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À Etival, l’eau du robinet reste sous surveillance. En vigueur depuis le 18 septembre après la détection d’une présence modérée de bactéries E. coli, la restriction d’usage de l’eau n’a pas encore pu être levée. Les contrôles récents n’ayant pas permis d’écarter tout risque, des analyses complémentaires sont  menées sur l’ensemble du réseau de distribution et les trois sources de la commune. L'origine de la contamination demeure pour l'instant inconnue.

Une avancée médicale majeure pour la santé dans la région ! Le centre d'imagerie médicale DIMEO vient d'installer sur son site de Chrysopolis, à Besançon, un scanner APEX de dernière génération. Il s'agit de l'un des cinq premiers équipements de ce type déployés en France. Grâce à une qualité d'image exceptionnelle, une vitesse inédite permettant d'explorer le cœur en un seul battement et des technologies de pointe en imagerie spectrale, ce nouveau matériel offre un confort d'examen accru aux patients. Il ouvre surtout de nouvelles perspectives diagnostiques en cardiologie, en oncologie et en traumatologie, en s'appuyant notamment sur des outils d'intelligence artificielle.

Transformer des personnes éloignées de toute pratique sportive en coureurs capables de participer à une épreuve de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB) en seulement dix-huit mois : c’est l’ambition du projet scientifique « 0to100 », porté par l’Université de Saint-Étienne. Ce week-end, les 40 participants se retrouveront dans le Doubs pour un stage intensif, organisé avec le concours de l’association bisontine For’Trail. Près d’une centaine de personnes, entre sportifs, chercheurs, médecins et encadrants, sont attendues.

L'interview de la rédaction : Patrice Hennequin 

Une expérimentation scientifique autour des bienfaits du sport

Peut-on passer d’une vie sédentaire à la pratique d’une discipline aussi exigeante que le trail en montagne en dix-huit mois ? C’est la question à laquelle souhaite répondre le projet «Oto100», une expérimentation scientifique menée par l’Université de Saint-Étienne. Quarante hommes et femmes, sélectionnés pour leur absence de pratique sportive régulière, participent à cette aventure. L’objectif est de les accompagner progressivement jusqu’à une course de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc, rendez-vous majeur de la discipline. « L'expérience, c'est de prendre 40 coureurs et coureuses qui sont des sédentaires et, en un an et demi, de les rendre capables d'aller courir une course de l'UTMB », explique Patrice Hennequin, président de l'association For'Trail. La sélection des participants a été particulièrement exigeante sur le critère de sédentarité. Au-delà de la performance sportive, cette recherche entend étudier les effets d'une reprise progressive de l'activité physique sur des personnes qui n'ont jamais pratiqué de sport ou qui s'en sont éloignées depuis longtemps.

L'interview de la rédaction : Patrice Hennequin 

Un « week-end choc » dans le Doubs

C'est dans le Doubs que les participants vont se retrouver pendant trois jours pour une étape importante de leur préparation. Baptisé « week-end choc » par les organisateurs, ce rassemblement associera séances de course à pied, accompagnement sportif, suivi médical et conférences. Près d'une centaine de personnes sont attendues, dont les 40 participants, mais également une équipe d'encadrement composée de médecins, kinésithérapeutes, podologues, diététiciens et entraîneurs. Les premières activités se dérouleront à l'Orangerie, à Guyans-les-Bains, où le groupe séjournera jusqu'à dimanche matin. Le rassemblement se poursuivra dimanche à Besançon, au centre d’optimisation de la perforation sportive (COPS), une structure consacrée à l'optimisation de la performance sportive. Cette étape doit permettre aux participants de poursuivre leur progression sous le regard des professionnels chargés de leur accompagnement.

For'Trail, un acteur du développement des sports de plein air

Pour accueillir cette expérimentation, les responsables du projet se sont tournés vers l'association For'Trail, créée il y a douze ans par Patrice Hennequin. La structure bisontine poursuit un double objectif : accompagner des athlètes de haut niveau en trail et contribuer au développement des activités sportives de plein air dans le territoire.  « On essaie de développer des actions qui valorisent notre territoire dans les sports et loisirs outdoor, tout en aidant des athlètes de haut niveau qui sont un peu nos vitrines », souligne son président. Pour Patrice Hennequin, le choix de Besançon n'est pas anodin. La ville bénéficie « d'une reconnaissance croissante pour ses possibilités de pratique des sports de nature ».

Manon Bohard, marraine du projet

Le projet bénéficie également de l'engagement de Manon Bohard, athlète de trail originaire de Besançon et diététicienne. Elle en est la marraine et participe à l'encadrement nutritionnel des participants.  L'expérimentation mobilise en effet plusieurs disciplines scientifiques et médicales pour observer les effets de cette transformation physique. Patrice Hennequin insiste également sur l'intérêt sociologique du programme, qui permettra de mieux comprendre les parcours et les motivations des personnes engagées dans cette aventure.

