Le 9 juin vers 18 h, rue de Vittel à Besançon, des policiers en surveillance ont surpris une transaction de stupéfiants à l'intérieur d'une Peugeot 107. Trois personnes ont été interpellées. La fouille du véhicule a permis la découverte de 115 g d'herbe de cannabis, 237 g de résine de cannabis, 30 g de kétamine, 20 g de MDMA et 1,5 g de cocaïne. Une jeune femme de 21 ans a reconnu assurer des livraisons de drogue pour le compte d'un tiers contre rémunération. Elle sera convoquée le 7 janvier 2027 dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. L'acheteur présumé, âgé de 34 ans, a reconnu avoir acquis des stupéfiants via l'application Signal et fera l'objet d'une ordonnance pénale le 11 septembre 2026. La seconde passagère, âgée de 20 ans, n'a pas été poursuivie.
Ce lundi 8 juin, vers 18h15, rue Berthelot à Besançon, les policiers de la BAC ont interpellé deux hommes près d’un véhicule signalé volé depuis avril dans le Doubs. Les agents ont constaté que la plaque d’immatriculation avait été grossièrement modifiée avec du scotch. L’un des suspects, âgé de 41 ans, a été surpris en train de démarrer la voiture et de regonfler un pneu. Il a reconnu conduire malgré une suspension de permis mais a nié savoir que le véhicule était volé. À l’issue de sa garde à vue, il a été présenté au parquet. Son cousin, âgé de 43 ans, a été remis en liberté sans poursuites.
À l'occasion du sommet du G7 organisé à Évian-les-Bains du 15 au 17 juin, les autorités vont renforcer les contrôles aux frontières. Dans le Doubs, aucun poste de douane ne sera fermé, mais des ralentissements sont attendus, notamment à La Ferrière-sous-Jougne où sera redirigée une partie du trafic poids-lourds en raison de la fermeture de l'autoroute suisse A1 à Meyrin-Bardonnex. Les services de l'État invitent les frontaliers et les automobilistes à anticiper leurs déplacements et à se munir de leurs documents d'identité pour faciliter les contrôles.
Bonne nouvelle pour l’ESBF. La Commission Nationale de Contrôle et de Gestion de la Fédération française de handball a validé l’engagement du club bisontin en Ligue Butagaz Énergie pour la saison 2026-2027, sans aucune mesure restrictive. Une décision qui confirme la solidité financière et la gestion rigoureuse du club. Fort de cette stabilité, l’ESBF prépare désormais sereinement la prochaine saison avec l’ambition de poursuivre son développement au plus haut niveau du handball féminin français.
La station de Métabief Montagnes du Jura accueillera les 13 et 14 juin une manche de la Coupe de France de VTT de descente. Plus de 300 pilotes sont attendus sur la piste noire Rocheuse du bike park pour cette épreuve spectaculaire du calendrier national. Les spectateurs pourront suivre la compétition depuis plusieurs points du parcours accessibles grâce au télésiège du Morond. Un rendez-vous qui confirme la place de Métabief parmi les destinations phares du VTT en France et met en lumière les atouts sportifs et touristiques du Haut-Doubs.
Les groupes écologiste, insoumis, communiste et socialiste du conseil municipal de Besançon ont décidé de saisir le préfet du Doubs afin de contester l'arrêté anti-mendicité signé par le maire, Ludovic Fagaut, le 1er juin dernier. Dans un courrier commun, les élus demandent à l'État d'engager un déféré préfectoral devant le tribunal administratif et de solliciter en urgence la suspension du texte.
Un arrêté jugé disproportionné
Présenté par la municipalité comme un arrêté visant la « mendicité agressive », le texte interdit, du 1er juin au 15 octobre 2026, l'occupation prolongée de certaines parties de l'espace public entre 10 h et 20 h dans plusieurs secteurs du centre-ville de Besançon ainsi qu'à Châteaufarine. Pour les élus signataires, cette mesure va bien au-delà de la lutte contre les comportements agressifs. Ils estiment qu'elle cible de fait les personnes les plus précaires et porte atteinte à plusieurs libertés fondamentales. « Cet arrêté ne protège personne, il met les plus pauvres hors de vue », dénoncent-ils dans leur communiqué.
