Une hausse des soins à domicile aux conséquences invisibles
Avec le développement des soins à domicile, de plus en plus de déchets médicaux sont produits directement par les particuliers. Mais tous ne sont pas jetés correctement. Au centre de tri de Pontarlier, les agents constatent chaque jour des erreurs de tri qui peuvent avoir de graves conséquences. Depuis le début de l’année 2026, 12 piqûres ont déjà été recensées. Un chiffre jugé très préoccupant par Préval Haut-Doubs.
Des objets dangereux dans les mauvaises filières
Aiguilles, seringues, stylos à insuline ou encore matériel de tatouage se retrouvent régulièrement dans les bacs jaunes ou les ordures ménagères. Pourtant, ces déchets sont classés comme dangereux : piquants, coupants et potentiellement contaminés, ils sont manipulés à la main par les valoristes. Derrière ces accidents, les conséquences sont loin d’être anodines. Les agents concernés doivent passer par les urgences, subir des examens médicaux répétés, suivre des traitements préventifs et être accompagnés médicalement pendant plusieurs mois.
Les bons gestes à adopter
Pour limiter les risques, des règles simples existent :
Les professionnels, comme les tatoueurs ou vétérinaires, doivent quant à eux utiliser des filières réglementées adaptées.
Un geste simple, un enjeu de sécurité
Les consignes sont claires : les déchets médicaux dangereux ne doivent jamais être jetés dans les poubelles classiques ni dans le bac jaune. Un geste simple de tri peut éviter des accidents graves et protéger les agents qui manipulent nos déchets au quotidien.