Choix du secteur :
Se connecter :

Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a pris un arrêté interdisant la conférence-débat de Salah Hamouri, prévue le jeudi 4 juin à 18 h au Centre Nelson-Mandela de Besançon dans le cadre du « Besac Antifa Fest ». Organisée par l’Association France Palestine Solidarité, la rencontre a été interdite en raison du contexte géopolitique actuel et des risques de troubles à l’ordre public invoqués par les services de l’État. La préfecture indique vouloir garantir la sécurité et la tranquillité publiques sur l’ensemble du département.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce lundi soir sur la place Pasteur, au centre-ville de Besançon, pour dénoncer l'arrêté municipal antimendicité récemment signé par le maire LR Ludovic Fagaut. À l'appel des élus de gauche du conseil municipal – écologistes, communistes, socialistes et insoumis –, les manifestants ont exprimé leur opposition à une mesure qu'ils jugent stigmatisante pour les personnes les plus précaires. Les participants ont dénoncé un texte qui cristallise les tensions politiques depuis plusieurs jours dans la capitale comtoise. Pour les opposants, l'arrêté ne vise pas seulement les comportements agressifs dénoncés par la municipalité mais s'attaque plus largement à la présence des personnes en situation de précarité dans le centre-ville.

« Un arrêté de la honte »

Présente lors du rassemblement, Séverine Véziès, élue municipale insoumise, a vivement critiqué la décision du maire. « C'est un arrêté de la honte. C'est un arrêté qui s'adresse aux personnes les plus fragiles », affirme-t-elle. Selon elle, malgré les explications fournies par la municipalité, le texte vise bel et bien les personnes qui pratiquent la manche. « Quand on regarde le texte, il est question des personnes debout, assises ou couchées qui entravent la circulation. En réalité, il s'agit bien d'un arrêté contre la mendicité. » L'élue accuse également Ludovic Fagaut de chercher à satisfaire une partie de son électorat. « Il continue à parler à son électorat en stigmatisant les pauvres et en les reléguant hors du centre-ville ».  Elle a également dénoncé les déclarations du maire évoquant la possibilité « d'exfiltrer » certaines personnes des secteurs concernés. « Il oublie qu'il est le maire de tous les Bisontins et de toutes les Bisontines". 

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

« On ne traite pas la pauvreté en cachant les pauvres »

Même tonalité du côté des écologistes. Pour Anthony Poulin, les difficultés rencontrées dans certains secteurs du centre-ville sont réelles, mais les outils juridiques existent déjà pour y répondre. « Qu'il y ait des problèmes de tranquillité publique, personne ne le nie. Mais il existe déjà dans la loi l'ensemble des dispositifs permettant de traiter ces situations ». L'élu écologiste estime que l'arrêté cible avant tout une population fragile. « Cet arrêté vient stigmatiser une partie de la population qui fait la manche et qui n'est pas agressive ».  Et de poursuivre : « Les termes utilisés montrent bien que la cible, c'est ce qu'on ne veut plus voir dans la société. Or, on ne traite pas la pauvreté en cachant les pauvres ».

Anthony Poulin plaide pour une réponse davantage axée sur l'accompagnement social. « Il faut renforcer le suivi social de ces personnes et ouvrir le dialogue avec les habitants, les commerçants et les personnes concernées. Ce n'est pas en opposant les uns aux autres que l'on trouvera une solution durable ». Concernant les suites à donner, l'élu prévient : « Nous mènerons l'ensemble des actions nécessaires pour que cet arrêté ne s'applique pas. »

L'interview de la rédaction : Anthony Poulin 

 

arrete antimendicite 2

« Une mesure inefficace »

Pour Hasni Alem, élu communiste de l’opposition  municipale, le débat dépasse largement la seule question morale. « La vraie question, c'est de savoir si cet arrêté est efficace. Et partout où ce type de mesure a été mis en place, cela n'a jamais réglé le problème ».  Selon lui, l'arrêté ne ferait que déplacer les difficultés d'un quartier à un autre. « Cela chasse les pauvres de certains secteurs mais cela ne résout absolument rien ».  L'élu accuse même la municipalité de poursuivre une logique d'image. « L'objectif est de créer des quartiers carte postale pour l'attractivité économique et touristique ».

