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Le corps d'une jeune femme dérivant dans le canal a été repéré dans la matinée ce mardi près du pont Schwint à Besançon. Alertés par un riverain, les secours l’ont repêché avant de procéder à des efforts de réanimation sur la berge. La victime a été emmenée en ambulance au CHU Minjoz avec un très léger pouls. Son identité n'a pas pu être confirmée, mais cette femme aurait moins de 30 ans. Son pronostic vital reste engagé. Les caméras de vidéosurveillance sont actuellement analysées par la police, et une enquête a été ouverte.

L’hiver approche et le département œuvre déjà à la stratégie de viabilité hivernale. Elle vise à maintenir la praticabilité des routes en période d'intempéries, généralement de novembre à mars, et consiste à traiter la neige et le verglas se déposant sur les routes. Des moyens importants, humains, matériels et financiers sont mobilisés chaque année par le département.

Chaque hiver nécessite de la part des usagers de la route des efforts supplémentaires de prévoyance et de prudence. Avant d’emprunter la route, il importe de bien s’informer sur les conditions routières que l’on peut rencontrer, de s’équiper et de respecter les recommandations d’usage. Une importante campagne de sensibilisation à la sécurité routière en condition hivernale est organisée par le département tout au long de l’hiver. Des panneaux seront mis en place le long des routes départementales dès le début du mois de novembre sur 34 sites. Ils se déclineront selon trois messages : « L’hiver, pensez à vous équiper », « L’hiver, adaptez votre conduite » et « État des routes, tenez-vous informés ».

 

En quelques chiffres, la viabilité hivernale, c’est :

 

3690km de routes départementales répartis en trois niveaux de service :

-          Traitement hivernal renforcé : environ 860km

-          Traitement hivernal standard : environ 2650km

-          Traitement hivernal de proximité : environ 180km de routes les moins empruntées du Doubs

 

Mais aussi 240 agents mobilisés de novembre à mars, dont 153 chauffeurs d’engins de déneigement, 12 cadres coordinateurs, 56 patrouilleurs, 3 contacts média et 16 cadres de permanence.

1000 à 1500 patrouilles chaque hiver, 1500 à 2000 interventions d’engins de service hivernal du département, et plus de 200.000km effectués chaque hiver par les engins de service hivernal de la régie et des entreprises privées pour le déneigement et le traitement de routes départementales.

6100 tonnes de sel ont été épandues l’hiver dernier. Lors d’un hiver moyennement rigoureux, ce chiffre peut s’élever à 10.000 tonnes. 1000 à 1500m3 de saumure sont aussi épandues chaque hiver.

29 webcams sont implantées le long des routes départementales et consultables par les usagers sur www.inforoute25.fr.

Le budget est généralement estimé à 4 millions d’euros pour un hiver moyen. 4,2 millions d’euros qui ont été consacrés à l’hiver 2021-2022, hors frais de personnel et de matériel. 

 

Florence Rogeboz, vice-présidente en charge des mobilités et infrastructures : 

 

A l’occasion du 40ème anniversaire de la création de Réserves Naturelles de France, une visite était organisée ce mercredi dans la réserve naturelle nationale du ravin de Valbois à Chassagne-Saint-Denis. Un événement qui a permis de mettre en valeur toute la démarche qui est mise en œuvre pour protéger la biodiversité et préserver ces espaces naturels.

La présidente nationale de Réserves naturelles de France, Charlotte Meunier, et le président de la Fédération des conservatoires d’espaces naturels, Christophe Lépine, ont fait le déplacement pour cette date symbolique des 40 ans de la création de Réserves Naturelles de France. Ils ont pu, accompagnés d’élus et de responsables de la biodiversité, visiter la réserve du ravin de Valbois, son impressionnante corniche et la pelouse surplombant le tout. Sous l’œil expert et les explications captivantes de Dominique Langlois, conservateur de la réserve naturelle du ravin de Valbois.

