Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus ce vendredi en fin de matinée à Marchaux après une chute de VTT survenue dans un secteur boisé. Grièvement blessé, un homme de 40 ans a été pris en charge par une équipe spécialisée du secours en milieu périlleux et montagne. Hélitreuillé par l'hélicoptère Dragon 25, il a ensuite été transporté sous surveillance médicalisée au CHU Jean-Minjoz de Besançon. Douze sapeurs-pompiers et cinq engins ont été mobilisés sur cette intervention.
Du 18 au 20 septembre prochains, Besançon accueillera la 11e édition de « Livres dans la Boucle », devenu au fil des années le premier festival littéraire en Bourgogne Franche-Comté. Lors de la présentation officielle de l'événement à la Maison Victor Hugo, Grand Besançon Métropole, l’organisateur, et son président Ludovic Fagaut, ont affiché une ambition claire : conforter la place du festival dans le Top 10 national tout en élargissant encore son public. « Nous voulons un festival placé sous le signe de la sérénité et de la nouveauté », a résumé M. Fagaut. Un message qui marque la volonté de tourner la page des difficultés rencontrées lors de l'édition précédente tout en proposant une programmation renouvelée.
Un moteur culturel et économique pour le territoire
Au-delà de sa dimension culturelle, « Livres dans la Boucle » représente un levier économique important pour l'agglomération bisontine. L'édition 2025 a généré près de 350 000 euros de retombées économiques, attiré plus de 30 000 visiteurs, accueilli près de 200 auteurs et permis la vente de plus de 12 000 ouvrages. Les organisateurs rappellent également l'importance de soutenir la filière du livre dans un contexte difficile. Chaque année, près de 80 librairies ferment également leurs portes en France. Par ailleurs, selon les chiffres évoqués lors de la conférence, un jeune Français ne consacre plus que 18 minutes par jour à la lecture, tandis que le temps passé devant les écrans dépasse trois heures quotidiennes. « Ces événements sont essentiels pour redonner le goût de la lecture et soutenir les acteurs du livre », a souligné l’élu.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole
Une programmation répartie dans toute la ville
Le festival investira de nombreux lieux culturels de Besançon : la Maison Victor Hugo, le Nouveau Théâtre de Besançon, le Bastion, le cinéma Megarama, le Scénacle ou encore le Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie. Le grand chapiteau de Chamars restera le cœur du festival, mais la volonté affichée est de faire rayonner l'événement dans toute la ville et dans plusieurs communes du Grand Besançon. « Dix médiathèques de l'agglomération accueilleront également des rencontres avec les auteurs. Des animations seront proposées dans les écoles, au CHU ainsi qu'en milieu carcéral afin de toucher les publics éloignés de la lecture » a expliqué Franck Monneur, Vice-Président de la collectivité, en charge de la culture.
Guillaume de Tonquédec, président d'honneur
La grande nouveauté de cette édition est la nomination du comédien Guillaume de Tonquédec à la présidence du festival. Récompensé par le César du meilleur acteur dans un second rôle pour « Le Prénom » en 2013, il succède à une longue liste d'écrivains ayant marqué l'histoire du festival. Un choix qui symbolise l'ouverture du rendez-vous bisontin vers d'autres disciplines artistiques. L'acteur viendra présenter son nouveau livre « Ta mère et moi », publié chez Stock, un récit personnel consacré à la maladie, à la famille et à la place des aidants.
L'interview de la rédaction : Franck Monneur, Vice-Président de Grand Besançon Métropole, en charge de la culture
Littérature, cinéma, musique et bande dessinée
L'édition 2026 entend renforcer les passerelles entre la littérature et les autres formes artistiques. Près de 170 auteurs sont attendus, dont une centaine en littérature générale, une vingtaine d'auteurs de bande dessinée, 25 auteurs jeunesse et une trentaine d'auteurs régionaux. Les organisateurs revendiquent pleinement cette diversité. « La bande dessinée n'est pas une sous-littérature, pas plus que le manga », a insisté Franck Monneur. Concerts dessinés, rencontres cinéma, performances artistiques et lectures musicales viendront compléter la programmation.
L'interview de la rédaction : Christine Bresson, directrice du festival
Une attention particulière portée à la jeunesse
Le festival poursuit également son important travail en direction des jeunes lecteurs. Le Prix Jeunesse réunira un jury de quinze enfants âgés de 8 à 11 ans chargés de départager quatre autrices sélectionnées. La remise du prix aura lieu le 19 septembre. Particularité de ce prix : l'ouvrage lauréat donnera naissance à une création artistique réalisée avec le Conservatoire à Rayonnement Régional de Besançon. Le spectacle sera présenté lors de l'édition suivante du festival. Des rencontres avec les auteurs seront également organisées dans les établissements scolaires du Grand Besançon avant et après le festival.
