Choix du secteur :
Se connecter :
 

À quelques jours du scrutin, les enjeux politiques se précisent à Besançon. La maire sortante, Anne Vignot, défend son bilan et son projet pour la ville, entre développement économique, solidarité et transition écologique. Sécurité, attractivité du territoire, place de l’écologie ou encore duel politique avec son opposant Ludovic Fagaut : autant de sujets au cœur de cette campagne. Anne Vignot répond à nos questions.

Quels sont, pour vous, les enjeux de cette élection ?

Les enjeux sont assez simples. Je suis très attachée à une ville qui a toujours été reconnue pour sa dimension à la fois sociale et économique. Besançon repose sur ces deux piliers : accompagner les personnes en difficulté et porter une activité économique dynamique. Pour moi, l’objectif est de continuer à avancer sur ces deux jambes et ne pas se retrouver à cloche-pied sur une seule. J’ai besoin d’une ville animée, active, productive, donc très vivante, mais aussi juste et humaine. Face à une société qui traverse aujourd’hui une forme de chaos, nous avons besoin d’un territoire solide sur le plan de l’humanisme.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Pensez-vous que l’écologie a encore toute sa place comme préoccupation pour les Bisontins ?

En réalité, tous les sondages montrent que les habitants sont très attachés aux réponses à apporter face au climat, à l’effondrement de la biodiversité ou encore aux questions de pollution. Ces sujets préoccupent de plus en plus les citoyens, notamment parce qu’ils touchent directement à la santé. Bien sûr, cela implique des changements importants dans nos modes de vie et cela amène chacun à réinterroger ses habitudes et ses convictions. L’enjeu aujourd’hui est de montrer qu’il est possible de développer un territoire de manière écologique tout en garantissant l’activité économique, le pouvoir d’achat et la qualité de vie. Cela passe aussi par le vivre-ensemble : accompagner le vieillissement de la population, encourager la jeunesse, soutenir la parentalité et lutter contre les violences intrafamiliales. Tout est lié. Construire l’avenir, c’est aussi penser à notre environnement, car il aura un impact majeur, à la fois humain et économique.

La ville est à gauche depuis 1953. Ressentez-vous une responsabilité particulière de ne pas laisser Besançon basculer dans un autre camp politique ?

Je poserais la question autrement. En France comme à l’international, on observe une montée de réflexes politiques de droite, souvent marqués par des logiques de rejet et de durcissement. Ces discours se rapprochent parfois de ceux du Rassemblement national. Je m’oppose à cette dérive. Car laisser penser que certaines personnes ne mériteraient plus d’avoir accès aux services publics est extrêmement préoccupant. C’est une idée que l’on entend au Rassemblement national, mais aussi chez certains de mes opposants, notamment Ludovic Fagaut. On le voit par exemple dans certaines politiques sociales au niveau départemental, qu’il soutient : réduction du nombre de travailleurs sociaux, restriction de l’accès au RSA, critique permanente de la masse salariale des services publics, derrière ce discours, c’est en réalité l’accès aux services publics qui est remis en cause.

À Besançon, les habitants sont attachés à un modèle qui combine attractivité économique et solidarité. La preuve : la ville gagne des habitants, accueille de nouvelles entreprises et développe des espaces pour l’activité économique. Mais en même temps, nous ne lâchons pas la dimension sociale. Chacun sait qu’un accident de la vie peut arriver dans n’importe quelle famille. Et la société doit être capable de tendre la main. C’est profondément ancré dans l’identité de Besançon. Il ne faut pas opposer développement économique et solidarité. C’est justement la force de Besançon et aussi celle d’un projet écologiste et de gauche.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Vos opposants vous reprochent de ne pas avoir fait assez en matière de sécurité. Que leur répondez-vous ?

Je suis très claire sur ce sujet. Pendant six ans, j’ai mené un combat inédit sur la sécurité, en travaillant sur tous les aspects. D’abord, j’ai demandé dès 2022 la création d’un nouveau commissariat afin d’améliorer les conditions de travail des policiers et d’augmenter les effectifs. Nous travaillons main dans la main avec l’État. Lors d’opérations contre les points de deal, comme celles menées récemment, jusqu’à 180 policiers peuvent être mobilisés. Cela montre bien que la présence de la police est indispensable.