« Les conservatoires d'espaces naturels sont des associations qui préservent des milieux naturels. On le fait de plusieurs manières. On va acheter, louer, passer des partenariats, pour préserver des sites naturels, et surtout les entretenir, les restaurer, pour qu'ils conservent toute leur faune et flore. On a différents types de sites qu'on protège, et certains sont classés en réserve naturelle nationale » indique Christophe Lépine. Le « must » de la protection de la nature en France. Des sites exceptionnels que l'Etat a décidé de classer en réserve naturelle. En suivant Dominique Langlois à travers un petit sentier discret, zigzaguant entre les arbres et menant aux Dents de Léri, des avancées de la corniche, un formidable spectacle se dévoile. D’immenses falaises où niche le faucon pèlerin, dévoilant la vallée de la Loue. En contrebas, des hêtraies, où se retrouvent désormais des espèces qui avaient disparu. « Ces milieux naturels qui auraient fini par disparaître ont été entretenus et restaurés. Cela a permis de conserver des plantes rares, des papillons rares. Le fait d'avoir mis une petite zone de quiétude, ça a permis de retrouver le hibou grand-duc, mais aussi un oiseau qui s'appelle l'engoulevent d'Europe, très sensible à tout dérangement » indique le président de la Fédération des conservatoires d’espaces naturels. Certains endroits ont été aménagés sur la réserve afin que les gens puissent y accéder, mais tout en respectant certaines conditions, et pas au sein de groupes trop conséquents. Au-delà de neuf personnes, il est nécessaire d’obtenir une autorisation préfectorale. Et puis, il y a des zones où personne ne peut aller, afin de d’octroyer le plus de tranquillité possible aux espèces présentes. « Tout le monde doit comprendre qu’il faut une coexistence intelligente entre les humains et la nature » souligne Christophe Lépine.

 

 

« L'importance c'est vraiment d'avoir des gens dans les territoires qui gèrent des réserves, en créer davantage, et être présent comme les conservatoires sur des sites, où par exemple on va développer des aires éducatives pour que les enfants viennent passer du temps dans la nature à côté de chez eux. C'est ce travail du quotidien qui est primordial, et qu'il faut qu'on développe, qu'on reconnaisse, et dont il faut parler pour montrer très concrètement ce qu’est protéger la biodiversité » Charlotte Meunier, la présidente nationale de Réserves naturelles de France

Un travail admirable des acteurs locaux

« On travaille avec un grand nombre de partenaires dans les territoires puisqu’il y a 357 réserves naturelles en métropole et outre-mer. On est aujourd'hui sur une des réserves naturelles de ce grand réseau, et on est venu voir concrètement ce qui se fait ici. Et puis, on est aussi venu dialoguer avec les élus locaux et tous les acteurs qui participent à la préservation de ce territoire » explique Charlotte Meunier. « On s'associe au conservatoire des espaces naturels qui est le gestionnaire local, puisque la réserve est créée par l'État, mais elle est gérée localement par les acteurs. Et donc on voulait, ensemble, montrer et faire parler ces gens, qui au quotidien depuis des années, travaillent à préserver ce patrimoine commun pour l'ensemble de la société » poursuit la présidente nationale de Réserves naturelles de France. Charlotte Meunier pointe aussi le fait qu'il serait bien d’envisager la préservation d'autres territoires, de sortir de la zone protégée pour mener des actions, notamment des chantiers nature, avec les jeunes sur les communes périphériques.

 

Une situation alarmante

Tous les médias et les experts internationaux s'en font le relais. Il y a quelques jours encore, l'indicateur du WWF (Fonds mondial pour la nature) mentionnait la perte de 39% des vertébrés depuis les années 70. Une chute énorme. « Nous sommes des vertébrés, donc prenons-en conscience. Si on protège l'ensemble de ces espèces et des milieux naturels, c'est aussi nous protéger nous, et retrouver un mode d'exploitation des ressources de vie ainsi qu’un fonctionnement économique et social qui soit à la fois plus respectueux de l'homme, mais aussi de tout le milieu qui nous entoure et qui nous permet d'être là » confie Charlotte Meunier.  