Des arguments juridiques avancés
Dans leur recours adressé au préfet, les groupes d'opposition développent plusieurs arguments juridiques. Ils considèrent notamment que l'arrêté porte une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir en raison de son périmètre étendu, de sa durée de plus de quatre mois et de son caractère général. Les élus invoquent également une atteinte à la liberté d'aider autrui dans un but humanitaire, reconnue au nom du principe de fraternité, ainsi qu'au droit au respect de la vie privée des personnes sans domicile fixe. Ils soulignent notamment que la rue Champrond, incluse dans le périmètre concerné, accueille plusieurs structures d'accompagnement social, dont l'accueil de jour Jeanne-Antide.
Une demande de suspension
Les groupes de gauche estiment également que plusieurs notions utilisées dans l'arrêté, comme « occupation prolongée » ou « sollicitations à l'égard des passants », manquent de précision et pourraient conduire à des interprétations arbitraires. Au regard de ces éléments, ils demandent au préfet du Doubs d'exercer son contrôle de légalité et de saisir le tribunal administratif avant l'expiration du délai légal. Ils sollicitent également une suspension en urgence du texte.
Un débat qui se poursuit
Cette nouvelle étape relance le débat autour de l'arrêté municipal, qui avait déjà suscité de vives réactions lors de son adoption. Alors que la municipalité défend une mesure destinée à préserver la tranquillité publique et à lutter contre certains comportements jugés problématiques, ses opposants dénoncent une réponse essentiellement répressive à des situations de précarité sociale. Le préfet devra désormais décider s'il donne suite ou non à cette demande de contrôle devant la justice administrative.
Le rendez-vous est devenu un classique pour les amateurs de sport en plein air. Samedi 13 juin, le site de la Malcombe, à Besançon, accueillera la dixième édition du Bootcamp organisé par Le Local, centre de transformation physique, installé rue Weiss. Une matinée placée sous le signe du dépassement de soi, mais surtout de la cohésion et de l'esprit d'équipe.
Une expérience inspirée des camps militaires
Si le terme « bootcamp » renvoie aux camps d'entraînement militaires, José Martinez, organisateur de l'événement et responsable du Local, tient à nuancer cette image. « Le côté militaire est surtout scénarisé. On retrouve la figure du sergent instructeur et quelques codes visuels, mais l'objectif principal reste la cohésion et l'entraide », explique-t-il. L'événement repose sur une série d'exercices physiques réalisés en groupe. Les participants sont amenés à courir, franchir des obstacles, ramper, porter du matériel ou s'entraider lors de différents ateliers.
L'interview de la rédaction : José Martinez
Le collectif avant la performance
L'originalité du Bootcamp réside dans son approche collective. Contrairement à certaines disciplines davantage centrées sur la performance individuelle, l'accent est mis sur le groupe. « Ce qui plaît le plus, c'est la cohésion. On peut avoir des débutants comme des sportifs confirmés. Les participants s'entraident, se soutiennent et avancent ensemble », souligne José Martinez. Une philosophie qui séduit un public de plus en plus large et qui explique sans doute la longévité de l'événement, désormais solidement installé dans le paysage sportif bisontin.
Une activité accessible au plus grand nombre
Ouvert aux personnes âgées de 16 ans et plus, le Bootcamp accueille chaque année des profils très variés. « On peut avoir des participants de 16 à 70 ans. Il faut simplement être en bonne santé et pratiquer un minimum d'activité physique », précise l'organisateur. Même si les trois heures annoncées peuvent impressionner, le format est conçu pour rester accessible. La matinée alterne échauffement, ateliers d'environ 45 minutes, temps de récupération et ravitaillement. « Chacun peut gérer son effort. Si quelqu'un est fatigué, il peut récupérer avant de reprendre sur l'exercice suivant », rappelle José Martinez.
Un outil de cohésion également pour les entreprises
Le concept séduit également le monde professionnel. L'esprit d'équipe développé lors des ateliers rejoint les attentes de nombreuses entreprises en matière de cohésion de groupe. « Quand on se dépasse ensemble, on crée forcément des liens. C'est pour cela que ce type d'activité est de plus en plus utilisé lors de séminaires ou de journées d'entreprise », observe José Martinez.
Informations pratiques
Le Bootcamp se déroulera samedi 13 juin de 9 h à 12 h sur le site de la Malcombe à Besançon. Le rendez-vous est fixé à 8 h 45 sur le parking du complexe sportif. Les inscriptions s'effectuent via la page Instagram du Local Besançon.
