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À quelques jours des élections municipales prévues les 15 et 22 mars, 2 012 107 électeurs sont inscrits sur les listes électorales en Bourgogne-Franche-Comté, répartis dans les 3 685 communes de la région, selon les derniers chiffres de l'INSEE. 

Une légère hausse du nombre d’électeurs

Par rapport aux précédentes élections municipales, le nombre d’inscrits connaît une légère augmentation dans la plupart des départements. Cette évolution s’explique principalement par les changements démographiques : les inscriptions de jeunes ayant atteint l’âge de 18 ans ont été plus nombreuses que les décès. Selon les données régionales, les évolutions varient selon les territoires. Certains départements enregistrent une hausse notable, comme la Côte-d’Or (+3,9 %) ou le Doubs (+3,0 %), tandis que d’autres connaissent une légère baisse, notamment la Nièvre (-2,3 %) et l’Yonne (-0,6 %). Avec 193.028 inscrits, le département du Jura enregistre une hausse de 2,9%, par rapport à 2020.

Une population électorale vieillissante

La structure de l’électorat reflète également le vieillissement de la population régionale.
Les femmes représentent 52 % des inscrits, notamment en raison de leur espérance de vie plus longue. Par ailleurs, un tiers des électeurs (33 %) ont 65 ans ou plus, une proportion en hausse depuis les municipales de 2020. Cette progression de la part des seniors concerne l’ensemble des départements de la région.

Une participation en recul en 2020

Lors du premier tour des élections municipales de 2020, organisé au début de l’épidémie de Covid-19 et à la veille du premier confinement, 48,7 % des électeurs inscrits en Bourgogne-Franche-Comté s’étaient rendus aux urnes. Ce niveau de participation était nettement inférieur à celui observé lors des municipales précédentes, en 2014, où 66,5 % des électeurs avaient voté.

Des électeurs européens également inscrits

Parmi l’ensemble des inscrits, 11 678 électeurs, soit 0,6 % du corps électoral, sont des citoyens européens résidant dans la région. Les Portugais constituent le groupe le plus représenté parmi ces électeurs.

À l’approche du scrutin municipal, ces chiffres illustrent les transformations démographiques et électorales d’une région où l’électorat continue d’évoluer, entre renouvellement générationnel et vieillissement de la population.

Selon une dernière étude de l'INSEE, entre 2013 et 2022, la Bourgogne-Franche-Comté a perdu 14 000 emplois industriels, soit une baisse de 8 %. Un recul marqué, alors même que l’emploi industriel tend à se stabiliser dans le reste de la France de province. Comment expliquer ce décrochage régional ?

Une spécialisation dans des secteurs en difficulté

Premier facteur : la structure même du tissu industriel régional. La Bourgogne-Franche-Comté est historiquement spécialisée dans des secteurs aujourd’hui fragilisés, comme la métallurgie, la fabrication automobile, la plasturgie ou encore le bois-papier. Ces activités ont été particulièrement exposées aux mutations technologiques, aux délocalisations et aux transformations des chaînes de production.

À l’inverse, les secteurs plus dynamiques au niveau national – agroalimentaire, chimie, pharmacie ou textile – sont moins implantés dans la région. Cette orientation sectorielle défavorable explique une part importante des pertes d’emplois observées.

Le poids d’un passé industriel fragilisé

La région subit également les effets persistants de la forte désindustrialisation des années 2000. De nombreuses zones d’emploi peinent encore à se relever de fermetures de sites ou de restructurations anciennes, qui ont affaibli l’écosystème productif local.

À cela s’ajoute une dépendance plus marquée qu’ailleurs à des centres de décision extérieurs, parfois situés à l’étranger. Les arbitrages stratégiques échappent ainsi en partie au territoire, ce qui peut accentuer la vulnérabilité de certains bassins d’emploi.

Un environnement géographique moins favorable

Autre élément explicatif : l’éloignement des grandes métropoles, où se concentrent recherche, innovation et fonctions stratégiques. La Bourgogne-Franche-Comté ne bénéficie pas pleinement des dynamiques d’entraînement observées autour des grands pôles urbains.

Son voisinage immédiat, lui aussi confronté à des difficultés industrielles, limite par ailleurs les effets d’entraînement interrégionaux.

Des disparités territoriales marquées

Si la tendance régionale est orientée à la baisse, toutes les zones d’emploi ne sont pas logées à la même enseigne. Entre 2013 et 2022, seules deux zones enregistrent un gain net d’emplois industriels : Beaune et Besançon.

À Beaune, le positionnement logistique et le dynamisme de la filière viticole soutiennent l’activité. À Besançon, les savoir-faire de pointe, notamment en microtechniques, ainsi que la présence de formations spécialisées constituent des atouts.

