La communauté de communes des Portes du Haut-Doubs, l’Agence Régionale de Santé de Bourgogne-Franche-Comté et leurs partenaires (préfecture du Doubs, conseil régional, conseil départemental, éducation nationale, CPAM, MSA) viennent de s’engager dans un contrat local de santé (CLS). Un partenariat visant notamment à améliorer la prévention, favoriser les parcours de santé et renforcer les soins de proximité.
Agir sur les conduites addictives, améliorer et coordonner le parcours des personnes âgées sur le territoire, mettre l’accent sur la santé psychique ou faciliter la lutte contre la maladie de Lyme,… sont autant d’actions qui seront mises en place.
Ce contrat constitue l’aboutissement d’une concertation de près de deux ans pour établir un diagnostic de territoire et prévoir le calendrier des actions au service de la santé et de ses habitants.
Alors que le variant delta continue de progresser dans la région, l’ARS Bourgogne-Franche-Comté encourage encore la population à se tourner massivement vers la vaccination qui a connu un regain d’intérêt ces derniers jours.
Le variant delta poursuit sa progression inéluctable dans la région, où il est désormais identifié dans tous les départements. La mutation L542R, évocatrice de ce variant, est présente dans près de la moitié des tests positifs en Bourgogne-Franche-Comté, et a vocation à devenir très vite majoritaire. Elle l’est déjà dans le Jura (78%), la Côte-d’Or (66%) et en Haute-Saône (50%). S’agissant de la circulation épidémique globale, si elle reste à faible niveau, la tendance à la baisse s’est inversée ces derniers jours et la dynamique amorce un redémarrage à la hausse, comme à l’échelle nationale.
La vaccination
1,5 million d’habitants de la région ont reçu au moins une première injection et cette semaine, le cap du million de personnes protégées par deux injections a été franchi. Actuellement, le taux de vaccination par catégorie d’âge, ayant reçu une première dose de vaccin est la suivante
75 ans et plus : 87%
65-74 ans : 87%
50-64 ans : 72%
18 – 49 ans : 48%
Moins de 18 ans : 7%
Ce jeudi, la chaîne d’info BFM TV a publié un sondage stipulant que 61% des Français étaient favorables à des mesures de restriction plus contraignantes pour les non-vaccinés. Qu’en pensent les Bisontins ? Nous sommes allés leurs poser la question ce matin dans les rues du centre-ville.
Même si notre micro-trottoir n’a aucune valeur de sondage sur la question, il apparaît que majoritairement nos interlocuteurs ne souhaitent pas qu’une telle mesure soit imposée.
Et ce, pour différentes raisons. Tout d’abord, parce qu’ils n’ont pas confiance en ces vaccins et parce qu’ils jugent le recul insuffisant pour apprécier leur efficacité et leur éventuel effet à plus ou moins long terme sur la santé. Globalement, si certains souhaiteraient que la vaccination soit imposée aux soignants, d’autres sont plus nuancés et prônent la liberté de choix.
Ils demandent ainsi au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour que chacun, en fonction de ce qu’il souhaite, puisse évoluer avec les mêmes libertés au sein de la société. Certains comptent sur la lucidité de chacun pour adopter les comportements adéquats lorsque l’on est en collectivité.
Si une loi venait à imposer la vaccination, nos interviewés admettent qu’ils se soumettront à cette décision, mais personne ne le souhaite vraiment.
Le micro-trottoir de la rédaction
Concernant l’épidémie de Coronavirus. Selon Olivier Véran, le Ministre de la santé, « le risque d’une 4è vague rapide est là ». La Nouvelle-Aquitaine, la Provence-Alpes-Côte d'Azur et l'Ile-de-France inquiètent.
Le taux d'incidence repart à la hausse dans toutes les régions métropolitaines, à l'exception cependant de la Bourgogne-Franche-Comté et des Hauts-de-France. Une nouvelle vague est donc attendue dès la fin du mois de juillet, selon certains scientifiques. Le gouvernement est vigilant quant à une éventuelle reprise de l’épidémie dans l’Hexagone.