Hasni Alem affirme comprendre l'exaspération de certains habitants et commerçants. « Je partage leur ras-le-bol. Il existe un vrai problème. Mais la question est de savoir quelle solution on apporte. Un arrêté antimendicité ne fait que déplacer le problème ailleurs. » Pour lui, la réponse doit passer par les politiques sociales, sanitaires et de médiation. « Nous avons développé des médiateurs sociaux, une halte addiction et d'autres dispositifs. Cela ne suffit pas toujours, mais notre rôle est d'accompagner les personnes en difficulté, pas de les exclure ».  L'élu évoque également la possibilité d'un recours contre le texte. « Nous étudions les voies juridiques possibles avec des associations. Une pétition pourrait également être lancée pour demander l'abrogation de cet arrêté ».

L'interview de la rédaction : Hasni Alem 

 

ARRETE ANTIMENDICITE manif

Des recours envisagés

Les opposants rappellent que plusieurs arrêtés similaires ont déjà été contestés devant les tribunaux administratifs dans différentes villes françaises. À Besançon, la gauche municipale envisage désormais de poursuivre la mobilisation sur deux fronts : politique, lors des prochains conseils municipaux, et juridique, à travers d'éventuels recours. Pour eux, la lutte contre la précarité ne peut pas passer par des mesures d'éloignement. « La pauvreté ne disparaît pas parce qu'on la rend invisible », résumaient plusieurs manifestants en quittant la place Pasteur.

Le président de la Région Bourgogne–Franche-Comté, Jérôme Durain, sera en déplacement dans le Haut-Doubs ce mercredi 3 juin sur le thème des solidarités en milieu rural. La visite débutera à Bonnétage avec une présentation du projet de maison de santé pluridisciplinaire, suivie d'un passage à la fruitière du village. L'après-midi se poursuivra aux Fontenelles avec une réunion consacrée aux enjeux du Parc naturel régional du Doubs Horloger et aux mobilités du territoire, avant un temps d'échanges conclusif.

Les nombreux week-ends prolongés du mois de mai ont bénéficié à l'activité touristique dans le Haut-Doubs. Président de l'Office de tourisme du Haut-Doubs et premier vice-président de la Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs, en charge notamment du tourisme, Sébastien Populaire , Maire de Touillon-et-Loutelet, dresse un premier bilan encourageant et se montre optimiste pour la saison estivale.

Une fréquentation portée par les ponts du mois de mai

Cette année, le calendrier a offert une configuration particulièrement favorable avec l'enchaînement des ponts du 1er Mai, du 8 Mai, de l'Ascension et de la Pentecôte. « Traditionnellement, les week-ends de mai sont de bons week-ends pour le tourisme. On sort de l'hiver et il y a une véritable envie de profiter des activités de plein air », explique Sébastien Populaire. Selon lui, les week-ends du 1er Mai et de l'Ascension ont été particulièrement réussis grâce à une météo favorable. Un facteur déterminant dans les choix des visiteurs. « Les séjours sont de plus en plus réservés à la dernière minute. Les touristes regardent d'abord les prévisions météo avant de décider de partir », souligne-t-il.

L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire, Président de l'office de tourisme du Haut-Doubs premier vice-président de la Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs, en charge notamment du tourisme et maire de Touillon-et-Loutelet 

Une clientèle variée

Le territoire attire plusieurs profils de visiteurs. D'abord les habitants du Haut-Doubs eux-mêmes, qui profitent des activités de pleine nature proposées localement. Viennent ensuite les excursionnistes, ces visiteurs qui effectuent l'aller-retour dans la journée depuis les territoires voisins, notamment la Suisse et la région Bourgogne-Franche-Comté. Enfin, le Haut-Doubs accueille également une clientèle venue de toute la France pour des courts séjours, attirée par les paysages, les activités de plein air et les sites emblématiques du territoire.

L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire. 

De bons signaux pour l'été

À quelques semaines du début de la saison estivale, les perspectives apparaissent encourageantes. Le territoire bénéficie d'atouts reconnus dans les domaines de la randonnée, du vélo et des loisirs de pleine nature. L'organisation d'événements contribue également à renforcer son attractivité. Parmi les rendez-vous attendus figure notamment la Coupe de France de VTT, programmée en juin, qui génère déjà un intérêt croissant pour les hébergements touristiques. « Nous constatons que les réservations s'accélèrent à l'approche de ce type d'événement. Les signaux sont positifs même s'ils devront être confirmés dans les prochaines semaines », indique Sébastien Populaire.

L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire

Un territoire prêt à accueillir les visiteurs

Les acteurs du tourisme se disent mobilisés pour accueillir les vacanciers dans les meilleures conditions. « Nous sommes prêts à accueillir les touristes. L'office de tourisme est également prêt à les renseigner afin qu'ils puissent profiter pleinement de leur séjour dans le Haut-Doubs », conclut le président de l'Office de tourisme. Après un printemps bien engagé, les professionnels du secteur espèrent désormais confirmer cette dynamique au cours d'un été qui s'annonce sous de bons auspices.