Plus largement, dans la frange ouest de la région et sur l’axe Chalon-Vesoul, certaines ressources spécifiques – comme le port de Gron dans le Sénonais, le circuit de Magny-Cours dans la Nièvre ou encore le pôle RCEA dans le Charolais – contribuent à atténuer les pertes.

Malgré ces points d’appui, l’industrie régionale reste confrontée à un défi majeur : adapter son appareil productif à des secteurs d’avenir tout en consolidant ses savoir-faire historiques. Un enjeu central pour l’emploi et l’attractivité de la Bourgogne-Franche-Comté.

Le recensement de la population débute ce jeudi 15 janvier en France métropolitaine. Comme chaque année, l’opération pilotée par l’Insee mobilise des milliers d’agents sur le terrain. En Bourgogne–Franche-Comté, la campagne concerne 756 communes, où près de 1 500 agents recenseurs vont enquêter 284 000 logements, soit plus de 470 000 habitants attendus pour répondre.

Deux calendriers selon la taille des communes

Le recensement s’étend sur plusieurs semaines, avec des dates différentes selon la population :

  • Communes de moins de 10 000 habitants : enquête du 15 janvier au 14 février
  • Communes de 10 000 habitants ou plus : enquête du 15 janvier au 21 février

Dans les petites communes, un cinquième d’entre elles est recensé chaque année de manière exhaustive. Dans les communes plus grandes, 8 % des logements sont enquêtés chaque année, selon un échantillonnage représentatif.

Une opération essentielle pour les communes

Le recensement n’est pas une simple photographie démographique. Les données collectées servent directement à déterminer la répartition des dotations de l’État, fixer le nombre d’élus municipaux, autoriser ou non l’ouverture de nouvelles officines, planifier l’implantation d’équipements sportifs, adapter les moyens de transport, estimer les besoins en logements. Autant d’éléments qui conditionnent l’organisation et le développement des territoires.

Une mobilisation régionale importante

En Bourgogne–Franche-Comté, les communes ont recruté et formé près de 1 500 agents recenseurs. Leur mission : distribuer les documents, accompagner les habitants dans la démarche — désormais largement réalisable en ligne — et garantir la fiabilité des données transmises à l’Insee.

Une démarche obligatoire, confidentielle et utile

Répondre au recensement est obligatoire, mais les informations fournies restent strictement confidentielles. Elles ne servent qu’à des fins statistiques. La campagne se poursuivra jusqu’à la mi‑février ou la fin février selon les communes. Les résultats consolidés seront publiés par l’Insee dans les mois suivants.

Selon une dernière enquête de l’Insee, malgré les incertitudes politiques, la France présente actuellement une croissance modérée. Néanmoins, en Bourgogne-Franche-Comté, la timide amélioration de l’activité économique au printemps ne se confirme pas au troisième trimestre 2025. Quel que soit le secteur d’activité, l’emploi salarié est stable ou en baisse. L’intérim et la construction perdent à nouveau des effectifs. L’emploi dans l’industrie continue de s’éroder. Le taux de chômage augmente sur un an. Toutefois le recours des entreprises à l’activité partielle est moins fréquent et les impayés de cotisations Urssaf sont à un niveau bas.

La Ville de Pontarlier participera à la campagne de recensement menée par l’Insee du 15 janvier au 21 février 2026. Comme chaque année, un échantillon de logements sera sélectionné. Les habitants concernés recevront une lettre officielle, puis la visite d’un agent recenseur chargé de remettre la notice d’information.

Les questionnaires pourront être remplis en ligne, grâce au code d’accès et au mot de passe fournis, ou sur papier, avec l’aide de l’agent recenseur si nécessaire.

Les données recueillies permettent notamment de déterminer la participation de l’État au budget communal, d’ajuster le nombre d’élus et d’identifier les besoins en équipements publics.

Selon les derniers chiffres de l’INSEE, au 1er janvier 2023, la Bourgogne-Franche-Comté compte 2 802 670 habitants, soit 4,1 % de la population française. Entre 2017 et 2023, la région a perdu près de 8 800 habitants, confirmant une tendance déjà observée sur la période précédente, bien que plus marquée qu’entre 2012 et 2017. Dans le même temps, la population française continue de progresser.

Un solde naturel déficitaire, partiellement compensé par les migrations

La baisse démographique régionale s’explique avant tout par un solde naturel durablement négatif. Depuis une dizaine d’années, le nombre de décès dépasse celui des naissances en Bourgogne-Franche-Comté, un phénomène accentué par le vieillissement de la population. Toutefois, entre 2017 et 2023, le solde migratoire apparent redevient positif, limitant l’ampleur du recul démographique. Sans ces arrivées nettes de population, la diminution aurait été nettement plus prononcée. Ce regain migratoire ne suffit cependant pas à compenser totalement le déficit naturel.

