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Le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, a confirmé hier qu’une mère de famille a reconnu avoir dissimulé deux nouveau‑nés retrouvés morts dans un congélateur d’un pavillon d’Aillevillers‑et‑Lyaumont, en Haute‑Saône. Interpellée en région parisienne, elle a avoué lors de sa troisième audition. Elle dit ne pas pouvoir dater précisément les accouchements, situés entre 2011 et 2018. Une information judiciaire a été ouverte pour meurtre sur mineurs de moins de 15 ans, un crime passible de la réclusion criminelle à perpétuité. La suspecte a été placée en détention provisoire. Des autopsies doivent être réalisées aujourd’hui, tandis que les auditions de l’entourage se poursuivent.

Le Parquet de Besançon a confirmé l’ouverture d’une information judiciaire criminelle du chef de meurtre sur mineur de moins de 15 ans, après la découverte de deux corps de nourrissons congelés dans un domicile familial à Aillevillers-et-Lyaumont (Haute-Saône). La mère des enfants, âgée de 50 ans, a reconnu les faits. Elle a été présentée à la justice et fait désormais face à une procédure criminelle d’une gravité exceptionnelle.

Une procédure sécurisée en urgence

Si la matérialité des faits est à ce stade largement étayée par les aveux de la suspecte, l’enjeu immédiat pour les autorités judiciaires est la sécurisation de la procédure. Le pôle de l’instruction de Besançon a requis le placement en détention provisoire de la mise en cause. Une mesure jugée indispensable afin de garantir sa représentation devant la justice et, surtout, d’éviter toute pression ou concertation frauduleuse avec un entourage familial jusqu’ici tenu dans l’ignorance des faits.

Cédric Logelin, procureur de la République de Besançon 

Reconstruction de l’affaire : chronologie et mécanique criminelle

La procédure judiciaire a été déclenchée le 10 février, aux alentours de 16h45, lorsqu’un enfant du couple découvre fortuitement le corps d’un nourrisson en triant des aliments dans l’un des congélateurs du domicile familial. Alertée, la gendarmerie intervient immédiatement. Lors des opérations de police technique et scientifique, et après le gel des lieux, les enquêteurs découvrent un second sac contenant le corps d’un autre nouveau-né, dissimulé dans le même congélateur. Face à la gravité des faits, d’importants moyens sont déployés et la direction de l’enquête est confiée à la section de recherches. La mère est localisée en région parisienne et interpellée sans incident dans la nuit du 10 au 11 février.

Aveux et stratégie de dissimulation

Placée en garde à vue, la suspecte a livré des éléments déterminants sur le mode opératoire, tout en laissant subsister de nombreuses zones d’ombre. Elle reconnaît avoir accouché seule à son domicile, avoir enveloppé les nouveau-nés immédiatement après la naissance, puis les avoir déposés dans un congélateur dont elle était l’unique utilisatrice. Les grossesses auraient été dissimulées à l’ensemble de l’entourage, tant familial qu’amical, notamment par le port de vêtements amples et par des explications mensongères concernant ses variations de poids. La mise en cause situe les faits sur une large période comprise entre 2011 et 2018, sans être en mesure de préciser les dates exactes des naissances et des décès.

Cédric Logelin, procureur de la République de Besançon 

Un dossier désormais traité au pôle criminel

Initialement suivie par le parquet de Vesoul, l’affaire a été transférée au pôle criminel de Besançon, compte tenu de la qualification pénale et de la complexité du dossier. L’information judiciaire a été ouverte pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans, un crime passible de la réclusion criminelle à perpétuité. La suspecte, âgée de 50 ans et sans antécédent judiciaire connu, a exprimé des regrets lors de ses auditions, évoquant notamment les conséquences de ses actes sur ses enfants et sa famille. Le parquet insiste toutefois sur la nécessité d’éviter toute contamination des témoignages, alors que l’entourage proche doit encore être entendu.

Un important feu de chaufferie a touché, à la mi-journée,  un bâtiment artisanal de Noël‑Cerneux, rue des Charrières. À l’arrivée des pompiers, les 450 m² étaient totalement embrasés, avec une propagation à un stockage de bois et au bardage. Grâce à quatre lances, les secours ont évité que l’incendie n’atteigne la scierie principale de 2 000 m². Quatre salariés se retrouvent au chômage technique. Le maire et la gendarmerie étaient sur place.

Ce 10 février à 1h du matin, chemin des Justices, à Besançon, une patrouille de la BAC a intercepté un jeune homme lancé à vive allure sur une trottinette électrique. Dans un premier temps, il refusa d’obtempérer, mais les policiers finirent par le stopper. Il était en possession de plus de 25 grammes de résine de cannabis conditionnés en sachets. Âgé de 19 ans, il a reconnu des livraisons pour un dealer. La drogue a été détruite, la trottinette et le téléphone saisis. Il est convoqué le 24 février devant la justice.

Ce mardi 10 février, à 4h45, rue de Vesoul, une patrouille de police a  intercepté une voiture lancée à vive allure. Lors du contrôle, le conducteur a donné l’identité de son frère… mais les vérifications ont révélé  qu’il n’a tout simplement pas de permis. Âgé de 32 ans, il a reconnu les faits en audition. Libéré en fin de matinée, il devra s’expliquer le 24 septembre prochain devant la justice.

Le salarié, grièvement blessé, dans une carrière, implantée aux Mont-Ronds,  mercredi après-midi, est décédé après avoir été percuté par une nacelle de trois tonnes,  manÅ“uvrée par un autre salarié,   qui ne l’avait pas vu. Malgré le port des équipements de sécurité, la victime a subi deux arrêts cardiaques. Elle a été héliportée au CHU Minjoz à Besançon, où son décès a été constaté à l’arrivée.

Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus ce mercredi à la carrière Bonnefoy, sur la commune des Monts-Ronds, pour un traumatisme grave. Un homme de 51 ans, employé d’une entreprise extérieure, a été renversé par un véhicule nacelle. En arrêt cardio-respiratoire, il a été médicalisé puis évacué par Dragon 25 vers le CHU Minjoz. Une cellule d’urgence médico-psychologique  a été sollicitée pour accompagner les employés. La mairie et la Gendarmerie nationale étaient sur place.

Sur l’aire du Bois, sur l’A36 à École‑Valentin, deux poids lourds — l’un polonais, l’autre belge — ont été victimes d’un vol de carburant dans la nuit de lundi à mardi. Le réservoir de l’un des camions a été percé à l’aide d’une scie‑cloche. Le préjudice est estimé à environ 1 600 litres de gasoil.

À Besançon, un homme de 56 ans a frôlé la noyade cet après‑midi quai Vauban. Les pompiers sont intervenus après plusieurs signalements d’une personne en difficulté dans le Doubs. Sorti de l’eau par deux témoins, l’homme était en arrêt cardio‑respiratoire. Les secours ont réussi à rétablir une activité cardiaque. Il a été transporté dans un état grave aux urgences. La police était sur place.

Hier matin à Velesmes‑Essarts, les gendarmes de Saint‑Vit ont surpris deux adultes dans un véhicule à l’arrêt, moteur tournant, en train de manipuler une bonbonne de protoxyde d’azote.
Les deux individus ont été entendus pour non‑respect de l’arrêté préfectoral encadrant ce produit. L’enquête se poursuit, en attente de décision pénale.