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S’ils reconnaissent que les dernières mesures annoncées par Gabriel Attal « vont dans le bon sens », les militants agricoles de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs n’entendent pas baisser les bras. D’autant plus que les 120 propositions qu’ils ont formulées et transmises au 1er ministre sont loin d’avoir été atteintes. Ce mardi dans le Jura, les agriculteurs ont procédé au blocage de deux centrales d’achat dans le nord du département.

Gabriel Attal n’a pas convaincu les agriculteurs, ce mardi après-midi, lors de la déclinaison de sa déclaration de politique générale. Le Premier ministre est resté très vague sur les ambitions de son gouvernement dans le domaine de l’agriculture. En attendant d’autres mesures, qui devraient être connues dans les prochains jours, il a annoncé que, d’ici le 15 mars, toutes les aides de PAC seront versées sur les comptes bancaires des exploitants ». Tout en ajoutant que le gouvernement « travaillera avec les régions pour que les aides à l’installation des jeunes agriculteurs puissent être versées dans les prochaines semaines ». Le contrôle du respect de la loi Egalim sera également renforcé.

On a appris que les Sénateurs avaient décidé, en toute discrétion, de s’accorder une enveloppe de 700 euros supplémentaires par mois. Soit une hausse de 12% de leur frais de mandat. Cette somme correspondrait « à plus de 2,9 millions d’euros par an sur les fonds propres du Sénat ». Ces derniers disposaient déjà de 5.900 euros mensuels d’avance générale. Il y a quelques jours, les députés augmentaient de 300 euros l’enveloppe des frais de mandat.

Dans un communiqué de presse, les groupes d’action de la  France Insoumise de Besançon indiquent apporter leur soutien à la mobilisation des agriculteurs qui « se battent pour pouvoir vivre dignement de leur travail ». Le collectif appelle « à la convergence des luttes face à un gouvernement qui n’entend rien de la souffrance et de la colère populaire ».

Le département du Doubs a un nouveau préfet. Rémi Bastille prend officiellement ses fonctions ce lundi 29 janvier matin. Une cérémonie se tiendra, à 11h, au mémorial de l’esplanade des Glacis à Besançon, en l’honneur de la mémoire des victimes de guerre.

Le discours de politique générale de Gabriel Attal à l’Assemblée nationale est très attendu. Le rendez-vous est fixé ce mardi 30 janvier. Il devrait être suivi par l’annonce de la deuxième vague de nomination au sein de son gouvernement.

Emmanuel Macron a promulgué la loi immigration vendredi soir. Les nombreux points supprimés par le Conseil Constitutionnel ont été modifiés. Le nouveau texte comprend 86 articles. Dès samedi, il a été publié au journal officiel. Les premières instructions d’application ont été transmises aux préfets.

Sa prise de parole était très attendue. Gabriel Attal a décliné ce vendredi, en fin d’après-midi, en Haute-Garonne, les actions de son gouvernement pour répondre à la colère des agricultures. Simplification des normes, respect des lois Egalim, versement des aides accéléré, … font partie des mesures formulées.

Le Premier ministre a annoncé la fin de la hausse prévue de la fiscalité sur le gazole non routier, des sanctions lourdes contre les entreprises qui ne respectent pas Egalim, la simplification des curages des cours d’eau agricoles. Il a également indiqué que la France s’oppose « de manière très claire à la signature de l’accord commercial controversé entre l’union européenne et les pays latino-américains du Mercosur. L’augmentation des indemnisations pour les exploitations les plus en difficulté et une enveloppe de 50 millions d’euros pour la filière bio ont également été évoqués.

Un nouveau rassemblement pour l’obtention « d’un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et dans le Liban/Nord Israël » se tiendra ce samedi après-midi, à 14h, au centre-ville de Besançon. Cette nouvelle action est à l’initiative d’un collectif d’associations, syndicats et partis politiques.

La question mérite d’être posée après les propos tenus par Gérald Darmanin, hier, au 20 heures de TF1, et les dégradations commises par des agriculteurs lors de leur mobilisation. « On ne lance pas les CRS sur des gens en souffrance » a lancé Gérald Darmanin, imposant une graduation dans la souffrance des personnes et leur combat à vivre dignement.

Après les dégâts qui ont touché la préfecture d’Agen, c’est le bâtiment d’une Mutualité Sociale Agricole à Narbonne qui a été incendié par des manifestants ce vendredi. A Besançon, certains s’interrogent sur cette relative clémence du gouvernement et son ministre de l’Intérieur, que l’on a connu beaucoup plus durs dans leur manière de contrôler certains mouvements sociaux. « On revendique d’avoir les mêmes droits. Le droit de manifester est un droit constitutionnel. S’il n’y aucune dégradation, il n’y aucune raison d’être arrêtée, d’être mis en garde à vue, d’être condamné. On voudrait que le droit s’applique pour tous de la même façon » explique Frédéric Vuillaume, militant syndicaliste à Force Ouvrière, et qui fut très engagé dans le mouvement des Gilets Jaunes A tel point qu’il a dû répondre à plusieurs reprises de son engagement devant la justice et que des perquisitions ont été effectuées à son domicile.

« Une répression sans nom pendant la réforme des retraites"

Frédéric Vuillaume rappelle que la dernière mobilisation contre la défense des retraites a fait l’objet d’une répression sans nom ». Le militant se souvient « des charges de policiers, des interpellations et des condamnations » qui ont suivi les manifestations. « Concernant la réforme des retraites, j’ai été condamné à un euro avec sursis pour avoir participé à une action » précise-t-il. Un paradoxe par rapport aux images que voit chaque jour M. Vuillaume dans la presse. «  Le gouvernement laisse aux agriculteurs leur droit de manifester, même s’il y a des dégradations. Pour la réforme des retraites, lors des rassemblements dans la rue, ce fut totalement différent » constate-t-il.

L'interview de la rédaction / Frédéric Vuillaume