Un documentaire annoncé sur Canal+

Cette expérience fera également l'objet d'un suivi audiovisuel. Une équipe de tournage accompagnera les participants durant leur préparation. Un documentaire destiné à être diffusé sur Canal+ est annoncé. Pour Patrice Hennequin, le caractère ambitieux du projet tient autant au nombre de participants qu'à l'importance des moyens scientifiques et humains mobilisés. L'enjeu dépasse la préparation à une compétition sportive. Il s'agit aussi de montrer comment des personnes initialement éloignées de l'activité physique peuvent, grâce à un accompagnement adapté, envisager des objectifs qu'elles pensaient hors de portée.

Fermés depuis le 3 août en raison d’un manque de personnel, les services de médecine et de soins médicaux et de réadaptation de l’hôpital de Mouthe pourraient rouvrir d’ici la fin de l’année. Vincent Ory, directeur délégué du centre hospitalier intercommunal de Haute-Comté et coordonnateur des établissements de Morteau, Flangebouche et Ornans, évoque des perspectives de recrutement encourageantes. Il fait également le point sur la remise en état du système informatique de l’hôpital de Pontarlier, un an après la cyberattaque d’octobre 2025.

À Mouthe, une pénurie de personnel qui se prolonge

La situation reste préoccupante à l’hôpital de Mouthe, dans le Haut-Doubs. Depuis le 3 août dernier, les services de médecine et de soins médicaux et de réadaptation (SMR) sont fermés, faute de personnel suffisant pour assurer la prise en charge des patients dans des conditions de sécurité satisfaisantes. Cette fermeture concerne, selon la direction, 15 lits. Elle fait écho à une précédente interruption d’activité, survenue entre avril et juillet 2025, pour des raisons similaires. Le problème ne vient pas d’un manque de médecins. L’établissement peut compter sur des praticiens hospitaliers et des médecins libéraux, notamment ceux de la maison de santé voisine. Les difficultés concernent essentiellement les équipes paramédicales, en particulier les infirmières et les aides-soignantes. Le taux d’absentéisme dépasse actuellement 15 %. Malgré le recours à l’intérim et aux remplacements internes, les effectifs restent insuffisants pour envisager une reprise immédiate.

L'interview de la rédaction : Vincent Ory 

Une réouverture possible avant la fin de l’année

Pour sortir de cette impasse, la direction multiplie les initiatives. Des postes sont proposés au recrutement et un travail est engagé avec les élus et les services de l’État pour renforcer l’attractivité des établissements de santé du Haut-Doubs. L’hôpital mise également sur la formation. En lien avec l’institut de formation de Pontarlier, des agents de service hospitalier peuvent être accompagnés vers les métiers d’aide-soignant. Autre piste étudiée : la constitution d’une équipe territoriale de professionnels susceptibles d’intervenir dans plusieurs établissements, notamment à Mouthe, Levier et Nozeroy, en fonction des besoins.

Ces mesures commencent à produire leurs premiers effets. Plusieurs entretiens de recrutement sont en cours, laissant entrevoir une amélioration des effectifs dans les prochaines semaines. « Les perspectives de réouverture en fin d’année sont crédibles », estime Vincent Ory, tout en restant prudent sur le calendrier. Aucune date précise n’est encore arrêtée. En attendant, l’activité médico-sociale de Mouthe se poursuit normalement. L’EHPAD de 54 places, l’accueil de jour de six places et les trois places d’hébergement temporaire restent opérationnels, avec un taux d’occupation maximal.

L'interview de la rédaction : Vincent Ory 

Cyberattaque à Pontarlier : près de 90 % des usages informatiques rétablis

L’autre dossier majeur concerne le centre hospitalier de Pontarlier, victime d’une cyberattaque dans la nuit du 18 au 19 octobre 2025. Un an après, la situation s’est nettement améliorée. Pendant plusieurs mois, les professionnels ont dû travailler avec des moyens informatiques fortement réduits, voire sans informatique, pour maintenir les soins. Aujourd’hui, l’ensemble des principales applications médicales et soignantes a été rétabli. Le dossier patient informatisé fonctionne à nouveau, tout comme les outils nécessaires à la radiologie, à la pharmacie et à la biologie.

Selon Vincent Ory, près de 90 % des usages informatiques ont désormais été restaurés. Des difficultés persistent toutefois dans les fonctions administratives et financières. Si le paiement des salaires et des fournisseurs a pu être assuré avec l’appui de la trésorerie, certains logiciels de gestion et de comptabilité analytique restent à remettre en service. Leur rétablissement doit permettre à l’établissement de retrouver une vision plus précise et actualisée de son activité et de sa situation financière.

