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A Morez, les entreprises de lunetterie du Massif du Jura organisent ce jeudi 23 juin un forum de l’emploi de 17h à 20h au musée éponyme. Lors de ce job dating, les participants pourront découvrir des métiers à travers des vidéos et des parcours de formation. Il sera possible d’échanger avec les professionnels. Il est précisé que de nombreuses offres d’emploi seront à découvrir également.

C’est une démarche novatrice qui a été mise en œuvre sur le territoire de Grand Besançon Métropole pour faire émerger des projets répondant aux besoins de ce bassin de vie. Baptisée « Start-up de territoire », cette initiative est portée par l’association France Active Franche-Comté, un mouvement composé d’entrepreneurs engagés.  

Après une vaste récolte d’idées, qui s’est tenue durant quatre mois, la structure a retenu 18 projets qui répondent à des enjeux et des domaines liés à la culture, les mobilités, le vivre ensemble, la solidarité, consommer autrement et cultivons demain. Lors de la consultation générale, ce sont 250 projets qui ont été exprimés.

Une première étape franchie

Mardi soir, 200 participants, des citoyens, des associations, des entrepreneurs, des acteurs de l’économie sociale et solidaire et des institutions se sont réunis pour faire avancer ces initiatives. Ensemble, ils ont mis en commun leurs compétences pour transformer ces défis en projets porteurs de sens pour le territoire du Grand Besançon. L’aventure est loin d’être terminée, mais le lancement est amorcé. Désormais, grâce à son réseau de partenaires, France Active va accompagner la dynamique, en apportant les aides techniques et les contacts nécessaires. Economie, structuration juridique et financement sont les grands axes de travail à venir. Sébastien Morel, le directeur de la structure,  espère que d’ici deux ans, 80% de ces projets auront pu voir le jour.

L'interview de la rédaction  / Sébastien Morel, le directeur de la structure

 

La préfecture du Jura indique dans un communiqué de presse que, dans le cadre du plan de résilience, prévu par l’état pour faire face aux conséquences économiques de la guerre en Ukraine, un premier guichet pour soutenir les éleveurs est ouvert. Ce dispositif d’aides pour l’alimentation animale s’élève à 308 millions d’euros. Le dépôt des dossiers s’effectue sur le portail de FranceAgriMer,  et ce jusqu’au 17 juin prochain.

La cour administrative d'appel de Nancy a confirmé le rejet de la modification d'une partie du plan local d'urbanisme (PLU) de Poligny qui devait permettre la construction d'un Center Parcs. La communauté de communes et la commune de Poligny demandaient l'annulation d'une délibération datant d’avril 2019,  émanant du tribunal administratif de Besançon, qui avait retoqué une modification du PLU autorisant la construction dans un massif forestier d'une zone de près de 89 ha pour l'implantation d'un projet de 400 cottages. La municipalité ne devrait pas saisir le Conseil d’Etat. Le groupe Pierre et Vacances connaît une situation financière difficile en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19.

La société Alstom vient de décrocher un contrat pour concevoir, fabriquer, maintenir et financer la ligne Verte du métro léger de Tel-Aviv. Le projet est évalué à 2,6 milliards d’euros et la part d’Alstom est estimée à 858 millions d’euros. Le site d’Ornans bénéficiera de cette commande et se verra confier la fabrication des moteurs.

Un délégué à l’accompagnement des reconversions professionnelles est en poste dans le département du Doubs.  Il est occupé par Nahim Guemazi. Sous l’autorité du Préfet, sa mission principale est d’accompagner les entreprises concernées par des mutations pour anticiper les évolutions des emplois et compétences. La crise sanitaire et économique a accéléré les mutations du marché du travail et fait émerger de nouveaux enjeux autour de la formation professionnelle. Pour joindre cet interlocuteur, il faut composer le 03.39.59.57.88

C’est le sujet de société et économique du moment. L’inflation est au cœur de toutes les préoccupations. Elle impacte durement le pouvoir d’achat des consommateurs, en rendant le coût de la vie de plus en plus cher. La rédaction a rencontré Xavier Monchois de l’Insee Bourgogne Franche-Comté.

Les chiffres sont têtus et parlent d’eux-mêmes. Depuis l’été 2021, l’inflation ne cesse de progresser. Les prix à la consommation, l’indicateur de référence, laissent apparaître une évolution franche entre janvier et avril derniers, passant de 3,6% à 4,8% sur un an. Les dernières estimations tablent désormais sur  5,7% en juin. M. Monchois rappelle que ces données sont loin d’être historiques puisque dans la période après-guerre et les années 70, et jusqu’au début des années 80, les taux d’inflation pouvaient atteindre jusqu’à 13, voire 14%.

Pourquoi une telle situation ?

Les explications sont toutes trouvées. La reprise de l’activité économique, l’automne dernier, à la sortie de la crise sanitaire, engendrant une forte demande en matière première et en énergie, conjuguée à la crise en Ukraine, provoquant une hausse significative de ces mêmes matières premières, ont contribué à l’augmentation des prix. Une situation que les dernières décisions gouvernementales, telles que  le bouclier tarifaire et la remise à la pompe, ont permis de contrôler. « S’il n’y avait pas eu ces mesures, nous aurions enregistré deux points de plus d’inflation » ajoute M. Monchois.