 

 

Les jeunes sapeurs-pompiers (JSP) sont des jeunes âgés de 12 à 16 ou 18 ans, selon les sections, formés aux missions par des sapeurs-pompiers afin qu’ils puissent par la suite, une fois le brevet national des jeunes sapeurs-pompiers passé, intégrer un centre d’incendie et de secours en tant que sapeurs-pompiers volontaires.

 

Un tiers des nouvelles recrues provient des jeunes sapeurs-pompiers

La formation se déroule sur une demi-journée le mercredi ou le samedi selon les sections et comprend 3 formes d’apprentissage : manœuvres, sport, cours théoriques d’incendie et d’éducation civique. Il y a également la possibilité de suivre une formation de secourisme. Au terme de la formation, les jeunes passent alors le brevet national de JSP, qui comprend différentes épreuves, et grâce à ce diplôme, ils peuvent se présenter au service départemental d’incendie et de secours du Doubs, et être recruté en tant que sapeur-pompier volontaire sans passer par les 240h de formation initiale. Dans le département du Doubs, un tiers des nouvelles recrues provient des jeunes sapeurs-pompiers. « Les jeunes sont invités à venir dans les casernes au sein des sections une fois par semaine, les mercredis ou samedis. Pendant les cours, ils vont apprendre tous les rudiments du métier de sapeurs-pompiers, que ce soient les techniques de lutte contre l’incendie, du secourisme, de la culture administrative, et toutes les valeurs chères à notre profession » indique Jérôme Defrasne, président de l’association départementale des jeunes sapeurs-pompiers du Doubs (ADJSP). « La mobilisation est toujours aussi forte, on a beaucoup de jeunes qui souhaitent s’engager dans cette voie civique. On n’a pas de baisse d’effectif sur ce recrutement » poursuit le président de l’association.

 

Un manque criant d’encadrants

S’il n’y a pas de problème d’engagement des jeunes sapeurs-pompiers, on ne pourrait pas en dire autant des encadrants. Ce sont pour la grande majorité, des sapeurs-pompiers volontaires, bénévoles. « Ils ont leur profession, leur loisir personnel, leur vie de famille, en plus ils donnent du temps aux sapeurs-pompiers en prenant des gardes, en assurant des interventions et du temps de formation », indique Jérôme Defrasne. Mais cet engagement à tendance à diminuer ces derniers temps, mettant à mal la formation des JSP. « On a du mal à recruter des encadrants bénévoles pour nous aider à former ces jeunes » poursuit le président de l’ADJSP. S’il fallait dire une chose pour convaincre et attirer à nouveau ces encadrants, indispensables à la formation des JSP ? « La plupart d’entre nous sont recrutés par le biais des jeunes sapeurs-pompiers. On a eu cette chance d’être JSP parce que dans nos casernes, certains se sont engagés bénévolement pour pouvoir encadrer des jeunes. Donc ça me paraît être un juste retour des choses que de donner un petit peu de temps de manière organisée et concertée avec la section locale. Et puis, pour ceux n’étant pas passé par la case JSP, c’est un formidable outil pour se remettre le pied à l’étrier dans la formation » souligne Jérôme Defrasne.  

 

Jérôme Defrasne, président de l’association départementale des jeunes sapeurs-pompiers du Doubs : 

 

 

Pour une meilleure prise en charge des patients, ainsi que pour le confort et la qualité de travail du personnel, le Centre Hospitalier Intercommunal Haute-Comté envisage certains projets pour les années à venir. Il s’agit de l’installation d’un deuxième scanner et de la réalisation de deux projets immobiliers : plus d’espace aux urgences et un projet d’unité d’hébergement renforcé à l’EHPAD du Larmont.

