Portée par le CHU Minjoz, l’étude INFLAMA révèle que les implants mammaires en silicone, même intacts, peuvent déclencher une inflammation chronique des tissus. Menée auprès de 43 patientes opérées dans le service de chirurgie plastique, l’analyse montre une activation immunitaire marquée et une dérégulation de gènes liés à des maladies inflammatoires comme le lupus.
Ces travaux, publiés dans la revue Biomaterials, associent le CHU de Besançon, l’Institut de Science des Matériaux de Mulhouse (IS2M/CNRS/UHA) et la Tumorothèque régionale. Ils soulignent la nécessité d’un suivi rigoureux des porteuses d’implants et d’une réglementation renforcée.
Dans le cadre du fonds hospitalier Phisalix, dédié au mécénat en santé, le CHU de Besançon présente ce vendredi deux casques de réalité virtuelle pour le projet VIRAGES (VIrtual Réalité Accompagnement GEstion du Stress). Cette technologie d’hypnoanalgésie permet de réduire stress et anxiété chez les patients, tout en limitant le recours aux traitements médicamenteux. Les casques seront déployés en néphrologie, grâce au soutien de France Rein, et en gastro-entérologie, avec l’appui de la Ligue contre le cancer du Doubs-Comité de Besançon. Ils bénéficieront aux patients souffrant d’insuffisance rénale et de cancers digestifs.
À partir du 12 novembre, le CHU de Besançon ouvre un nouveau bureau des entrées (BDE) au rez-de-chaussée du bâtiment bleu. Ce guichet, accessible du lundi au vendredi de 8h à 17h, est dédié aux patients suivis en cancérologie (oncologie médicale, radiothérapie, oncogénétique) ou venant à la pharmacie hospitalière pour la rétrocession de médicaments.
Ce nouveau BDE vise à faciliter l’accueil et le parcours des patients, souvent fragiles, en leur évitant un déplacement jusqu’au hall principal. Il permettra également de renforcer la coordination entre les équipes médicales et administratives du bâtiment bleu.
Ce projet a été rendu possible grâce au soutien financier de la Ligue contre le Cancer du Doubs – Comité de Besançon, à hauteur de 21 426 €.
Un mouvement mondial pour briser les tabous
Né en Australie en 2003, le mouvement « Movember » – contraction de moustache et november – a fait du mois de novembre un temps fort de sensibilisation à la santé masculine. L’idée est née d’un simple défi entre amis : se laisser pousser la moustache pendant trente jours pour attirer l’attention sur des sujets souvent tus chez les hommes. Mais au fil des années, « Movember » est devenu une véritable campagne mondiale en faveur de la prévention et du dialogue autour de la santé des hommes. « Au-delà du symbole, c’est un moyen de libérer la parole et d’aborder des thèmes tabous comme le cancer ou la dépression », explique le docteur Morgan Goujon, oncologue médical au CHU de Besançon, spécialisé dans les cancers urologiques.
L'interview de la rédaction : Docteur Morgan Goujon
Une mobilisation forte au CHU de Besançon
Le CHU de Besançon, en partenariat avec l'institut régional fédératif du cancer de Franche-Comté, participe activement à cette initiative. Cette année, une journée de discussion et de prévention a réuni soignants, associations de patients et partenaires autour de plusieurs thématiques : cancer de la prostate, cancer du testicule, santé mentale masculine. Des associations locales comme Oncodoubs ou Sérum Santé Masculine ont contribué à rendre ces échanges plus accessibles et moins formels. Le docteur Goujon insiste sur l’importance de ce type de rencontres : « Ces moments permettent aux patients d’échanger autrement, de parler sans gêne et de comprendre que la prévention, c’est déjà se soigner. »
Une pièce de théâtre pour sensibiliser autrement
En marge des conférences, le CHU a proposé la pièce « Radicale », proposée par la compagnie « la Clé des Planches ». Cette création raconte, de manière originale et émotive, le parcours d’un patient atteint d’un cancer de la prostate, à travers la voix… de sa propre prostate. « C’est une façon décalée, mais percutante, de faire passer un message de prévention », commente le docteur Goujon.
Cancers urologiques : l’importance du dépistage précoce
Le cancer de la prostate est aujourd’hui le plus fréquent chez l’homme, avec un diagnostic souvent posé après 70 ans. Pour le spécialiste, la prévention reste la meilleure arme : « Plus le cancer est détecté tôt, plus les chances de guérison sont grandes ». Certains signes doivent alerter : des difficultés à uriner, la présence de sang dans les urines, ou des mictions trop fréquentes. « Ces symptômes ne sont pas toujours graves, mais ils méritent d’être vérifiés. Il ne faut pas attendre ni se dire que ça passera tout seul », insiste-t-il.