Mais pour lutter efficacement contre le trafic, il faut agir à plusieurs niveaux. D’abord en s’attaquant aux réseaux internationaux et aux avoirs financiers des grands chefs du narcotrafic. Sans cela, il est très difficile d’assécher le système. Ensuite, il faut agir sur la consommation. Tant que la demande existe, le marché se reconstitue. Arrêter les petits dealers ne suffit pas : ils sont remplacés très rapidement.

Faire croire que l’on règlera le problème uniquement avec davantage de caméras ou plus de policiers municipaux est illusoire. Des villes très équipées comme Nice, Nîmes, Toulouse ou Marseille continuent pourtant à faire face au narcotrafic. Il faut traiter ce problème comme une véritable cause nationale. Je suis d’ailleurs heureuse de voir que, au niveau national, des responsables politiques de différentes sensibilités commencent à travailler ensemble sur cette question.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Cela suppose aussi de s’attaquer aux causes du phénomène ?

Oui, bien sûr. Il faut comprendre pourquoi les gens consomment. La santé mentale joue souvent un rôle important. Dans une société de plus en plus tendue, certains pensent trouver une solution dans la consommation de drogues. Il y a aussi des jeunes en situation de précarité sociale qui sont attirés par le trafic parce qu’on leur fait miroiter de l’argent facile. En réalité, ils se retrouvent confrontés à une violence extrême. À cela s’ajoutent parfois des situations de violences intrafamiliales et des contextes sociaux très fragiles.

C’est sur l’ensemble de ces chantiers que nous agissons : lutter contre le narcotrafic, les incivilités et améliorer la sécurité. Nous travaillons avec les douanes, la police et la justice. Je ne veux pas faire de promesses irréalistes, mais je peux assurer que Besançon mène ce combat avec détermination.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Certains présentent cette élection comme un duel entre vous et Ludovic Fagaut. Est-ce pour vous un ennemi politique ?

Je dirais plutôt que Ludovic Fagaut porte une vision très marquée par le XXᵉ siècle et qu’il a du mal à entrer dans les enjeux du XXIᵉ siècle. Aujourd’hui, les priorités sont la qualité de vie, l’environnement, le cadre de vie et l’attention portée aux habitants, qu’il s’agisse des enfants ou des personnes âgées. Notre société a changé : la population vieillit, les structures familiales évoluent, l’économie et le commerce se transforment en permanence. Or son projet repose largement sur une vision centrée sur la voiture, comme dans les années 1960, 1970 ou 1980. Bien sûr, la voiture reste nécessaire, mais les habitants veulent aussi avoir le choix dans leurs modes de déplacement.

Par ailleurs, je ne crois pas que la compétitivité permanente entre territoires soit la solution. Dans un monde globalisé, la coopération entre territoires est essentielle pour renforcer la résilience économique. Nous devons soutenir nos entreprises, consolider nos filières et faire en sorte que la richesse créée profite au territoire, à l’emploi et au pouvoir d’achat des habitants. Un habitant qui a un bon pouvoir d’achat fait vivre les commerces, la culture, le sport et toute la vie locale. Je crains que certains projets très spectaculaires absorbent des moyens qui devraient plutôt être consacrés au soutien de l’économie locale et au pouvoir d’achat des habitants.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Pourquoi faut-il voter pour vous dimanche prochain ?

Parce qu’Anne Vignot et son équipe portent un projet collectif et pluraliste, très représentatif de la population de Besançon. Nous voulons une ville toujours plus vivante, plus juste et plus humaine. Ces valeurs guident la trajectoire que nous proposons pour la ville. Les habitants attendent que l’on s’occupe d’eux, qu’on les protège, qu’on les accompagne et qu’on leur permette de s’émanciper. C’est cette ville que nous avons commencé à construire et que nous voulons continuer à développer avec notre équipe.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Dans le cadre de la campagne des municipales à Besançon, la maire écologiste sortante Anne Vignot organise un grand meeting public ce mardi 3 mars à 19h au Grand Kursaal. Elle y présentera sa vision et ses priorités pour Besançon : transition écologique, justice sociale et renouveau démocratique.

