Concernant l’épidémie de coronavirus, l’ARS indique que la baisse de la circulation virale se poursuit « à un rythme lent mais régulier ». L’incidence de l’épidémie en population générale s’établit au-delà de 100 pour 100 000 habitants, soit toujours plus du double que le seuil d’alerte.
Au 3 septembre, plus de 170 personnes restent prises en charge dans les hôpitaux de la région pour des formes graves de COVID, dont 42 en réanimation. La couverture vaccinale, qui dépasse 73% en population générale en Bourgogne-Franche-Comté, garde des marges de progression, en particulier chez les 12-17 ans.
L’intersyndicale CGT, FO, FSU et Solidaires organise un rassemblement ce jeudi 2 septembre à 17h30 devant le centre Nelson Mandela à Besançon, dans le quartier Planoise, pour s’opposer au pass sanitaire et dénoncer la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement.
Dans la continuité des actions des 9, 19 et 26 août derniers, les manifestants demandent « l’abrogation du pass sanitaire et de ses conséquences, une autre politique sanitaire, la création de lits et de postes de soignants et un accès libre à la culture, dans les médiathèques, bibliothèques, et salles de spectacle, au sport et aux loisirs tout en maintenant une protection sanitaire ».
L’ARS fait savoir que la campagne de rappel vaccinal pour les personnes de plus de 65 ans et les personnes à risque de forme grave de Covid-19 est lancée. Plus de 600.000 habitants sont concernés dans la région par cette 3è dose.
Pour les résidents des Ehpad et des Unités de Soins de Long Séjour, la campagne est organisée directement au sein des établissements. Les autres populations éligibles sont invitées à prendre rendez-vous dès à présent dans un centre de vaccination ou auprès de leur professionnel de santé de proximité. Précisons que les personnes ayant reçu le vaccin Janssen sont également concernées par la campagne de rappel.
Ce matin, un ambulancier de Besançon a été poignardé par la personne qu’il secourait dans le quartier Planoise. L’agresseur souffrait de troubles psychiatriques. La victime n’a pas survécu à ses blessures. Deux autres personnes ont été blessées. L’individu, en totale démence, a été maitrisé par la police nationale.
Anne Vignot, la Maire de Besançon, se dit profondément touché par ce drame. « C’est avec beaucoup d’émotion » qu’elle a adressé au nom des élus de Besançon, ses condoléances à la famille et aux proches du défunt.
Pour l’édile il faut revoir la prise en charge des personnes qui relèvent de la psychiatrie. « Il faut que l’on se coordonne mieux. Cela implique les pompiers, les ambulanciers et la police nationale » explique Mme Vignot. Et de poursuivre : « Nous rencontrons des personnes qui ne restent plus forcément longtemps dans les institutions. Elles se retrouvent alors dans leur famille, dans une vie plus autonome. Ce qui fait que certaines n’ont plus l’accompagnement dont elles ont besoin ». « Je ne connais pas précisément la situation, mais il faut que l’on se coordonne beaucoup plus fortement. Car nous avons vu qu’il y a beaucoup d’actes liés à des comportements de type psychiatrique dans notre ville ».
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
C’était une belle journée sportive ce samedi à Besançon. Après de nombreux mois d’inactivité, en raison de la pandémie, la ville de Besançon et l’office municipale des sports ont choisi de donner la possibilité aux clubs sportifs du territoire de montrer toute la gamme de leur savoir-faire et de retisser du lien avec la population locale. Une soixantaine d’associations a répondu présent. Gymnase Bersot, complexe Léo Lagrange, Piscines Mallarmé et Port Joint, Malcombe,… , de nombreux sites accueillaient le public. Les pratiques étaient nombreuses : lutte, boxe, musculation, haltérophilie, volley-ball, basket, plongée, gymnastique, … . L’offre sportive est riche à Besançon et chacun peut y trouver son compte.

Des bénévoles et professionnels satisfaits
Il n’y a pas de doute, les responsables et techniciens des clubs sportifs bisontins engagés dans cette journée avaient le sourire. Si certains auraient aimé que la Ville communique davantage, tous se félicitent de cette initiative. Une journée heureuse qui permet de sensibiliser et d’informer le grand public. Parfois, ce sont les anciens licenciés qui sont venus confirmer leur retour, mais parfois, souvent même, des petits nouveaux sont apparus. « On a fait le plein » confirme Patrick Mazzolini, le vice-président du club de gym la Saint-Claude. Même enthousiasme à la piscine Mallarmée, où le club de plongée reprenait vraiment son activité après neuf mois d’interruption. « On fait découvrir notre passion » explique Jean-Marie, ravi de pouvoir transmettre ses connaissances aux petits comme aux grands. Cédric Ambs, le responsable technique du Besançon Volley-Ball est rassuré également. D’autant plus que les Jeux Olympiques de Tokyo et le sacre de l’équipe de France ont suscité de l’intérêt chez de nouveaux jeunes, désireux de découvrir ce sport collectif.

