Le collectif Écoles Vivantes Besançon poursuit sa mobilisation pour améliorer l’accueil des enfants lors des fortes chaleurs. Les parents d’élèves réclament la poursuite des rénovations thermiques et souhaitent faire de l’adaptation des bâtiments scolaires au changement climatique une priorité municipale dès cet automne. Une lettre ouverte détaillant leurs revendications sera prochainement remise à la Ville, avant le conseil municipal du 17 septembre. Une pétition est également en circulation : https://www.change.org/p/pour-des-mesures-de-protection-de-la-chaleur-sur-nos-enfants-dans-les-%C3%A9coles
Deux ateliers gratuits consacrés aux cosmétiques et à leurs effets sur la santé et l’environnement sont proposés samedi 12 septembre par l’Établissement public d’aménagement et de gestion de l’eau Doubs Dessoubre et ses partenaires. Les participants apprendront à décrypter la composition des produits et fabriqueront un cosmétique naturel.
Informations pratiques :
Inscription gratuite : formulaire en ligne, par courriel à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou au 03 81 37 02 78.
Un lynx a été retrouvé mort ce mercredi matin après une collision sur la RN57, à hauteur de Saône, dans le Doubs. Selon le Centre Athénas, le conducteur impliqué ne s’est pas arrêté. Il s’agit du 16e lynx victime d’un accident routier depuis le début de l’année et du 126e recensé depuis 2021. Seuls sept de ces animaux ont survécu. Le centre rappelle que trois collisions sur quatre surviennent sur des routes départementales, devant les routes nationales (14 %), les autoroutes (11 %) et les voies ferrées (3 %).
L’eau du réseau public des Hôpitaux-Neufs a été déclarée impropre à la consommation après la détection d’une contamination bactérienne d’origine fécale dans un prélèvement réalisé le 18 août. Elle ne doit pas être utilisée pour boire, se laver les dents, préparer des aliments ou laver des légumes crus.
Les habitants doivent privilégier l’eau en bouteille ou faire bouillir l’eau du robinet pendant cinq minutes. Celle-ci reste utilisable pour la toilette, la vaisselle, le linge et les sanitaires. Des packs d’eau seront distribués ce vendredi, de 18 h à 20 h, sous la halle. De nouvelles analyses seront menées avant un retour à la normale.
La succession des vagues de chaleur et le manque de pluie fragilisent les cultures maraîchères. Sur le marché du centre-ville de Besançon, commerçants et producteurs constatent des difficultés variables selon les produits. Les légumes semblent particulièrement touchés, tandis qu’un arboriculteur local annonce une récolte de fruits fortement réduite.
Les légumes particulièrement fragilisés
Les légumes figurent parmi les cultures les plus exposées aux températures extrêmes. La chaleur peut interrompre la croissance des plantes, brûler les jeunes pousses ou empêcher les fleurs de donner des fruits. Lorsque l’irrigation est possible, elle limite les dégâts, sans toujours permettre de sauver la totalité des récoltes. Sur le marché du centre-ville de Besançon, un commerçant constate surtout des difficultés pour les légumes. « Les salades et les tomates ne poussent pas très fort. Tout est brûlé par le soleil », explique-t-il. À l’inverse, les fruits semblent, selon lui, mieux résister : « Ils sont meilleurs et pleins de sucre. Les pêches et les nectarines, c’est ce qu’il y a de mieux en ce moment ".
Le reportage de la rédaction
Salades et haricots verts difficiles à trouver
Un autre commerçant confirme des approvisionnements plus compliqués que les années précédentes, même s’il parvient encore à alimenter son étal. Certains produits se font toutefois beaucoup plus rares. « Il y a eu pas mal d’abricots, mais des haricots verts, il n’y en a même pas du tout. Pour le reste, ça suit encore assez bien », précise-t-il. La situation dépend notamment de l’origine des produits et des possibilités d’irrigation dans les zones de production. Les salades sont également plus difficiles à obtenir. « Avec la chaleur qu’il y a eu, ce n’est pas possible. Le soleil, c’est bien, mais lorsqu’il fait trop chaud, ce n’est pas bon », résume le commerçant.
