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Ce vendredi, la commune de Frasne accueillera Jérôme Bignon, le Président de Ramsar France, qui assure l’accompagnement et le suivi des zones humides et milieux aquatiques labellisés. Le responsable répond à l’invitation de l’Epage Haut-Doubs Haute Loue pour échanger sur la thématique des zones humides, les efforts de préservation, de réhabilitation et leur rôle crucial pour participer à l’atténuation du changement climatique et de ses effets. Rappelons que l’EPAGE du Haut-Doubs-Haute-Loue porte avec le Parc Naturel Régional du  Haut-Jura , l’animation du site « tourbières et lacs de la montagne jurassienne », fruit de l’extension en 2021, du site Ramsar « bassin du Drugeon ».

On l’a appris ce jeudi soir, un loup a été tué mercredi soir, vers 20h30,  à Frasne par des lieutenants de louveterie. La veille, le prédateur s’était attaqué à un troupeau. D’où la présence des tireurs au même endroit le lendemain. Rappelons qu’une génisse  avait été retrouvée morte, en lisière de forêt,  mardi soir. La préfecture indique que « le tir a été déclenché alors qu’un loup était observé en situation d’attaque sur le troupeau du GAEC concerné et qu’il est donc parfaitement conforme aux dispositions de l’arrêté ministériel du 23 octobre 2020 ».

Selon  nos informations, une nouvelle attaque de loup s’est produite dans le Haut-Doubs. Les faits ont été constatés en lisière de forêt dans le secteur de Frasne ce mardi. Un veau a été la cible du prédateur. L’attaque a été confirmée par des agents de l’Office Français de la Biodiversité. Plus d’informations à venir.

Le 15 octobre dernier, un bébé Saki à face blanche est né au Jardin zoologique du Muséum de Besançon. Cette troisième naissance à la Citadelle est importante pour cette espèce inscrite sur la Liste Rouge de l’Union Internationale pour la conservation de la nature. En août 2021, le même couple avait donné naissance à une femelle qui est toujours présente dans le groupe familial.

Naissance Saki ©Stacy Girard new

Photo : Stacy Girard

La chasse par les braconniers pour leur fourrure, la destruction et la fragmentation de leur habitat naturel en raison de la déforestation ont peu à peu inscrit les sakis à face blanche sur la Liste Rouge UICN au statut « Préoccupation mineure ». Aujourd’hui, il est impossible de dire le nombre réel de Saki dans la nature, mais un déclin des individus est certain.

Ce samedi matin, Marc Fesneau, le ministre de l’Agriculture, s’est rendu au super comice de Pontarlier. Avant de discuter avec les organisations professionnelles agricoles du département,  il s’est rendu aux Pontets, dans le Val  de Mouthe, où un loup a attaqué deux nouvelles génisses,  appartenant au GAEC Scalabrino, durant la nuit de vendredi à samedi.

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« Simplifier les procédures »

 

Si certaines décisions doivent se prendre au niveau européen, et en attendant le plan loup, l’état ne veut pas se dérober. Le ministre de l’Agriculture veut faire bouger les lignes. Cela passe notamment par l’évolution des arrêtés de tir. Mar Fesneau  assure que des décisions concrètes seront prises d’ici le printemps prochain.  « Il faut simplifier les procédures » a-t-il expliqué. Au cours de son entretien avec la presse, il a reconnu que, compte tenu de l’étendu des prairies, il était compliqué de mettre en place une politique de protection efficace ».

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« Un déséquilibre réel »

S’il ne souhaite pas commenter le nombre de loups présents sur le massif du Jura, laissant aux experts la possibilité de le faire, le ministre reconnaît un déséquilibre, « qui met en danger l’élevage ». « Je ne sais pas s’il y a trop de loups, mais il y a trop d’attaques et trop de problèmes sur l’élevage » analyse-t-il. Et de poursuivre : « on se met autour de la table et on réfléchit ensemble à la biodiversité dans son entièreté. On prend ensuite les décisions qui s’imposent pour réguler ce qu’il y a à réguler ». Pour le ministre de l’Agriculture,  « le loup ne représente pas à lui seul la biodiversité ». Selon lui, « cette façon de voir les choses est une erreur tragique pour la biodiversité ».  Et de conclure : « il faut que l’on trouve un équilibre qui ne fasse pas reculer l’élevage et s’inquiéter des situations humaines ».

Répondre à la détresse humaine

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Marc Fesneau s’est adressé aux éleveurs, installés au pied de la mairie de Pontarlier, qui,   symboliquement,  ont porté, autour de leur cou,  le nom des dix-huit vaches prédatées depuis le mois d’août dernier.  Le ministre dit avoir compris la détresse de ces professionnels. « Il faut voir dans quel état psychologique sont ces gens » commente Marc Fesneau. Et de terminer : « Lorsque des personnes donnent des noms à leurs animaux, cela montre leur attachement à l’élevage et aux animaux qu’ils élèvent ».  

