À l'occasion de la Journée nationale du don d'organes et de la greffe, le CHU Besançon Franche-Comté organise plusieurs actions de sensibilisation. Un stand d'information sera proposé dimanche 14 juin, de 9 h à 18 h, au Village santé du festival Grandes Heures Nature à Chamars. Un ciné-débat est également programmé lundi 22 juin à 20 h au cinéma Mégarama Marché Beaux-Arts autour du documentaire Le Désert à Plein Poumons, réalisé par Alexandre Allain, lui-même greffé des poumons. La projection sera suivie d'échanges avec des témoins et des spécialistes. L'inscription est gratuite sur : https://framaforms.org/formulaire-dinscription-au-cine-debat-organise-par-le-chu-besancon-franche-comte-1781076945.
La Ville de Besançon mènera sa campagne annuelle de dératisation du 15 au 25 juin sur l’ensemble du réseau visitable d’égouts, soit près de 65 kilomètres. Réalisée par une entreprise spécialisée avec l’appui des égoutiers municipaux, cette opération vise à limiter la prolifération des rats et à préserver la salubrité des espaces publics. La municipalité rappelle également l’importance de bonnes pratiques, comme le stockage des déchets dans des contenants fermés et l’interdiction des dépôts sauvages, afin de réduire la présence des rongeurs.
À l'approche de l'été, la Ville de Besançon, en partenariat avec le CHU, l'Asfoder, l'association Fleur de Peau ( association de patients) et l'UNSS, lance une nouvelle campagne de sensibilisation aux risques liés à l'exposition aux ultraviolets. Cette année, l'accent est mis sur une idée simple : se protéger du soleil ne concerne pas uniquement les activités de loisirs ou de sport, mais aussi la vie quotidienne en ville. Les 15-25 sont également particulièrement ciblés cette année.
Le soleil, un risque aussi en milieu urbain
Les organisateurs souhaitent lutter contre une idée reçue largement répandue : celle selon laquelle les risques d'exposition seraient limités aux plages, aux piscines ou aux terrains de sport. Selon les spécialistes, l'environnement urbain peut au contraire favoriser une exposition importante aux UV. Les surfaces minérales comme les murs, les façades ou les sols réfléchissent les rayons du soleil et augmentent l'exposition, même lorsque les températures paraissent supportables. « Les UV n'ont aucun effet chauffant. On peut donc être fortement exposé sans ressentir de chaleur particulière », rappelle le Dr Hervé Landuyt de l’association des dermatologues de Franche-Comté.*
L'interview de la rédaction : Dr Caroline Biver Dalle, présidente de l'association des dermatologues de Franche-Comté ( Asfoder)
Distribution de t-shirts anti-UV et de bobs dans les piscines
Parmi les actions prévues cet été, la Ville distribuera fin juillet des t-shirts anti-UV aux enfants fréquentant les piscines municipales. Des bobs seront également remis aux usagers afin d'encourager les bons réflexes de protection. La campagne sera visible dans l'espace public grâce à des affiches de prévention et à l'affichage quotidien de l'indice UV sur les panneaux numériques de la ville. L'objectif est de familiariser la population avec cet indicateur encore méconnu. Les professionnels rappellent qu'à partir d'un indice UV de 3, il devient nécessaire d'adopter des mesures de protection : rechercher l'ombre, porter un chapeau et des vêtements lo,ges, des lunettes de soleil et appliquer une crème solaire adaptée.

Des campagnes ciblées pour les adolescents
Plusieurs affiches ont également été conçues pour toucher le public adolescent à travers les codes des réseaux sociaux et des cours de récréation. L'une d'elles utilise notamment l'expression « 6/7 », largement reprise par les collégiens et lycéens, pour attirer leur attention sur les niveaux élevés d'indice UV. Une autre campagne vise à dénoncer la pratique du « Sun Tattoo », apparue récemment sur les réseaux sociaux. Cette tendance consiste à appliquer de la crème solaire ou un pochoir sur une petite partie de la peau afin de créer un motif après un coup de soleil. Pour les dermatologues, cette pratique expose volontairement la peau à des dommages importants et constitue un comportement à risque.
Changer le regard sur le bronzage
Au-delà des conseils pratiques, les organisateurs souhaitent faire évoluer les représentations autour du bronzage. Selon les professionnels mobilisés, il est important de rappeler que le bronzage n'est pas un signe de bonne santé mais la conséquence d'une agression de la peau par les rayons UV. « Le bronzage est une cicatrice solaire », résume le Dr Caroline Biver Dalle. Un message volontairement fort destiné à rappeler que chaque exposition excessive augmente le risque de vieillissement cutané prématuré et de cancers de la peau.