 

Un deuxième scanner

Cela devait se réaliser avant l’été prochain : l’installation d’un deuxième scanner, et le remplacement de l’ancien. Les deux seront dans les murs de l’hôpital de Pontarlier, l’un sera dédié aux consultations externes et mis en œuvre par le privé, et l’autre surtout dédié à l’activité interne de l’hôpital. « C’est vraiment utile pour tous les malades hospitalisés, et c’est très important pour les urgences. Aujourd’hui, le scanner c’est vraiment l’activité d’imagerie de référence la plus prescrite par les urgentistes, par les sociétés savantes, c’est quelque chose de très important. Actuellement, on n’a que très peu de plages, mal placées, comme entre midi et deux et après 17h. Donc ça occasionne beaucoup de retard dans les décisions, sur les urgences relatives, des dysfonctionnements à tous les niveaux pour les agents. A partir du moment où on aura un deuxième scanner, on va pouvoir bénéficier d’une fluidité bien meilleure » souligne Olivier Volle, le directeur du CHI. Un équipement essentiel qui va aider la médecine, la chirurgie et les urgences, en termes d’amélioration pour la prise en charge des patients, pour leur confort et les qualités de travail du personnel.

 

Deux projets immobiliers phares

Dans les années à venir, le CHI projette également de faire évoluer ses espaces de travail, par la réalisation de certains projets immobiliers. L’un d’entre eux consiste à « donner de l’espace aux urgences, trop étriqués, et permettra le regroupement de l’unité de soins continus avec l’unité d’hospitalisation des urgences de courte durée » comme l’explique Olivier Volle. « On a 5 à 6 lits qu’on va regrouper, et on va créer deux lits de plus. On va avoir un potentiel de 13-14 lits à faire tourner en symbiose en joignant deux équipes. Cela ne verra pas le jour avant 3-4 ans, mais on travaille déjà sur ce plan. C’est d’ailleurs un effet du Ségur investissement » poursuit le directeur. L’autre projet immobilier concerne les personnes âgées. C’est un projet d’unité d’hébergement renforcé à l’EHPAD du Larmont. « On va pouvoir le mettre en œuvre partiellement très bientôt, mais il sera concrétisé dans 3 ans. On ne crée pas de lit, mais l’intérêt du projet et de faire en sorte que dans l’unité Ambre, qui se trouve au rez-de-chaussée du Larmont, avec les patients type Alzheimer ou apparenté, au lieu de les regrouper à 42 dans une seule unité, on va pouvoir isoler une aile de 14 lits, avec une équipe renforcée qui va pouvoir effectuer des prises en charge plus personnalisées » explique Olivier Volle. Ce devrait permettre moins d’interactions et de perturbations entre les résidents. Ce projet sera aussi financé dans le cadre du Ségur.  

 

Olivier Volle, directeur du Centre Hospitalier Intercommunal Haute-Comté : 

 

 

Ce lundi matin, les autorités administratives et judiciaires du Doubs ont signé une convention de partenariat visant à protéger les buralistes, en s’axant sur deux grands principes : une meilleure sécurité des vendeurs de tabac et une lutte contre les marchés parallèles qui ont tendance à se développer de plus en plus. Plus de 10 tonnes de tabac ont déjà été saisies cette année sur les axes routiers et frontaliers.

 

Une profession en difficulté

Les chiffres d’affaires des buralistes continuent à baisser. L’augmentation constante du prix des cigarettes met à rude épreuve leur commerce, et la réouverture des frontières n’a pas aidé. Car oui, lorsque le paquet a franchi le seuil des 10€ en 2020, la crise sanitaire qui passait par là a engendré la fermeture des frontières. Les consommateurs n’avaient alors d’autres choix que de se fournir auprès des vendeurs français, et le trafic de contrebande a été très largement freiné. « On vendait du tabac comme dans le temps. On a fait des ventes extraordinaires partout en France » souligne Frédéric Roland, président des buralistes du Doubs. « Mais après le Covid, une fois les frontières réouvertes, on a vu nos ventes s’effondrer » poursuit le buraliste. Une commission faite à l’Assemblée le 29 septembre 2021, le rapport Woerth, qui avait pour but d’examiner les pertes de vente de tabac, a estimé à plus de 3 milliards d’euros la perte sur la fiscalité.