Plusieurs figures nationales  et régionales seront à ses côtés : Marine Tondelier, Jérôme Durain, Clémentine Autain, Guillaume Roubaud-Quashie, Marie-Guite Dufay et Dominique Voynet. L’entrée est libre et la soirée ouverte à tous.

À l’approche des échéances municipales, la question de l’implantation d’un deuxième commissariat à Besançon, dans le quartier de Planoise, cristallise les tensions entre le député du Doubs Laurent Croizier, candidat sur la liste conduite par Ludovic Fagaut, et la maire sortante écologiste, Anne Vignot. Si les deux responsables politiques affirment partager le même objectif de renforcement de la sécurité, ils s’opposent frontalement sur les causes des retards et sur la méthode à adopter pour faire aboutir le projet.

Un projet conditionné au dialogue avec l’État, selon le député

Le député Croizier se montre catégorique : le deuxième commissariat « verra le jour », à condition d’instaurer une relation de confiance avec l’État. Il met en avant son travail parlementaire à Paris et ses échanges avec le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez ainsi qu’avec la ministre déléguée Marie-Pierre Vedrenne pour faire avancer le dossier. À ses yeux, la coopération institutionnelle constitue la clé du succès.

Selon lui, deux freins principaux ralentissent aujourd’hui l’aboutissement du projet : Des relations « exécrables » entre la municipalité actuelle et l’État, qui nuiraient au dialogue nécessaire et l’instabilité politique et budgétaire nationale, qu’il attribue en partie aux équilibres à l’Assemblée nationale, notamment au sein du groupe écologiste auquel appartient la maire. Le député estime ainsi qu’un changement de maire permettrait de « retrouver de la sécurité » et de fluidifier les échanges avec les autorités nationales. La question du commissariat devient dès lors un enjeu clairement politisé.

L'interview de la rédaction : Laurent Croizier 

Refus d’une « discrimination politique » par la maire

Anne Vignot rejette fermement l’idée selon laquelle la couleur politique d’une municipalité pourrait freiner l’implantation d’un équipement d’État. Elle qualifie cette hypothèse « d’insoutenable », y voyant une dérive autoritaire et une atteinte au principe d’égalité des territoires. Une telle discrimination, affirme-t-elle, « relèverait d’un manquement grave aux libertés publiques et pourrait, le cas échéant, être examinée par le Conseil constitutionnel Â». Pour la maire, l’État ne saurait conditionner un projet de sécurité à l’étiquette politique d’une collectivité. Elle affirme qu’elle s’opposerait « fermement » à tout traitement différencié fondé sur des considérations partisanes.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Un projet techniquement avancé, mais suspendu au financement

Sur le plan opérationnel, la maire assure que le dossier est avancé : un emplacement a été identifié le long d’un axe structurant de Planoise, les aspects logistiques ont été travaillés avec le ministère de l’Intérieur et les plans ont été tracés. Selon elle, le principal verrou reste désormais le financement par le ministère de l’Intérieur. La ville s’engage également à contribuer financièrement au projet. Une somme de 600.000 euros a été consentie par la Ville de Besançon et Grand Besançon Métropole pour les travaux liés aux voieries et à la déviation des réseaux Â» explique Anne Vignot.  Ainsi, là où le député pointe un problème politique et relationnel, la maire met en avant une question budgétaire et administrative.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

La sécurité, « première des injustices » selon le député

Au-delà du commissariat, le député Croizier qualifie l’insécurité de « première des injustices », estimant qu’elle touche d’abord les populations les plus fragiles. Il reproche à la majorité municipale actuelle de ne pas faire de la sécurité un combat central. Il défend un programme qu’il présente comme « équilibré », fondé sur un quadriptique : éducation, prévention, responsabilisation er répression. 

