Choix du secteur :
Se connecter :
 

Ce matin les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus sur la commune des Breseux pour un incendie. Il s’agit d’un ancien corps de ferme qui était totalement embrasé à l'arrivée des secours. Le bâtiment d'environ 900m2 abritait un logement. Deux lances ont été nécessaires pour l'extinction du sinistre et pour éviter une propagation à la végétation. Le propriétaire sur les lieux sera relogé dans la famille. Il n’y a pas eu de blessé.

Dans la matinée, une femme, qui aurait perdu le contrôle de son véhicule, a heurté une voiture sur la N57 à hauteur des Premiers-Sapins dans le Doubs. La collision a fait trois blessées, dont une grave, héliportée en urgence au CHU de Besançon. La conductrice de 35 ans aurait subitement perdu le contrôle de son véhicule après un malaise. Sa voiture se serait déportée, percutant un véhicule transportant une femme de 50 ans et sa fille âgée de 19 ans.

Ce mercredi le préfet du Doubs et les autorités locales établissaient le bilan de la délinquance dans le Doubs en 2022. Si les agressions « crapuleuses » et les cambriolages sont en baisse, les plaintes pour violences intrafamiliales ont augmentés tout comme les procédures liées au trafic de drogue.

La crise sanitaire de 2020 et 2021, incarnée notamment par deux périodes de confinements, plusieurs couvre-feux, le recours renforcé au télétravail et des déplacements limités a évidemment eu des répercussions « positives » sur le bilan de la délinquance dans le département. L’année 2022 marque le retour aux tendances observées lors des années précédant la crise sanitaire, faisant de 2019 l’année de référence pour comparer les résultats obtenus.

Concernant les atteintes à l'intégrité physique dans le département du Doubs, on peut constater une baisse des violences crapuleuses, avec 250 faits en 2022, contre 269 en 2021, et 355 en 2019. Les vols avec armes sont en recul de 28 % depuis 2021, avec 41 faits contre 57. L’inquiétude concerne l’explosion des violences intrafamiliales rapportées aux autorités, avec une hausse de 43 % en un an, pour 3.081 faits contre 2.148 en 2021. « Je n’ai pas l’impression que les hommes soient plus violents qu’avant dans la sphère privée, mais les femmes déposent beaucoup plus de plaintes » souligne le procureur de la République de Besançon. Des propos soutenus par Jean-François Colombet, le préfet du Doubs, indiquant que la délinquance dans la sphère privée est beaucoup plus forte, en tout cas beaucoup plus révélée qu’en 2019. Un élan favorisé selon lui par une libération de la parole ou encore les efforts consentis par les policiers et les gendarmes pour mieux accueillir les victimes.

« Augmentation des violences dans la sphère privée, violences sexuelles, violences sur conjoint, violences intrafamiliales. Est-ce que c'est une nouvelle délinquance que nous observons, où est-ce une délinquance révélée ? C'est délicat de le dire. En tout cas c'est un fait dominant, il faut donc répondre à cette délinquance » Jean-François Colombet, préfet du Doubs.

Concernant les atteintes aux biens, on constate une chute des cambriolages par rapport à 2019 avec une réduction de près de 30 % par rapport aux années pré-Covid. Cependant, on observe une augmentation des vols dans les véhicules de plus de 22 %, avec 1.102 faits en 2019 pour 1.384 faits en 2022. « Avons-nous perdu les bonnes habitudes d'avant la pandémie ? Faut-il sensibiliser à nouveau les utilisateurs à surveiller ce qu’ils mettent à l'intérieur de leur véhicule ? L'explosion des vols à la roulotte elle est avérée. On a beaucoup plus de faits » souligne le préfet du Doubs. Enfin, les vols de carburant, notamment sur les aires d’autoroute se multiplient, en partie à cause de la hausse de prix.

 

Côté routes du Doubs, pour l’année 2022, 364 accidents ont été recensés sur le département, entraînant le décès de 25 personnes, 450 blessés dont 170 hospitalisés. La vitesse et l’alcool en sont les causes principales. Il est aussi constaté une hausse des accidents impliquant es cyclistes ou de trottinettes.