L'interview de la rédaction : Docteur Morgan Goujon
Libérer la parole pour sauver des vies
Le médecin le reconnaît : la culture du silence reste tenace chez les hommes. Les femmes parlent plus facilement de leur santé. « Chez les hommes, il y a encore cette idée qu’en ne regardant pas le problème, il n’existe pas », déplore-t-il. Movember cherche justement à renverser cette mentalité, en associant humour, solidarité et prévention. Le mot d’ordre : porter la moustache, mais surtout porter le message.
Le CHU de Besançon lance une étude de faisabilité sur les effets des jeux vidéo sur le sommeil des adultes, une population encore peu étudiée malgré sa forte représentation parmi les joueurs. Menée par le service d’addictologie et le centre du sommeil, cette recherche vise à comparer la qualité du sommeil entre deux groupes : les joueurs réguliers et les joueurs occasionnels ou non-joueurs, âgés de 18 à 40 ans.
Les participants rencontreront un médecin addictologue et un spécialiste du sommeil, tiendront un agenda du sommeil et des écrans pendant 14 jours, porteront un bracelet actimètre et fourniront des prélèvements urinaires pour analyser la mélatonine. Chaque participant recevra un retour personnalisé sur son sommeil et, si nécessaire, une proposition de prise en charge.
Pour participer, contactez le Dr Galli, responsable du projet : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Une indemnisation est prévue.
Dans le cadre de Novembre Bleu, appelé également Movember, le CHU de Besançon et l’IRFC de Franche-Comté organisent une journée de sensibilisation à la santé masculine, ce jeudi 6 novembre. De 10h à 16h30, le hall de l’hôpital Jean-Minjoz accueillera stands d’information, échanges et conseils autour du dépistage, de l’hygiène de vie ou encore de la sexualité. La journée se clôturera à 19h30 au Scènacle avec la pièce « Radicale », suivie d’un débat avec des professionnels de santé. Entrée gratuite, réservation obligatoire, via le lien : https://framaforms.org/reservation-piece-de-theatre-radicale-1760687111
Ce mercredi 15 octobre, le CHU de Besançon se mobilise pour la Journée mondiale du deuil périnatal. De 10h à 15h, dans le hall de l’hôpital Jean-Minjoz, soignants, associations et partenaires accueilleront le public pour informer, échanger et soutenir les familles touchées par la perte d’un enfant en cours de grossesse ou peu après la naissance.
Une nouvelle filière dédiée aux grossesses arrêtées précocement sera présentée, ainsi que le projet d’un « salon des anges », espace de recueillement en cours d’aménagement. Une journée pour briser le silence et accompagner le deuil.
Ce jeudi 9 octobre à 11h, au Centre de soins et de réadaptation Les Tilleroyes à Besançon, l’ARS Bourgogne-Franche-Comté remettra officiellement le label de la filière gériatrique territoriale portée par le CHU de Besançon. Cette reconnaissance, issue d’un audit approfondi, valorise la qualité des parcours de soins, la coordination interprofessionnelle et la dynamique d’amélioration continue. Elle s’inscrit dans un projet ambitieux de fusion de quatre établissements ( Avanne, Les Tilleroyes, Bellevaux et le CHU) au 1er janvier 2026, représentant plus de 840 lits et places dédiés aux personnes âgées.
Un souffle de verdure s’apprête à transformer la terrasse impersonnelle du 4e étage du service de soins palliatifs du CHU de Besançon. Grâce au soutien du Fonds Phisalix et de ses mécènes, un jardin thérapeutique et sensoriel verra bientôt le jour, pensé comme un espace de réconfort pour les patients, leurs familles et les soignants.
Un lieu de vie au cœur du service
« Ici, certains patients ne peuvent plus rentrer chez eux. Ils n’ont pas toujours la possibilité de sortir à l’extérieur. Offrir un espace pour respirer, voir le soleil, entendre des oiseaux, c’est essentiel », explique le Docteur Nicolas Becoulet, chef du service des soins palliatifs du CHU de Besançon. Le projet prévoit des bacs de jardinage à hauteur de fauteuil roulant, des plantes aromatiques, une fontaine, des aménagements végétalisés et un mobilier convivial. Un espace conçu autant pour l’apaisement que pour l’introspection, dans un moment de vie où les gestes simples comptent plus que jamais.
L'interview de la rédaction : Le docteur Nicolas Becoulet, chef du service des soins palliatifs du CHU de Besançon.
Le soutien du Fonds Phisalix et des mécènes
Le chantier est estimé à 155.000 €. Ce 16 septembre, quatre mécènes – la Ligue contre le cancer, le groupe 1000, Ruggieri, Druet et Trascic – ont remis ensemble des chèques pour un total de 60 000 €, soit 60 % du financement déjà acquis. « Le mécénat n’a pas vocation à se substituer à l’Assurance maladie, mais à apporter ce supplément d’âme qui rend l’hôpital plus humain », souligne Emmanuel Luigi, directeur général adjoint du CHU. Depuis sa création en 2024, le Fonds Phisalix a déjà collecté 180 000 € et financé plusieurs projets, de la pédiatrie à la psychiatrie, en passant par l’oncologie. Le jardin thérapeutique est l’un de ses projets phares pour 2025.