L'interview de la rédaction : Laurent Croizier 

À quelques jours du scrutin, la maire sortante Anne Vignot poursuit la présentation de son projet. Après avoir détaillé les axes « vivante » et « juste », elle a dévoilé le troisième pilier de son programme : une ville « humaine ». Entourée de Pascale Billerey, Patrick Bontemps, Anthony Poulin, Anne Benedetto et André Terzo, elle a structuré son propos autour de quatre thématiques majeures : sécurité, sport, culture et urbanisme.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

 

Une vision globale : « vivante, juste et humaine »

Publié en ligne et présenté comme évolutif, le programme s’inscrit dans une approche territoriale intégrant Besançon et le Grand Besançon, où se décident nombre de politiques structurantes. La philosophie affichée : renforcer l’attractivité et la qualité de vie pour permettre aux habitants de « naître, grandir et vieillir » sur le territoire. La dimension « vivante » englobe économie, culture et sport, mais aussi biodiversité et objectifs climatiques. La « justice » irrigue l’ensemble des politiques publiques. Quant à la dimension « humaine », elle entend placer l’intervention de proximité, la lutte contre les discriminations et la justice sociale au cœur de l’action municipale.

Sécurité : priorité à la présence humaine

Sur la sécurité, Anne Vignot défend une ligne articulée autour de « prévention, contrôle et répression », avec un accent mis sur la proximité. La majorité sortante souhaite renforcer les médiateurs de rue et développer des forums de tranquillité publique associant habitants et institutions. La ville dispose aujourd’hui de 285 caméras. Sans exclure des installations ciblées, l’exécutif rejette l’idée d’une augmentation massive du dispositif, estimant que la vidéoprotection « peut aider » mais ne constitue pas, à elle seule, une réponse aux incivilités. L’armement accru de la police municipale et un doublement massif des effectifs ne figurent pas dans les priorités avancées. Parmi les engagements : lutter contre les addictions (alcool, stupéfiants, protoxyde d’azote), avec l’implantation expérimentale d’une halte soins santé mobile, agir contre l’insécurité routière — trottinettes, excès de vitesse, nuisances sonores — et concrétiser l’installation d’un commissariat à Planoise, avec des moyens adaptés.

Éducation et solidarités : une « ville éducatrice »

La municipalité revendique le label de « ville éducatrice », avec une attention portée à tous les âges. Parmi les propositions : augmentation des places en crèche et en restauration scolaire, tarification sociale renforcée avec un repas à 0,50 € pour les familles les plus précaires, et expérimentation d’un goûter équilibré, en lien avec des producteurs locaux, durant le temps périscolaire.  La création d’une résidence autonomie à Grette-Brulard et d’une Maison des seniors et des aidants vise à répondre au vieillissement de la population. Un « statut de parent solo » est également envisagé pour faciliter l’accès aux dispositifs municipaux des familles monoparentales.

Sport : inclusion et rayonnement

La pratique sportive est présentée comme un levier d’inclusion et de santé publique. Les effectifs licenciés sont passés de 18 500 en 2019 à 22 500 en 2025, selon la municipalité. Au programme : nouvel équipement multisport à Montrapon, avec la création d’un vélodrome, terrain de football à Planoise, aménagement des berges du Doubs, développement du sport-santé et soutien au sport féminin. La ville entend également accompagner les clubs dans la recherche de mécénat et développer le mentorat pour les jeunes talents.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

 

Culture : maillage et accès pour tous

Avec plus de 3 000 associations, Besançon revendique un tissu culturel dense. La future grande bibliothèque est appelée à rayonner à l’échelle intercommunale. Une carte d’accès aux médiathèques sera automatiquement distribuée aux élèves entrant en CP. La rénovation du Kursaal se poursuit, tout comme la structuration de la friche culturelle des Prés de Vaux. L’objectif étant de décentraliser les événements culturels dans tous les quartiers et renforcer les liens entre écoles, musées et maisons de quartier.

Urbanisme : cap sur 2050

Enfin, la déclinaison urbaine du programme projette la ville à l’horizon 2050. Adaptation climatique, production de 3 000 logements en dix ans, désimperméabilisation des sols et développement de quartiers comme Saint-Jacques, Grette-Brulard ou les Vaites structurent la feuille de route. La rénovation de Planoise se poursuivra, tout comme les projets à l’est de la ville. L’objectif : concilier transition écologique, mixité sociale et attractivité résidentielle.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Une majorité rassemblée autour d’un cap

En présentant ce troisième axe, Anne Vignot et son équipe entendent défendre un bilan et une méthode : proximité, coopération et vision de long terme. Face à une opposition qui place la sécurité au cœur du débat, la maire sortante assume une approche qu’elle qualifie d’« équilibrée », conjuguant fermeté, prévention et justice sociale.

