Un rassemblement est prévu ce mardi 29 septembre, à 13 h 30, place de la Révolution à Besançon. Les organisations syndicales dénoncent une perte de pouvoir d’achat et des conditions de travail dégradées dans les trois versants de la fonction publique : État, territoriale et hospitalière.
Des rémunérations insuffisantes, des équipes sous tension et des difficultés à recruter : les représentants syndicaux dressent un constat préoccupant à la veille de la mobilisation. Ils demandent une revalorisation des salaires, des recrutements et des moyens permettant de répondre aux besoins des usagers. Au cœur des revendications figure l’augmentation du point d’indice, qui sert au calcul du traitement des fonctionnaires. Les syndicats estiment que ses revalorisations n’ont pas compensé la hausse du coût de la vie. Ils réclament également une refonte des grilles de rémunération pour mieux reconnaître les qualifications et l’expérience. Selon eux, le rapprochement des premiers échelons avec le salaire minimum réduit les perspectives de progression et fragilise l’attractivité des métiers.
L'interview de la rédaction : Bénédicte Ponçot co-secrétaire départementale de la FSU 25
Au CHU de Besançon, des équipes éprouvées
Dans la fonction publique hospitalière, la question salariale se double d’une inquiétude sur l’organisation du travail. Une représentante de Sud Santé Sociaux au CHU Minjoz décrit un été particulièrement difficile, marqué par le recours à des contractuels, des intérimaires et des étudiants faisant fonction. Elle dénonce une pression croissante sur les équipes pour maintenir l’activité malgré les manques de personnel. Pour la représentante syndicale, les difficultés de recrutement ne s’expliquent pas seulement par les contraintes habituelles du métier, comme le travail de nuit ou le week-end. Elles tiennent aussi aux conditions dans lesquelles les agents doivent désormais exercer. Elle demande une organisation qui permette de préserver durablement les personnels et la qualité des soins.
L'interview de la rédaction : Leslie Casenove, responsable syndicale au sein de Sud Santé Sociaux
Des conséquences sur les services du quotidien
Dans les collectivités, les syndicats alertent également sur les effectifs. À Besançon, une représentante de la fonction publique territoriale évoque notamment des besoins non satisfaits dans l’aide à domicile et réclame davantage de personnel dans les écoles, avec une ATSEM par classe. Les représentants syndicaux redoutent que les contraintes budgétaires accentuent ces difficultés. Ils rappellent que les agents interviennent dans de nombreux domaines du quotidien : crèches, restauration scolaire, collecte des déchets, voirie ou accompagnement des personnes âgées. Dans l’Éducation nationale, la précarité des accompagnants d’élèves en situation de handicap, les AESH, est également mise en avant. Les syndicats dénoncent des temps partiels subis, des rémunérations trop faibles et des effectifs insuffisants pour assurer l’accompagnement des élèves.
L'interview de la rédaction : Danielle Gouffon, secrétaire générale CGT des fonctionnaires territoriaux dans le Grand Besancon
Un appel également adressé aux usagers
À travers cette mobilisation, les organisations syndicales entendent lier la défense des agents à celle des services rendus à la population. Elles invitent ainsi toutes les personnes attachées à un service public accessible et de qualité à rejoindre le rassemblement, ce mardi 29 septembre à 13 h 30, place de la Révolution à Besançon.
Pour la troisième année consécutive, l’hôpital Jean-Minjoz de Besançon accueille l’événement « Tapis Rose », dédié à la sensibilisation et à la prévention du cancer du sein. Clou de cette journée de mobilisation prévue le mercredi 30 septembre : un défilé de mode engagé où 20 patients touchés par la maladie se glisseront dans la peau de mannequins d'un soir. Dès 10 h et jusqu’à 17 h 30, le grand public aura accès à des ateliers d’information et d'échanges sur le dépistage. La soirée prendra ensuite une dimension festive avec un concert programmé à 18 h 30, avant le lancement du défilé à 19 h.
Organisée par la Ville de Morteau et la Communauté de communes, la Semaine bleue revient du lundi 28 septembre au samedi 3 octobre avec un programme riche en animations gratuites. Ce rendez-vous vise à favoriser les échanges, l'activité physique et la prévention pour l'ensemble des seniors du territoire. Parmi les temps forts figure le salon d'information « Activez votre quotidien ! », prévu le mardi 29 septembre à la salle culturelle L'Escale.
Tout au long de la semaine, les participants pourront également profiter de sorties rando, de séances de sophrologie, de cours d'aqua-bike et d'ateliers intergénérationnels. Des conférences thématiques traiteront quant à elles de la prévention des arnaques et de la maladie d'Alzheimer. L'événement se clôturera le samedi avec une session de yoga sur chaise. Les inscriptions sont ouvertes dès à présent auprès du CCAS de Morteau.