Dans un communiqué, la section bisontine de La France insoumise dénonce l'intervention des forces de l'ordre lors des rassemblements organisés samedi soir dans le centre-ville de Besançon après la victoire du PSG en Ligue des champions. Le mouvement estime que l'usage de gaz lacrymogènes et les opérations de dispersion ont contribué à aggraver les tensions, touchant également des familles et des passants. Tout en condamnant les dégradations, LFI appelle les autorités à privilégier la médiation et la désescalade plutôt qu'une réponse exclusivement répressive. Le mouvement demande également la mise en place de fan-zones lors des prochains grands événements sportifs afin d'encadrer les rassemblements populaires.

Le comité de lutte social et médico-social condamne fermement l'arrêté municipal anti-mendicité mis en place à Besançon. Dans un communiqué, le collectif estime que cette mesure stigmatise les personnes en situation de précarité et ne constitue pas une réponse adaptée aux problématiques d'insécurité. Il appelle au contraire à renforcer l'accompagnement social et les services publics destinés aux plus vulnérables. Le comité invite les habitants à participer à un rassemblement organisé ce lundi 1er juin à 18h30, place Pasteur, afin de demander le retrait de l'arrêté.

À Besançon, le maire Les Républicains Ludovic Fagaut condamne fermement les violences et dégradations survenues ce dimanche soir rue Courbet, en marge d’un événement sportif populaire. Dans un communiqué, l’élu estime que « rien ne peut justifier » de tels actes et affirme que leurs auteurs « ne sont pas des supporters, mais des délinquants ». Il apporte son soutien aux riverains et aux commerçants touchés, tout en saluant l’intervention des forces de l’ordre. Ludovic Fagaut indique être en contact avec la direction interdépartementale de la police nationale. Il assure que tout sera mis en œuvre pour identifier les responsables et les présenter à la justice, appelant à « la plus grande fermeté ».

Le nouvel arrêté municipal visant la « mendicité agressive et alcoolisée » à Besançon continue de susciter des réactions. Dans un communiqué, les élus du Groupe Socialiste et Citoyens critiquent vivement une mesure qu'ils jugent à la fois inefficace, stigmatisante et davantage tournée vers la communication que vers le traitement des causes des troubles à l'ordre public.

La pauvreté ne doit pas être assimilée à l'insécurité

Selon eux, la tranquillité publique constitue une attente légitime des habitants et les actes de violence, les menaces ou les incivilités doivent être combattus avec fermeté. Toutefois, ils estiment que la pauvreté ne doit pas être assimilée à l'insécurité. Les élus rappellent que ce sont les comportements qui troublent l'ordre public qui doivent être sanctionnés, quelle que soit la situation sociale de leurs auteurs. Ils dénoncent ainsi une mesure qui, selon eux, risque de désigner les personnes en situation de précarité comme responsables des difficultés rencontrées dans l'espace public.

Des outils déjà existants pour sanctionner les troubles

Le groupe souligne que les comportements visés par l'arrêté, comme les sollicitations agressives, les menaces, les violences ou certains troubles liés à l'alcoolisation sur la voie publique, sont déjà réprimés par la législation en vigueur. Les élus considèrent donc que ce nouvel arrêté n'apporte aucun moyen supplémentaire aux forces de l'ordre pour intervenir et faire respecter la tranquillité publique. Ils rappellent également que de nombreux arrêtés anti-mendicité ont suscité des controverses en France. Ils citent notamment les réserves exprimées par le Comité européen des droits sociaux, qui a alerté sur les risques d'atteinte aux droits fondamentaux des personnes en situation de précarité.

Miser sur la prévention et l'accompagnement

Pour les élus socialistes, la réponse doit être plus globale et s'inscrire dans la durée. Ils plaident pour une politique associant prévention, lutte contre les addictions, accompagnement social, soutien aux associations de terrain et coordination entre les acteurs de la santé, de la sécurité et de la solidarité. Ils mettent en avant les dispositifs déjà présents à Besançon, notamment le tissu associatif local, les maraudes sociales, les actions de prévention et les différents partenariats développés depuis plusieurs années.