 

délinquance_1.jpeg

 

Aux côtés de Jean-François Colombet, le préfet du Doubs, Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon, Yves Cellier, directeur de la direction départementale de la sécurité publique, Bruno Ligiot, directeur régional de douanes de Franche-Comté ainsi que le colonel Frédérik Sauge-Merle, commandant en second du groupement de gendarmerie départemental du Doubs.

 

Concernant l'ultra violence, elle se manifeste dans des cercles bien identifiés, dans des cercles de délinquants, conduisant à de nombreuses victimes. Des affaires qui sont cependant de plus en plus clarifiées. « J’observe que le taux d'élucidation en police ou gendarmerie a progressé. On élucide plus facilement et de façon plus importante. Et je crois que le travail de la police judiciaire de la section de recherche sous l'autorité du parquet, nous permet de progresser et de conduire devant le juge de plus en plus fréquemment et solidement les auteurs de cette délinquance » indique Jean-François Colombet. Le nombre d’homicides ou de tentatives d’homicides est légèrement en retrait par rapport à 2021, avec 35 faits contre 38. Il reste cependant plus élevé qu’en 2019, où 25 faits avaient été relevés. « Ce qui m'importe, c'est que les effectifs des policiers et les gendarmes soient mobilisés sur le terrain, soit pour empêcher la commission des faits, soit pour révéler ces infractions, de façon à ce qu'une procédure soit ouverte et que les auteurs puissent être traduits devant les juges » souligne le préfet du Doubs.

 

Les infractions liées au trafic de drogue sont en hausse de 5,5 % par rapport à 2021, avec 1712 mis en cause en 2022 contre 1622 en 2021. « Ce qui augmente, c’est le nombre de procédures, révélées par l'activité des policiers et des gendarmes. Les forces de sécurité intérieure sont très présentes sur ce sujet stupéfiant, dont on sait qu'il gangrène une partie de notre territoire, en particulier sur la plaque bisontine » détaille Jean-François Colombet. En 2022, l’action de la sécurité publique a conduit à l’interpellation sur le quartier de Planoise de 635 individus, la saisie de 21,4kg de cannabis, 4kg d’héroïne, 3kg de cocaïne, 61.580€ et 44 armes à feu.

 

Et puis, du côté de la douane en Franche-Comté, les forces de l’ordre soulignent une année 2022 « exceptionnelle ». Tout d’abord, l’interpellation d’Hakim Hambli, recherché depuis 2002, le frère de Sofiane Hambli, un des plus gros trafiquant de drogue français. Le trafic de produits stupéfiants a bien occupé les services, avec 5,7 tonnes de cannabis saisis en 2022. Bruno Ligiot, le directeur des douanes de Franche-Comté, souligne deux saisies significatives en l’espace de trois jours : 20kg d’héroïne et 10kg d’héroïne, destiné à alimenter le quartier de Planoise à Besançon, connu pour être une place tournante du trafic de stupéfiants. Enfin, le directeur des douanes de Franche-Comté attire l’attention sur l’explosion du trafic de tabac, avec 11 tonnes saisies l’année dernière sur la région.

 

Les sapeurs-pompiers du Doubs indiquent qu’un manifestant a chuté accidentellement depuis le Pont Battant dans le Doubs à Besançon ce jeudi. Après avoir dérivé le long du quai il a pu remonter sur la berge au niveau du Crous Canot. Les secours l’ont pris en charge et transporté sur les urgences.

Un feu de bâtiment agricole s'es déclaré ce vendredi matin à la ferme de Teigne à Sancey dans le Doubs. Les sapeurs-pompiers sont sur place. Plus d'informations à venir.

Le froid s’installe depuis quelques jours dans le Doubs et les chauffages sont rallumés. C’est dans ce contexte que les pompiers du département tiennent à rappeler les bons gestes à adopter pour prévenir des feux de cheminées et des intoxications au monoxyde de carbone.