Des fruits moins nombreux et plus petits
La sécheresse touche également les productions locales. M. Robin, qui possède plusieurs vergers et un jardin, commercialise exclusivement sa propre récolte sur les marchés bisontins. Il produit principalement des fruits à noyau, ainsi qu’un peu de rhubarbe au printemps. Cette année, sa récolte est très inférieure à celle de la saison précédente. « Nous n’avons même pas le quart de la production de l’année dernière, qui avait été relativement exceptionnelle. Les fruits sont plus petits et ils ont eu du mal à mûrir », témoigne-t-il. L’arrosage aurait pu limiter les pertes, mais ses vergers sont difficilement accessibles. Les restrictions d’eau compliquent également toute intervention. « D’une manière générale, nous n’avons jamais arrosé, quelles que soient les saisons. Nous acceptons donc que la production soit moindre et d’avoir moins de choix à proposer aux clients », poursuit le producteur.

Le reportage de la rédaction
Vers une évolution des cultures
Pour les commerçants interrogés, les producteurs devront progressivement s’adapter aux nouvelles conditions climatiques. Les cultures ayant besoin de beaucoup d’eau ou supportant difficilement les fortes températures pourraient devenir plus compliquées à maintenir. L’un d’eux imagine une évolution progressive vers des productions déjà présentes dans les régions méridionales, comme les amandes ou les pistaches. « Il faudra changer un peu, comme dans le Sud. Cela va s’adapter petit à petit », estime-t-il, tout en refusant de céder au pessimisme : « On va réussir. Il faut être optimiste. » M. Robin reste, de son côté, prudent sur la portée de cette mauvaise saison. Il considère 2026 comme une année particulière, mais pense que les effets du changement climatique pourraient durablement peser sur les prochaines récoltes.
L’adaptation devient incontournable
Cette nouvelle sécheresse relance ainsi le débat sur l’adaptation de l’agriculture. Le choix de variétés moins gourmandes en eau, la modification des calendriers de plantation, l’amélioration de la capacité des sols à conserver l’humidité, la récupération des pluies hivernales et l’évolution des pratiques d’irrigation figurent parmi les solutions envisagées. Pour les professionnels, l’enjeu ne consiste plus seulement à sauver les récoltes de cet été. Il s’agit désormais de préparer les exploitations à des épisodes de chaleur et de sécheresse susceptibles de devenir plus fréquents.

Face à l’assèchement généralisé des zones humides, la Ligue pour la protection des oiseaux demande le report de l’ouverture anticipée de la chasse aux oiseaux d’eau, prévue le 21 août. Selon l’Office français de la biodiversité, 43 % des cours d’eau sont actuellement à sec ou connaissent une rupture d’écoulement. Les rares points d’eau restants concentrent ainsi de nombreux oiseaux, déjà fragilisés par le manque de nourriture et d’eau. La LPO souhaite repousser cette ouverture au 20 septembre, date de l’ouverture générale de la chasse.
La section bisontine du Parti communiste demande à la préfète de région de mettre fin à la dérogation permettant à la Ville de Besançon de prélever directement de l’eau dans le Doubs au niveau d'Avanne. Cette nouvelle interpellation intervient après un premier courrier adressé, une semaine plus tôt, au préfet du Doubs et resté sans réponse.
Le PCF dénonce l'utilisation détournée des réserves d'eau des récupérateurs de la piscine Mallarmé pour arroser les massifs fleuris et certains terrains de sport malgré la sécheresse alors que cette réserve devait être utilisée pour arroser les arbres. Il réclame une concertation et une réflexion sur les usages prioritaires et une gestion plus économe de l’eau. Le PCF reprend les propos de la ministre de la transition écologique qui demande aux préfets d'être plus restrictifs sur les prélèvements dans les rivières.