Un rendez-vous incontournable en Bourgogne-Franche-Comté
Avec ses dizaines de milliers de visiteurs et ses centaines d'intervenants, « Livres dans la Boucle » s'impose aujourd'hui comme le plus important festival littéraire de Bourgogne-Franche-Comté. Pour les organisateurs, l'objectif est désormais clair : poursuivre son développement, attirer de nouveaux publics et faire de Besançon, chaque mois de septembre, une capitale du livre ouverte à toutes les formes de création artistique.
C'est une nouveauté importante du baccalauréat 2026. Ce vendredi matin, les élèves de Première générale et technologique ont découvert une nouvelle épreuve de mathématiques organisée pour la première fois dans le cadre des épreuves anticipées du baccalauréat. Au lycée Louis-Pasteur de Besançon, la rectrice de l'académie de Besançon, Nathalie Albert-Moretti, a assisté au lancement de cette nouvelle évaluation, accompagnée des services académiques. Près de 550 000 lycéens étaient concernés à l'échelle nationale par cette épreuve destinée à évaluer la maîtrise des connaissances fondamentales en mathématiques. Ils sont environ 8.000 dans l’académie de Besançon.
Vérifier les automatismes et les bases
Cette nouvelle épreuve se déroule sans calculatrice, à l'exception de certains candidats bénéficiant d'aménagements particuliers, notamment des élèves souffrant de dyscalculie, qui peuvent utiliser une calculatrice simple, sans mémoire et non programmable. Selon Sandrine Boquestal, directrice des examens et concours de l'académie de Besançon, l'épreuve comporte « une partie automatismes qui consiste à vérifier les connaissances de base » ainsi qu'une seconde partie davantage tournée vers le raisonnement mathématique. Calcul mental, algèbre, géométrie et logique figurent ainsi parmi les compétences évaluées. L'objectif est de s'assurer que les élèves maîtrisent les fondamentaux avant d'aborder des raisonnements plus complexes.
L'interview de la rédaction : Sandrine Boquestral, directrice des examens et concours au rectorat de Besançon

Une organisation particulièrement sensible
Pour les services académiques, l'enjeu n'est pas seulement pédagogique mais également organisationnel. Cette première édition a nécessité une vigilance accrue. « La grande hantise de la direction des examens et concours, c'est une erreur d'ouverture de sujet ou une erreur de distribution », explique Sandrine Boquestal. La complexité est renforcée par l'existence de plusieurs sujets différents : un pour la voie technologique et deux pour la voie générale, selon que les candidats suivent ou non la spécialité mathématiques. Chaque sujet doit être distribué avec précision afin d'éviter toute erreur susceptible de perturber le déroulement de l'épreuve.
Une réponse aux inquiétudes sur le niveau en mathématiques
Cette nouvelle évaluation s'inscrit dans une volonté nationale de renforcer les apprentissages fondamentaux. Depuis plusieurs années, les résultats des élèves français en mathématiques alimentent les débats sur le niveau scolaire. L'épreuve vise également à redonner une place au calcul mental et aux automatismes parfois délaissés avec l'utilisation généralisée des calculatrices et des outils numériques. Pour certains enseignants, ce retour aux bases constitue une évolution positive. D'autres s'interrogent toutefois sur un format qui pourrait privilégier la rapidité d'exécution davantage que la réflexion approfondie.
Le baccalauréat, un cap vers l'âge adulte
Après l'épreuve écrite de français organisée jeudi, cette nouvelle évaluation de mathématiques constitue la deuxième étape des épreuves anticipées passées en classe de Première. Les oraux de français se dérouleront du 22 juin au 29 juin. Dès lundi, les élèves de Terminale entreront à leur tour dans la phase décisive du baccalauréat avec la philosophie puis les enseignements de spécialité. Pour Sandrine Boquestal, le baccalauréat conserve une forte valeur symbolique. Au lycée Pasteur de Besançon, cette première édition s'est déroulée sans incident particulier. Reste désormais à analyser les résultats afin de mesurer l'impact de cette nouvelle épreuve sur les apprentissages des lycéens.
