À l'occasion de la Journée nationale du don d'organes et de la greffe, le CHU Besançon Franche-Comté organise plusieurs actions de sensibilisation. Un stand d'information sera proposé dimanche 14 juin, de 9 h à 18 h, au Village santé du festival Grandes Heures Nature à Chamars. Un ciné-débat est également programmé lundi 22 juin à 20 h au cinéma Mégarama Marché Beaux-Arts autour du documentaire Le Désert à Plein Poumons, réalisé par Alexandre Allain, lui-même greffé des poumons. La projection sera suivie d'échanges avec des témoins et des spécialistes. L'inscription est gratuite sur : https://framaforms.org/formulaire-dinscription-au-cine-debat-organise-par-le-chu-besancon-franche-comte-1781076945.
À quelques jours de la grève annoncée au Centre gérontologique Bellevaux de Besançon, le CHU Besançon Franche-Comté défend son bilan et réaffirme sa volonté de dialogue avec les organisations syndicales. La direction reconnaît des difficultés liées à la charge de travail, aux remplacements et à l'organisation de certains services, mais assure que la fusion avec le CHU n'a entraîné aucune baisse des effectifs soignants.
Au contraire, les chiffres présentés montrent une progression du nombre d'infirmiers et d'aides-soignants depuis 2023. Le CHU souligne également une diminution de l'absentéisme et met en avant des ratios d'encadrement supérieurs aux références nationales dans l'établissement. Tout en reconnaissant des tensions dans certains secteurs, notamment au SSIAD, la direction affirme vouloir poursuivre les échanges afin d'apporter des réponses adaptées aux difficultés rencontrées par les équipes.
À l'occasion d'une journée d'information organisée ce mardi 2 juin à l'hôpital Jean-Minjoz de Besançon, le CHU Besançon Franche-Comté et l'association France Parkinson ont sensibilisé le public à une maladie encore trop souvent réduite à ses seuls tremblements. Pour les professionnels de santé comme pour les représentants des patients, l'enjeu est de mieux faire connaître les multiples facettes de cette pathologie et l'importance du mouvement dans sa prise en charge.
Une maladie bien plus complexe que les tremblements
La maladie de Parkinson est la maladie neuro-évolutive la plus fréquente après Alzheimer. Elle résulte de la disparition progressive de cellules cérébrales produisant la dopamine, une substance indispensable au contrôle des mouvements mais aussi impliquée dans certaines fonctions cognitives et comportementales. Pourtant, l'image du malade qui tremble reste largement ancrée dans les esprits. « Beaucoup de personnes atteintes ne tremblent pas. Il y a autant de formes de Parkinson qu'il y a de malades », rappelle Jean-Paul Debrie, délégué départemental de France Parkinson. Outre les tremblements, les patients peuvent souffrir de rigidité musculaire, de lenteur des mouvements, de troubles de la déglutition, de difficultés à la marche, mais aussi de symptômes moins connus comme les troubles du sommeil, la perte de l'odorat, les troubles digestifs, l'apathie ou certaines difficultés cognitives.
L'interview de la rédaction : M. Jean-Paul Debrie
Une maladie qui touche aussi des personnes jeunes
Contrairement aux idées reçues, Parkinson n'est plus exclusivement une maladie du grand âge. « Des diagnostics à 35 ou 40 ans ne sont plus rares aujourd'hui », souligne M. Debrie. Face à cette évolution, France Parkinson développe des dispositifs spécifiques pour les personnes encore en activité professionnelle, notamment à travers des « cafés jeunes parkinsoniens », destinés aux malades de moins de 65 ans.
Une maladie que l'on ne guérit pas
À ce jour, aucun traitement ne permet de guérir la maladie ni d'en ralentir l'évolution. Les traitements visent avant tout à compenser le déficit en dopamine afin de réduire les symptômes et préserver l'autonomie des patients. « Les neurologues nous soulagent, nous aident à conserver une mobilité et une qualité de vie, mais on ne guérit pas de Parkinson », rappelle le représentant associatif. La prise en charge repose également sur la kinésithérapie, la rééducation, l'orthophonie et l'accompagnement des aidants.