L'interview de la rédaction / Marc Fesneau

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Rester dans la légalité

Enfin, le ministre de l’Agriculture a tenu à mettre en garde celles et ceux qui viennent perturber les interventions de terrain, prises par le préfet. Il faisait sans doute référence à l’action menée mercredi dernier par des mouvements écologistes, alors qu’une opération s’organisait sur les hauteurs de Chaux Neuve pour éloigner le prédateur. Marc Fesneau rappelle que les actes mis en place sont « légaux ». Et d’affirmer : « quand on est un républicain, on respecte la loi. Je serais toujours du côté de la légalité ». Tout en rappelant également que les débats doivent s’effectuer dans un cadre « non violent ».

L'interview de la rédaction / Marc Fesneau

 

Ce vendredi, s’est tenue au Mégarama et au Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie, la première réunion de concertation du projet de végétalisation de la Place de la Révolution à Besançon. Les nombreux participants ont été informés du déroulement et de l’organisation de la démarche. Les étés qui se succèdent confirment que cet endroit est particulièrement chaud. Les habitants et les passants le ressentent. La thermographie aérienne réalisée le confirme également. Le thermomètre peut indiquer jusqu’à 50° en surface.

besançon projet citoyen place de la révolution

Dans ces conditions, la Ville de Besançon s’est fixée comme objectif de végétaliser cet espace bisontin très minéral. La cité veut concrétiser ce projet avec les Bisontines et les Bisontins. Ainsi, pour recueillir les propositions de chacun, différents outils sont mis en place. Une maison de projet a été installée au Musée des Beaux-Arts où des ateliers participatifs sont proposés jusqu’au 4 décembre. Des rencontres sont organisées avec le grand public, mais également les commerçants sédentaires, ceux du marché et les acteurs de l’événementiel.

Les travaux pourraient être lancés durant l’été 2023. Les plantations devraient être déployées durant l’hiver 2023/2024. D’ici là, plusieurs actions se tiendront. En février prochain, le contenu des échanges avec la population sera restitué. En mars, un vote sera organisé. Le projet final sera connu en mai prochain.

L'interview de la rédaction / Kevin Bertagnoli

A presque 24 heures du lancement du super comice de Pontarlier, les défenseurs de la nature demandent à être également reçus pour le ministre de l’Agriculture, qui participera à l’évènement  ce samedi pour échanger sur la présence du loup sur ce territoire et partager leurs propositions pour faire cesser les attaques .

Ils pensent que « qu'il ne devrait pas y avoir des anti-loups ou des pro-loups, mais des humains ouverts au respect de la biodiversité et donc aux mesures et aux comportements qui remplissent les conditions de sa sauvegarde ».

La FDSEA et les jeunes agriculteurs du Doubs viennent de rédiger une lettre ouverte suite aux attaques du loup sur le territoire du Haut-Doubs. Ils appellent, toutes les femme et les hommes, « qui sont au cœur des territoire, à soutenir leurs agriculteurs face au stress qu’ils subissent et au sentiment d’abandon qui pourrait les gagner ».  

« Nous n’élevons pas des animaux pour les voir disparaître dans des souffrances atroces. Il y a du respect et le bien-être animal a du sens » expliquent ces éleveurs. Et de poursuivre : « une cohabitation entre le loup et nos élevages est impossible. Il faut que le loup réapprenne les limites de son territoire, réapprenne à se tourner vers ses proies naturelles ».

Un ibis chauve de la Citadelle de Besançon né en 2022 est parti le 13 octobre pour être réintroduit en Espagne, aux côtés de jeunes ibis nés au zoo de Mulhouse, dans le cadre du projet de sauvegarde Proyecto eremita. Cet oiseau classé « en danger critique d’extinction » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUC) va rejoindre une colonie vouée à être relâchée dans leur milieu naturel.

Depuis 1998, la Citadelle de Besançon accueille des ibis chauves et depuis 2000, ils s’y reproduisent. Parmi les 14 jeunes nés entre 2019 et 2022, 8 ont été réintroduits l’année dernière dans leur milieu naturel et 1 va y être cette année.

Après 1 mois d’acclimatation au zoo de Jerez (Andalousie), la volière des ibis sera ouverte pour les laisser s’envoler. Dans un premier temps, ils seront nourris à proximité par les équipes du zoo et pourront rencontrer d’autres ibis sauvages afin de s’acclimater à la survie en milieu naturel. Petit à petit, selon leurs capacités d’adaptation, les ibis seront relâchés dispersés et établiront leurs colonies dans les endroits propices. Depuis la création du projet, plus de 400 oiseaux ont été réintroduits et on observe une population viable in situ avec des jeunes nés de couples provenant eux de zoos

Selon un dernier communiqué de Dreal, un lynx a été retrouvé mort dans le secteur de Fasne. L’autopsie pratiquée a permis de constater que l’animal avait été tué par arme à feu. Une enquête judiciaire, conduite sous l’autorité du Procureur de la République de Besançon, est en cours. Ce délit est puni par une peine maximale de 3 ans de prison et 150.000 euros d’amende. Rappelons que le lynx boréal bénéficie du statut d’espèce protégée.