L'interview de la rédaction : Sandrine Boquestral, directrice des examens et concours au rectorat de Besançon
Le Racing Besançon continue de renforcer son effectif en vue de la prochaine saison de National 3. Le club a officialisé les arrivées de Marjolain Zoumboï, milieu de terrain de 25 ans passé par le Besançon Foot et Mâcon, et de Maramadou Kaba, joueur polyvalent de 23 ans formé à Lyon et Auxerre. Les Bisontins enregistrent également la signature de Kalpi Ouattara, international ivoirien de 27 ans. Ancien professionnel en Suède, ce gaucher offensif arrive de Mâcon, où ses performances ont convaincu le staff du Racing, qui compte sur sa vitesse et son explosivité pour dynamiser le secteur offensif.
Un accident de la circulation s'est produit jeudi soir, vers 19h30, sur la départementale 46, à hauteur d'Oye-et-Pallet, en direction de Malpas. Un seul véhicule était impliqué. Deux jeunes hommes ont été légèrement blessés. Après examen sur place par les secours, aucun transport vers un établissement hospitalier n'a été nécessaire. Les gendarmes se sont également rendus sur les lieux.
Les élèves de Première passent ce vendredi une nouvelle épreuve de mathématiques au baccalauréat. Réalisé sans calculatrice, ce test vise à évaluer les automatismes en calcul, la logique et la maîtrise des fondamentaux. Plus de 550 000 lycéens sont concernés par cette épreuve destinée à renforcer les compétences de base en mathématiques. Dans l'académie de Besançon, la rectrice Nathalie Albert-Moretti se rend ce matin au lycée Pasteur de Besançon, où se déroule l'épreuve, afin d'assister à son lancement et sa mise en place.
À l'occasion de la deuxième édition de « Jours de fête », organisée jusqu'au 13 juin au Nouveau Théâtre de Besançon (NTB), son directeur Tommy Milliot revient sur la vocation de cette institution culturelle et défend le rôle essentiel du théâtre dans la vie de la cité.
Un théâtre de création au cœur du territoire
Nommé à la tête du Nouveau Théâtre de Besançon en janvier 2024 par le ministère de la Culture, Tommy Milliot dirige l'un des 38 Centres dramatiques nationaux (CDN) que compte la France. Un modèle culturel singulier qui repose sur une mission de création artistique. « Ce sont des théâtres dirigés par des artistes. Nous donnons aux créateurs les moyens de fabriquer leurs spectacles, avec des ateliers décors, des ateliers costumes et des espaces de répétition », explique-t-il. La prochaine saison, déjà dévoilée au public, proposera une quinzaine de créations théâtrales inédites, mais également des lectures, des portraits d'artistes, des scènes ouvertes et de nombreuses rencontres. « Le théâtre n'est pas seulement un lieu où l'on vient voir un spectacle. C'est aussi un endroit où l'on participe à la création et où l'on rencontre les artistes », souligne le directeur.
Une activité permanente derrière les murs
Même lorsque les portes semblent fermées au public, le théâtre reste en effervescence. Dans les ateliers du NTB, décors et costumes prennent forme plusieurs mois avant leur présentation sur scène. « Nous préparons déjà les saisons futures. Accompagner une création demande beaucoup de temps et d'énergie. Nous sommes constamment en train d'inventer les histoires que nous raconterons demain », explique Tommy Milliot. Pour rendre visible ce travail souvent méconnu, le théâtre ouvre régulièrement ses portes au public lors de répétitions ou de visites des coulisses.
« La culture est nécessaire à nos vies »
Dans un contexte où les financements publics sont parfois questionnés, Tommy Milliot défend avec conviction la place de la culture. « Nous sommes un service public au même titre que l'hôpital, l'éducation ou la justice », rappelle-t-il. Pour lui, le théâtre joue un rôle fondamental dans le vivre-ensemble. « Quand on vient voir un spectacle, on ne sait pas à côté de qui l'on va s'asseoir. C'est ce qui est fédérateur. Le théâtre est un lieu où l'on se rassemble, où l'on écoute des histoires et où l'on peut rêver. » Et de conclure : « La culture se porte bien parce qu'elle est nécessaire à nos vies ».
« Jours de fête », un rendez-vous ouvert à tous
Pour clôturer la saison, le NTB organise jusqu'au 13 juin la deuxième édition de « Jours de fête », un événement gratuit imaginé comme une grande fête populaire. Installé sur le parvis et dans les jardins du théâtre, face au parc Micaud, le rendez-vous mêle spectacles de plein air, représentations amateurs, concerts, jeux, restauration et animations familiales. « C'est une sorte de kermesse culturelle », résume Tommy Milliot. « On peut venir à trois ans comme à quatre-vingt-dix ans ». L'événement est construit avec de nombreux partenaires locaux, parmi lesquels le Conservatoire, l'Université de Franche-Comté, la Rodia ou encore le Bastion.