Des dynamiques contrastées selon les départements

Les évolutions démographiques restent très hétérogènes selon les territoires. Le Doubs et la Côte-d’Or sont les seuls départements à enregistrer une hausse de population sur la période récente. Le Doubs gagne plus de 8 000 habitants, avec une croissance régulière portée à la fois par un solde naturel légèrement positif et par les migrations. La Côte-d’Or affiche également une progression modérée, essentiellement soutenue par les flux migratoires. Le Jura a perdu près de 750 locaux.  À l’échelle régionale, la Bourgogne-Franche-Comté enregistre ainsi une baisse moyenne annuelle de –0,1 %, alors que la France métropolitaine progresse de +0,4 % par an sur la même période.

Les principales villes : des trajectoires différenciées

Parmi les grandes communes retenues, les évolutions sont également contrastées entre 2017 et 2023.

Besançon confirme son rôle de pôle attractif régional avec +2 555 habitants. Sa croissance annuelle moyenne atteint +0,4 %, soutenue par son dynamisme universitaire et économique.

Pontarlier se distingue par une progression rapide (+870 habitants, soit +0,8 % par an), portée notamment par l’attractivité du secteur frontalier.

Dole enregistre une légère hausse de population (+132 habitants), traduisant une situation globalement stable.

Lons-le-Saunier connaît en revanche une baisse marquée (–673 habitants, soit –0,7 % par an), illustrant les difficultés démographiques des villes moyennes éloignées des grands pôles.

Montbéliard poursuit son recul (–723 habitants, –0,5 % par an), dans un contexte de mutation industrielle.

Belfort est la commune la plus touchée parmi celles observées, avec une perte de 1 744 habitants et une baisse annuelle moyenne de –0,6 %.

Selon des chiffres de l'INSEE, entre avril et septembre 2025, la fréquentation touristique en Bourgogne-Franche-Comté a renoué avec les sommets atteints en 2023. La région enregistre une nette progression du nombre de nuitées, portée à 75 % par la clientèle non résidente.

Une dynamique tirée par les visiteurs étrangers

Au total, 8,5 millions de nuitées ont été comptabilisées sur la saison estivale, dont 5,3 millions par des touristes français et 3,2 millions par des visiteurs étrangers. Ces derniers représentent désormais 37 % de la fréquentation, avec une forte présence des Néerlandais, Allemands et Belges. Les plus fortes hausses sont observées chez les clientèles chinoise (+31 %), américaine (+14 %) et suisse (+14 %).

Campings au sommet, hôtels en demi-teinte

Les campings enregistrent leur meilleure saison depuis six ans, dopés par l’afflux de touristes français en tente, van ou caravane. À l’inverse, les hôtels bénéficient du dynamisme international, mais voient leur fréquentation globale freinée par le recul de la clientèle résidente.

Des disparités départementales

La Côte-d’Or (+9 %) et la Nièvre (+5 %) affichent les plus fortes progressions. Le Jura recule légèrement (-1 %), tandis que la Haute-Saône (-2 %) et le Territoire de Belfort (-10 %) ferment la marche.

Selon une dernière étude de l’Insee, en Bourgogne-Franche-Comté, le vieillissement de la population pourrait entraîner une hausse de 20 % des besoins en services à domicile d’ici 2050. Les ménages âgés de 80 ans ou plus seraient les principaux demandeurs, représentant la moitié des usagers contre 37 % en 2019.

En 2019, 165 000 ménages ont eu recours à au moins un service à la personne à domicile (nettoyage, jardinage, garde d’enfants, aide aux personnes âgées…). Le recours augmente avec l’âge, le niveau de vie, et l’absence de proches aidants.

Selon une récente étude de l’Insee, l’espérance de vie en Bourgogne-Franche-Comté reste inférieure d’environ un an à la moyenne nationale : 85 ans pour les femmes, 79,1 ans pour les hommes. L’état de santé général y est moins favorable, avec 1 habitant sur 5 souffrant d’une maladie chronique.

La région compte 345 300 patients hypertendus (+1,4 %) et 139 000 diabétiques (+3,9 %). La mortalité prématurée, avant 75 ans, y est 4 % plus élevée, en lien avec les maladies cardiovasculaires, le tabac, l’alcool et d’autres causes externes. Il est bon de rappeler que la mortalité prématurée recule depuis 15 ans grâce aux efforts de dépistage et de prévention.

La natalité atteint un niveau historiquement bas en Bourgogne-Franche-Comté. En 2024, seulement 22 500 bébés y sont nés, faisant de la région l’une des plus touchées par la baisse des naissances en France métropolitaine. Ce phénomène s’explique par le recul du nombre de femmes en âge de procréer depuis vingt ans et par un ralentissement accru de la fécondité depuis 2010, qui concerne désormais toutes les classes d’âge. Cependant, certains territoires,  comme la bande frontalière, affichent une fécondité plus élevée. Dans le Jura, entre 2000 et 2024, la baisse est de 38%. Dans le département du Doubs, elle est de 25%.