 

Qu’il s’agisse d’une cheminée ou d’une chaudière, un mauvais entretien peut avoir de graves conséquences humaines et matérielles dont les sapeurs-pompiers du Doubs sont régulièrement témoins.En 2021, cela a représenté près de 470 interventions pour le service départemental d’incendie et de secours du département. Pour éviter un événement tragique, le SDIS 25 (service départemental d’incendie et de secours du Doubs) souhaite redonner quelques conseils pratiques aux particuliers. Voici quelques actions simples à effectuer mais essentielles :

- Faites régulièrement ramoner votre cheminée, c’est obligatoire une fois par an, pour votre sécurité mais également pour votre couverture assurantielle. Si les conduits ne sont pas bien entretenus, les flammes peuvent monter et tout s’embrase à l’intérieur.

- Faites contrôler vos appareils de chauffage. S’ils sont défectueux, ils peuvent dégager du monoxyde de carbone.

- Installez des détecteurs de fumée dans vos pièces. En avoir un, c’est bien, plusieurs c’est mieux. Il existe également des détecteurs de monoxyde de carbone.

 

La bonne conduite à tenir face au monoxyde de carbone

 

Le monoxyde de carbone est un gaz incolore, inodore et insipide, c’est-à-dire qu’on ne le voit pas, qu’il n’a pas d’odeur et pas de goût. C’est un véritable piège mortel et il est important d’en connaître les premiers signes : maux de tête, nausées, vomissements. Votre premier réflexe doit être d’aérer les locaux et de sortir, puis d’appeler les secours. Et pour éviter que tout cela n’arrive, notez dès à présent la date des futurs entretiens de vos appareils de chauffage.

Le corps d'une jeune femme dérivant dans le canal a été repéré dans la matinée ce mardi près du pont Schwint à Besançon. Alertés par un riverain, les secours l’ont repêché avant de procéder à des efforts de réanimation sur la berge. La victime a été emmenée en ambulance au CHU Minjoz avec un très léger pouls. Son identité n'a pas pu être confirmée, mais cette femme aurait moins de 30 ans. Son pronostic vital reste engagé. Les caméras de vidéosurveillance sont actuellement analysées par la police, et une enquête a été ouverte.

L’hiver approche et le département œuvre déjà à la stratégie de viabilité hivernale. Elle vise à maintenir la praticabilité des routes en période d'intempéries, généralement de novembre à mars, et consiste à traiter la neige et le verglas se déposant sur les routes. Des moyens importants, humains, matériels et financiers sont mobilisés chaque année par le département.

Chaque hiver nécessite de la part des usagers de la route des efforts supplémentaires de prévoyance et de prudence. Avant d’emprunter la route, il importe de bien s’informer sur les conditions routières que l’on peut rencontrer, de s’équiper et de respecter les recommandations d’usage. Une importante campagne de sensibilisation à la sécurité routière en condition hivernale est organisée par le département tout au long de l’hiver. Des panneaux seront mis en place le long des routes départementales dès le début du mois de novembre sur 34 sites. Ils se déclineront selon trois messages : « L’hiver, pensez à vous équiper », « L’hiver, adaptez votre conduite » et « État des routes, tenez-vous informés ».

 

En quelques chiffres, la viabilité hivernale, c’est :

 

3690km de routes départementales répartis en trois niveaux de service :

-          Traitement hivernal renforcé : environ 860km

-          Traitement hivernal standard : environ 2650km

-          Traitement hivernal de proximité : environ 180km de routes les moins empruntées du Doubs

 

Mais aussi 240 agents mobilisés de novembre à mars, dont 153 chauffeurs d’engins de déneigement, 12 cadres coordinateurs, 56 patrouilleurs, 3 contacts média et 16 cadres de permanence.

1000 à 1500 patrouilles chaque hiver, 1500 à 2000 interventions d’engins de service hivernal du département, et plus de 200.000km effectués chaque hiver par les engins de service hivernal de la régie et des entreprises privées pour le déneigement et le traitement de routes départementales.

6100 tonnes de sel ont été épandues l’hiver dernier. Lors d’un hiver moyennement rigoureux, ce chiffre peut s’élever à 10.000 tonnes. 1000 à 1500m3 de saumure sont aussi épandues chaque hiver.

29 webcams sont implantées le long des routes départementales et consultables par les usagers sur www.inforoute25.fr.

Le budget est généralement estimé à 4 millions d’euros pour un hiver moyen. 4,2 millions d’euros qui ont été consacrés à l’hiver 2021-2022, hors frais de personnel et de matériel. 