L'interview de la rédaction : Dr Caroline Biver Dalle, présidente de l'association des dermatologues de Franche-Comté ( Asfoder)
Une mobilisation qui passe aussi par le sport scolaire
L'UNSS participe également à cette démarche de prévention. Les ambassadeurs de la « Solaire Attitude » du lycée Pasteur de Besançon ont encore été dernièrement mobilisés lors des championnats de France d’escalade, organisés à la salle Marie-Paradis, afin de relayer les messages de sensibilisation auprès des jeunes sportifs. À travers cette campagne, les partenaires espèrent ancrer durablement les réflexes de protection solaire dans le quotidien des habitants, bien au-delà de la seule période estivale.
Les acteurs de la santé mentale du Doubs signeront ce jeudi 4 juin, à Besançon, le Contrat territorial de santé mentale 2026-2030. Piloté par l’Agence régionale de santé, ce nouveau plan réunit 35 partenaires autour de 17 actions prioritaires destinées à améliorer la prévention, l’accès aux soins et l’accompagnement des personnes concernées.
Parmi les mesures annoncées figurent la création d’une équipe de soins intensifs à domicile, l’ouverture d’un centre médico-psychologique et d’un centre de guidance infantile dans la vallée de la Loue, ainsi que l’expérimentation d’une unité psychiatrique sans contention. Ce programme s’inscrit dans la continuité du précédent projet territorial et vise à renforcer les coopérations entre les différents acteurs dans un contexte de forte tension sur l’offre de soins en santé mentale.
À côté des performances sportives, les championnats de France UNSS d'escalade organisés cette semaine à la salle Marie-Paradis de Besançon sont aussi l'occasion de mener des actions de prévention auprès des jeunes participants. Parmi les intervenants figure Félix, élève de première au lycée Louis Pasteur de Besançon.
Une sensibilisation par les jeunes pour les jeunes
Durant la compétition, le lycéen bisontin va à la rencontre des collégiens et lycéens venus de toute la France pour les informer sur les risques liés à l'exposition au soleil. « Nous sommes là pour faire de la prévention sur les risques liés au soleil. L'escalade est une activité particulièrement concernée puisque les pratiquants passent souvent de longues heures en extérieur », explique-t-il. Cette intervention s'inscrit dans une démarche originale de transmission entre jeunes, avec un discours adapté aux habitudes et aux préoccupations des adolescents. « L'intérêt, c'est de parler directement de jeunes à jeunes. On utilise un langage plus accessible et les messages sont souvent mieux entendus et mieux retenus », souligne Félix.
Une formation assurée par des étudiants en médecine
Avant de participer à cette action de prévention, Félix et plusieurs de ses camarades ont bénéficié d'une formation dispensée au lycée Pasteur par des étudiants en médecine. Ces derniers leur ont présenté les dangers des rayonnements ultraviolets, les moyens de protection et les signes d'alerte permettant de repérer un éventuel cancer de la peau. « Nous avons eu une intervention d'internes en médecine qui nous ont formés sur les risques liés au soleil, les comportements à adopter et les moyens de prévention », précise le lycéen. L'objectif est désormais de transmettre ces connaissances à d'autres jeunes dans le cadre d'événements sportifs ou scolaires.
Le bronzage, un faux ami
Au cours de leurs échanges avec les participants, les jeunes intervenants s'efforcent également de déconstruire certaines idées reçues. « Le bronzage reste souvent associé à une image positive. Pourtant, il traduit une agression de la peau par les rayons UV », rappelle Félix. Le lycéen insiste aussi sur le fait que le cancer de la peau peut concerner tout le monde, y compris les personnes à la peau foncée. Pour illustrer son propos, il cite notamment le cas du chanteur Bob Marley, décédé des suites d'un mélanome.
La méthode ABCDE pour repérer les signaux d'alerte
Le jeune intervenant présente également la méthode dite « ABCDE », utilisée pour repérer d'éventuelles anomalies sur les grains de beauté. L'asymétrie, l'aspect des bordures, les variations de couleur, le diamètre ou encore l'évolution d'un grain de beauté doivent alerter et conduire à consulter un médecin. « Si plusieurs de ces critères sont présents, il est important d'en parler à un professionnel de santé », explique Félix.
