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À l’issue du premier tour des élections municipales du 15 mars, plusieurs communes du Doubs se retrouvent sans conseil municipal, faute de candidats. Une situation exceptionnelle qui entraîne la mise en place de délégations spéciales, conformément au Code général des collectivités territoriales.

Cinq communes concernées

Les communes de Chapelle-d’Huin, Dompierre-les-Tilleuls, La Planée, Rochejean et Saules sont directement concernées. Dans ces villages, aucune liste ne s’est présentée lors du premier tour, laissant les collectivités sans instance délibérante.

Dans ce contexte, l’article L.2121-35 du Code général des collectivités territoriales prévoit la nomination d’une délégation spéciale. Celle-ci doit être installée dans un délai de huit jours après la fin du mandat du conseil municipal sortant.

Une gestion provisoire des affaires courantes

Ces délégations, composées de trois personnes dans les communes de moins de 35 000 habitants, sont désignées par arrêté préfectoral. Leur rôle est strictement encadré : elles assurent uniquement la gestion des affaires courantes et veillent à la continuité du service public.

Leur mandat est limité à trois mois, période durant laquelle elles exercent des compétences réduites, le temps qu’un nouveau scrutin municipal soit organisé.

Une organisation différenciée selon les arrondissements

Dans l’arrondissement de Pontarlier, quatre communes sont concernées. Les délégations spéciales y sont composées des mêmes profils : un ancien élu et deux cadres de la sous-préfecture.

Du côté de l’arrondissement de Besançon, seule la commune de Saules est touchée. La délégation mise en place comprend trois cadres ou anciens cadres de la préfecture.

Dans les jours à venir, les membres de ces délégations doivent se rendre sur place afin de rencontrer les maires sortants et les agents communaux, et d’expliquer le fonctionnement de ce dispositif transitoire.

De nouvelles élections dans un délai de trois mois

Une nouvelle élection municipale devra être organisée dans un délai de trois mois à compter du premier tour. D’ici là, l’État assure rester pleinement mobilisé pour accompagner ces communes et garantir la continuité des services publics pour les habitants.

À quelques jours du second tour des élections municipales, Patrick Comte aborde la dernière ligne droite en position de force à Pontarlier. Arrivé en tête lors du premier tour, le candidat conserve une configuration de scrutin identique, avec trois listes en lice, ce qui pourrait jouer en sa faveur.

Une avance à confirmer dans les urnes

Malgré cette dynamique positive, Patrick Comte reste prudent. « L’enjeu, c’est déjà de faire reculer l’abstention », souligne-t-il, conscient que la participation pourrait être déterminante. Avec une avance confortable au premier tour, son objectif est désormais clair : la conserver pour pouvoir mettre en œuvre son projet. Le candidat met en avant une ambition de transformation pour la ville : « donner un nouvel élan à Pontarlier, lui redonner de l’attractivité, en faire une ville plus agréable, plus arborée, où l’on peut flâner ».

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

Une campagne axée sur le collectif

Face à ses adversaires, Patrick Comte insiste sur la dimension collective de sa démarche. « Celui qui porte les idées est important, mais c’est surtout l’équipe et la volonté d’agir qui comptent », affirme-t-il. À l’approche du scrutin, les débats médiatiques constituent une étape importante de la campagne. Sans les juger décisifs, il y voit néanmoins une opportunité : « cela permet de clarifier les idées et de porter son programme », tout en regrettant les échanges trop centrés sur les critiques entre candidats.

Une victoire envisagée, sans excès de confiance

S’il se projette vers une éventuelle victoire, Patrick Comté préfère temporiser : « il ne faut pas dire “ hue” avant d’être à cheval », glisse-t-il. En coulisses, toutefois, l’équipe se dit prête. « Cela fait un an que nous nous préparons. Nous avons un programme solide et une équipe enthousiaste. » La configuration du second tour, identique à celle du premier, apparaît comme un atout. « C’est plutôt favorable », reconnaît le candidat, qui estime que cette situation pourrait lui permettre de l’emporter.

Dernière mobilisation avant le scrutin

Avant le vote, Patrick Comté tiendra une ultime réunion publique vendredi soir, à 20h,  au théâtre Bernard-Blier. Il invite les habitants à venir échanger : « J’appelle tout le monde à poser des questions et à s’interroger sur notre programme » conclut-il.

Municipales à Pontarlier : Patrick Comte en position favorable avant le second tour

A l’occasion de l’entre-deux tours des municipales,  la France insoumise de Lons-le-Saunier et ses alentours  s’adresse aux électeurs de gauche, via un communiqué de presse. Le mouvement les appelle  à se mobiliser en vue du scrutin du 22 mars. Au premier tour, la liste divers gauche est arrivée en tête avec près de 41 % des suffrages, devançant de 56 voix celle menée par le divers droite Cyrille Brero. Dans un contexte d’abstention élevée, dépassant 47 %, La France insoumise souligne un manque de mobilisation et appelle en particulier les abstentionnistes à se rendre aux urnes. Dans cet écrit, le mouvement critique également le candidat de droite et met en garde contre son projet politique.

Le 16 mars, vers 14h40 et 14h50, à Besançon, des policiers sont intervenus à la maison d’arrêt située avenue Léo Lagrange, après le signalement de trois individus circulant en trottinette et jetant des colis à l’intérieur de l’établissement. À la vue des forces de l’ordre, les suspects ont tenté de prendre la fuite avant d’être rapidement interpellés et placés en garde à vue.