 

Florence Rogeboz, vice-présidente en charge des mobilités et infrastructures : 

 

A l’occasion du 40ème anniversaire de la création de Réserves Naturelles de France, une visite était organisée ce mercredi dans la réserve naturelle nationale du ravin de Valbois à Chassagne-Saint-Denis. Un événement qui a permis de mettre en valeur toute la démarche qui est mise en œuvre pour protéger la biodiversité et préserver ces espaces naturels.

La présidente nationale de Réserves naturelles de France, Charlotte Meunier, et le président de la Fédération des conservatoires d’espaces naturels, Christophe Lépine, ont fait le déplacement pour cette date symbolique des 40 ans de la création de Réserves Naturelles de France. Ils ont pu, accompagnés d’élus et de responsables de la biodiversité, visiter la réserve du ravin de Valbois, son impressionnante corniche et la pelouse surplombant le tout. Sous l’œil expert et les explications captivantes de Dominique Langlois, conservateur de la réserve naturelle du ravin de Valbois.

« Les conservatoires d'espaces naturels sont des associations qui préservent des milieux naturels. On le fait de plusieurs manières. On va acheter, louer, passer des partenariats, pour préserver des sites naturels, et surtout les entretenir, les restaurer, pour qu'ils conservent toute leur faune et flore. On a différents types de sites qu'on protège, et certains sont classés en réserve naturelle nationale » indique Christophe Lépine. Le « must » de la protection de la nature en France. Des sites exceptionnels que l'Etat a décidé de classer en réserve naturelle. En suivant Dominique Langlois à travers un petit sentier discret, zigzaguant entre les arbres et menant aux Dents de Léri, des avancées de la corniche, un formidable spectacle se dévoile. D’immenses falaises où niche le faucon pèlerin, dévoilant la vallée de la Loue. En contrebas, des hêtraies, où se retrouvent désormais des espèces qui avaient disparu. « Ces milieux naturels qui auraient fini par disparaître ont été entretenus et restaurés. Cela a permis de conserver des plantes rares, des papillons rares. Le fait d'avoir mis une petite zone de quiétude, ça a permis de retrouver le hibou grand-duc, mais aussi un oiseau qui s'appelle l'engoulevent d'Europe, très sensible à tout dérangement » indique le président de la Fédération des conservatoires d’espaces naturels. Certains endroits ont été aménagés sur la réserve afin que les gens puissent y accéder, mais tout en respectant certaines conditions, et pas au sein de groupes trop conséquents. Au-delà de neuf personnes, il est nécessaire d’obtenir une autorisation préfectorale. Et puis, il y a des zones où personne ne peut aller, afin de d’octroyer le plus de tranquillité possible aux espèces présentes. « Tout le monde doit comprendre qu’il faut une coexistence intelligente entre les humains et la nature » souligne Christophe Lépine.

 

 

« L'importance c'est vraiment d'avoir des gens dans les territoires qui gèrent des réserves, en créer davantage, et être présent comme les conservatoires sur des sites, où par exemple on va développer des aires éducatives pour que les enfants viennent passer du temps dans la nature à côté de chez eux. C'est ce travail du quotidien qui est primordial, et qu'il faut qu'on développe, qu'on reconnaisse, et dont il faut parler pour montrer très concrètement ce qu’est protéger la biodiversité » Charlotte Meunier, la présidente nationale de Réserves naturelles de France

Un travail admirable des acteurs locaux

« On travaille avec un grand nombre de partenaires dans les territoires puisqu’il y a 357 réserves naturelles en métropole et outre-mer. On est aujourd'hui sur une des réserves naturelles de ce grand réseau, et on est venu voir concrètement ce qui se fait ici. Et puis, on est aussi venu dialoguer avec les élus locaux et tous les acteurs qui participent à la préservation de ce territoire » explique Charlotte Meunier. « On s'associe au conservatoire des espaces naturels qui est le gestionnaire local, puisque la réserve est créée par l'État, mais elle est gérée localement par les acteurs. Et donc on voulait, ensemble, montrer et faire parler ces gens, qui au quotidien depuis des années, travaillent à préserver ce patrimoine commun pour l'ensemble de la société » poursuit la présidente nationale de Réserves naturelles de France. Charlotte Meunier pointe aussi le fait qu'il serait bien d’envisager la préservation d'autres territoires, de sortir de la zone protégée pour mener des actions, notamment des chantiers nature, avec les jeunes sur les communes périphériques.