L'interview de la rédaction : Félix
Des conseils simples pour se protéger
Le message principal reste toutefois la prévention. Il est recommandé d'éviter les expositions prolongées au soleil, particulièrement entre 11 heures et 16 heures, lorsque les rayonnements UV sont les plus intenses. Le port de vêtements couvrants, d'un chapeau à larges bords et l'application régulière de crème solaire font également partie des gestes essentiels. À travers cette action menée en marge des championnats de France UNSS d'escalade, les organisateurs montrent que le sport scolaire peut aussi être un vecteur de sensibilisation à des enjeux de santé publique.
L'interview de la rédaction : Félix
À quelques jours de la grève annoncée au Centre gérontologique Bellevaux de Besançon, le CHU Besançon Franche-Comté défend son bilan et réaffirme sa volonté de dialogue avec les organisations syndicales. La direction reconnaît des difficultés liées à la charge de travail, aux remplacements et à l'organisation de certains services, mais assure que la fusion avec le CHU n'a entraîné aucune baisse des effectifs soignants.
Au contraire, les chiffres présentés montrent une progression du nombre d'infirmiers et d'aides-soignants depuis 2023. Le CHU souligne également une diminution de l'absentéisme et met en avant des ratios d'encadrement supérieurs aux références nationales dans l'établissement. Tout en reconnaissant des tensions dans certains secteurs, notamment au SSIAD, la direction affirme vouloir poursuivre les échanges afin d'apporter des réponses adaptées aux difficultés rencontrées par les équipes.
À l'occasion d'une journée d'information organisée ce mardi 2 juin à l'hôpital Jean-Minjoz de Besançon, le CHU Besançon Franche-Comté et l'association France Parkinson ont sensibilisé le public à une maladie encore trop souvent réduite à ses seuls tremblements. Pour les professionnels de santé comme pour les représentants des patients, l'enjeu est de mieux faire connaître les multiples facettes de cette pathologie et l'importance du mouvement dans sa prise en charge.
Une maladie bien plus complexe que les tremblements
La maladie de Parkinson est la maladie neuro-évolutive la plus fréquente après Alzheimer. Elle résulte de la disparition progressive de cellules cérébrales produisant la dopamine, une substance indispensable au contrôle des mouvements mais aussi impliquée dans certaines fonctions cognitives et comportementales. Pourtant, l'image du malade qui tremble reste largement ancrée dans les esprits. « Beaucoup de personnes atteintes ne tremblent pas. Il y a autant de formes de Parkinson qu'il y a de malades », rappelle Jean-Paul Debrie, délégué départemental de France Parkinson. Outre les tremblements, les patients peuvent souffrir de rigidité musculaire, de lenteur des mouvements, de troubles de la déglutition, de difficultés à la marche, mais aussi de symptômes moins connus comme les troubles du sommeil, la perte de l'odorat, les troubles digestifs, l'apathie ou certaines difficultés cognitives.
L'interview de la rédaction : M. Jean-Paul Debrie
Une maladie qui touche aussi des personnes jeunes
Contrairement aux idées reçues, Parkinson n'est plus exclusivement une maladie du grand âge. « Des diagnostics à 35 ou 40 ans ne sont plus rares aujourd'hui », souligne M. Debrie. Face à cette évolution, France Parkinson développe des dispositifs spécifiques pour les personnes encore en activité professionnelle, notamment à travers des « cafés jeunes parkinsoniens », destinés aux malades de moins de 65 ans.
Une maladie que l'on ne guérit pas
À ce jour, aucun traitement ne permet de guérir la maladie ni d'en ralentir l'évolution. Les traitements visent avant tout à compenser le déficit en dopamine afin de réduire les symptômes et préserver l'autonomie des patients. « Les neurologues nous soulagent, nous aident à conserver une mobilité et une qualité de vie, mais on ne guérit pas de Parkinson », rappelle le représentant associatif. La prise en charge repose également sur la kinésithérapie, la rééducation, l'orthophonie et l'accompagnement des aidants.
Le mouvement au cœur de la prise en charge
Le thème retenu pour cette journée de sensibilisation était d'ailleurs explicite : « Le mouvement dans tous ses états ». Pour les spécialistes, l'activité physique constitue aujourd'hui un pilier thérapeutique majeur. Danse-thérapie, gymnastique adaptée, marche, exercices d'équilibre, ping-pong ou travail de la motricité permettent de maintenir la souplesse, de prévenir les chutes et de préserver l'autonomie. « Bouger régulièrement aide à lutter contre la perte de confiance, la sédentarité et l'enraidissement », rappellent les équipes du Centre expert Parkinson du CHU. Tout au long de la journée, plusieurs démonstrations ont été proposées au public, notamment du ping-pong adapté, de la danse-thérapie, de la musicothérapie et des animations pédagogiques.