Jusqu’au 14 juin, le territoire de Grand Besançon Métropole vit au rythme de la nouvelle édition de Grandes Heures Nature. Présenté cette semaine à la Citadelle, le rendez-vous consacré aux sports de pleine nature entend franchir un nouveau cap, tant en matière de fréquentation que de rayonnement touristique.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Plus de 4 000 sportifs attendus
Après avoir réuni entre 3 300 et 3 500 participants en 2025, les organisateurs visent désormais plus de 4 000 engagés sur les différentes épreuves. Plus de 25 000 visiteurs sont également attendus tout au long du week-end. Pour le président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut, le festival doit désormais changer d'échelle. « Aujourd'hui, il faut que ce festival voie plus grand, voie plus large. Nous devons inscrire Grand Besançon Métropole dans le paysage national comme la référence du sport outdoor », affirme-t-il. L'élu voit dans cette manifestation bien plus qu'un simple rendez-vous sportif. « L'outdoor est un levier d'attractivité, mais aussi un levier de développement économique », insiste-t-il.
Faire du Grand Besançon une référence nationale
L'ambition est clairement affichée : attirer davantage de visiteurs venus de toute la France et renforcer l'image du territoire comme destination de pleine nature. « Nous devons faire venir davantage de touristes pour pratiquer les activités proposées pendant ces quatre jours. Besançon et Grand Besançon Métropole ont l'ambition commune d'installer durablement cet événement et notre territoire de jeu grandeur nature comme une référence au niveau national », poursuit Ludovic Fagaut. Pour les élus, Grandes Heures Nature constitue ainsi une vitrine du territoire, capable de valoriser à la fois les activités sportives, le patrimoine, les paysages et les savoir-faire locaux.
Un terrain de jeu unique entre nature et patrimoine
Le coup d'envoi sera donné le jeudi 11 juin à la Citadelle avant trois journées d'animations concentrées autour du site de Chamars. Au total, 22 communes de Grand Besançon Métropole seront concernées par les différents parcours, représentant près de 180 kilomètres d'itinéraires à travers forêts, collines, villages et sites patrimoniaux. Pour Willy Joly, directeur du festival, cette richesse constitue la principale force de Grandes Heures Nature. « En moins de cinq minutes depuis le centre-ville, on peut être en immersion dans un espace naturel. Avec nos sept collines, nos forts et notre patrimoine, le territoire offre un terrain de jeu exceptionnel », explique-t-il. Le responsable insiste également sur la complémentarité entre pratique sportive, découverte du patrimoine et mise en valeur des paysages du Grand Besançon.
L'interview de la rédaction : Willy Joly, directeur du Festival Grandes Heures Nature
Le swimrun, grande nouveauté de l'édition 2026
Parmi les nouveautés figure l'arrivée du swimrun, une discipline en plein développement associant course à pied et natation en eau libre. Les concurrents alterneront plusieurs portions de course et de nage dans le Doubs. Le grand parcours reliera Roche-lez-Beaupré à Chamars. « Cette épreuve permet de retrouver la rivière comme terrain sportif. Elle confirme que le Doubs est un élément central du territoire », souligne Willy Joly.
L'interview de la rédaction : Willy Joly, directeur du Festival Grandes Heures Nature
Des épreuves pour tous les publics
Le programme comprendra également plusieurs rendez-vous devenus incontournables :
Cette dernière discipline, qui se déroulera ce jeudi soir, à 19h30, à la Citadelle, bénéficie d'une mise en scène spectaculaire avec un show immersif mêlant vidéo, lumière et performances sportives. Un ancien champion du monde d'escalade est annoncé comme invité d'honneur. Près de 1 000 scolaires participeront également aux activités organisées le vendredi.
Un festival tourné vers l'avenir
Au-delà de l'aspect sportif, Grandes Heures Nature entend promouvoir un mode de vie plus respectueux de l'environnement. Le village outdoor installé à Chamars proposera des espaces consacrés au sport-santé, au tourisme durable et à la préservation des milieux naturels.
Créé en 2019, le festival poursuit sa montée en puissance. Pour les élus du Grand Besançon, l'objectif est désormais clair : faire du territoire une destination incontournable des sports de nature et un moteur d'attractivité touristique et économique pour toute la région.