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Ce mercredi 18 mars, les taxis conventionnés se mobilisent massivement en Franche-Comté. Une « journée blanche » est annoncée : aucun transport sanitaire ne sera assuré, à l’exception des cas urgents. Une opération escargot est prévue dès 8 h 30 sur la RN57 entre Besançon et Vesoul. Environ 200 véhicules sont attendus, avec un départ devant la Sécurité sociale de Besançon (rue Denis-Papin) avant un rassemblement devant la Caisse primaire d’assurance-maladie à Vesoul. Des ralentissements importants sont à prévoir tout au long de la matinée. Rencontre avec Johannes Ussel, le président de la fédération des taxis du Doubs.

Une mobilisation face à une chute des revenus

À l’origine de cette mobilisation, la réforme tarifaire. Selon les représentants de la profession, elle a entraîné une baisse du chiffre d’affaires comprise entre 20 % et 38 %. « Un tiers des entreprises sont aujourd’hui en difficulté », alertent les professionnels, évoquant déjà plusieurs redressements judiciaires et des licenciements dans la région.

Des entreprises fragilisées et des patients impactés

Les taxis dénoncent des tarifs devenus incompatibles avec leurs charges, notamment la hausse du carburant et des coûts salariaux. Certaines courses, en particulier les trajets courts, ne sont plus rentables. Conséquence directe : des transports commencent à être refusés. « Laisser des patients sur le bord de la route, c’est psychologiquement très dur », confient les professionnels. À terme, ils redoutent une désorganisation de l’accès aux soins, notamment pour les personnes âgées ou malades.

L'interview de la rédaction : Johannes Ussel 

Un service maintenu pour les cas vitaux

Malgré la mobilisation, les taxis assurent vouloir préserver les situations urgentes.  Les professionnels dénoncent une réforme nationale mal adaptée aux réalités locales, en particulier dans les zones rurales. Ils pointent aussi des écarts tarifaires importants entre départements similaires, parfois jusqu’à 20 %. « Ce qui est applicable dans les grandes métropoles ne l’est pas en Franche-Comté », explique Johannes Ussel, le président de la fédération des taxis du Doubs,  dénonçant une inégalité territoriale incompréhensible.

Des revendications pour sauver la profession

Face à cette situation, les taxis demandent une revalorisation des tarifs, une harmonisation nationale et une meilleure prise en compte des charges, notamment le temps d’attente et les trajets à vide. Une réunion est prévue le 23 mars avec les autorités. Les professionnels préviennent : sans avancée, de nouvelles actions pourraient être menées, potentiellement plus radicales.

L'interview de la rédaction : Johannes Ussel 

Le maire sortant Divers Droite Jean-Louis Millet, arrivé en 4ᵉ Position lors du 1er tour des élections dimanche soir à Saint-Claude se retire.  Suite à cette décision deux listes s’affronteront dimanche prochain. A l’affiche, le socialiste Frédéric Poncet arrivé en tête (40,6%) et une formation composée des listes de Lilian Cottet-Emard et Hermina Elineau, qui ont choisi de fusionner leurs deux formations.

À Lons-le-Saunier, le second tour des municipales se jouera finalement en duel. Les listes du divers droite  Cyrille Brero (40 %) et du centriste Jean-Philippe Huelin (15,2 %) ont fusionné après des négociations serrées pour tenter de faire basculer la mairie. Elles affronteront le maire sortant Jean-Yves Ravier, arrivé en tête du premier tour avec 40,9 %. La triangulaire initialement envisagée n’aura donc pas lieu.

Gérard Guinot, secrétaire de la section du Parti socialiste de Pontarlier, appelle à la mobilisation pour le second tour des municipales. Malgré des divisions et des désaccords avec certains points du programme, il invite les électeurs de gauche à soutenir la liste « La Gauche pontissalienne » de Cédric Laithier. Il déplore un score historiquement bas au premier tour et appelle à un « sursaut » pour renforcer le poids de la gauche dans le scrutin de dimanche.

Des parlementaires et élus francs-comtois dénoncent « un accord de la honte » à Besançon entre la maire sortante Anne Vignot et la liste de l’Insoumise Séverine Véziès. Dans un communiqué, ils critiquent une alliance avec l’extrême gauche et appellent les électeurs à un « sursaut » lors du second tour. Ils rappellent également l’arrivée en tête de Ludovic Fagaut au premier tour et plaident pour une alternance dans la capitale comtoise.