 

Plus de sécurité

Cette convention prévoit aussi une meilleure coopération concernant les investigations après un braquage, ou dans la surveillance de ces commerces. Car dans le même temps, les buralistes sont aussi exposés aux vols à main armée. C’est dans ce souci de protection de la profession que les autorités ont souhaité unir leurs forces ce lundi à la préfecture du Doubs via ce document. Pour rappel, le préjudice moyen lors d’un vol à main armé est de 300 à 400€. Il n’y a quasiment plus d’argent liquide dans les caisses des vendeurs de tabac, la plupart des acheteurs payant désormais en carte bleue. « En 20 ans, nous avons perdu trois quarts des liquidités » souligne Frédéric Roland.

La convention sera effective pour une durée d’un an et sa signature sera suivie de plusieurs réunions afin d’évaluer les dispositifs mis en place. Elle a été signée par le préfet du Doubs, Jean-François Colombet, les procureurs de la République de Besançon et Montbéliard, Étienne Manteaux et Ariane Combarel, le président de la chambre syndicale des buralistes du Doubs, Frédéric Roland, le directeur régional des douanes de Franche-Comté et les représentants des policiers et des gendarmes du Doubs.

 

Frédéric Roland, président des buralistes du Doubs : 

 

C’est à la station d’épuration de Bians-les-Usiers ce mercredi que Jean-François Colombet, le préfet du Doubs, Béatrix Loizon, la vice-présidente du Département, et les différents partenaires ont signé le plan « rivières karstiques ». L’objectif est d’améliorer la qualité des eaux dans les prochaines années par le biais d’actions concrètes, de résultats visibles, en apportant l’aide nécessaire aux projets locaux.

Depuis le début des années 2010, les rivières comtoises, notamment la Loue, connaissent une dégradation de la qualité de leurs eaux. Les acteurs du département du Doubs ont ainsi engagé une démarche collective afin de réduire les différentes pollutions aquatiques et de tendre vers l’excellence environnementale sur notre territoire. Compte tenu de la nature karstique du sous-sol du massif jurassien, qui rend les rivières comtoises particulièrement vulnérables aux pollutions, cet objectif passe par un travail d’amélioration dans chaque secteur d’activité ayant potentiellement des impacts environnementaux afin de préserver les eaux des substances indésirables, et préserver le fonctionnement des écosystèmes aquatiques. Cette exigence est d’autant plus renforcée dans un contexte de changement climatique, qui accentue les pressions sur les milieux aquatiques du département.

« La restauration de la Loue et des rivières comtoises demandera un effort long et continu de tous, mais, d’ores et déjà, la conférence départementale de l’eau a permis d’initier une dynamique et de tracer la voie vers la reconquête. Ce plan vise donc, par l’ensemble des thématiques et des actions qu’il embrasse, à reconquérir la qualité des eaux de rivières karstiques et de notre département, et préserver la ressource disponible. Piloté à un niveau resserré, il a vocation à fédérer l’ensemble des acteurs pour une action efficace et visible à l’échelle de notre territoire »

Depuis plus d’une dizaine d’années, la mortalité piscicole s’est accentuée dans le département, et les pollutions s’accumulent dans les rivières. Pour faire face à ces phénomènes, les élus du département ont pris des engagements ce mercredi à Bians-les-Usiers en lançant le plan « rivières karstiques » dont l’objectif est de favoriser « une reconquête de la qualité des eaux ». A travers ce plan, Jean-François Colombet, le préfet du Doubs, a détaillé quatre axes majeurs de cette politique environnementale : gouverner, connaître, agir et communiquer. « Gouverner ce dispositif parce que l’eau est un sujet complexe et hyper technique. Il faut regarder chaque action, évaluer, réformer, pour obtenir de meilleurs résultats, que l’on obtiendra par des actions coordonnées autour d’une task force » explique Jean-François Colombet. Par l’anglicisme « task force », le préfet du Doubs entend une force d’intervention qui regroupe l’État, le Département, l’EPAGE Haut-Doubs-Haute-Loue, Doubs-Dessoubre et l’Agence de l’eau. « Puis connaître, car de nombreux sujets échappent encore à notre connaissance collective. Il faut savoir ce qui est pertinent ou non. Ensuite, il faut agir. Agir sur la qualité, l’usage et les milieux. Par exemple, concernant le plan fromagerie, il ne s’agit pas de stigmatiser une profession, car beaucoup de fromageries coopèrent et seulement quelques-unes impactent leur milieu. Mais nous le savons. Pour les plus récalcitrants et parfois les plus puissants, nous utiliserons le pouvoir que nous confère la loi. Il a fallu 30 ans pour former l’image de marque du comté, et en trois mois, on peut la mettre en l’air. Je ne laisserai pas faire ça ». Jean-François Colombet a indiqué qu’il avait signé plusieurs mises en demeure et « deux astreintes » ces derniers jours. D’ailleurs, deux fromageries ont été condamnées au mois de juin par le tribunal de Besançon.

