ces rencontres permettront de recueillir les observations des usagers avant la réalisation d'une évaluation globale de cette expérimentation, qui pourrait dessiner le futur visage du centre-ville pontissalien.
Un vol a été signalé ce mardi, en fin d’après-midi, à Baume-les-Dames. Profitant de la présence du propriétaire dans son jardin, un individu s’est introduit dans l’habitation. Repéré par la victime, il a pris la fuite mais est parvenu à dérober de l’argent liquide contenu dans un portefeuille avant de quitter les lieux. Une enquête a été ouverte par les gendarmes afin d’identifier l’auteur des faits.
Avec les fortes chaleurs observées ces derniers jours, les autorités appellent à la plus grande vigilance afin de prévenir les incendies de forêt. Les gendarmes du Jura et les sapeurs-pompiers sont récemment intervenus à Septmoncel-lès-Molunes pour un départ de feu accidentel ayant touché une parcelle boisée.
Les services de l’État rappellent que les feux sont strictement interdits à proximité des massifs forestiers. Afin de limiter les risques, chacun est invité à consulter et respecter l’arrêté-cadre de la préfecture du Jura réglementant les usages du feu et les mesures de prévention des incendies. Les autorités appellent à la responsabilité de tous pour préserver les forêts et éviter tout départ de feu.
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce lundi soir sur la place Pasteur, au centre-ville de Besançon, pour dénoncer l'arrêté municipal antimendicité récemment signé par le maire LR Ludovic Fagaut. À l'appel des élus de gauche du conseil municipal – écologistes, communistes, socialistes et insoumis –, les manifestants ont exprimé leur opposition à une mesure qu'ils jugent stigmatisante pour les personnes les plus précaires. Les participants ont dénoncé un texte qui cristallise les tensions politiques depuis plusieurs jours dans la capitale comtoise. Pour les opposants, l'arrêté ne vise pas seulement les comportements agressifs dénoncés par la municipalité mais s'attaque plus largement à la présence des personnes en situation de précarité dans le centre-ville.
« Un arrêté de la honte »
Présente lors du rassemblement, Séverine Véziès, élue municipale insoumise, a vivement critiqué la décision du maire. « C'est un arrêté de la honte. C'est un arrêté qui s'adresse aux personnes les plus fragiles », affirme-t-elle. Selon elle, malgré les explications fournies par la municipalité, le texte vise bel et bien les personnes qui pratiquent la manche. « Quand on regarde le texte, il est question des personnes debout, assises ou couchées qui entravent la circulation. En réalité, il s'agit bien d'un arrêté contre la mendicité. » L'élue accuse également Ludovic Fagaut de chercher à satisfaire une partie de son électorat. « Il continue à parler à son électorat en stigmatisant les pauvres et en les reléguant hors du centre-ville ». Elle a également dénoncé les déclarations du maire évoquant la possibilité « d'exfiltrer » certaines personnes des secteurs concernés. « Il oublie qu'il est le maire de tous les Bisontins et de toutes les Bisontines".
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
« On ne traite pas la pauvreté en cachant les pauvres »
Même tonalité du côté des écologistes. Pour Anthony Poulin, les difficultés rencontrées dans certains secteurs du centre-ville sont réelles, mais les outils juridiques existent déjà pour y répondre. « Qu'il y ait des problèmes de tranquillité publique, personne ne le nie. Mais il existe déjà dans la loi l'ensemble des dispositifs permettant de traiter ces situations ». L'élu écologiste estime que l'arrêté cible avant tout une population fragile. « Cet arrêté vient stigmatiser une partie de la population qui fait la manche et qui n'est pas agressive ». Et de poursuivre : « Les termes utilisés montrent bien que la cible, c'est ce qu'on ne veut plus voir dans la société. Or, on ne traite pas la pauvreté en cachant les pauvres ».