Parmi les signataires, on retrouve : le Sénateur Jacques Grosperrin (sénateur du Doubs), Marie-Noëlle Biguinet (maire de Montbéliard), Cédric Bole ( maire de Morteau), Alain Chrétien ( Maire de Vesoul), Marie-Christine Dalloz ( députée du Jura), Justine Gruet (députée jurassienne), Eric Liégeon ( député du Doubs), Jean-François Longeot ( sénateur du Doubs),…

À Vesoul, lors de son assemblée générale, la CCI Saône-Doubs a adressé un message clair aux futurs élus locaux : faire de l’économie une priorité. Dans une lettre ouverte, son président Jean-Luc Quivogne rappelle le rôle essentiel des entreprises dans l’emploi et l’attractivité des territoires. La CCI appelle notamment à soutenir le commerce, faciliter l’implantation des entreprises et développer les compétences.

Marie-Guite Dufay, ancienne présidente socialiste de la Région Bourgogne Franche-Comté,  appelle à voter Anne Vignot au second tour des municipales à Besançon. Dans une lettre ouverte, la présidente de Région met en garde contre une victoire de la droite et évoque un « sursaut » nécessaire pour défendre les valeurs sociales, écologiques et solidaires de la ville. Elle assume aussi l’accord avec La France insoumise, qu’elle qualifie de « technique », et appelle à l’union de la gauche.

À Beure, le premier tour des élections municipales a rebattu les cartes. La liste « Beure 2026 – construisons ensemble », menée par Bruno Lind, est arrivée en tête avec 44,4 % des suffrages, plaçant le maire sortant Philippe Chaney (37,3 %) en ballotage défavorable. Laurent Ferré, qui avait obtenu 18,2 % des voix et s’était qualifié pour le second tour, a finalement choisi de retirer sa liste et d’appeler ses électeurs à soutenir Bruno Lind. La triangulaire initialement envisagée laisse donc place à un duel.

Une satisfaction mesurée après le 1er  tour

Pour Bruno Lind, ce résultat constitue un encouragement, même s’il reste prudent. « Nous sommes satisfaits, mais ce n’est qu’un premier tour », souligne-t-il. Le candidat estime que son équipe s’est « donné tous les moyens » pour convaincre les habitants. Engagé depuis une dizaine d’années dans la vie associative locale, il explique avoir été sollicité par des habitants pour porter un projet alternatif. Selon lui, ce score traduit avant tout « une envie de changement et de renouveau » au sein de la commune.

L'interview de la rédaction : Bruno Lind 

La démocratie participative au cœur du projet

La liste « Beure 2026 – construisons ensemble » met en avant un programme largement élaboré avec les habitants. Une dizaine de réunions publiques ont été organisées afin de recueillir les attentes de la population. La démocratie participative constitue la pierre angulaire du projet. Bruno Lind souhaite notamment mettre en place des commissions thématiques ouvertes aux habitants afin de les associer davantage aux décisions municipales. Parmi les propositions avancées figurent également la création d’un marché dans un délai rapide après les élections et l’ouverture d’une épicerie dans l’année suivant le scrutin. Des initiatives qui visent, selon le candidat, à renforcer la vie locale et les services de proximité.

Miser sur le « bien vivre ensemble »

Au-delà des projets concrets, la liste met l’accent sur le renforcement du lien social. L’organisation d’événements culturels, sportifs ou conviviaux – comme des rencontres ou des barbecues de quartier – fait partie des pistes évoquées. Le candidat souhaite également développer un réseau de solidarité, notamment à destination des personnes âgées. L’objectif : favoriser les échanges et les initiatives collectives au sein du village.

L'interview de la rédaction : Bruno Lind 

Une campagne de terrain avant le duel final

Avec le retrait de Laurent Ferré, la campagne du second tour se jouera désormais entre deux listes. Bruno Lind salue la décision de son ancien concurrent et son appel à voter pour sa liste. D’ici au scrutin, la stratégie reste simple : poursuivre les rencontres avec les habitants et convaincre les indécis. « On continue à échanger et à communiquer », résume le candidat.

Dans ce duel désormais clarifié, les électeurs de Beure auront le dernier mot pour départager le maire sortant et son challenger.

L'interview de la rédaction : Bruno Lind