Un appel à retirer l'arrêté municipal

Le Groupe Socialiste et Citoyens demande au maire de Besançon de retirer l'arrêté qu'il juge stigmatisant. Les élus souhaitent également l'ouverture d'une concertation réunissant l'ensemble des acteurs concernés afin de construire un véritable plan de cohabitation et d'apaisement à l'échelle de la ville. Selon eux, la protection des habitants passe avant tout par l'application des lois existantes, le renforcement de la prévention et de l'accompagnement social, plutôt que par des mesures d'affichage.

Mobilisation annoncée place Pasteur

Les élus annoncent enfin leur participation au rassemblement organisé le lundi 1er juin à 18h30, place Pasteur. Ils affirment vouloir défendre une ville « qui protège sans exclure, qui rassemble sans stigmatiser et qui traite les causes des difficultés plutôt que leurs seules conséquences ».

Réunie le 29 mai, la commission permanente du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté a validé près de 47,4 millions d’euros d’aides en faveur de nombreux projets sur le territoire. Parmi les principales décisions figurent le soutien à la rénovation énergétique de logements sociaux et de bâtiments publics, le financement de projets liés à la biodiversité, à la transition énergétique, au numérique, à la culture et au sport. Plusieurs structures du Doubs bénéficient notamment de subventions, comme La Rodia à Besançon, le Conservatoire d’espaces naturels de Franche-Comté, ATMO Bourgogne-Franche-Comté ou encore les ligues et comités sportifs régionaux et les festivals culturels régionaux.

À retenir :

  • 70 000 € pour la restauration des tourbières du Jura ;
  • 50 000 € pour renforcer la surveillance de la qualité de l’air ;
  • 695 000 € pour soutenir 51 festivals culturels en 2026.
  • 140 000 € pour La Rodia à Besançon ;
  • 11 000 € pour les Championnats de France BMX Race à Besançon ;
  • près de 1,49 M€ pour les ligues et comités sportifs régionaux.

L'arrêté municipal signé, ce vendredi,  pour lutter contre la mendicité agressive et l'alcoolisation sur la voie publique à Besançon suscite de nouvelles réactions politiques. Dans un communiqué, les élus communistes bisontins dénoncent une mesure qu'ils jugent inefficace et contraire aux principes de solidarité. Selon eux, cet arrêté ne s'attaque pas aux causes de la précarité mais cherche avant tout à éloigner les personnes les plus vulnérables des secteurs les plus fréquentés du centre-ville. Ils estiment que la pauvreté est ainsi rendue moins visible sans être résolue.

Battant au cœur des inquiétudes

Les élus reconnaissent l'existence de difficultés réelles dans le quartier Battant : alcoolisation, mendicité, précarité et troubles à l'ordre public. Mais ils considèrent que les réponses apportées sont essentiellement répressives. Ils pointent notamment le projet de déplacement de la Boutique Jeanne Antide, structure d'accueil de jour installée rue Champrond. Selon les chiffres avancés dans le communiqué, l'établissement accueille chaque année près de 1 550 personnes différentes et distribue environ 16 000 repas chauds. Il propose également des douches, une laverie, une bagagerie et un accompagnement social et médical. Pour les élus communistes, éloigner cette structure du quartier reviendrait à fragiliser davantage les publics qu'elle accompagne.

Une autre vision de l'action sociale

Le communiqué met en avant les dispositifs développés sous la précédente municipalité : renforcement de la Boutique Jeanne Antide, travail du Service d'accueil et d'accompagnement social du CCAS et présence de médiateurs sociaux dans les rues du centre-ville. Selon les élus, ces actions reposaient sur une logique d'accompagnement, de prévention et de création de lien avec les personnes en difficulté, plutôt que sur une politique d'éviction.

Des critiques appuyées sur des avis extérieurs

Les élus communistes rappellent que le Comité européen des droits sociaux a récemment critiqué les arrêtés anti-mendicité, estimant qu'ils renforcent l'exclusion sociale. Ils citent également les réserves exprimées par des travailleurs sociaux et par la Ligue des droits de l'homme, qui considère ces mesures comme « inhumaines, inefficaces et dangereuses ».

« Combattre la pauvreté plutôt que la cacher »

Pour les signataires, la politique municipale vise davantage à améliorer l'image du centre-ville qu'à résoudre les difficultés sociales. Ils dénoncent la création de quartiers « carte postale » où la pauvreté serait simplement déplacée vers des secteurs moins visibles.

Les élus communistes appellent ainsi à privilégier une approche globale associant accompagnement social, accès au logement, lutte contre les addictions, prévention et développement économique local. Selon eux, les problèmes rencontrés dans le quartier Battant nécessitent des réponses de fond plutôt qu'une stratégie d'embellissement urbain.