Sur son compte Twitter, Anne Vignot, maire de Besançon, adresse ses condoléances « au nom des Bisontines et Bisontins à la famille et aux proches du père Olivier Maire », originaire de la cité comtoise, assassiné en Vendée. « Nous sommes profondément choqués par cet acte odieux » conclut-elle.
Quant à l’auteur présumé des faits, Emmanuel Abayisenga, sa garde à vue a été levée lundi soir. Il a été hospitalisé en psychiatrie. La piste terroriste est écartée. Une enquête pour « homicide volontaire » a été ouverte.
Le CHU de Besançon fait savoir que l’extension du passe sanitaire s’appliquera dès ce lundi 9 août au sein de l’établissement. Dans le courant de la semaine prochaine, les contrôles débuteront.
Hors urgence, toute personne désireuse de venir au CHU devra présenter, en format numérique ou en version papier :
- Soit un justificatif du statut vaccinal ;
- Soit un examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par la covid-19 ;
- Soit un certificat médical de rétablissement à la suite d’une contamination par la Covid-19.
Cette demande de justificatif concerne :
- Les patients venant pour des soins programmés (consultation ou hospitalisation) ;
- Les accompagnants (y compris de patients mineurs). Le nombre d’accompagnants doit être limité autant que possible à une personne par patient.
- Les visiteurs (il est demandé aux visiteurs de venir en nombre très restreint).
- Les patients admis dans un service d’urgence ne sont pas concernés par la présentation d’un justificatif. Dans ce cas, il est demandé de restreindre l’accompagnement du patient à une personne.
- A compter du 30 août, les dispositions relatives au passe sanitaire seront également applicables aux intervenants et prestataires extérieurs amenés à être présents sur les différents sites du CHU. Elles s’imposeront également aux mineurs dès l’âge de 12 ans.
Des vérifications effectuées aux entrées du CHU
Afin de s’assurer de la bonne application du passe sanitaire au sein de l’établissement, des agents seront missionnés pour effectuer des contrôles aux entrées de l’hôpital (site Jean-Minjoz et site Saint-Jacques) réservées aux patients, à leur accompagnant et aux visiteurs.
Préparer sa venue pour limiter le temps d’attente
Il est demandé aux patients de se présenter 30 minutes avant l’heure de leur rendez-vous et de préparer leur justificatif pour faciliter le travail des agents de contrôle.
Les gestes barrières toujours en vigueur
Parallèlement à l’application du passe sanitaire, les gestes barrières continuent à être appliqués au sein de l’établissement :
- Le port correct du masque de l’entrée à la sortie de l’hôpital y compris dans la chambre des patients ;
- La désinfection des mains à l’entrée et à la sortie du service ;
- Le respect des distances physiques.
A compter du 1er novembre prochain, l’obligation d’équiper son véhicule de chaînes ou de pneus d’hiver sera étendue. Dans le Doubs, un arrêté préfectoral a été pris le 29 juillet dernier dans lequel figure les communes et infrastructures routières où un équipement des véhicules devient obligatoire en période hivernale.

Une signalisation zonale est prévue afin d’indiquer aux usagers de la route l’entrée (et la sortie) dans une zone où les obligations d’équipements s’appliquent. Elle sera matérialisée par les panneaux suivants :

