À Besançon, les Écologistes de Franche-Comté réaffirment leur soutien à la maire sortante, Anne Vignot, dénonçant des attaques sexistes durant la campagne municipale.
Dans un communiqué, ils accusent certains opposants de propos misogynes et de tentatives de discrédit visant spécifiquement la candidate en tant que femme.
Le mouvement écologiste dénonce une stratégie qu’il juge rétrograde et contraire à l’égalité en politique, et appelle à un débat respectueux.
Il invite également les électeurs à se mobiliser lors du scrutin pour soutenir la maire sortante.
Dans un communiqué, la liste d’union de la droite, du centre et de la société civile, « Besançon Avance », accuse des soutiens de la maire, Anne Vignot, de mener une campagne de dénigrement et d’intimidation à son encontre. Elle évoque des propos diffamatoires visant ses candidats, ainsi que des pressions exercées sur certains sympathisants, notamment via des messages anonymes et les réseaux sociaux. La liste dénonce des pratiques qu’elle juge contraires au débat démocratique et annonce le dépôt prochain de plaintes. Elle appelle enfin à recentrer les échanges sur les projets et les enjeux locaux, dans un climat apaisé.
Dans un communiqué de presse, Eric Delabrousse, le candidat centriste bisontin, qui n’a recueilli que 5,7% des suffrages, lors du 1er tour des élections municipales, appelle à une forte mobilisation des électeurs. Il met en garde contre , selon lui, « le risque de voir un parti d’extrême gauche accéder à la tête de la ville ». Rappelons que le scrutin de dimanche prochain opposera la maire sortante Anne Vignot, rejointe par La France Insoumise, à Ludovic Fagaut, dont la liste reste inchangée.
À quelques jours du second tour, plusieurs acteurs économiques de Besançon et du Grand Besançon appellent à soutenir la liste de Ludovic Fagaut. Dans un communiqué, ils défendent un « pacte de croissance et d’avenir » et estiment que son programme répond aux enjeux de développement du territoire.
Parmi les priorités mises en avant : le soutien aux entreprises, la création d’emplois, mais aussi l’amélioration des infrastructures, notamment la RN57 et les liaisons TGV. Ils plaident également pour la revitalisation du centre-ville et un renforcement des liens économiques avec la Suisse. Pour ces acteurs, Besançon doit redevenir une locomotive économique régionale.
Marie-Guite Dufay, ancienne présidente socialiste de la Région Bourgogne Franche-Comté, appelle à voter Anne Vignot au second tour des municipales à Besançon. Dans une lettre ouverte, la présidente de Région met en garde contre une victoire de la droite et évoque un « sursaut » nécessaire pour défendre les valeurs sociales, écologiques et solidaires de la ville. Elle assume aussi l’accord avec La France insoumise, qu’elle qualifie de « technique », et appelle à l’union de la gauche.
Le député de la Somme François Ruffin est attendu ce mardi à Besançon pour soutenir Anne Vignot, candidate à sa réélection. Fondateur du mouvement Debout !, il se rendra à 18h30 à la permanence de campagne de la maire sortante. Cette visite s’inscrit dans la campagne du second tour des municipales.
À Besançon, l’union conclue entre la maire écologiste sortante Anne Vignot et La France insoumise pour le second tour des municipales suscite de vives réactions. Dans un communiqué, le député centriste Laurent Croizier dénonce « un pacte du déshonneur » et accuse la maire sortante d’avoir choisi une alliance avec l’extrême gauche. Ses opposants estiment que cet accord pourrait faire peser La France insoumise sur les décisions municipales et appellent les électeurs bisontins à se mobiliser dimanche prochain.
À Besançon, le second tour des élections municipales s’annonce particulièrement disputé. Arrivée en deuxième position au premier tour avec 33,3 % des suffrages, la maire écologiste sortante Anne Vignot a décidé de s’unir avec la candidate de La France insoumise Séverine Véziès, qui a obtenu 10,9 % des voix. L’objectif de cette alliance est clair : faire barrage à la droite représentée par Ludovic Fagaut et au centriste Laurent Croizier.