Est-ce que cela va durer ?

Avec le contexte international actuel, les économistes ont bien du mal de se projeter. La situation en Ukraine et la stratégie « zéro Covid » en Chine sèment le trouble et inquiètent. Les difficultés d’approvisionnement peuvent perdurer et font l’objet de toutes les attentions. La dernière note conjoncturelle de l’Insee prévoit une croissance nulle au 2è trimestre, portant la croissance annuelle à 2,6% pour l’année 2022.

L'interview de la rédaction

 

Après un temps de réflexion et de réadaptation nécessaire, répondant aux nouvelles obligations réglementaires et aux choix  politiques que la collectivité veut impulser ( équilibre entre les territoires, foncier disponible, possibilité de densification, …), Grand Besançon Métropole vient de définir précisément son schéma des activités économiques.

Il en ressort que 162 hectares sont désormais potentiellement aménageables d’ici 2050. Les élus l’affirment, sur ce territoire, « beaucoup d’entreprises souhaitent s’étendre ». Concrètement, ce nouveau schéma se décline de la façon suivante :

71 hectares sont réservés à l’aménagement à court et moyen terme :

  • Champs chevaux à Saint-Vit (19,5 ha) – sous réserve du résultat des études archéologiques.
  • Champs Pusy à Pelousey (3,7 ha)
  • Extension de Cheneau blond à Saône (8 ha) – sous réserve d’une évolution de la programmation vers une dominante mixte (industrie-artisanat-commerce de gros – logistique) et au vu des études hydrogéologiques.
  • Gennes (0,6 ha)
  • Marchaux-Chaudefontaine (34 ha bruts). Début de la commercialisation possible à la fin de l’année 2026.
  • Portes de Vesoul à Besançon (5ha)

19 hectares sont en attente du résultat des études pré-opérationnelles :

  • Besançon -Franois (10 ha)
  • Les Andiers – Thise (4 ha)
  • Pouilley-Pelousey (4,7 ha)

Par ailleurs, 16,2 hectares concernent des projets émanant du privé :

  • La Lye (projet Ohzone) à Miserey-Salines (3ha)
  • Lotissement Batipro à Thise (2,1 ha)
  • Site de l’Escale (ex-Jeantet à Besançon (2,5 ha)
  • Zone « Bonnefoy » à Franois (4,3 ha)
  • Zone A fan à Pirey (4,3 ha

 

L'interview de la rédaction / Anne Vignot ( p(ésidente de Grand Besançon Métropole)

 

L’Urssaf Franche-Comté et l’Amicale des Frontaliers ont signé, vendredi, à Morteau, une convention de partenariat visant à améliorer l’information et l’accompagnement des travailleurs frontaliers en Suisse. Les deux établissements se sont engagés à développer et à promouvoir des actions d’informations auprès de leur public commun.

Cette coopération permettra, entre autres, à l’Urssaf de communiquer, auprès des travailleurs frontaliers, au travers de la publication trimestrielle de l’association « La lettre de l’Amicale des Frontaliers ». Seront proposées aux collaborateurs de l’Amicale des Frontaliers des actions de formation et d’information sur les missions de l’Urssaf, les dispositifs réglementaires ou encore les nouveaux services mis en place par l’Urssaf.

L’Urssaf mettra également à disposition de l’association des données statistiques sur la population des travailleurs frontaliers en Suisse pour mieux comprendre ce public. Par ailleurs, un correspondant a été désigné dans chacune des structures afin de faciliter la communication entre les différents acteurs comme dans le cas de dossiers complexes.

 

1500 manifestants se sont réunis ce dimanche matin à Besançon lors du traditionnel rassemblement du 1er mai. Solidarité, égalité et faire cesser toutes les formes de discrimination étaient au cœur des revendications. La guerre en Ukraine et l’agression russe ont également été évoquées. Dans le cortège, des syndicats, des associations militantes et quelques partis politiques (France Insoumise, Lutte Ouvrière et Parti Communiste).

Dans une société dans laquelle les travailleurs pauvres sont une réalité. Une société où les richesses sont concentrées et pas toujours partagées, les manifestants   ont demandé une hausse des salaires, des pensions de retraite et des minimas sociaux. Tout le monde invite les élus et le patronat à s’emparer au plus vite de ces difficultés et à faire évoluer ce contexte qui gangrène la société.

Union à gauche

A gauche, militants et citoyens espèrent que les querelles politiques du moment cesseront et que toutes les composantes réussiront à s’entendre autour d’un projet commun. Selon eux, seule cette sagesse permettra à ces valeurs de triompher et de remporter un maximum de sièges à l’Assemblée Nationale, lors des législatives de juin prochain,  « pour faire barrage à la politique droitière d’Emmanuel Macron ».

Le reportage de la rédaction