Ce matin, un ambulancier de Besançon a été poignardé par la personne qu’il secourait dans le quartier Planoise. L’agresseur souffrait de troubles psychiatriques. La victime n’a pas survécu à ses blessures. Deux autres personnes ont été blessées. L’individu, en totale démence, a été maitrisé par la police nationale.
Anne Vignot, la Maire de Besançon, se dit profondément touché par ce drame. « C’est avec beaucoup d’émotion » qu’elle a adressé au nom des élus de Besançon, ses condoléances à la famille et aux proches du défunt.
Pour l’édile il faut revoir la prise en charge des personnes qui relèvent de la psychiatrie. « Il faut que l’on se coordonne mieux. Cela implique les pompiers, les ambulanciers et la police nationale » explique Mme Vignot. Et de poursuivre : « Nous rencontrons des personnes qui ne restent plus forcément longtemps dans les institutions. Elles se retrouvent alors dans leur famille, dans une vie plus autonome. Ce qui fait que certaines n’ont plus l’accompagnement dont elles ont besoin ». « Je ne connais pas précisément la situation, mais il faut que l’on se coordonne beaucoup plus fortement. Car nous avons vu qu’il y a beaucoup d’actes liés à des comportements de type psychiatrique dans notre ville ».
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
C’était une belle journée sportive ce samedi à Besançon. Après de nombreux mois d’inactivité, en raison de la pandémie, la ville de Besançon et l’office municipale des sports ont choisi de donner la possibilité aux clubs sportifs du territoire de montrer toute la gamme de leur savoir-faire et de retisser du lien avec la population locale. Une soixantaine d’associations a répondu présent. Gymnase Bersot, complexe Léo Lagrange, Piscines Mallarmé et Port Joint, Malcombe,… , de nombreux sites accueillaient le public. Les pratiques étaient nombreuses : lutte, boxe, musculation, haltérophilie, volley-ball, basket, plongée, gymnastique, … . L’offre sportive est riche à Besançon et chacun peut y trouver son compte.

Des bénévoles et professionnels satisfaits
Il n’y a pas de doute, les responsables et techniciens des clubs sportifs bisontins engagés dans cette journée avaient le sourire. Si certains auraient aimé que la Ville communique davantage, tous se félicitent de cette initiative. Une journée heureuse qui permet de sensibiliser et d’informer le grand public. Parfois, ce sont les anciens licenciés qui sont venus confirmer leur retour, mais parfois, souvent même, des petits nouveaux sont apparus. « On a fait le plein » confirme Patrick Mazzolini, le vice-président du club de gym la Saint-Claude. Même enthousiasme à la piscine Mallarmée, où le club de plongée reprenait vraiment son activité après neuf mois d’interruption. « On fait découvrir notre passion » explique Jean-Marie, ravi de pouvoir transmettre ses connaissances aux petits comme aux grands. Cédric Ambs, le responsable technique du Besançon Volley-Ball est rassuré également. D’autant plus que les Jeux Olympiques de Tokyo et le sacre de l’équipe de France ont suscité de l’intérêt chez de nouveaux jeunes, désireux de découvrir ce sport collectif.

Le pass sanitaire
Le reportage de la rédaction
A compter de lundi, le pass sanitaire sera de rigueur lorsque l’on pratique une discipline sportive en club. Pour le boxeur Morrad Hakkar, « c’est le seul moyen de pouvoir reprendre une activité normale. Il faut respecter les décisions de la République ». Au club de gymnastique rythmique et Sportive, on se fait du souci. « Certaines pratiquantes pourraient ne pas reprendre. Leurs familles étant encore indécises sur le bienfait du vaccin » explique cette maman bénévole. « Dès lundi, nous devons nous conformer à la réglementation » confirme Abdel Ghezali, 1er adjoint à la Ville de Besançon et responsable des sports. Et de conclure : « nous sommes aux côtés des associations pour les accompagner au mieux dans la mise en place de cette obligation ».