Une « union démocratique » pour maintenir la ville à gauche
Pour Anne Vignot, cet accord avec La France insoumise s’inscrit avant tout dans une logique de rassemblement. « C’est un soutien de la France insoumise à l’union que nous avons portée au premier tour », explique la maire sortante. Selon elle, cette décision répond aux attentes des électeurs qui ont soutenu les deux listes et souhaitent voir Besançon rester à gauche. L’élue écologiste défend un modèle qu’elle juge indissociable de l’identité de la ville : « Le modèle social, économique et la générosité de cette ville ne peuvent pas être dégradés par une vision qui, selon nous, appartient au siècle dernier », affirme-t-elle.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Une alliance basée sur des valeurs communes
Face aux critiques évoquant un simple arrangement politique, Anne Vignot insiste sur la dimension programmatique et idéologique de l’accord. « Nous ne sommes pas dans un bidouillage politique », assure-t-elle, estimant au contraire que cette union repose sur des valeurs communes. Parmi celles-ci figurent notamment les principes d’égalité, de liberté, de fraternité et de solidarité. « Les valeurs sont le premier élément sur lequel on se rencontre et sur lequel on construit », souligne la maire sortante.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Les Insoumis conservent leur autonomie
L’accord conclu prévoit toutefois une organisation particulière. Les élus de La France insoumise soutiendront la majorité municipale, tout en conservant leur autonomie politique et leur liberté de vote au conseil municipal. Ils ne participeront pas directement à l’exécutif de la ville, mais continueront à défendre le programme présenté aux électeurs lors du premier tour.
Une fusion de listes complexe
La constitution de la liste commune a nécessité de longues discussions dans la nuit suivant le premier tour. Anne Vignot évoque un travail minutieux, à la fois politique et technique. À Besançon, une liste municipale compte 57 candidats. Dans l’hypothèse d’une victoire, environ quarante élus composeront la majorité municipale. Il a donc fallu répartir les positions dites « éligibles » entre les différentes composantes de la coalition. Six groupes politiques participent ainsi à cette union : les écologistes, le Parti socialiste, La France insoumise, le Parti communiste, Génération.s et À gauche citoyens. « Chacun a un poids différent dans la liste et il faut aussi respecter la parité entre les femmes et les hommes », explique Anne Vignot. Concrètement, onze élus insoumis figurent sur la liste de la maire sortante, huit se trouvant en position éligible.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Une mobilisation décisive pour le second tour
Désormais réunies, les forces de gauche espèrent mobiliser leurs électeurs pour le second tour. Dans un contexte politique tendu, la maire sortante appelle les Bisontins à se prononcer pour l’avenir de leur ville. Le scrutin de dimanche prochain s’annonce décisif pour l’équilibre politique de Besançon et opposera deux visions très différentes de l’avenir de la capitale comtoise.
Au lendemain du premier tour des élections municipales à Besançon, la maire écologiste sortante Anne Vignot et la candidate de La France insoumise Séverine Véziès ont décidé de faire cause commune pour le second tour. Objectif affiché : faire barrage à la droite menée par Ludovic Fagaut et au centriste Laurent Croizier.