Lors de son audition, l’un des jeunes, âgé de 17 ans, a reconnu les faits, indiquant avoir agi seul en échange d’une rémunération. Les deux autres, âgés de 16 et 17 ans, ont nié toute implication. À l’issue de l’enquête, les trois mineurs ont été remis en liberté avec une convocation devant le juge des enfants fixée au 29 mai 2026.

Le 16 mars dernier, vers 16h30, les effectifs de la BSTC ont contrôlé un individu à l’arrêt de tramway Viotte, avenue de la Paix. L’homme, âgé de 36 ans, faisait l’objet d’une fiche de recherche pour exécution de peine. Interpellé puis placé en rétention judiciaire, il a été présenté au tribunal où un mandat d’arrêt lui a été notifié. Il devait purger une peine de 16 mois d’emprisonnement prononcée le 9 mars 2026. À l’issue de la procédure, il a été conduit à la maison d’arrêt de Besançon.

Le 16 mars, vers 16h30, une patrouille de police a procédé au contrôle d’un individu dans un bar PMU situé rue de Franche-Comté. L’homme, âgé de 32 ans, a été trouvé en possession de 6,7 grammes de cocaïne et de 14,4 grammes de résine de cannabis, ainsi que de 70 euros en espèces.

Interpellé puis placé en garde à vue, il était également recherché dans le cadre d’une obligation de quitter le territoire français. Lors de son audition, il a reconnu son implication dans un trafic de stupéfiants, indiquant en vendre contre rémunération pour subvenir à ses besoins. Il a également admis être en situation irrégulière.

À l’issue de la procédure, il a été remis en liberté avec une convocation en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité fixée au 8 octobre 2026 à 15h. Son obligation de quitter le territoire lui a été rappelée.

Ce mercredi, l’ESBF a rendez-vous à Brest pour un défi de taille face au leader du championnat, toujours invaincu cette saison. Battues sèchement par Paris 92 lors de la dernière journée, les joueuses bisontines devront réagir en affichant davantage de combativité et une défense irréprochable. Encore engagées dans la lutte pour les places européennes, elles sont conscientes qu’un exploit serait nécessaire pour repartir de l’avant. Le match débutera à 20h.

À l’approche du second tour des élections municipales,  une intersyndicale, composée de la CGT, de la CFDT, UNSA, Solidaire et la FSU, a adressé une tribune à 25 communes du Doubs, cosignée par plusieurs responsables syndicaux nationaux,  dont Marylise Léon (CFDT) et Sophie Binet (CGT),. Objectif : appeler les candidats à refuser toute alliance avec l’extrême droite.  « Il s’agit d’alerter sur les dangers d’une banalisation de ces idées et sur les risques d’alliances opportunistes », explique Mélanie Meyer, secrétaire générale adjointe de la CFDT régionale.

L'interview de la rédaction : Mélanie Meyer,  secrétaire générale adjointe de la CFDT régionale.

Une position syndicale claire et assumée

Les syndicats affirment ainsi une ligne rouge : aucune alliance, aucun compromis avec l’extrême droite. Ils alertent sur les risques de discriminations accrues, d’atteintes aux droits des femmes, des travailleurs étrangers ou encore des personnes LGBT. Les organisations syndicales revendiquent un engagement qui dépasse le seul cadre social. « Nous ne sommes pas apolitiques. Nous portons un projet de société basé sur l’égalité, la solidarité et la dignité », insiste Mélanie Meyer.

L'interview de la rédaction : Mélanie Meyer,  secrétaire générale adjointe de la CFDT régionale.

Des inquiétudes sur les services publics

Les syndicats dénoncent une opposition fondamentale entre les principes d’universalité et les politiques défendues par l’extrême droite. Ils redoutent des mesures d’austérité, des privatisations et des logiques de « préférence nationale » susceptibles d’accentuer les inégalités. « Hôpitaux, écoles, universités ou encore justice pourraient être fragilisés, avec des conséquences directes pour les populations les plus vulnérables ».

Immigration : déconstruire les idées reçues

Les organisations syndicales ont également tenu à rappeler certaines données sur l’immigration. En France, elle représente environ 10,7 % de la population, avec des flux jugés stables. Loin des discours alarmistes, elles soulignent le rôle essentiel des travailleurs immigrés dans des secteurs en tension comme le bâtiment, la santé ou la restauration. « L’immigration est une réalité économique et sociale qu’il faut accompagner avec des droits égaux et un accueil digne », défendent-elles.

Des alertes sur la santé et l’éducation

Les syndicats mettent également en garde contre des projets jugés dangereux pour la protection sociale et l’éducation. Ils dénoncent notamment les risques de restriction d’accès aux soins, de remise en cause des droits des femmes ou encore de dérives autoritaires dans le système éducatif. Selon eux, ces orientations pourraient remettre en cause les libertés publiques et accentuer les inégalités sociales.

Une vigilance particulière dans le Doubs

Dans le département, la situation est suivie de près. Si l’extrême droite n’a pas accédé au second tour dans certaines communes comme Besançon, les syndicats s’inquiètent du report des voix et de la diffusion de ces idées dans d’autres listes. À ce stade, aucune réponse n’a été apportée par les candidats interpellés.

Informer et mobiliser

Face à ces enjeux, les syndicats misent sur la sensibilisation et l’éducation populaire. Depuis 2024, des actions sont menées dans toute la région pour déconstruire les discours jugés simplistes et apporter des éléments factuels au débat public. « Notre rôle est d’informer et de défendre un modèle de société juste et solidaire », conclut Mélanie Meyer.