Le mouvement au cœur de la prise en charge
Le thème retenu pour cette journée de sensibilisation était d'ailleurs explicite : « Le mouvement dans tous ses états ». Pour les spécialistes, l'activité physique constitue aujourd'hui un pilier thérapeutique majeur. Danse-thérapie, gymnastique adaptée, marche, exercices d'équilibre, ping-pong ou travail de la motricité permettent de maintenir la souplesse, de prévenir les chutes et de préserver l'autonomie. « Bouger régulièrement aide à lutter contre la perte de confiance, la sédentarité et l'enraidissement », rappellent les équipes du Centre expert Parkinson du CHU. Tout au long de la journée, plusieurs démonstrations ont été proposées au public, notamment du ping-pong adapté, de la danse-thérapie, de la musicothérapie et des animations pédagogiques.
L'interview de la rédaction : M. Jean-Paul Debrie

Rompre l'isolement
Au-delà des soins, France Parkinson insiste sur l'importance du lien social. Groupes de parole animés par des psychologues, rencontres entre patients, activités physiques collectives ou ateliers de soutien permettent aux malades et à leurs proches de partager leurs expériences et de ne pas affronter seuls la maladie. « Notre mot d'ordre est simple : ne restons pas seuls face à la maladie », résume Jean-Paul Debrie. Un message qui résonne particulièrement alors que plusieurs milliers de personnes sont concernées par Parkinson en Bourgogne-Franche-Comté et que le nombre de diagnostics continue de progresser.
À l’occasion de la Journée mondiale des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), le CHU Besançon Franche-Comté organisera, le mercredi 13 mai, une journée d’information et de sensibilisation dans le hall principal de l’hôpital Jean-Minjoz, de 9h à 16h.
Les équipes de gastroentérologie iront à la rencontre du public pour mieux faire connaître la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, deux pathologies en forte progression en France. Près de 300.000 personnes seraient concernées dans le pays. Le CHU rappelle que ces maladies chroniques, souvent invisibles, peuvent avoir un impact important sur la qualité de vie, mais qu’une prise en charge adaptée permet aujourd’hui à de nombreux patients de mener une vie active.
À l’occasion de Mars bleu, mois de sensibilisation au cancer colorectal, le CHU de Besançon lance une campagne au message direct : « Occupez-vous de vos fesses ». Des stands d’information sont installés dans différents centres commerciaux de la ville, comme les mardis 24 mars à Carrefour Chalezeule et31 mars à la galerie Châteaufarine. Une journée de sensibilisation est aussi prévue ce jeudi à l’hôpital Jean-Minjoz.
Le Collectif de Défense de la Santé du Doubs alerte après l’ouverture d’une maison médicale au CHU de Besançon. Selon le CODES 25, cette structure privée financée par des fonds publics ne répond pas à la pénurie de médecins libéraux et au manque d’accès aux soins. Le collectif réclame la création de centres de santé publics, avec médecins salariés et tiers payant intégral, pour garantir des soins accessibles à toutes et tous.
Face à un afflux exceptionnel d’appels et à la saturation des dispositifs existants durant l’hiver 2024-2025 sur les secteurs de Besnaçon, Thise, Chalezeule, Chalèze, Chalezeule et Beure, une Maison Médicale de Garde (MMG) a ouvert le 26 décembre 2025 au CHU de Besançon. Accessible exclusivement via le 116 117 pendant les horaires de permanence des soins, elle vise à désengorger la régulation du Centre 15, à compléter l’action de SOS Médecins et à réduire les passages inappropriés aux urgences, grâce à l’engagement volontaire de plus de 40 médecins libéraux. Le 28 décembre dernier, le centre de régulation du 15 a traité près de 1.800 dossiers pour l’ensemble de la région Franche-Comté.
Une réponse conjoncturelle devenue structurante
L’hiver 2024-2025 a mis en lumière les fragilités du système de soins non programmés sur le territoire bisontin. Afflux massif d’appels au Centre 15, saturation de SOS Médecins et orientation contrainte vers les urgences hospitalières ont conduit les acteurs de santé à agir rapidement. « La création de la Maison Médicale de Garde s’inscrit dans une logique de coopération ville-hôpital et de réponse territoriale aux tensions hivernales », explique Emmanuelle Pidoux-Simonin, directrice des coopérations au CHU de Besançon. Porté en lien étroit avec l’ARS et les médecins libéraux, le projet a trouvé naturellement sa place au sein du CHU, offrant un cadre sécurisé et immédiatement opérationnel.