Anthony Poulin plaide pour une réponse davantage axée sur l'accompagnement social. « Il faut renforcer le suivi social de ces personnes et ouvrir le dialogue avec les habitants, les commerçants et les personnes concernées. Ce n'est pas en opposant les uns aux autres que l'on trouvera une solution durable ». Concernant les suites à donner, l'élu prévient : « Nous mènerons l'ensemble des actions nécessaires pour que cet arrêté ne s'applique pas. »
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin

« Une mesure inefficace »
Pour Hasni Alem, élu communiste de l’opposition municipale, le débat dépasse largement la seule question morale. « La vraie question, c'est de savoir si cet arrêté est efficace. Et partout où ce type de mesure a été mis en place, cela n'a jamais réglé le problème ». Selon lui, l'arrêté ne ferait que déplacer les difficultés d'un quartier à un autre. « Cela chasse les pauvres de certains secteurs mais cela ne résout absolument rien ». L'élu accuse même la municipalité de poursuivre une logique d'image. « L'objectif est de créer des quartiers carte postale pour l'attractivité économique et touristique ».
Hasni Alem affirme comprendre l'exaspération de certains habitants et commerçants. « Je partage leur ras-le-bol. Il existe un vrai problème. Mais la question est de savoir quelle solution on apporte. Un arrêté antimendicité ne fait que déplacer le problème ailleurs. » Pour lui, la réponse doit passer par les politiques sociales, sanitaires et de médiation. « Nous avons développé des médiateurs sociaux, une halte addiction et d'autres dispositifs. Cela ne suffit pas toujours, mais notre rôle est d'accompagner les personnes en difficulté, pas de les exclure ». L'élu évoque également la possibilité d'un recours contre le texte. « Nous étudions les voies juridiques possibles avec des associations. Une pétition pourrait également être lancée pour demander l'abrogation de cet arrêté ».
L'interview de la rédaction : Hasni Alem

Des recours envisagés
Les opposants rappellent que plusieurs arrêtés similaires ont déjà été contestés devant les tribunaux administratifs dans différentes villes françaises. À Besançon, la gauche municipale envisage désormais de poursuivre la mobilisation sur deux fronts : politique, lors des prochains conseils municipaux, et juridique, à travers d'éventuels recours. Pour eux, la lutte contre la précarité ne peut pas passer par des mesures d'éloignement. « La pauvreté ne disparaît pas parce qu'on la rend invisible », résumaient plusieurs manifestants en quittant la place Pasteur.
Une femme de 28 ans a été interpellée dans la nuit du 28 au 29 mai à Besançon après une livraison de colis par drone à la maison d’arrêt. Alertés, les policiers ont observé l’aéronef déposer un paquet à l’intérieur de l’établissement pénitentiaire avant de remonter jusqu’à un véhicule stationné rue Octave-David.
À bord, les enquêteurs ont découvert le drone, sa télécommande ainsi que du matériel destiné à préparer d’autres colis. La suspecte affirme avoir servi de chauffeur pour un homme qui a pris la fuite. Déférée à l’issue de sa garde à vue, elle a été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître à Besançon pendant deux ans, dans l’attente de sa comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
Un homme de 22 ans a été interpellé le 28 mai vers 19h50, rue de Belfort à Besançon, lors d'une opération de lutte contre les rodéos urbains. Repéré par des policiers à moto après plusieurs roues arrière et le franchissement d'un feu rouge, il circulait au guidon d'un scooter de grosse cylindrée sans être titulaire du permis requis. Le véhicule était également en défaut de contrôle technique. Placé en garde à vue, le jeune homme a reconnu les faits tout en expliquant avoir cru être en règle. Le scooter a été saisi et placé en fourrière. Il devra répondre de ses actes devant la justice le 9 juillet prochain.
Près de 7 000 coureurs sont attendus les 6 et 7 juin dans le Jura pour la 19ᵉ édition de la Transju’Trails. Grande nouveauté cette année : un ultra-trail de 110 kilomètres entre Champagnole et Les Rousses. Onze épreuves sont au programme, au cœur des paysages des Montagnes du Jura. Des participants de 40 nationalités sont annoncés pour cet événement majeur du trail nature.