Ce jeudi, le Conseil constitutionnel a rendu sa décision concernant l’extension du pass sanitaire. Il a validé l’essentiel de la loi et la vaccination obligatoire pour les soignants.
Les sages ont en revanche suspendu la rupture anticipée d’un CDD ou d’un contrat d’intérim pour non présentation du pass sanitaire, ainsi que l’isolement obligatoire de dix jours.
La pass sanitaire s’appliquera à compter du 9 août dans les cafés, les restaurants et les centres commerciaux.
Une action pour demander le retrait du pass sanitaire pour les salariés se tiendra ce lundi 9 août à partir de 16h30 sur le parvis du CHU de Besançon. Rappelons que l’extension de ce document devait en vigueur ce jour. Rappelons que le texte sur le projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire qui concerne l'extension du pass sanitaire est examiné par le Conseil constitutionnel ce jeudi. Sa décision est attendue.
« Nos organisations syndicales condamnent cette loi et l’état d’urgence permanent qui instaurent de nouvelles restrictions de libertés pour l’ensemble des salarié.es du secteur privé et des agents de la Fonction publique. Ce sont de nouvelles dérogations au Code du Travail et aux statuts, qui s’ajoutent à toutes celles déjà édictées depuis le début de la crise sanitaire » explique l’intersyndicale Force Ouvrière, FSU et Solidaires.
Et de conclure : « Une nouvelle fois, la crise sanitaire est utilisée pour s’en prendre aux droits des salariés et des agents, et à leur liberté de choix »
La gendarmerie du Jura vient de publier les chiffres de la sécurité routière pour les sept derniers jours dans le département. Entre le 27 juillet et le 3 août, les forces de l’ordre ont enregistré : 68 excès de vitesse, 18 conduites addictives, 2 accidents, 4 défauts de permis, 30 téléphones au volant et 14 fautes de priorité.
Mardi, des gilets jaunes s’en sont pris au portrait d’Emmanuel Macron dans une salle de l’hôtel de ville de Besançon. La scène a été filmée et la vidéo a été publiée sur le réseau social Facebook.
Plus précisément, ces individus ont décroché le portrait et l’ont remplacé par un QR code en forme de doigt d’honneur. Une enquête a été ouverte. Nos confrères de l’Est Républicain expliquent que l’individu, qui se revendique du mouvement des gilets jaunes, a déchiré le portrait et l’a apporté aux agents de sécurité du palais de justice voisin.
Une enquête est en cours. Les investigations se poursuivent.
Selon les derniers chiffres de l’INSEE, en Bourgogne-Franche-Comté, on dénombre 12 069 naissances domiciliées au cours du 1 er semestre 2021, soit 535 de moins qu'à la même époque en 2020. Cela représente une baisse de 4,2 %. Ce fléchissement est un peu plus marqué qu’en moyenne en France, - 3,7 %. La région fut une des plus fortement touchées par la première vague de Covid-19 avec l’Île-de-France, le Grand Est et les Hauts-de-France.
Sur cette période de référence, dans le Doubs, le nombre de naissances a baissé de 97 par rapport à 2020. La plus forte baisse apparaît en janvier (-84), avant une augmentation (+59) en avril. Dans le Jura, la baisse sur le semestre est de 48. C’est également en janvier que la baisse est la plus significative (-52). En revanche, les naissances repartent à la hausse en mars (+27), avril (+17) et mai ( +24), avant de baisser de nouveau en juin (-18).
Ce samedi après-midi, les anti-pass se sont mobilisés une nouvelle fois encore à Besançon. Ils étaient entre 1500 et 2000. Ils demandent l’annulation de l’application du pass sanitaire sur le territoire national. Selon eux, ce document « piétine les libertés les plus fondamentales ». Ils pointent également « les contradictions du gouvernement dans la gestion de la crise sanitaire », qu’il s’agisse des mesures sanitaires liées au port du masque, aux tests et aux confinements. Il est ainsi évoqué « une société au contrôle permanent ». Pas question d’accepter la mise en place d’un pass sanitaire « pour être citoyen à part entière ».

Le vaccin ?
a vaccination ne fait également pas l’unanimité. Lors des prises de parole, certains ont clairement dénoncé « un médicament expérimental ». Ainsi, beaucoup refusent de vacciner leurs enfants, « qui ne souffriront que de symptômes bénins ». Les manifestants évoquent également « le lobbying des laboratoires ». « On va bientôt devoir prendre un abonnement chez Pfizer » critiquait l’un d’eux. Tandis que d’autres s’interrogeaient sur « le refus des autorités à soigner autrement, en utilisant des médicaments qui ont prouvé leur efficacité ». Une idée qui ne fait également pas l’unanimité chez les experts.

Depuis le 21 juillet dernier, le pass sanitaire est devenu obligatoire dans les lieux de culture et de loisirs rassemblant plus de 50 personnes. Depuis environ une dizaine de jours, les musées de Besançon doivent appliquer cette règle. Contrairement à d’autres musées en France, ceux de la cité comtoise semblent ne pas souffrir de ces nouvelles dispositions. Rencontre avec Aline Chassagne, l’élue en charge de la culture à la ville de Besançon.
Mme Chassagne explique que cette nouvelle mesure impose quelques contraintes, mais grâce au savoir-faire des agents de la ville, mobilisés depuis le début de la pandémie, les différentes situations sont bien appréhendées. Néanmoins, une réorganisation a été nécessaire. De toute façon, depuis plus d’un an, la Ville a l’habitude de modifier son organisation et s’adapter aux exigences gouvernementales en constante évolution. « Les musées se réadaptent, se réorganisent » explique-t-elle.
Des visiteurs conciliants
Pour l’heure, cette nouvelle règle est acceptée par les visiteurs qui y voient le seul moyen pour accéder en toute tranquillité aux lieux culturels. D’ailleurs, à Besançon, la fréquentation des Musées ne semble pas souffrir de cette situation. Cependant, Aline Chassagne reste prudente, « car il est encore un peu tôt pour formuler des conclusions précises ». Et de poursuivre : « les gens qui se rendent sur site sont généralement vaccinés et présentent les documents requis. Trois possibilités s’offrent à eux. Il y a rarement des gens mécontents. Certains sont surpris ». Depuis le début du mois de juillet, la ville constate « une belle affluence au musée des Beaux-Arts et d’Archéologie ». « Les chiffres sont, pour le moment, supérieurs à ceux de l’année dernière ». 2000 personnes de plus ont été enregistrées cette année par rapport à l’été dernier, à la même période. 6500 visiteurs ont ainsi fait le déplacement depuis le 1er juillet. Une fréquentation en hausse qui correspond sans doute à la qualité des œuvres et des expositions présentées et à l’envie de retrouver l’ambiance et l’odeur de ces lieux culturels, fermés durant plusieurs mois en raison de la pandémie.
L'interview de la rédaction / Aline Chassagne