L'interview de la rédaction : Emmanuelle Pidoux-Simonin, directrice des coopérations au CHU de Besançon
Une implantation au CHU pensée pour la sécurité et la fluidité
Pour les médecins libéraux, l’implantation de la structure au sein du CHU répond à des impératifs concrets. Les Dr Pierre-Louis Hélias (président de l’Association de garde médicale bisotine) et Benoît Rabier (président de l’Acoreli) soulignent les avantages logistiques et sécuritaires d’une garde exercée en milieu hospitalier, notamment en soirée et la nuit. La MMG repose sur le volontariat : plus de 40 médecins libéraux se sont engagés dès le premier trimestre, avec en moyenne cinq gardes par praticien. L’objectif n’est pas de produire du volume, mais de répondre de manière adaptée à la demande issue de la régulation. « La Maison Médicale de Garde absorbe les patients pour lesquels une consultation de ville est pertinente, après tri médical. Elle n’est ni une extension des urgences, ni un concurrent de SOS Médecins », insistent les praticiens.
Le 116 117, clé d’entrée unique pendant la permanence des soins
L’accès à la maison de garde se fait exclusivement via le 116 117, numéro national gratuit permettant de joindre un médecin de garde. Ce dispositif s’inscrit dans une architecture de régulation clairement sectorisée. Ainsi, le médecin régulateur libéral peut proposer un simple conseil médical, une consultation à la MMG, une orientation vers SOS Médecins (consultation ou visite) ou, si nécessaire, une orientation hospitalière.
L'interview de la rédaction : Dr Marion Yvé-Jardin, médecin généraliste à Besançon
Une dynamique appelée à se consolider
La maison médicale de garde est ouverte de 20h à minuit en semaine et durant les jours fériés, le samedi de midi à minuit et le dimanche de 8h à minuit. Les premiers retours d’activité montrent une capacité d’absorption satisfaisante, avec par exemple une vingtaine de patients certains dimanches. Une montée en puissance est prévue à partir d’avril, avec l’élargissement du planning médical. Au-delà de la réponse à l’urgence hivernale, la MMG apparaît comme un levier durable de coopération ville-hôpital, améliorant la connaissance mutuelle entre médecins libéraux, urgentistes et régulateurs, au service d’une prise en charge plus fluide et plus pertinente des patients.
Le public est ainsi invité à retenir des repères simples : 15 : urgence vitale. 116 117 : médecin de garde / MMG (permanence des soins) et 36 24 : SOS Médecins à Besançon
L’Institut de formation des professions de santé (IFPS) du CHU de Besançon accueillera le public samedi 31 janvier 2026, de 9h à 13h, à l’occasion de ses portes ouvertes annuelles. Plus de 750 étudiants y sont formés chaque année dans neuf filières du paramédical et de l’assistance aux soins : aide-soignant, ambulancier, assistant de régulation médicale, auxiliaire de puériculture, infirmier, puériculteur, infirmier anesthésiste, infirmier de bloc opératoire et cadre de santé. Une matinée pour découvrir les formations, rencontrer les équipes et échanger avec les étudiants.
Deux nouveaux espaces d’accueil vont être inaugurés en réanimation infantile et en néonatalogie au CHU de Besançon. Pensés après la période Covid, ils offrent désormais aux familles une cuisine fonctionnelle ainsi qu’une salle d’attente plus apaisante et adaptée. Ces aménagements ont été rendus possibles grâce au soutien des associations Réa…gir, Néonat25 et SOS Préma, chaleureusement remerciées par l’hôpital.
Le CHU lance également PréSCI, un projet de recherche inédit visant à mieux diagnostiquer les complications digestives chez les nouveau‑nés prématurés grâce à l’analyse de biomarqueurs urinaires. Le programme, porté par le fonds Phisalix, est ouvert aux dons. Pour de plus amples informations : https://www.fonds-phisalix.fr/projet/presci-ameliorer-la-prise-en-charge-des-complications-digestives-chez-les-nouveau-nes-prematures/
Lancé le 26 novembre 2024 par le CHU de Besançon avec Abéo, le Crédit Agricole Franche-Comté et Micronora, le fonds Phisalix fête son premier anniversaire. En un an, plus de 200 000 € ont été mobilisés, permettant de financer neuf projets portés par les équipes hospitalières, de la pédiatrie à la psychiatrie. Au total, 23 initiatives ont été retenues lors des deux appels à projets. Une première soirée caritative, organisée en octobre, a permis de récolter 12 300 € pour la création d’un jardin thérapeutique en soins palliatifs. Le fonds poursuit sa mobilisation auprès des mécènes et du grand public.