L'interview de la rédaction : M. Jean-Paul Debrie

Rompre l'isolement
Au-delà des soins, France Parkinson insiste sur l'importance du lien social. Groupes de parole animés par des psychologues, rencontres entre patients, activités physiques collectives ou ateliers de soutien permettent aux malades et à leurs proches de partager leurs expériences et de ne pas affronter seuls la maladie. « Notre mot d'ordre est simple : ne restons pas seuls face à la maladie », résume Jean-Paul Debrie. Un message qui résonne particulièrement alors que plusieurs milliers de personnes sont concernées par Parkinson en Bourgogne-Franche-Comté et que le nombre de diagnostics continue de progresser.
La lutte contre le moustique-tigre devient un enjeu sanitaire majeur en Bourgogne-Franche-Comté. Désormais implanté dans les huit départements de la région, cet insecte potentiellement vecteur de maladies comme la dengue, le chikungunya ou le zika fait l’objet d’une surveillance renforcée de la part de l’Agence régionale de santé (ARS). Présent depuis plusieurs années dans les territoires d’Outre-mer et dans certaines zones tropicales, le moustique-tigre, ou Aedes albopictus, poursuit sa progression en métropole depuis le début des années 2000. Au 1er janvier 2026, 83 départements français sont colonisés.
Une présence désormais installée dans toute la région
En Bourgogne-Franche-Comté, la progression s’est accélérée ces dernières années. La Saône-et-Loire a été le premier département touché dès 2014, suivie de la Côte-d’Or et de la Nièvre en 2018. Le Doubs et le Jura ont été colonisés en 2020, puis le Territoire de Belfort et l’Yonne en 2023. La Haute-Saône a rejoint la liste en 2024. Pour suivre cette évolution, l’ARS s’appuie sur un réseau de pièges installés principalement dans les zones urbaines les plus peuplées. Des enquêtes de terrain peuvent également être déclenchées afin de confirmer l’implantation du moustique dans de nouvelles communes. Le phénomène prend de l’ampleur : plus de 200 communes étaient considérées comme colonisées en Bourgogne-Franche-Comté en 2025, contre seulement 27 en 2021.
Une menace sanitaire prise très au sérieux
Le moustique-tigre fait l’objet d’une surveillance prioritaire entre le 1er mai et le 30 novembre, période durant laquelle il est actif en métropole. L’objectif des autorités sanitaires est double : ralentir sa propagation et limiter les risques de transmission des virus qu’il peut véhiculer. Lorsqu’un cas de dengue, de chikungunya ou de zika est signalé, l’ARS déclenche une enquête entomologique autour des lieux fréquentés par le malade. Si la présence du moustique est confirmée, un traitement insecticide peut être engagé afin d’éviter une transmission locale. Car le risque est réel : un moustique peut s’infecter en piquant une personne malade puis transmettre ensuite le virus à d’autres habitants.
2025, une année record pour le chikungunya
L’année 2025 a marqué un tournant avec plus de 800 cas autochtones de chikungunya recensés en France métropolitaine et 81 foyers de transmission locale identifiés. Un niveau jamais atteint depuis la mise en place de la surveillance renforcée en 2006. Pour la première fois, la Bourgogne-Franche-Comté a également enregistré des cas autochtones de chikungunya, notamment à Dijon.
Des gestes simples pour limiter sa prolifération
L’ARS rappelle que chacun peut agir pour limiter la présence du moustique-tigre, notamment en supprimant les eaux stagnantes où les larves se développent. Il est conseillé de vider régulièrement les coupelles de pots de fleurs, les seaux ou les bâches, de couvrir les récupérateurs d’eau, d’entretenir les gouttières ou encore de ranger les objets pouvant retenir l’eau de pluie. Reconnaissable à sa petite taille et à ses rayures blanches sur les pattes et le thorax, le moustique-tigre pique principalement en journée.
Vigilance accrue pour les voyageurs et les professionnels de santé
Les autorités sanitaires recommandent également aux voyageurs revenant de zones à risque de continuer à se protéger des piqûres durant les trois semaines suivant leur retour et de consulter rapidement un médecin en cas de symptômes comme de la fièvre, des douleurs articulaires ou une éruption cutanée. Les professionnels de santé sont appelés à signaler rapidement tout cas confirmé de dengue, chikungunya ou zika auprès de l’ARS afin de permettre le déclenchement des mesures de lutte anti-vectorielle.