Enfin, le préfet du Doubs a rappelé son devoir de transparence. « Trop souvent on nous reproche de cacher les choses, cette époque est révolue. Nous mettrons devant la presse toutes les actions, les résultats insuffisants et échecs, mais aussi nos objectifs futurs, et nos succès, qui je l’espère, seront nombreux ».

La première « task force » est prévue en mai 2023.

 

Jean-François Colombet, préfet du Doubs : 

 

Les orages récents ont permis d’apporter des cumuls de pluie significatifs sur une partie du département sans pour autant être suffisants pour ne plus être attentif à la situation. Mais il est désormais possible d’alléger les mesures de restriction d’usages de l’eau sur tout le département, mis à part sur la zone de gestion de l’Allan partagée avec le Territoire de Belfort.

Le préfet du Doubs, Jean-François Colombet a décidé de passer les trois zones de la Haute-Chaîne, des Plateaux calcaires du Jura et des Moyennes vallées du Doubs et de l’Ognon au niveau « Alerte renforcée ». Cela entraîne la mise en application de mesures moins contraignantes qu’au niveau « Crise ». Ces mesures de restriction visent toutes les catégories d’usagers : entreprises, agriculteurs, collectivités, particulier, et sont détaillées sur le site Internet de la préfecture du Doubs.

Des contrôles seront toujours réalisés par les services afin de s’assurer de la bonne application des restrictions sur l’ensemble du département. Par ailleurs, les maires peuvent prendre par arrêté municipal des mesures de restriction plus contraignantes et adaptées à la situation locale, en fonction de l’état des ressources en eau du territoire communal, sur le fondement de la salubrité et de la sécurité.

Jean-François Colombet souligne que les mesures mises en place après la sécheresse de 2018 ont porté leurs fruits mais que les milieux aquatiques ont fortement souffert. Face au changement climatique qui pourrait transformer l’été exceptionnel de 2022 en un phénomène courant, il appelle tous les usagers à poursuivre leurs efforts pour améliorer notre sobriété hydrique dans les années à venir. Des travaux seront initiés dès l’automne pour améliorer la gestion de la crise sécheresse pour les années suivantes au regard du retour d’expérience de cette année.

L’organigramme de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté évolue à compter de ce jeudi 1er septembre 2022 avec deux nominations à la tête des délégations de l’Agence. Agnès Hochart, jusqu’alors déléguée dans le Nord Franche-Comté prend la direction de la délégation départementale du Doubs, à Besançon, à la suite de Nezha Leftah-Marie, amenée à occuper d’autres fonctions. Valérie Ganzer, directrice projets à la direction de l’organisation des soins (DOS) de l’Agence, va diriger la délégation basée à Belfort, et dont le périmètre couvre le pôle métropolitain (Territoire de Belfort/Pays de Montbéliard/Pays d’Héricourt).

Mme Halm, cette dame 78 ans qui avait disparu mardi matin après avoir quitté son domicile de Cuse et Adrisans pour se rendre dans un commerce d’alimentation à Rougemont a été retrouvée hier soir sur la commune d’Esprels (70). Elle a été prise en charge par les pompiers.