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Face à la montée des droites radicales en Europe et à Besançon, l’Alliance Pour une République Écologique et Sociale (l’APRES) lance un appel à la responsabilité des forces de gauche pour les municipales de 2026.  L’APRES affirme la légitimité de la maire sortante, l’écologiste Anne Vignot,  Â« pour conduire une liste unitaire Â», et invite « le Parti Socialiste, ses partenaires, ainsi que la France Insoumise à rejoindre une équipe municipale élargie Â». Pour l’APRES, « l’union n’est pas une fin en soi, mais le préalable à une construction collective qui rendra les Bisontins fiers de leur ville Â».

 

Alors que la campagne pour les élections municipales entre dans une phase décisive, la gauche bisontine se présente divisée au premier tour. Invitée à s’exprimer sur cette situation, Séverine Véziès, figure de la France Insoumise à Besançon, a livré une analyse sans détour sur les raisons de cette désunion et les perspectives d’union au second tour.

Une main tendue restée sans réponse

Interrogée sur l’absence d’alliance avec Anne Vignot dès le premier tour, Séverine Véziès se dit « désolée » que les conditions de l’union n’aient pas pu être réunies. « Nous avons tendu la main depuis un an », rappelle-t-elle, regrettant que la tête de liste écologiste n’ait pas su créer les équilibres nécessaires pour une coalition représentative. Pour elle, il ne s’agit pas d’une querelle de postes, mais d’un désaccord sur la répartition du pouvoir politique au sein de la liste : « Quand on est élu, ce n’est pas pour avoir une place au chaud, c’est pour être utile. »

L'interview de la rédaction : Séverine Vézies 

L’union, oui, mais autour d’un projet

Séverine Véziès insiste sur la nécessité d’une union « dans la clarté » et non d’un rassemblement de façade. « Dans le milieu populaire, l’union pour l’union ne mobilise pas. Ce qui mobilise, c’est un projet clair. » Elle affirme que la France Insoumise n’a pas eu la garantie de pouvoir défendre ses propositions dans la configuration actuelle. Toutefois, elle se veut rassurante : « Si cette union ne s’est pas faite au premier tour, elle se fera au second. »

L'interview de la rédaction : Séverine Vézies 

Une stratégie assumée face à la droite

Face à la menace d’une victoire de la droite menée par le trio Fagaut-Croizier-Allenbach, Séverine Véziès appelle à « garder raison » et à faire confiance aux électeurs pour trancher. Elle rappelle les règles du scrutin : 10 % des voix exprimées pour se maintenir au second tour, 5 % pour fusionner.

L'interview de la rédaction : Séverine Vézies 

Des lignes politiques irréconciliables ?

La candidate insoumise se montre critique et indifférente à la fois  vis-à-vis des soutiens d’Anne Vignot, notamment Marc Paulin, ancien insoumis passé au mouvement « Debout » de François Ruffin, ou encore les proches d’Arnaud Montebourg. Pour elle, ces ralliements traduisent une ligne politique différente, voire incompatible : « C’est une clarification. Ce sera aux électeurs de trancher. »

L'interview de la rédaction : Séverine Vézies 

 

L'interview de la rédaction : Séverine Vézies 

Un reflet des tensions nationales

Enfin, Séverine Véziès voit dans la situation bisontine un écho des divisions de la gauche au niveau national. Elle déplore, notamment,  le vote du Parti socialiste en faveur de la partie recettes du budget de la Sécurité sociale, qu’elle qualifie de « 12 milliards de saignées pour les malades », et l’abstention de certains députés communistes et écologistes. « Une partie de la gauche a du mal à savoir où elle habite », conclut-elle.

Le centriste Éric Delabrousse a pris la parole ce week-end sur ses réseaux sociaux, via une vidéo, en plein cÅ“ur du centre-ville, publiée sur Facebook.  Médecin à l’hôpital Jean Minjoz, il y affirme s’être préparé depuis trois ans et s’entourer d’une équipe « experte, engagée et investie » pour porter un projet « ambitieux » pour la ville.

Il promet une campagne de terrain, avec rencontres dans les quartiers, sur les marchés et lors de réunions thématiques. Son mot d’ordre : construire un programme à l’écoute des habitants, pour que « le projet vous ressemble et devienne votre voix ».