L'interview de la rédaction : Jonathan Debauve, directeur de la communication du CHU Minjoz.
Un fonds en plein essor
Nommé en hommage à Marie et Césaire Phisalix, couple de médecins bisontins engagés dans la recherche et la société, le fonds s’appuie sur une dynamique collective. « Les équipes médicales, les cadres de santé et les mécènes travaillent ensemble, c’est ce qui fait la force de ce projet », insiste la direction. Parmi les initiatives à venir : un dîner caritatif organisé le 14 octobre à Besançon, en partenariat avec Cuisine Mode d’Emploi(s), l’école fondée par le chef Thierry Marx. Objectif espéré : récolter 15.000 € supplémentaires grâce à un repas de gala et une vente aux enchères. Fermob, partenaire du projet, s’est également engagé à fournir du mobilier en don en nature. Pour participer à cet évènement : https://www.fonds-phisalix.fr/
Un symbole pour l’hôpital public
Au-delà des chiffres, le jardin incarne une philosophie : replacer l’humain au centre des soins. Dans un service où l’accompagnement prime sur l’acharnement thérapeutique, cet espace permettra aux patients de retrouver un peu de liberté et aux familles de créer des souvenirs précieux. « Ce n’est pas un projet de décoration, c’est une démarche profondément utile pour le bien-être des malades et de leurs proches », conclut le Docteur Nicolas Becoulet
À l’occasion de Septembre Turquoise, mois national de sensibilisation aux cancers gynécologiques, le CHU de Besançon renouvelle son engagement en organisant une journée d’information et d’échange ouverte à tous. Elle se déroulera le vendredi 19 septembre. Professionnels de santé, patientes, proches et grand public sont invités à participer à une série d’ateliers, de stands et de tables rondes pour mieux comprendre ces pathologies encore trop méconnues.
Une mobilisation essentielle
Chaque année en France, près de 16 000 femmes sont diagnostiquées avec un cancer gynécologique. Ces cancers, qui touchent l’appareil génital féminin, se déclinent en cinq formes principales : endomètre, ovaires, col de l’utérus, vulve, vagin et trompes de Fallope. Si certains sont rares, d’autres comme le cancer du col de l’utérus peuvent être détectés précocement grâce au dépistage, augmentant ainsi les chances de guérison. La prévention joue un rôle clé : activité physique, vaccination et suivi gynécologique régulier sont autant d’actions qui peuvent réduire les risques.
Le CHU de Besançon, centre expert
Le CHU de Besançon est reconnu comme centre expert pour la prise en charge des tumeurs gynécologiques rares. Son approche multidisciplinaire réunit chirurgiens gynécologues et digestifs, oncologues, radiothérapeutes, et professionnels du soin de support. L’établissement propose également des essais cliniques innovants en chirurgie, radiothérapie et oncologie. Un hôpital de jour dédié aux soins de support accompagne les patientes tout au long de leur parcours : diététique, activité physique adaptée, soutien psychologique et sexothérapie font partie des services proposés.
Programme de la journée
Stands d’information
10h-15h | Hall de l’hôpital Jean-Minjoz – Accès libre
Atelier « Vie intime / Santé sexuelle ». Animé par Céline Bruchet, sexothérapeute. Hôpital Jean-Minjoz – Sur inscription : https://framaforms.org/formulaire-dinscription-a-latelier-sante-sexuelle-1753788632
3 Sessions :
10h-11h et 11h30-12h30 (patientes uniquement)
13h30-14h30 (couples)
Café Imagyn
15h-16h | Maison des familles – Sur inscription : https://framaforms.org/formulaire-dinscription-au-cafe-imagyn-1753715884
Un moment d’échange convivial pour les patientes et leurs proches, animé par Babette Gonzales.
Table ronde – Soignants, patientes et proches
16h-17h30 | Thème : Activité physique adaptée avant et après chirurgie pelvienne
Intervenants : Dr Brice Paquette et Quentin Jacquinot, PhD
Inscriptions : https://framaforms.org/formulaire-dinscription-a-la-table-ronde-soignantspatientes-1753789211
Table ronde – Professionnels de santé
15h-16h | Échanges sur les traitements, la recherche et les parcours de soin
Intervenantes : Pr Mougin, Drs Toubin et Mansi
Inscriptions : https://framaforms.org/formulaire-dinscription-a-la-table-ronde-reservee-aux-professionnels-de-sante-1753789501
Cette journée est une invitation à briser les tabous, à mieux comprendre les enjeux des cancers gynécologiques et à renforcer les liens entre patientes, proches et soignants. Une mobilisation turquoise pour une cause qui mérite toute notre attention.