Une alliance à gauche face à la droite
Arrivée en deuxième position au premier tour, Anne Vignot a choisi de rassembler les forces de gauche pour le second tour. Séverine Véziès, qui avait obtenu un score lui permettant de se maintenir, a finalement fait le choix de rejoindre la maire sortante. Pour la candidate insoumise, cette décision répond avant tout à un enjeu politique. « L’enjeu, c’était de faire preuve de responsabilité pour battre la droite dure qui se présente face à nous à Besançon », explique-t-elle.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Les Insoumis conservent leur autonomie
L’accord conclu entre les deux camps n’est toutefois pas un accord programmatique complet. Les élus insoumis entendent conserver leur liberté de positionnement au sein du futur conseil municipal. « Les Insoumis vont garder leur autonomie et leur liberté de vote. Nous continuerons à défendre le programme que nous avons présenté aux Bisontins et aux Bisontines lors du premier tour », précise Séverine Véziès. Concrètement, les élus insoumis soutiendront les mesures qu’ils jugeront positives tout en cherchant à faire évoluer celles qui leur sembleraient insuffisantes.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Pas de participation à l’exécutif municipal
Dans ce cadre, La France insoumise ne participera pas à l’exécutif municipal si la coalition de gauche l’emporte dimanche prochain. « Il y aura des élus insoumis au conseil municipal, mais nous n’entrerons pas dans l’exécutif de la ville », indique Séverine Véziès. Selon elle, cet accord vise avant tout à permettre la représentation de leurs électeurs tout en respectant les identités politiques de chacun.
Une mobilisation attendue pour le second tour
Pour la candidate insoumise, le scrutin à venir est déterminant pour l’avenir de la ville. Elle estime que la victoire de la droite serait « inquiétante » pour Besançon et appelle à une forte mobilisation des électeurs. « Maintenant, on se met au travail. J’appelle tous les Bisontins et toutes les Bisontines à se mobiliser, parce qu’il s’agit de leur avenir et de celui de la ville », lance-t-elle. Dans un scrutin particulièrement serré, le second tour s’annonce décisif pour déterminer la future majorité municipale à Besançon.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Le premier tour des élections municipales à Besançon a placé la liste conduite par Ludovic Fagaut en tête du scrutin. Le candidat divers droite devance la maire sortante Anne Vignot. Le second tour s’annonce ouvert dans la capitale comtoise.
Ludovic Fagaut arrive en tête
À l’issue du premier tour des élections municipales, Ludovic Fagaut arrive en tête à Besançon avec 40,13 % des suffrages. Le candidat divers droite devance la maire sortante Anne Vignot, qui recueille 33,37 % des voix. Derrière eux, Séverine Véziès obtient 10,90 %, Jacques Ricciardetti 8 %, Éric Delabrousse 5,67 % et Nicole Friess 1,93 %. Avec ces résultats, un second tour aura lieu dimanche prochain dans la capitale comtoise. La participation s’établit à 57,14 %.
« Le désir de changement »
À l’annonce des résultats, Ludovic Fagaut a salué le vote des Bisontins. « La démocratie a parlé. Les Bisontines et les Bisontins ont montré qu’ils voulaient décider par eux-mêmes de leur destin et ont exprimé leur désir de changement », a-t-il déclaré. Le candidat souligne que sa liste est arrivée « largement en tête », tout en appelant à la prudence. « Rien n’est gagné », a-t-il insisté, affirmant vouloir continuer à convaincre les électeurs d’ici le second tour.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une campagne qui se poursuit
Ludovic Fagaut indique vouloir poursuivre la campagne dès les prochains jours. « Dès demain matin, nous irons continuer à parler aux électeurs », explique-t-il, rappelant que près de 120 000 Bisontins sont appelés à voter. Le candidat met en avant une liste d’union allant de la droite au centre et à la social-démocratie, avec l’objectif de « redonner à Besançon sa place de capitale », renforcer la sécurité et relancer l’attractivité de la ville.
Pas de rapprochement avec le RN
Interrogé sur d’éventuels rapprochements politiques, Ludovic Fagaut a réaffirmé sa ligne. « Nous avons toujours été très clairs », affirme-t-il, indiquant qu’il souhaite s’adresser à l’ensemble des électeurs bisontins, sans discussion de fusion avec la liste du Rassemblement national.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Un second tour très ouvert
La campagne se poursuivra donc toute la semaine avant le second tour prévu dimanche prochain. Pour Ludovic Fagaut, l’objectif est désormais clair : transformer l’avance du premier tour en victoire finale. « On va continuer à porter notre projet et à convaincre les Bisontins », assure-t-il.