Le pass sanitaire
Le reportage de la rédaction
A compter de lundi, le pass sanitaire sera de rigueur lorsque l’on pratique une discipline sportive en club. Pour le boxeur Morrad Hakkar, « c’est le seul moyen de pouvoir reprendre une activité normale. Il faut respecter les décisions de la République ». Au club de gymnastique rythmique et Sportive, on se fait du souci. « Certaines pratiquantes pourraient ne pas reprendre. Leurs familles étant encore indécises sur le bienfait du vaccin » explique cette maman bénévole. « Dès lundi, nous devons nous conformer à la réglementation » confirme Abdel Ghezali, 1er adjoint à la Ville de Besançon et responsable des sports. Et de conclure : « nous sommes aux côtés des associations pour les accompagner au mieux dans la mise en place de cette obligation ».

L’hôpital de Pontarlier indique que depuis le lundi 9 août, toute personne (visiteurs, consultants, agents du CHIHC) souhaitant pénétrer dans l’établissement doit présenter lors du contrôle un passe sanitaire qui peut prendre trois formes : - Un schéma vaccinal complet, un test, RT-PCR ou antigénique, négatif de moins de 72H ou un certificat de rétablissement après avoir été infecté par le Covid 19.
Le contrôle s’effectue en scannant un QR code présenté sur outil numérique ou certificat papier. Les mineurs sont dispensés de passe sanitaire jusqu’au 30 septembre et il n’y a pas de passe sanitaire pour les soins non programmés (urgences). Au-delà du passe sanitaire, certaines règles d’accès et de visite sont maintenues : le masque reste obligatoire pour pénétrer dans l’établissement et dans les chambres des patients, les mesures barrières restent en place pour la protection de tous (limitation du nombre de visiteurs à 2 par chambre, horaires de visite à respecter…).
Par ailleurs, les patients et visiteurs doivent veiller à se renseigner auprès du standard car des restrictions ou précautions sectorielles peuvent y être imposées. Pour les patients atteints du COVID-19, les visites ne sont pas autorisées.
Les accès aux Rives du Doubs sont également restreints et doivent se faire soit : - par l’entrée principale au 2 faubourg St Etienne (l’entrée public du Pôle Mère enfant sera fermée), - par le parking souterrain, Les accès aux services d’urgences et urgences maternité restent inchangé
Le bilan hebdomadaire de l’ARS concernant la situation épidémique dans la région indique que la hausse de la circulation virale marque le pas ces derniers jours en Bourgogne Franche-Comté. Néanmoins, il est précisé que le niveau de circulation virale reste élevé, à près de 120 pour 100.000 habitants, soit plus du double du seuil d’alerte.
Concernant la situation vaccinale : 65% des 12-17 ans ont reçu au moins une dose de vaccin. Ils sont 79% chez les 18-49 ans, 87% chez les 50 – 64 ans, 94% chez les 65-74 ans et 91% chez les 75 ans et plus.
Alors que Jean Castex a annoncé ce matin à la radio que « le gouvernement ne reculera pas sur les sanctions envers les soignants non-vaccinés », un rassemblement s’est tenu ce jeudi, en fin d’après-midi, devant l’hôpital Saint-Jacques à Besançon. Des soignants, des pompiers et des agents territoriaux ont brûlé leur diplôme. Certains ont jeté leur blouse à terre. Au cours de ce rassemblement, des témoignages ont été lus. Ils évoquent les inquiétudes de certains professionnels à se faire vacciner. Ils déplorent le manque de considération de l’état français à leur égard. Eux, que l’on a envoyé au front, sans protection, au début de l’épidémie.

Les manifestants dénoncent les pressions qu’ils subissent au quotidien de la part de leur hiérarchie. La présentation du passe sanitaire à des vigiles, à l’entrée de leur établissement, pour pouvoir exercer leur profession, ne passe pas.

Rappelons qu’à compter du 15 octobre prochain, les soignants qui ne seront pas vaccinés seront suspendus et leurs salaires ne seront plus versés.

Un nouveau rassemblement pour exiger le retrait du pass sanitaire se tiendra ce jeudi 26 août, à 16h30, devant le CHU Minjoz à Besançon. Cet appel est lancé par l’intersyndicale FO-FSU-Solidaires. Les syndicats dénoncent une mesure qui va à l’encontre « des droits des salariés ».
Ils demandent « l’abrogation du pass sanitaire et ses conséquences, une autre politique sanitaire en direction des salariés les plus précaires et personnes vulnérables et la création de lits et de postes de soignants pour faire face aux besoins croissants des usagers du service public de santé ».
Nouveau coup dur pour les thermes de Lons-le-Saunier. Mis à part l’espace bien-être, l’établissement n’est plus en mesure d’accueillir le public. Un contrôle sanitaire, réalisé le 14 août dernier, a révélé la présence d’une bactérie dans les eaux thermales. A l’idéal, si aucun autre examen n’apporte une nouvelle mauvaise nouvelle, le site jurassien pourrait reprendre un fonctionnement normal d’ici trois semaines environ.