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À Besançon, la grève perturbera les accueils périscolaires ce jeudi 15 octobre. Selon la Ville, les accueils du matin, du midi et de l’après-midi seront fermés à l’école élémentaire Fanart. À la maternelle Durer, seul l’accueil du midi sera fermé. Ces mesures concernent uniquement le périscolaire et ne signifient pas une fermeture des classes.

Un nouveau syndicat, Sud Collectivités départementales 39, vient de voir le jour dans le Jura. Affilié à la Fédération Sud-CT et à l’Union syndicale Solidaires, il entend représenter les agents des collectivités territoriales. Son premier objectif est de présenter une liste aux élections professionnelles du 10 décembre à la communauté de communes Haut-Jura Saint-Claude. Parallèlement, un rassemblement est annoncé ce samedi 17 octobre, à 10h30, place de l’Abbaye à Saint-Claude, dans le cadre d’un appel national à la convergence des luttes. Cette mobilisation doit également permettre de préparer la journée intersyndicale du 5 novembre.

Un rassemblement de retraités s’est tenu ce mercredi 14 octobre à Besançon, à l’appel d’une intersyndicale. Les manifestants dénoncent la faiblesse des revalorisations des pensions face à l’inflation et la dégradation de leur pouvoir d’achat. Cette mobilisation intervient alors que le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco se réunit ce même jour pour examiner l’évolution des retraites complémentaires. Les organisations syndicales réclament une augmentation des pensions et dénoncent les mesures fiscales et sociales qui, selon elles, pénalisent les retraités.

À l’occasion de la Semaine Bleue, les élus d’opposition du Département du Doubs alertent sur la situation de l’aide à domicile. Selon les chiffres qu’ils avancent, le nombre d’heures d’intervention a reculé de 35 % entre 2017 et 2025, tandis que la population des plus de 75 ans progressait de 22 %. Ils soulignent également que près d’une heure d’aide prescrite sur cinq n’est pas réalisée. Dénonçant des salaires insuffisants, des conditions de travail difficiles et un manque de personnel, les élus jugent le plan d’action de la majorité départementale insuffisant. Ils réclament notamment une meilleure rémunération des professionnels et une revalorisation des indemnités kilométriques.

La mobilisation lycéenne s’est poursuivie ce jeudi 8 octobre à Besançon. Un millier de personnes, des lycéens, des étudiants et des syndicats ont manifesté dans le centre-ville bisontin. Des blocages et des filtrages ont également perturbé l’accès à plusieurs établissements, dont les lycées Pasteur, Ledoux et Tristan-Bernard.

Les manifestants réclament davantage de moyens pour l’Éducation nationale et une réduction des effectifs par classe. D’ores et déjà une nouvelle action est annoncée pour le 13 octobre prochain.

L’association Cent pour un toit Besançon tiendra son assemblée générale mardi 6 octobre à 18 h 30, salle des Quatre‑Vents. Le mouvement, fondé pour loger temporairement des familles en grande difficulté, fonctionne grâce aux dons et à la mobilisation citoyenne.

Comme les quelque 70 associations du réseau en France, elle repose sur un principe simple : 100 personnes donnant 7 € par mois permettent de loger une famille. Les dons, mensuels ou ponctuels, peuvent être réalisés via HelloAsso ou par chèque, avec une déduction fiscale de 75 %.

Infos et dons : https://centpouruntoitbesancon.fr/ 

Les aides à domicile du CCAS de Besançon seront en grève mardi 6 octobre, dénonçant une perte de pouvoir d’achat et un manque de sécurité dans leurs interventions. Elles parcourent plus de 70 km par semaine, pour une indemnité carburant limitée à 25 € par mois, alors que les coûts de l’énergie ont bondi de 45 %. L’intersyndicale réclame un forfait énergie à 100 € et un dispositif de sécurisation du travail isolé. Un rassemblement est prévu à 13h30 devant la mairie. 

Les autorités se préparent à une journée à haut risque ce mardi 6 octobre, annoncée comme le « point d’orgue » d’une semaine particulièrement tendue selon les syndicats de police. CGT, Solidaires et une intersyndicale de l’éducation appellent à la grève, tandis que des appels à des blocages dès lundi circulent déjà. Une situation suivie avec attention par les services de l’État.

Confrontée à une situation financière incertaine, la MJC de Clairs-Soleils annonce l’arrêt de son club multisport et le licenciement de trois salariés. Selon sa vice-présidente, Agnès Lafond, l’association attend encore un versement municipal de 81 000 euros, indispensable pour assurer ses dépenses jusqu’à la fin de l’année.

Une décision difficile pour le conseil d’administration

La décision a été prise après une matinée entière de discussions au sein du conseil d’administration. La MJC doit mettre fin à son club multisport et à la médiation sportive menée dans le quartier. Entre 140 et 145 enfants et adolescents sont concernés, selon Agnès Lafond, également écrivain public bénévole au sein de l’association. La vice-présidente s’inquiète des conséquences de cet arrêt pour les jeunes qui bénéficiaient de ces activités. Cette réduction de l’action de la MJC s’accompagne également du licenciement de trois salariés.

L'interview de la rédaction : Agnès Lafond

Un versement de 81 000 euros toujours attendu

À ces décisions s’ajoute une forte inquiétude concernant la trésorerie. Selon Agnès Lafond, la MJC attend un solde de subvention municipale de 81 000 euros. Elle souligne qu’il s’agit de la poursuite d’un financement déjà partiellement versé. « Sans ce versement de 81 000 euros, je ne sais pas comment on pourra tenir jusqu’à la fin de l’année », alerte-t-elle. Le paiement des salaires pourrait notamment être compromis.

L'interview de la rédaction : Agnès Lafond

Un fonctionnement largement dépendant des subventions

Les subventions représentent 84 % du budget de la MJC. L’association compte plus de 600 familles inscrites, mais la cotisation familiale, fixée à 15 euros, ne permet pas de couvrir ses charges. Les recettes des activités payantes ne suffisent pas davantage à compenser cette dépendance aux financements publics. Pour Agnès Lafond, ces difficultés interrogent plus largement le financement des maisons des jeunes et de la culture. Elle rappelle que leur fonctionnement repose largement sur les subventions, à Besançon comme ailleurs en France. À Clairs-Soleils, cette fragilité se traduit désormais par une réduction des activités proposées aux habitants et par des suppressions d’emplois.

À Besançon, la matinée a été marquée par plusieurs épisodes de violence autour des lycées. Selon l’édile bisontin, environ 150 jeunes cagoulés ont été repérés dans différents secteurs. Une jeune femme a été interpellée au lycée Victor‑Hugo pour des faits liés à un incendie. Trois autres interpellations ont eu lieu près de Chaland et Canot lors d’affrontements avec les forces de l’ordre, tandis qu’un véhicule de gendarmerie a été visé par des projectiles sur le pont Canot.

Le maire Ludovic Fagaut appelle à l’apaisement et met en garde contre toute tentative de récupération politique susceptible d’alimenter les débordements. Il distingue clairement les lycéens mobilisés des casseurs et insiste sur la nécessité de préserver la sécurité des jeunes et des habitants. La municipalité réaffirme son soutien aux forces de l’ordre, à la communauté éducative et aux journalistes pris à partie durant ces incidents.