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Travailleurs frontaliers : l’attractivité suisse se confirme en ce début d’année

Publié le 03 Fév. 2026 à 20:02
Tags: société | Economie | travailleurs frontaliers |
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Travailleurs frontaliers : l’attractivité suisse se confirme en ce début d’année

Le dernier point d’actualité consacré au travail frontalier confirme une tendance déjà bien installée : la Suisse demeure un pôle d’attraction majeur pour les salariés français. Romain Gibert, directeur comptable et financier et directeur des statistiques de l’URSAAF Franche-Comté, détaille les principaux enseignements.

L'interview de la rédaction : Romain Gibert, directeur comptable et financier et directeur des statistiques de l’URSAAF Franche-Comté

Une croissance continue du nombre de frontaliers

Selon les données présentées, le nombre de travailleurs frontaliers en Suisse poursuit sa progression. « Le travail frontalier demeure attractif puisqu’il y a toujours une croissance du nombre de travailleurs frontaliers », souligne Romain Gibert. Cette dynamique s’accompagne d’une stabilité dans le nombre de frontaliers affiliés à l’Assurance maladie en France. La répartition géographique reste, elle aussi, très marquée : la Haute-Savoie pour la partie Auvergne–Rhône-Alpes, et le Doubs pour la Franche-Comté concentrent toujours l’essentiel des flux.

Un revenu fiscal de référence élevé

Le revenu fiscal de référence des travailleurs frontaliers en Suisse atteint environ 58 000 euros par an, hommes et femmes confondus, pour les salariés actifs de moins de 65 ans. Un niveau qui confirme l’intérêt économique du statut, malgré les cotisations à prévoir côté français ou suisse. « Les revenus des activités en Suisse sont plus importants que ceux perçus en France. C’est ce qui explique l’attractivité de ce statut et le choix de se déplacer jusqu’en Suisse pour travailler », rappelle Romain Gibert.

L'interview de la rédaction : Romain Gibert, directeur comptable et financier et directeur des statistiques de l’URSAAF Franche-Comté

Des distances domicile–travail maîtrisées, mais parfois longues

Contrairement à certaines idées reçues, la majorité des frontaliers ne parcourent pas des distances extrêmes pour rejoindre leur emploi. La moyenne se situe autour de 30 kilomètres, avec des variations selon les départements. Cependant, un chiffre interpelle : 1 travailleur frontalier sur 5 parcourt plus de 50 kilomètres pour rejoindre son lieu de travail en Suisse.

Dernière modification le mardi, 03 février 2026 20:24