Au club de canoë-kayak de Saint-Vit, le Dragon Boat est devenu bien plus qu’une simple discipline sportive. Réunies au sein d’une équipe baptisée les “Dragon Ladies”, une dizaine de femmes touchées par un cancer du sein ont trouvé dans cette activité un moyen de reprendre confiance, de préserver leur santé et de recréer du lien après la maladie. « Nous avons toutes eu un cancer du sein, plus ou moins récemment », explique Valérie Bouchard, l’une des coéquipières du groupe.
Un sport aux vertus thérapeutiques
Le Dragon Boat est une embarcation longue pouvant accueillir dix à vingt rameurs, accompagnés d’un barreur et parfois d’un tambour. Chaque participant pagaie du même côté afin de conserver un rythme parfaitement synchronisé. Au-delà de l’aspect sportif, cette pratique possède aussi des bienfaits médicaux reconnus. « Le mouvement de pagaie permet de drainer le bras et limite le lymphœdème », explique la sportive. Cette complication fréquente après un cancer du sein provoque un gonflement du bras lié à une mauvaise circulation lymphatique. L’idée a été développée à l’origine par un kinésithérapeute canadien qui avait observé les effets positifs de ce mouvement répétitif chez les patientes traitées pour un cancer du sein.
L'interview de la rédaction : Valérie Bouchard
“On est devenues des amies”
À Saint-Vit, les entraînements ont lieu deux fois par semaine, le mercredi soir et le samedi après-midi. Si l’activité physique reste essentielle, les participantes mettent surtout en avant l’aspect humain du projet. « Pendant les traitements, on est beaucoup entourées. Mais une fois les soins terminés, on peut se sentir un peu seules avec nos angoisses », confie Madame Bouchard. Le Dragon Boat permet alors de recréer une dynamique collective entre des femmes ayant traversé les mêmes épreuves. « Ce ne sont plus seulement des coéquipières de sport, ce sont devenues des amies », poursuit-elle. « S’il y en a une qui traverse une difficulté personnelle, tout le groupe est là pour l’aider ». Le groupe rassemble principalement des Franc-Comtoises venues de Besançon, Baume-les-Dames, des Hôpitaux-Neufs ou encore de Crouzet-Migette.
L'interview de la rédaction : Valérie Bouchard
Direction Venise pour la Vogalonga
Les Dragon Ladies participeront prochainement à la Vogalonga de Venise, une célèbre manifestation nautique organisée chaque année durant le week-end de la Pentecôte. Créée il y a cinquante ans pour protester contre les bateaux à moteur dans la lagune vénitienne, cette grande traversée rassemble aujourd’hui des milliers d’embarcations traditionnelles, kayaks, avirons et Dragon Boats. « On part de la place Saint-Marc par la mer avant de revenir par le Grand Canal, sous le pont du Rialto. C’est magnifique », raconte Madame Bouchard. Pour ces sportives, l’objectif n’est pas la performance. Le rendez-vous représente surtout un moment symbolique et humain. À cette occasion, toutes les équipes féminines de Dragon Boat ayant traversé un cancer du sein se réunissent sur la place Saint-Marc pour former un immense cœur humain.
Une équipe ouverte à tous
Si le projet est né autour du cancer du sein, l’équipe accueille également des hommes. « Nous, on aime bien tout le monde », sourit Madame Bouchard. Le club continue d’ailleurs de recruter et propose aux personnes intéressées de venir essayer gratuitement une séance avant de s’engager. « En général, on essaye… et on adopte », conclut-elle avec enthousiasme.
Les personnes intéressées peuvent contacter Valérie Bouchard au 06.76.08.26.65
À l’occasion de la Journée mondiale des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), le CHU Besançon Franche-Comté organisera, le mercredi 13 mai, une journée d’information et de sensibilisation dans le hall principal de l’hôpital Jean-Minjoz, de 9h à 16h.
Les équipes de gastroentérologie iront à la rencontre du public pour mieux faire connaître la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, deux pathologies en forte progression en France. Près de 300.000 personnes seraient concernées dans le pays. Le CHU rappelle que ces maladies chroniques, souvent invisibles, peuvent avoir un impact important sur la qualité de vie, mais qu’une prise en charge adaptée permet aujourd’hui à de nombreux patients de mener une vie active.