L'interview de la rédaction : Vincent Ory 

 

Une nouvelle architecture pour limiter les risques

La reconstruction du système informatique s’accompagne d’un renforcement de la cybersécurité, en collaboration avec le CHU de Besançon et le groupement hospitalier de territoire. Un dispositif de sécurité récemment installé permet notamment de rétablir progressivement les connexions avec l’extérieur. La nouvelle architecture repose sur un cloisonnement des réseaux et des applications, afin de limiter la propagation d’une éventuelle nouvelle intrusion.

L'interview de la rédaction : Vincent Ory 

Vincent Ory compare ce dispositif à des portes coupe-feu, destinées à empêcher qu'une attaque informatique ne se généralise à l’ensemble du système. La finalisation de ces installations doit également faciliter les opérations de maintenance à distance, les échanges avec les fournisseurs et le télétravail. Pour l’hôpital de Pontarlier, placé depuis le 1er janvier sous une direction commune avec le CHU de Besançon, l’objectif est désormais de retrouver un fonctionnement informatique complet, tout en renforçant durablement la sécurité de ses installations.

C’est le moment de préparer vos futures sorties sur les pistes ! Depuis le 9 octobre et jusqu’au 18 décembre, le Pass nordique de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier est proposé au tarif préférentiel de 50 euros au lieu de 60.

Pour en profiter avant l'hiver, vous pouvez vous rendre à l'accueil du Gounefay, à l'Office de Tourisme ou à la Mairie de Pontarlier, auprès des ski-clubs locaux, ou directement sur le site de l'Espace Nordique Jurassien. À vos spatules !

La formation des médecins progresse en Bourgogne-Franche-Comté. Selon l’Agence régionale de santé, 514 postes d’internat ont été ouverts en 2026, contre 448 l’an dernier, soit une hausse de près de 15 %. Besançon bénéficie de 232 postes, contre 203 en 2025. Autre nouveauté : dès le 1er novembre, 111 docteurs juniors en médecine générale exerceront dans la région, dont 11 dans le Doubs et 17 dans le Jura. Plus de 90 % seront affectés dans des territoires confrontés à des difficultés d’accès aux soins. Ces jeunes médecins, en dernière année de formation, pourront assurer des consultations en autonomie, sous supervision. Une mesure destinée à renforcer l’offre médicale et à favoriser leur installation durable dans la région.

L’association Les Gentianes organise, ce samedi 17 octobre, la première édition de la « Gentiane Rose Run », sur le stade de biathlon Lou Jeanmonnot, au lieu-dit La Seigne, aux Hôpitaux-Vieux. Au programme : une course et une marche solidaires, des ateliers de prévention et des animations ouvertes à tous. L’intégralité des bénéfices sera reversée à quatre associations engagées dans la lutte contre le cancer et l’accompagnement des malades.

L'interview de la rédaction : Marie Glorieux 

Une mobilisation solidaire dans le cadre d’Octobre Rose

Pour la première fois, l’association Les Gentianes, implantée aux Hôpitaux-Vieux, s'associe à la campagne Octobre Rose en organisant un événement sportif et solidaire. Baptisée « Gentiane Rose Run », cette manifestation entend rassembler les habitants du Haut-Doubs autour d'une cause qui concerne de nombreuses familles. À l'origine de cette initiative, une volonté de sensibiliser le public à la lutte contre le cancer, mais également de témoigner son soutien aux personnes touchées par la maladie. « L'objectif est de sensibiliser, d'informer, de faire de la prévention, mais aussi de se rappeler des personnes qui se battent ou qui se sont battues contre le cancer », explique Marie Glorieux, présidente de l'association Les Gentianes. Composée d'une quinzaine de bénévoles, hommes et femmes, cette structure à but non lucratif organise habituellement différentes animations destinées à favoriser les rencontres et à renforcer les liens entre les habitants. Avec cette nouvelle manifestation, elle souhaite donner une dimension supplémentaire à son engagement associatif.

Une course accessible à tous, sans esprit de compétition

Le rendez-vous est fixé au samedi 17 octobre, sur le stade de biathlon Lou Jeanmonnot, au lieu-dit La Seigne. À partir de 17 h 30, les participants pourront retirer leur inscription ou s'enregistrer directement sur place. Un échauffement collectif sera proposé à 19 h 30, sous la conduite des licenciées de l'Olympique Mont d'Or, club local de ski nordique et de biathlon. Le départ sera donné à 19 h 45, sur un parcours d'environ 1,5 kilomètre empruntant la piste de biathlon entièrement éclairée. L'objectif n'est pas la performance sportive, mais la participation du plus grand nombre. Chacun pourra effectuer un ou plusieurs tours, à son rythme, en courant ou simplement en marchant. « C'est vraiment ouvert à tout le monde, aux familles, aux enfants et à tous les niveaux », insiste Marie Glorieux.

