Choix du secteur :
Se connecter :
 

Le maire sortant de Beure Philippe Chaney a été battu par son opposant, Bruno Lind. Le nouvel édile recueille 52,1% des voix. 47,8% pour son adversaire.

À quelques jours du second tour des élections municipales à Beure, la campagne prend une tournure plus personnelle. Aurore et Clara, filles du maire sortant Philippe Chaney, ont choisi de s’exprimer publiquement pour lui apporter leur soutien.

Un second tour incertain

À l’issue du premier tour, Philippe Chaney, maire sortant,  est arrivé en deuxième position avec 37,3 % des suffrages, derrière son opposant Bruno Lind, crédité de 44,4 %. Le troisième candidat, Laurent Ferré, qui avait recueilli 18,2 % des voix, a annoncé son retrait, apportant son soutien au vainqueur du 1er tour.

Une prise de parole familiale et spontanée

C’est dans ce climat que Clara et Aurore ont pris la parole, affirmant agir de leur propre initiative, sans en avoir informé leur père. Leur intervention vise à livrer un témoignage personnel sur l’engagement de l’élu. « Cela fait près de 25 ans que nous grandissons au rythme de cet engagement », explique Clara, évoquant un investissement quotidien « qui dépasse largement les contours d’un mandat ». Les deux sœurs décrivent un maire « présent tôt le matin, tard le soir, les week-ends », motivé selon elles par « conviction » et « attachement profond » à la commune.

L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney 

Répondre aux critiques de la campagne

Dans leur prise de parole, les filles du maire sortant réagissent également aux critiques entendues pendant la campagne. Si elles reconnaissent le débat démocratique, elles dénoncent certains propos qu’elles jugent injustes. « On entend beaucoup de choses », indique Clara, qui évoque la nécessité de « remettre les choses en place », en insistant sur la différence entre « promesses » et « actes ». Elles mettent en avant plusieurs réalisations menées durant les mandats de leur père, comme la construction d’équipements publics ou le développement de services pour les habitants.

L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney 

L’expérience et la continuité mises en avant

Aurore souligne de son côté l’expérience acquise par Philippe Chaney, notamment dans la gestion de projets et le travail en équipe. Elle insiste également sur la volonté de poursuivre l’action municipale avec une équipe renouvelée. « Les projets annoncés sont structurés et budgétés », affirme-t-elle, évoquant une démarche construite sur la continuité et l’expérience.

L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney 

Une parole assumée, sans appel direct au vote

Les deux sœurs affirment ne pas chercher à convaincre à tout prix, mais à partager leur regard. « Derrière l’élu, il y a un homme », résume Aurore, évoquant un engagement « sincère et constant ». Dans une campagne marquée par des enjeux locaux et un rapport de force serré, cette prise de parole familiale illustre aussi la dimension humaine du scrutin.

Le choix revient désormais aux électeurs de Beure, appelés à départager les candidats lors du second tour, ce dimanche 22 mars.

L'interview de la rédaction : Aurore et Clara Chaney 

À Beure, le premier tour des élections municipales a rebattu les cartes. La liste « Beure 2026 – construisons ensemble », menée par Bruno Lind, est arrivée en tête avec 44,4 % des suffrages, plaçant le maire sortant Philippe Chaney (37,3 %) en ballotage défavorable. Laurent Ferré, qui avait obtenu 18,2 % des voix et s’était qualifié pour le second tour, a finalement choisi de retirer sa liste et d’appeler ses électeurs à soutenir Bruno Lind. La triangulaire initialement envisagée laisse donc place à un duel.

Une satisfaction mesurée après le 1er  tour

Pour Bruno Lind, ce résultat constitue un encouragement, même s’il reste prudent. « Nous sommes satisfaits, mais ce n’est qu’un premier tour », souligne-t-il. Le candidat estime que son équipe s’est « donné tous les moyens » pour convaincre les habitants. Engagé depuis une dizaine d’années dans la vie associative locale, il explique avoir été sollicité par des habitants pour porter un projet alternatif. Selon lui, ce score traduit avant tout « une envie de changement et de renouveau » au sein de la commune.

L'interview de la rédaction : Bruno Lind 

La démocratie participative au cœur du projet

La liste « Beure 2026 – construisons ensemble » met en avant un programme largement élaboré avec les habitants. Une dizaine de réunions publiques ont été organisées afin de recueillir les attentes de la population. La démocratie participative constitue la pierre angulaire du projet. Bruno Lind souhaite notamment mettre en place des commissions thématiques ouvertes aux habitants afin de les associer davantage aux décisions municipales. Parmi les propositions avancées figurent également la création d’un marché dans un délai rapide après les élections et l’ouverture d’une épicerie dans l’année suivant le scrutin. Des initiatives qui visent, selon le candidat, à renforcer la vie locale et les services de proximité.

Miser sur le « bien vivre ensemble »

Au-delà des projets concrets, la liste met l’accent sur le renforcement du lien social. L’organisation d’événements culturels, sportifs ou conviviaux – comme des rencontres ou des barbecues de quartier – fait partie des pistes évoquées. Le candidat souhaite également développer un réseau de solidarité, notamment à destination des personnes âgées. L’objectif : favoriser les échanges et les initiatives collectives au sein du village.

L'interview de la rédaction : Bruno Lind 

Une campagne de terrain avant le duel final

Avec le retrait de Laurent Ferré, la campagne du second tour se jouera désormais entre deux listes. Bruno Lind salue la décision de son ancien concurrent et son appel à voter pour sa liste. D’ici au scrutin, la stratégie reste simple : poursuivre les rencontres avec les habitants et convaincre les indécis. « On continue à échanger et à communiquer », résume le candidat.

Dans ce duel désormais clarifié, les électeurs de Beure auront le dernier mot pour départager le maire sortant et son challenger.

L'interview de la rédaction : Bruno Lind