L’hôpital de Pontarlier indique que depuis le lundi 9 août, toute personne (visiteurs, consultants, agents du CHIHC) souhaitant pénétrer dans l’établissement doit présenter lors du contrôle un passe sanitaire qui peut prendre trois formes : - Un schéma vaccinal complet, un test, RT-PCR ou antigénique, négatif de moins de 72H ou un certificat de rétablissement après avoir été infecté par le Covid 19.
Le contrôle s’effectue en scannant un QR code présenté sur outil numérique ou certificat papier. Les mineurs sont dispensés de passe sanitaire jusqu’au 30 septembre et il n’y a pas de passe sanitaire pour les soins non programmés (urgences). Au-delà du passe sanitaire, certaines règles d’accès et de visite sont maintenues : le masque reste obligatoire pour pénétrer dans l’établissement et dans les chambres des patients, les mesures barrières restent en place pour la protection de tous (limitation du nombre de visiteurs à 2 par chambre, horaires de visite à respecter…).
Par ailleurs, les patients et visiteurs doivent veiller à se renseigner auprès du standard car des restrictions ou précautions sectorielles peuvent y être imposées. Pour les patients atteints du COVID-19, les visites ne sont pas autorisées.
Les accès aux Rives du Doubs sont également restreints et doivent se faire soit : - par l’entrée principale au 2 faubourg St Etienne (l’entrée public du Pôle Mère enfant sera fermée), - par le parking souterrain, Les accès aux services d’urgences et urgences maternité restent inchangé
Le bilan hebdomadaire de l’ARS concernant la situation épidémique dans la région indique que la hausse de la circulation virale marque le pas ces derniers jours en Bourgogne Franche-Comté. Néanmoins, il est précisé que le niveau de circulation virale reste élevé, à près de 120 pour 100.000 habitants, soit plus du double du seuil d’alerte.
Concernant la situation vaccinale : 65% des 12-17 ans ont reçu au moins une dose de vaccin. Ils sont 79% chez les 18-49 ans, 87% chez les 50 – 64 ans, 94% chez les 65-74 ans et 91% chez les 75 ans et plus.
Alors que Jean Castex a annoncé ce matin à la radio que « le gouvernement ne reculera pas sur les sanctions envers les soignants non-vaccinés », un rassemblement s’est tenu ce jeudi, en fin d’après-midi, devant l’hôpital Saint-Jacques à Besançon. Des soignants, des pompiers et des agents territoriaux ont brûlé leur diplôme. Certains ont jeté leur blouse à terre. Au cours de ce rassemblement, des témoignages ont été lus. Ils évoquent les inquiétudes de certains professionnels à se faire vacciner. Ils déplorent le manque de considération de l’état français à leur égard. Eux, que l’on a envoyé au front, sans protection, au début de l’épidémie.

Les manifestants dénoncent les pressions qu’ils subissent au quotidien de la part de leur hiérarchie. La présentation du passe sanitaire à des vigiles, à l’entrée de leur établissement, pour pouvoir exercer leur profession, ne passe pas.

Rappelons qu’à compter du 15 octobre prochain, les soignants qui ne seront pas vaccinés seront suspendus et leurs salaires ne seront plus versés.