Par le communiqué de Marc Paulin, le collectif départemental Doubs Debout!, rattaché au mouvement politique Debout! présidé par François Ruffin, apporte son soutien à la maire sortante de Besançon, Anne Vignot, ainsi qu’à son équipe et son projet. Il salue « six années de transformation de la ville autour des valeurs de solidarité, d’écologie, de justice sociale, de laïcité et de paix Â».

Dans un contexte politique tendu, le collectif rappelle « l’importance de l’unité des forces progressistes, en écho à l’initiative du Nouveau Front Populaire lancée par Ruffin en juin 2024 Â». Il appelle « les forces de gauche bisontines à se rassembler pour poursuivre le projet municipal engagé Â». « Ensemble et déterminé·es, tout est possible », conclut le communiqué.

Laurent Cagne, proviseur de lycée à Besançon et représentant local du mouvement L’Engagement fondé par Arnaud Montebourg, tient à faire part de son soutien à Anne Vignot dans le cadre des élections municipales à Besançon. Il affirme :

« Le mouvement que j'ai l'honneur de représenter à Besançon est fier d'annoncer sa participation dans le débat public aux côtés d'Anne Vignot. Maire sortante, sa légitimité est incontestable. Elle conduit une liste de rassemblement large à gauche et écologiste, porteuse d’un projet humaniste, social et économique. »

L’Engagement, membre fondateur de la Fédération de la Gauche Républicaine, milite pour la réindustrialisation des territoires, la transition énergétique, la défense de la laïcité et la réhabilitation des services publics. Laurent Cagne conclut : « Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise. »

À Besançon, un collectif de citoyens lance un appel à l’unité des forces de gauche et écologistes en vue des élections municipales de 2026. Face aux divisions partisanes, les signataires expriment leur inquiétude et appellent à une médiation entre formations politiques partageant un socle commun social, écologique et démocratique. Ils rappellent que « l’union est une condition de victoire, dans un contexte marqué par l’abstention et la progression des droites Â». Une rencontre citoyenne est prévue ce samedi 8 novembre à 11h au kiosque Granvelle pour débattre et mobiliser autour d’un projet commun.

À Besançon, la campagne municipale s’accélère encore avec l’annonce d’un front uni autour du candidat socialiste  Jean-Sébastien Leuba. Le collectif « Besançon Forte et Solidaire » regroupe désormais le Parti Socialiste, Place Publique, CAP21, le Parti Radical de Gauche et des membres de la société civile. Objectif : « incarner une alternative claire face à la montée des extrêmes et à la dispersion des forces progressistes Â».

Politique. Le candidat Ludovic Fagaut traverse sa première zone de turbulences médiatiques après la diffusion d’une photographie où il apparaît aux côtés du boxeur dolois Bilel Latrèche, condamné en première instance à huit mois de prison avec sursis pour violences conjugales. Le sportif  a fait appel de la décision du tribunal de Dijon. Dans ce contexte politique, Ludovic Fagaut organise ce soir un meeting de l’union de la droite, du centre et de la société civile, aux côtés du député Laurent Croizier et de la conseillère municipale Nathalie Bouvet. Rendez-vous, à 19h, au Petit Kursaal bisontin.

Ce lundi soir, dans un communiqué de presse, Anne Vignot appelle à l’union des forces de gauche et écologistes pour les municipales de 2026.  La Maire de Besançon défend le bilan d’un mandat marqué par les crises, mais aussi par des réalisations concrètes : investissements dans les écoles, les crèches, les mobilités, le logement, et soutien aux associations et à la culture. Elle met en garde contre les dérives autoritaires et les reculs sociaux, et affirme sa volonté de poursuivre une trajectoire ambitieuse, fondée sur la coopération locale et les valeurs humanistes.

Dans le Doubs, à l’approche des élections municipales, l’union de la gauche vacille. À Besançon, Pontarlier et Montbéliard, les forces progressistes peinent à retrouver le chemin du rassemblement, malgré des convergences fortes sur les enjeux locaux. Le Parti Communiste du Doubs tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié ce week-end, il appelle ses partenaires – écologistes, insoumis, socialistes – « Ã  dépasser les logiques partisanes et à renouer le dialogue Â».  Un appel à la raison, alors que la droite et l’extrême droite espèrent capitaliser sur les divisions.