Les sages femmes vont pouvoir pratiquer l’IVG instrumentale dans les établissements de santé. Le décret sera publié d’ici ce jeudi. L’objectif souhaité par le gouvernement est de lutter « contre les difficultés d’accès » à l’avortement dans certains territoires de vie. Pendant un peu plus d’un an cette nouvelle compétence a été expérimentée dans 26 établissements de l’Hexagone. Rappelons que les sage-femmes ont le droit de pratiquer l’IVG médicamenteuse depuis 2016.
Grand Besançon Métropole étudie un projet de création d’un site de bioproduction dans les biothérapies innovantes, en soutien à l’Etablissement français du sang, qui porte ce projet. Cette initiative devrait voir le jour sur le site des Hauts-du-Chazal, où des infrastructures performantes siègent déjà , comme le CHU, l’université de médecine et de pharmacie et d’autres établissements à la pointe dans ce domaine.
Le projet de loi inscrivant l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution est présenté ce mardi en Conseil des ministres. Une première étape nécessaire avant de proposer le texte au vote du parlement, d’ici le mois de mars 2024. Par cette démarche, Emmanuel Macron veut faire que cette « liberté » devienne « irréversible ».
Depuis vendredi dernier, une nouvelle réglementation européenne est entrée en vigueur pour les producteurs de vin. Désormais, ils doivent afficher la composition et la valeur nutritionnelle de leurs produits. Ces nouvelles informations peuvent apparaître directement sur la bouteille ou être accessibles depuis un QR code. L’objectif affiché est de jouer la carte de la transparence sur les ingrédients qui composent le produit. Précisons que les bouteilles produites avant cette échéance ne sont pas concernées.
La fédération des hôpitaux et EHPAD publics, et les représentants des collectivités locales demandent à l’Etat un fonds d’urgence de 1,2 milliard d’euros pour compenser l’explosion des dépenses dues à l’inflation. Selon la fédération, le déficit des hôpitaux publics a doublé depuis 2019. Selon cette même source, le déficit des hôpitaux publics atteignait un milliard d’euros en 2022. Il était de 500 millions d’euros pour les EHPAD publics.
Lundi, les députés ont adopté, à l’unanimité, une proposition de loi pour interdire la vente de cigarettes électroniques jetables, les fameuses « puffs ». Ces dernières connaissent un véritable succès chez les jeunes. Les parlementaires espèrent une mise en application de cette loi d’ici l’été 2024. Cette proposition de loi était portée par une députée écologiste et soutenue par le gouvernement.
Selon un rapport remis lundi au gouvernement, il est apparu que l’Aide Médicale d’Etat (AME) pour les étrangers sans papiers, supprimée par les sénateurs dans le cadre du projet de loi sur l’immigration, est « d’utilité sanitaire», mais « mérite d’être adaptée ». Ce travail a été mené par l’ancien ministre socialiste Claude Evin et l’ex-préfet LR Patrick Stefanini. Rappelons que l’AME a été rétablie par les députés lors de l’examen du texte en commission.
En cette période de fin d’année, durant laquelle les besoins sont importants, Grand Besançon Métropole rappelle que des collectes de sang sont organisées sur le territoire. Parmi les prochaines dates à venir, d’ici la fin de l’année : le 7 décembre, l’Etablissement Français du Sang vous donne rendez-vous, de 13h30 à 17h, à l’école d’ingénieurs Supmicrotech et, de 16h à 20h, au Palais des Sports Ghani Yalouz.
D’autres dates sont prévues : le 18 décembre au Marais de Saône, le 19 décembre à Boussières et le 23 décembre à Devecey. Vous pouvez également prendre rendez-vous sur www.mon-rdv-dondesang-efs-santé.fr Le centre EFS des Hauts-de Chazal, à côté du CHU, vous accueillera.
Ce vendredi se tiendra la journée mondiale de lutte contre le sida. En France on estime qu’il y a 200.000 personnes qui vivent avec le VIH, dont 24.000 qui ne le savent pas. Cet événement permet de soutenir celles et ceux touchées par ce virus. Aujourd’hui encore, les personnes séropositives sont victimes de nombreux préjugés et de discriminations, alors qu’elles peuvent avoir des relations sexuelles sans transmettre ce virus à partir du moment où elles sont sous traitement.
Tous les ans, la date du 1er décembre marque la Journée mondiale de lutte contre le sida. Cet événement est le cadre de manifestations de soutien aux personnes vivant avec et touchées par le virus. Cette journée symbolique est distincte du Sidaction Medias, week-end de collecte de l’association Sidaction, qui a lieu au printemps. « L’objectif derrière cette journée est d’aller proposer des tests de dépistage rapide à de nombreuses personnes et de pouvoir les mettre rapidement sous traitement » explique Jérémy Léonard, responsable de l’association Aides en région Bourgogne-Franche-Comté. Aujourd’hui, les personnes vivant avec le VIH ne transmettent plus le virus lors de rapport sexuel non protégé si elles sont sous traitement.
Des personnes encore trop souvent stigmatisées
« On sait que ça joue sur le moral et sur l’estime de soi quand on est séropositif, et qu’on est discriminé dans son rapport à l’autre. C’est important pour les personnes séropositives de pouvoir affirmer qu’aujourd’hui elles ne transmettent plus le virus, et qu’il ne faut pas avoir peur d’elles. Ce sont des personnes avec qui on peut avoir des relations sexuelles sans craindre d’être contaminé, à partir du moment où elles sont sous traitement antirétroviral, un traitement efficace » souligne Jérémy Léonard. « On le voit d’autant plus sur les applications de rencontre, où l’anonymat donne le courage d’insulter les personnes séropositives. On a besoin aussi d’intervenir sur ces applications, et on sensibilise sur des mots tout simples. Comme lorsqu’on demande « t’es clean ? », un terme sérophobe. C’est un sous-entendu « tu as le VIH donc tu n’es pas quelqu’un de clean, de propre » explique Jérémy Léonard.
Quelles avancées aujourd’hui en France ?
S’il n’existe encore pas de vaccin et de moyen de faire disparaître complétement ce virus à l’heure actuelle chez les personnes touchées, la recherche progresse au fil des années. En France, si les traitements les plus répandus sont à base d’un comprimé par jour, il est désormais possible d’avoir recours à un allégement thérapeutique. « On peut faire une pause dans son traitement pendant quelques jours dans la semaine, mais ça doit être mis en place par un protocole, et surveillé par un médecin » indique Jérémy Léonard. « Et puis on a aussi des traitements injectables, qui évitent de prendre des comprimés tous les jours. Donc on a des bonnes avancées, on a des personnes qui ne transmettent plus le virus, et puis il y a des espoirs de recherches qui continuent sur un vaccin, sur des traitements injectables à plus longue séquence, comme une fois par mois, ou une fois tous les deux mois » poursuit le responsable de l’association Aides en Bourgogne-Franche-Comté.
Vous pouvez soutenir la recherche ou l’association Aides, en allant faire un don sur la page https://www.aides.org/.
Réunis hier en commission, les députés ont rejeté hier, à une très grande majorité, un article, à l’initiative des sénateurs, qui souhaitaient transformer l’Aide médicale d’Etat en aide médicale d’urgence, dans le projet de loi immigration, pour les sans papiers. Cette décision n’est pas une surprise, les élus de la majorité présidentielle à l’Assemblée Nationale avaient fait savoir qu’ils ne conserveraient pas cette disposition.