La liste « Besançon vivante, juste et humaine » conduite par Anne Vignot annonce avoir saisi la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. En cause : la diffusion du magazine Le Journal du Marais n°35, édité par le syndicat mixte de protection du Marais de Saône et contenant un éditorial de Ludovic Fagaut, également candidat aux municipales. Le tirage aurait été multiplié par trois et élargi à Besançon en période électorale. La liste évoque un possible « don prohibé » au regard du code électoral.

 La commission spécialisée interne du Parti socialiste a prononcé en première instance une exclusion provisoire à l’encontre du Bisontin Jean-Sébastien Leuba, premier fédéral du PS dans le Doubs et numéro deux sur la liste d’Anne Vignot aux municipales, décision aussitôt contestée par l’intéressé via un recours suspensif, conformément aux statuts du parti.

Ce dernier affirme que les accusations s’inscrivent dans un contexte de tensions internes, après avoir signalé de supposées irrégularités au sein de la fédération du Parti Socialiste du Doubs. Il indique vouloir profiter de la procédure d’appel pour rendre publics les éléments de sa défense et contester les conditions de la décision.

Dans l’attente de l’examen du recours, il se dit toujours engagé au sein du PS et maintient son soutien à la liste conduite par Anne Vignot à Besançon. Il assure qu’il démissionnerait de ses fonctions municipales si la sanction était confirmée, tout en appelant au rassemblement de la gauche et des écologistes.

A Besançon, Jean-Sébastien Leuba, premier fédéral du PS dans le Doubs et numéro deux sur la liste d’Anne Vignot aux municipales, a été exclu du Parti socialiste pour « comportements dénigrants » après une enquête interne. Il a déposé un recours. Anne Vignot rappelle que « le droit au recours et la présomption d’innocence doivent être préservés » et précise que s’il est confirmé, il s’est engagé à démissionner.

En pleine campagne des élections municipales, la maire sortante écologiste Anne Vignot poursuit ses rencontres avec les habitants. Un premier rendez-vous s’est tenu hier soir dans le quartier des Clairs-Soleils. Les réunions publiques se poursuivent aujourd’hui à Planoise.

Deux temps d’échange sont prévus : à 11h30 devant le centre Nelson-Mandela et à 17h30 sur la place de l’Europe, au square Gaham. L’occasion pour la candidate et son équipe de présenter leur programme et d’échanger avec les riverains.

Dans le cadre de la campagne des municipales Anne Vignot et sa liste « Besançon vivante, juste et humaine » organisent un grand meeting public le mardi 3 mars, à 19h, au Grand Kursaal. Plusieurs personnalités régionales et nationales seront à ses côtés :  Marine Tondelier, secrétaire nationale du parti Les  Ã‰cologistes, le socialiste Jérôme Durain, président de la région Bourgogne-Franche-Comté,  Clémentine Autain (l’Après), députée de Seine-Saint-Denis, Guillaume Roubaud-Quashie, porte-parole du Parti Communiste Français, Marie-Guite Dufay, ancienne présidente socialiste de la région Bourgogne-Franche-Comté, Parti Socialiste et l’écologiste Dominique Voynet, députée du Doubs.  Un moment fort pour partager et  découvrir le programme et les ambitions d’Anne Vignot et son équipe pour les six prochaines années.

La maire de Besançon, Anne Vignot, a exprimé la grande fierté de la Ville à l’égard de deux agents municipaux des espaces verts. Témoins d’un accident de la route au rond-point de Pirey, ils ont prodigué les premiers secours à une dame grièvement blessée, lui sauvant ainsi la vie avant l’arrivée des pompiers et du SAMU. « Nous sommes heureux de leur dire toute notre gratitude », a déclaré la maire, saluant leur sang-froid, leur réactivité et leur sens du service public.