Jugeant les récentes annonces gouvernementales très insuffisantes face à l'urgence salariale, à l'inflation et au tassement des grilles, l'ensemble des organisations syndicales de la Fonction publique (CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP) appelle les agents à se mobiliser par la grève et la manifestation. Les syndicats exigent notamment une revalorisation générale du point d'indice, son indexation sur l'inflation et la refonte des grilles pour sortir du Smic.
À l'échelle locale, l'intersyndicale fixe un rassemblement le mardi 29 septembre à 13 h 30, place de la Révolution à Besançon.
Offrir des produits frais de qualité aux personnes en situation de précarité tout en rémunérant justement les producteurs : c’est l’objectif du groupement d’achat local interassociatif auquel participe la Banque alimentaire du Doubs. Alexandra Guyon, chargée de mission approvisionnement local, en détaille les premiers résultats et les perspectives.
Plus de 10 000 euros de produits achetés
Le rapprochement entre associations d’aide alimentaire et producteurs locaux se concrétise dans les commandes. Selon Alexandra Guyon, plus de 10 000 euros ont déjà été consacrés à l’achat d’environ 3,1 tonnes de denrées locales, dont certaines sont biologiques. Le prix moyen atteint 3,58 euros le kilo, toutes catégories de produits confondues. Ce groupement d’achat permet de diversifier les approvisionnements et de rendre des produits de qualité accessibles aux bénéficiaires de l’aide alimentaire. Il offre également des débouchés aux agriculteurs du territoire, avec la volonté de respecter leurs prix.
Des yaourts, du pain, des légumes et des fruits
Les achats couvrent plusieurs familles de produits. Alexandra Guyon cite notamment les yaourts du GAEC de la Vie de Fer, à Saône, ainsi que du pain et des légumes fournis par huit maraîchers du territoire de Grand Besançon Métropole. Des pommes, des poires, des jus et des confitures issus d’un verger de Sellières complètent cet approvisionnement. Cette diversité permet aux associations de proposer des denrées fraîches, mais aussi des produits transformés localement.
L'interview de la rédaction : Alexandra Guyon, chargée de mission approvisionnement local à la Banque Alimentaire du Doubs
Des récoltes rapidement distribuées
Ces achats ne sont pas destinés à constituer uniquement des réserves pour l’hiver. « On fonctionne toute l’année », rappelle Alexandra Guyon. L’intérêt de la démarche réside justement dans la possibilité de distribuer rapidement les produits après leur récolte. Lors de l’entretien, la chargée de mission évoquait ainsi des denrées récoltées le matin même, destinées aux distributions du mercredi et du samedi matin, avec trois associations partenaires. Cette organisation rapproche le moment de la récolte de celui où les produits arrivent dans l’assiette des bénéficiaires.
Élargir le groupement pour pérenniser les commandes
Pour développer cette démarche, la Banque alimentaire a besoin de financements, mais aussi de nouvelles associations prêtes à rejoindre le groupement. Celui-ci accueille déjà des structures qui ne font pas partie de son réseau habituel de partenaires. L’enjeu est de réunir davantage de commandes tout au long de l’année, grâce aux moyens que les associations mobilisent notamment par les subventions et les dons. « Nous avons besoin d’avoir les moyens d’acheter des produits de qualité sans négociation », souligne Alexandra Guyon.
Cette dynamique collective doit permettre d’augmenter les quantités achetées et de mieux anticiper les besoins. Pour les producteurs, des commandes planifiées offrent davantage de visibilité sur les débouchés. Pour les associations, elles contribuent à inscrire l’accès à une alimentation locale de qualité dans la durée.
Face aux dégâts causés par la sécheresse et la canicule cet été, l'État déploie un plan de soutien exceptionnel de près de 6 millions d'euros pour les agriculteurs du Jura. Parmi les mesures immédiates : un dégrèvement d'office de la taxe foncière, sans aucune démarche requise, allant de 30 % pour les terres arables à 55 % pour les prairies.
Dès la semaine prochaine, un fonds d'aide directe d'un million d'euros sera également débloqué pour les exploitants les plus en difficulté. Enfin, l'aide à l'achat de carburant agricole est officiellement prolongée pour les mois de septembre et octobre. Pour toute question, les modalités et les contacts de la préfecture sont à retrouver sur le site internet de la direction des finances publiques : https://www.impots.gouv.fr/accueil
C’est une institution pontissalienne qui s’apprête à fermer ses portes. Installée au centre-ville de Pontarlier depuis le début du XXe siècle, la pharmacie du Centre n’accueillera plus le public à compter du 1er novembre prochain. Contactée, la direction nous a confirmé cette fermeture, sans souhaiter apporter davantage de précisions sur ses raisons.