Un nouveau rassemblement pour exiger le retrait du pass sanitaire se tiendra ce jeudi 26 août, à 16h30, devant le CHU Minjoz à Besançon. Cet appel est lancé par l’intersyndicale FO-FSU-Solidaires. Les syndicats dénoncent une mesure qui va à l’encontre « des droits des salariés ».
Ils demandent « l’abrogation du pass sanitaire et ses conséquences, une autre politique sanitaire en direction des salariés les plus précaires et personnes vulnérables et la création de lits et de postes de soignants pour faire face aux besoins croissants des usagers du service public de santé ».
Nouveau coup dur pour les thermes de Lons-le-Saunier. Mis à part l’espace bien-être, l’établissement n’est plus en mesure d’accueillir le public. Un contrôle sanitaire, réalisé le 14 août dernier, a révélé la présence d’une bactérie dans les eaux thermales. A l’idéal, si aucun autre examen n’apporte une nouvelle mauvaise nouvelle, le site jurassien pourrait reprendre un fonctionnement normal d’ici trois semaines environ.
L’épidémie de Covid-19 continue de progresser en Bourgogne Franche-Comté. L’inquiétude est bien réelle avec le retour des vacanciers et la reprise des activités à la rentrée. Le taux d’incidence en Bourgogne Franche-Comté continue à augmenter pour toutes les classes d’âges. L’incidence est particulièrement élevée chez les 20-29 ans. Le nombre de patients est également en hausse, 177 patients sont actuellement pris en charge dans les établissements de santé, dont 42 en réanimation.
Concernant les taux de vaccination. La couverture vaccinale en 1ère dose est de 62% chez les 12-17 ans, 77% chez les 18-49 ans, 86% chez les 50-64 ans, 93 % chez les 65-74 ans et 91% chez les 75 ans et plus.
La préfecture du Jura fait le point sur la situation sanitaire et vaccinale dans le département. Le taux d’incidence sur une moyenne des 7 derniers jours est de 150 pour le Jura s'approchant du seuil de 200. Il reste à 300 pour les 19-35 ans. Ce taux de 150 est le 3ème plus important de la région, derrière le Doubs et le Territoire de Belfort.
Pour le Jura, le nombre de contamination est en légère progression depuis un mois. Cette augmentation des contaminations est plus forte depuis une semaine. Au niveau des hospitalisations, 11 personnes sont hospitalisées (+3 en une semaine) dans le Jura, dont 2 en réanimation. Aucune n’a de schéma vaccinal complet.
La vaccination
72% de la population a reçu au moins une première injection, contre 52% début juillet. On notera également que 62% des moins de 18 ans a reçu une première dose de vaccination. L’accélération de la vaccination des adolescents est donc très forte depuis début juillet où elle s’établissait à 12 % pour les premières injections Cette semaine, plus de 3 400 premières injections ont été réalisées dans les centres.
Ce jeudi après-midi, à l’appel de l’intersyndicale, un rassemblement s’est tenu à Besançon, devant l’Agence Régionale de Santé, pour dénoncer l’extension du pass sanitaire et l’obligation pour les soignants d’être en capacité de le présenter à compter du 15 octobre prochain, sous peine de suspension de leur contrat de travail.
Pour les soignants, la coupe est pleine, à Force Ouvrière et à Sud Santé Sociaux, on ne comprend pas comment « les héros d’hier, applaudis, sont aujourd’hui jetés ». Les syndicats rappellent qu’il y a encore quelques mois, on les rappelait « même malades du Covid » pour revenir travailler. On se souvient également « que pendant des semaines, les équipes ont dû soigner leurs patients sans protection », faute de stocks suffisants dans le pays.

« Obligation, sanction et chantages »
Les soignants rappellent qu’ils ne sont pas contre la vaccination, mais ils dénoncent l’obligation, le chantage et les sanctions qui leur sont faits. S’ils s’inquiètent pour la profession, ils se font également du souci pour la population non vaccinée. « Celle qui a des doutes sur la pertinence et la qualité des vaccins ». Selon eux, « c’est l’accès aux soins qui est remis en cause et notamment la prise en charge des personnes les plus précaires et les plus vulnérables, pour lesquelles le taux de vaccination est le plus faible. Les syndicats tiennent à rappeler que le problème du passe sanitaire ne doit pas faire oublier la politique de santé du gouvernement, « qui continue à réduire les moyens humains et matériels dans les hôpitaux français ».

Le 24 août prochain, le syndicat Force Ouvrière doit rencontrer la ministre de la santé pour faire remonter la colère des soignants sur le terrain et tenter d’obtenir une réduction des sanctions.