La surveillance des pollens d’ambroisie se poursuit en Bourgogne-Franche-Comté. Depuis le 27 juillet, des prélèvements sont réalisés à Besançon, Chalon-sur-Saône, Nevers et Dole. Cette campagne doit permettre de mesurer l’exposition des habitants, de déterminer l’origine des pollens et de suivre l’évolution de cette plante invasive.
Chez les personnes sensibles, seulement cinq grains par mètre cube d’air peuvent provoquer rhinite, conjonctivite, asthme ou eczéma. La surveillance se poursuivra jusqu’à la fin de la pollinisation, généralement au début du mois d’octobre. Les résultats et les prévisions sont publiés dans le Bulletin de l’air d’Atmo Bourgogne-Franche-Comté. Les plants peuvent également être signalés sur la plateforme « Signalement ambroisie ».
Une signalisation routière consacrée à la présence du lynx boréal va être expérimentée dans le Parc naturel régional du Haut-Jura. L’objectif est d’inciter les automobilistes à ralentir afin de réduire les risques de collision avec cette espèce protégée, classée « en danger » sur la Liste rouge nationale des espèces menacées.
Entre septembre et octobre, des panneaux réglementaires A15b signalant la présence de faune sauvage seront installés sur plusieurs portions des routes nationales 5 et 57, ainsi que sur des axes départementaux. Le dispositif concernera l’Ain, le Doubs et le Jura. Des panonceaux indiquant la longueur des secteurs à risque et des vitesses conseillées pourront compléter cette signalisation.
Une vingtaine de collisions détectées chaque année
Le lynx boréal est particulièrement exposé aux accidents en raison de l’étendue de son domaine vital, de ses nombreux déplacements et de son comportement territorial. Au cours de la dernière décennie, une vingtaine de collisions routières ont été détectées chaque année. Elles constituent désormais la première cause de mortalité de l’espèce.
Dans une population déjà réduite, la disparition d’un seul individu peut avoir d’importantes conséquences. Les destructions illégales et le manque de brassage génétique représentent les deux autres principales menaces pesant sur le félin.
Si son aire de répartition s’étend progressivement au-delà du massif jurassien, la situation du lynx demeure préoccupante. Le massif abrite à lui seul près de 80 % de la population française de cette espèce.
Une expérimentation évaluée pendant trois ans
Cette opération s’inscrit dans le Plan national d’actions en faveur du lynx boréal, approuvé en 2022. La DREAL Bourgogne-Franche-Comté en assure la coordination pour le compte de l’État, tandis que l’Office français de la biodiversité est chargé de son animation. Ce plan mobilise notamment les associations, les scientifiques, les représentants des activités socioprofessionnelles, les éleveurs et les chasseurs afin de rétablir l’espèce dans un bon état de conservation.
La nouvelle signalisation sera évaluée pendant trois ans par le Cerema. L’étude portera notamment sur le comportement et la perception des automobilistes, mais aussi sur l’efficacité du dispositif pour limiter les collisions. Si les résultats sont concluants, son déploiement pourrait être étendu.
L’expérimentation est conduite avec le Parc naturel régional du Haut-Jura, les services routiers de l’État et les conseils départementaux concernés. Elle bénéficie du soutien financier du ministère de la Transition écologique et du WWF, par l’intermédiaire de la Société française pour l’étude et la protection des mammifères.
Face à la canicule et à l’aggravation du risque d’incendie, le Jura passe en vigilance orange pour les feux de forêt et d’espaces naturels. Il est interdit d’allumer ou de porter du feu, de fumer dans les bois ainsi que d’organiser des feux d’artifice. Dans les communes classées en risque fort, l’accès aux forêts et les activités de plein air à moins de 200 mètres des massifs sont interdits de 14 h à 6 h. Ces mesures resteront en vigueur jusqu’à la fin de la vigilance.