En ville, certains établissent un lien avec la piétonnisation d’une partie du centre-ville, qui aurait freiné la venue de clients suisses, notamment intéressés par les produits de parapharmacie proposés par l’enseigne. Cette explication n’a toutefois pas été confirmée par la direction. La responsable n’a pas non plus confirmé l’avenir des deux salariées en poste et leur reprise par une autre enseigne pontissalienne.
À l’appel de la CGT, de Sud et de FO, un rassemblement s’est tenu ce mardi matin devant les bureaux de l’Agence régionale de santé, au pôle Viotte à Besançon. Les manifestants dénoncent le manque de personnel, les bas salaires et des restrictions budgétaires qui fragilisent, selon eux, l’accompagnement des personnes vulnérables.
« On nous demande toujours de faire plus avec moins »
De la protection de l’enfance au handicap, en passant par les hôpitaux et les établissements pour personnes âgées, les professionnels mobilisés décrivent des difficultés communes : une charge de travail croissante et des moyens insuffisants pour assurer leurs missions. « On nous demande toujours de faire plus avec moins », déplore Pascal Descamps, moniteur-éducateur et élu CGT à l’ADDSEA. Pour ce professionnel de la protection de l’enfance, les contraintes budgétaires affectent directement les possibilités d’accompagnement des jeunes. Il évoque notamment une réduction de la durée de prise en charge des jeunes majeurs, ainsi que les coupes ayant touché la prévention spécialisée dans le département. Il s’inquiète également de baisses de financement concernant les équipes mobiles intervenant auprès des jeunes des quartiers populaires.
Des salaires jugés trop faibles pour attirer des candidats
La mobilisation porte aussi sur les rémunérations. Pour les syndicats, les difficultés de recrutement sont étroitement liées aux salaires proposés et à la dégradation des conditions de travail. Pascal Decamps cite l’exemple de la convention collective, qui couvre notamment des établissements et services du secteur social et médico-social. Selon lui, certains professionnels diplômés commencent leur carrière avec un salaire conventionnel inférieur au SMIC, nécessitant un complément pour atteindre le minimum légal. Les manifestants réclament des revalorisations salariales pour attirer des candidats et fidéliser les équipes. Ils demandent également des effectifs permettant d’assurer un accompagnement adapté aux besoins des usagers.
Dans le handicap, des professionnels confrontés aux suppressions de postes
Salariée d’APF France handicap, Laetitia Sachot témoigne, elle aussi, d’un quotidien marqué par le manque de moyens. L’assistante sociale décrit une importante rotation du personnel et le recours à des salariés faisant fonction sur des postes pour lesquels ils ne disposent pas toujours des qualifications correspondantes. Dans son service, elle dénonce notamment la suppression de postes d’ergothérapeutes, avec lesquels elle est censée travailler en binôme. Une situation qui complique, explique-t-elle, l’accompagnement à domicile.
« Les gens veulent vivre à leur domicile, mais on ne nous donne pas les moyens », regrette-t-elle. Derrière les difficultés des équipes, elle alerte sur les conséquences pour les personnes accompagnées et sur la capacité des services à répondre à leurs besoins.
Des inquiétudes autour du budget de la Sécurité sociale
Les prises de parole ont également porté sur les orientations budgétaires évoquées pour la Sécurité sociale. Les représentants syndicaux s’inquiètent de possibles restrictions concernant les arrêts maladie et l’indemnisation des accidents du travail. Plus largement, ils dénoncent des choix politiques qui, selon eux, accordent une place insuffisante au financement de la santé, du social et du médico-social. Ils demandent que les besoins des populations et les conditions de travail des personnels soient davantage pris en compte dans les arbitrages publics.
Une délégation et un nouvel appel à la grève
Une délégation devait être reçue par l’ARS à l’occasion de ce rassemblement. Pour les organisateurs, les réponses attendues dépassent toutefois l’échelon local et nécessitent des décisions nationales sur le financement de ces secteurs. Un nouvel appel à la grève a été relayé pour le 29 septembre, avec la volonté de mobiliser également les salariés de l’action sociale privée et associative.
Après l’accident de chantier qui a blessé cinq ouvriers, dont trois grièvement, rue Bruand à Besançon, La France insoumise réclame des explications. Le mouvement rappelle aussi les décès d’ouvriers à Valentigney et à Planoise, ainsi que les graves brûlures subies par un apprenti à Amancey. Il dénonce une dégradation des conditions de travail et demande le doublement des effectifs de l’inspection du travail.
La CGT appelle les salariés de la santé, du social et du médico-social à faire grève mardi 15 septembre. Un rassemblement est prévu à 10 h 30 devant l’Agence régionale de santé, près de la gare Viotte, à Besançon. Le syndicat dénonce les restrictions budgétaires et les sous-effectifs, et réclame davantage de moyens. Une nouvelle journée de grève est annoncée le 29 septembre.