L'interview de la rédaction : Marie Glorieux 

 

La prévention au cœur de la manifestation

Au-delà de son caractère sportif, cette première édition accordera une place importante à l'information et à la prévention. Plusieurs associations seront présentes pour échanger avec les participants, diffuser de la documentation et proposer des ateliers de sensibilisation. Un dispositif pédagogique utilisant un buste de palpation permettra notamment de découvrir les gestes d'autopalpation mammaire, dans une démarche de sensibilisation à la surveillance de sa santé. Ces gestes ne remplacent toutefois pas le suivi médical ni les examens de dépistage recommandés. Cette dimension pédagogique constitue l'un des objectifs majeurs de la manifestation. Les organisateurs souhaitent profiter de ce rassemblement populaire pour encourager les échanges autour du cancer, de sa prévention et de l'accompagnement des personnes malades.

Quatre associations bénéficiaires

L'engagement solidaire se traduira également par un soutien financier. L'intégralité des bénéfices de la manifestation sera partagée entre quatre structures : OncoDoubs, Vivre Comme Avant, Semons l'Espoir et la Ligue contre le cancer. Ces associations interviennent, à différents niveaux, dans la lutte contre la maladie, l'information des patients et l'accompagnement des personnes touchées par le cancer et de leurs proches. Deux formules de participation sont proposées : une inscription à 5 euros pour la course ou la marche, et une formule à 10 euros comprenant une contribution solidaire supplémentaire et un tour de cou.

Une soirée festive pour prolonger la mobilisation

Les organisateurs ont également souhaité faire de cette première édition un moment convivial. À l'issue de la course, un DJ assurera l'animation musicale. Une buvette et un espace de restauration seront proposés, avec notamment de la tartiflette, de la soupe aux pois et des crêpes. Des biscuits artisanaux décorés du ruban rose, symbole de la lutte contre le cancer du sein, seront également disponibles. Pour Marie Glorieux et les bénévoles des Gentianes, cette première édition représente une occasion de fédérer les habitants autour d'un événement à la fois sportif, festif et solidaire. L'association espère désormais une participation importante pour faire de cette initiative un rendez-vous mobilisateur dans le Haut-Doubs.

Informations pratiques

L'interview de la rédaction : Marie Glorieux 

 

  • Événement : Gentiane Rose Run, première édition.
  • Date : samedi 17 octobre 2026.
  • Lieu : stade de biathlon Lou Jeanmonnot, La Seigne, aux Hôpitaux-Vieux.
  • 17 h 30 : ouverture des inscriptions sur place et animations de prévention.
  • 19 h 30 : échauffement collectif.
  • 19 h 45 : départ de la course et de la marche solidaires.
  • Tarifs : 5 euros ou 10 euros avec don supplémentaire et tour de cou.
  • Inscriptions : en ligne via HelloAsso, à partir du QR code présent sur les affiches, ou directement sur place.
  • Restauration et animation musicale au cours de la soirée.

 

À Doubs, les élèves de CP et CE1 ont participé, mardi 13 octobre, à une action de sensibilisation dans le cadre d’Octobre Rose. Accompagnés de leurs enseignants, ils ont décoré la rue devant leur école de cœurs et de rubans roses réalisés au pochoir. Le maire et ses adjoints se sont également associés à cette mobilisation en portant du rose. La commune donne désormais rendez-vous aux habitants mardi 20 octobre, à partir de 18 h, à l’Espace Rives du Doubs, pour un événement consacré à la lutte contre le cancer du sein.

Le CHU de Besançon ouvre les candidatures pour sa prochaine formation d’ambulancier, dont la rentrée est prévue le 25 janvier 2027. Les personnes intéressées ont jusqu’au 2 novembre pour déposer leur candidature sur le site internet du CHU.

Le Groupement hospitalier de territoire Jura Sud devra présenter une nouvelle feuille de route avant la fin de l'année. Un audit réalisé par l'Agence nationale de la performance sanitaire et médico-sociale révèle une situation financière dégradée, des difficultés de recrutement et des niveaux d'activité contrastés selon les établissements.

Présenté le 5 octobre aux élus jurassiens, ce diagnostic préconise une meilleure répartition des activités et un renforcement des coopérations entre les hôpitaux. L'Agence régionale de santé demande désormais des mesures concrètes et un calendrier de mise en œuvre. Un schéma directeur immobilier doit également être élaboré pour anticiper les futurs investissements hospitaliers.