 

Une situation alarmante

Tous les médias et les experts internationaux s'en font le relais. Il y a quelques jours encore, l'indicateur du WWF (Fonds mondial pour la nature) mentionnait la perte de 39% des vertébrés depuis les années 70. Une chute énorme. « Nous sommes des vertébrés, donc prenons-en conscience. Si on protège l'ensemble de ces espèces et des milieux naturels, c'est aussi nous protéger nous, et retrouver un mode d'exploitation des ressources de vie ainsi qu’un fonctionnement économique et social qui soit à la fois plus respectueux de l'homme, mais aussi de tout le milieu qui nous entoure et qui nous permet d'être là » confie Charlotte Meunier.  

 

 

Les jeunes sapeurs-pompiers (JSP) sont des jeunes âgés de 12 à 16 ou 18 ans, selon les sections, formés aux missions par des sapeurs-pompiers afin qu’ils puissent par la suite, une fois le brevet national des jeunes sapeurs-pompiers passé, intégrer un centre d’incendie et de secours en tant que sapeurs-pompiers volontaires.

 

Un tiers des nouvelles recrues provient des jeunes sapeurs-pompiers

La formation se déroule sur une demi-journée le mercredi ou le samedi selon les sections et comprend 3 formes d’apprentissage : manœuvres, sport, cours théoriques d’incendie et d’éducation civique. Il y a également la possibilité de suivre une formation de secourisme. Au terme de la formation, les jeunes passent alors le brevet national de JSP, qui comprend différentes épreuves, et grâce à ce diplôme, ils peuvent se présenter au service départemental d’incendie et de secours du Doubs, et être recruté en tant que sapeur-pompier volontaire sans passer par les 240h de formation initiale. Dans le département du Doubs, un tiers des nouvelles recrues provient des jeunes sapeurs-pompiers. « Les jeunes sont invités à venir dans les casernes au sein des sections une fois par semaine, les mercredis ou samedis. Pendant les cours, ils vont apprendre tous les rudiments du métier de sapeurs-pompiers, que ce soient les techniques de lutte contre l’incendie, du secourisme, de la culture administrative, et toutes les valeurs chères à notre profession » indique Jérôme Defrasne, président de l’association départementale des jeunes sapeurs-pompiers du Doubs (ADJSP). « La mobilisation est toujours aussi forte, on a beaucoup de jeunes qui souhaitent s’engager dans cette voie civique. On n’a pas de baisse d’effectif sur ce recrutement » poursuit le président de l’association.

 

Un manque criant d’encadrants

S’il n’y a pas de problème d’engagement des jeunes sapeurs-pompiers, on ne pourrait pas en dire autant des encadrants. Ce sont pour la grande majorité, des sapeurs-pompiers volontaires, bénévoles. « Ils ont leur profession, leur loisir personnel, leur vie de famille, en plus ils donnent du temps aux sapeurs-pompiers en prenant des gardes, en assurant des interventions et du temps de formation », indique Jérôme Defrasne. Mais cet engagement à tendance à diminuer ces derniers temps, mettant à mal la formation des JSP. « On a du mal à recruter des encadrants bénévoles pour nous aider à former ces jeunes » poursuit le président de l’ADJSP. S’il fallait dire une chose pour convaincre et attirer à nouveau ces encadrants, indispensables à la formation des JSP ? « La plupart d’entre nous sont recrutés par le biais des jeunes sapeurs-pompiers. On a eu cette chance d’être JSP parce que dans nos casernes, certains se sont engagés bénévolement pour pouvoir encadrer des jeunes. Donc ça me paraît être un juste retour des choses que de donner un petit peu de temps de manière organisée et concertée avec la section locale. Et puis, pour ceux n’étant pas passé par la case JSP, c’est un formidable outil pour se remettre le pied à l’étrier dans la formation » souligne Jérôme Defrasne.  

 

Jérôme Defrasne, président de l’association départementale des jeunes sapeurs-pompiers du Doubs :