L'interview de la rédaction : Tommy Milliot, directeur du Nouveau Théâtre de Besançon
Mettre en lumière les talents locaux
La programmation fait largement la part belle aux artistes du territoire. Selon Tommy Milliot, près de 95 % des participants sont originaires de Franche-Comté. Parmi eux figurent les élèves du Conservatoire, des compagnies amateurs bisontines, les membres du collectif Les Jacques en Scène, mais aussi de jeunes groupes émergents invités par la Rodia et le Bastion. « Nous voulons montrer la vitalité artistique de Besançon et offrir des espaces d'expression à celles et ceux qui débutent », explique-t-il.
Un événement appelé à grandir
Cette édition 2026 est la deuxième organisée sous la direction de Tommy Milliot. Le directeur espère désormais inscrire durablement « Jours de fête » dans le paysage culturel bisontin. « J'aimerais que ce rendez-vous continue de grandir et devienne un moment attendu par les habitants. Un événement où l'on se retrouve dans la joie. Parce que la joie aussi est importante », conclut-il.
Infos pratiques : programme complet sur le site du Nouveau Théâtre de Besançon : Nouveau Théâtre de Besançon.
À partir du 15 juin prochain, une partie de la rue de la République à Pontarlier sera réservée aux piétons. Cette expérimentation, qui s'inscrit dans le programme municipal, concernera le tronçon compris entre la rue de la Gare et la rue de la Halle. Prévue jusqu'à la fin de l'année 2026, elle vise à renforcer l'attractivité commerciale du centre-ville tout en améliorant le cadre de vie des habitants. Avant son lancement, la municipalité a organisé deux réunions d'information les 22 et 23 mai afin d'associer commerçants et riverains à la démarche. Du 15 au 19 juin, plusieurs aménagements temporaires seront installés : quinze jardinières supplémentaires, des stationnements pour vélos, une chicane de circulation, des fanions décoratifs, des jeux et marquages ludiques au sol ainsi qu'une activation partielle des jets d'eau de la place d'Arçon.
Un centre-ville plus agréable et plus attractif
Pour la Ville, les objectifs sont doubles. Il s'agit d'abord de créer un espace public plus apaisé et agréable, favorisant les déplacements doux et les animations culturelles et touristiques. La municipalité met notamment en avant les atouts du secteur, comme la Guinguette du Grand Cours, la Maison de l'Absinthe, le jardin remarquable Jeanine-Dessay ou encore les expositions du musée. L'autre ambition est économique. La piétonnisation doit permettre d'accroître la fréquentation du centre-ville et de soutenir l'activité des commerces et des services de proximité.
Circulation réglementée et contrôles renforcés
Durant l'expérimentation, la circulation et le stationnement seront interdits sur la portion concernée de la rue de la République. Des dérogations seront toutefois accordées aux riverains, aux services de livraison, à la collecte des déchets ainsi qu'aux véhicules de secours. Une signalisation spécifique sera mise en place afin d'identifier clairement la zone piétonne. Une chicane sera créée devant le Crédit Agricole et plusieurs places de dépose-minute seront aménagées avant l'entrée de la zone, notamment devant la boutique Okaïdi. Les contrôles seront également renforcés pour faire respecter les nouvelles règles de circulation.
De nouvelles opportunités pour les commerçants
La municipalité entend également profiter de cette transformation pour dynamiser l'offre commerciale. Deux chalets seront installés dans la zone piétonne. L'un accueillera une guinguette ou une buvette éphémère, tandis que le second sera consacré à une activité commerciale ou artisanale de type « pop-up store ». Par ailleurs, les commerçants pourront demander l'extension de leurs terrasses ou l'installation d'espaces commerciaux complémentaires devant leur établissement.
Un premier bilan à la rentrée
La phase de test se poursuivra jusqu'à la fin du mois de décembre. Un premier bilan intermédiaire est d'ores et déjà programmé à la rentrée. Les commerçants seront conviés le 18 septembre à 19 h 15 à la salle Morand, tandis qu'une réunion destinée aux riverains se tiendra le lendemain à 10 h.
La question du stationnement à l'étude
En parallèle, la Ville réfléchit à une évolution du stationnement avec la création de deux zones bleues distinctes. Une zone « hypercentre », limitée à deux heures, pourrait voir le jour autour des principales rues commerçantes. Une seconde zone, autorisant un stationnement de quatre heures, concernerait plusieurs parkings périphériques du centre-ville. Courant 2027, de nouvelles consultations seront organisées afin d'évaluer l'expérimentation et d'envisager, le cas échéant, des aménagements pérennes. Pour la municipalité, cette piétonnisation constitue une étape importante dans la transformation du cœur de ville pontissalien