Dans le contexte sanitaire que nous connaissons actuellement, la préfecture du Jura indique que des opérations de vaccination seront organisées ces samedi 10 juillet et dimanche 11 juillet à Montmorot et Chalain.
A Montmorot, le rendez-vous est fixé à l’hyper U de 14h à 16h. Au domaine de Chalain, le public est attendu ce samedi de 14h à 16h et ce dimanche également à la même heure. Ces opérations se déroulent sans rendez-vous. Les personnes doivent se présenter munies de leur carte vitale et de leur carte identité.
Après six mois de fonctionnement, et compte tenu de l’existence du centre de vaccination à Micropolis, le CHU de Besançon indique que son centre de vaccination fermera ses portes le 9 juillet au soir. Il est expliqué que le centre de Micropolis, ouvert depuis le 31 mai, dispose d’une grande capacité d’accueil permettant de planifier de nombreux créneaux et d’accélérer la vaccination contre la Covid-19 auprès de tous les publics ».
Dans un contexte de propagation du variant indien, les horaires des centres de vaccination jurassiens s’adaptent et favorisent l’accès à la vaccination de tous les publics éligibles. Ainsi, concernant cette fin de semaine, l’amplitude horaire des centres de Lons-le-Saunier, Champagnole et Saint-Claude évolue en fin de semaine.
A Lons, il sera possible de se faire vacciner vendredi de 17h à 20h30 et samedi de 9h à 13h. A Champagnole, le public est attendu ce vendredi 9 juillet de 16h à 20h. A Saint-Claude, des permanences sont assurées samedi de 9h à 12h.A Morez, rendez-vous également vendredi de 16h30 à 19h30 et samedi de 8h30 à 12h30.
La prise de rendez-vous s’effectue via les vecteurs habituels : • sur doctolib.fr : https://www.doctolib.fr/vaccination-covid-19/jura ou auprès de la plateforme d’appel départementale de la préfecture, joignable au 03.84.86.86.00, du lundi au vendredi, de 9h à 13h.
Sur une idée originale du groupe de motardes de la région les FAG (Filles au Guidon), une haie d’honneur de motos a eu lieu ce mardi 6 juillet à 13h30 sur le parvis de l’hôpital Jean Minjoz à Besançon. Cette initiative visait à remercier l’ensemble des personnels du CHU de Besançon, tous métiers confondus, de leur implication depuis plus d’un an dans la crise sanitaire et de leur rôle essentiel au quotidien pour prendre soin des patients à l’hôpital.
La Préfecture du Doubs fait savoir que le centre de vaccination de la Polyclinique de Franche-Comté, à Besançon, fermera ses portes ce jeudi 8 juillet au soir. A partir du vendredi 9 juillet, les rendez-vous initialement pris à la Polyclinique seront donc assurés par le centre de vaccination de Micropolis, ouvert tout l'été, du lundi au dimanche, de 9h à 19h.
Les patients dont les rendez-vous doivent être déplacés recevront un mail ou un SMS et, le cas échéant, leur nouveau créneau de rendez-vous. Dans ce dernier cas, si le créneau proposé ne convient pas, ces derniers auront la possibilité de modifier leur rendez-vous, directement via leur compte Doctolib ou en contactant le 03 63 42 10 13.
La question est plus que jamais d’actualité. D’ailleurs, le Premier Ministre Jean Castex devait recevoir ce lundi un certain nombre d’intervenants pour évoquer avec eux cette question, alors que le nombre de cas positifs de la Covid-19 repart à la hausse en France. La rédaction a rencontré Gilles Spicher, retraité de la fonction publique hospitalière et ancien secrétaire départemental du syndicat CGT santé dans le Doubs. Mr Spicher est également adjoint à la maire de Besançon, en charge de l’hygiène et de la santé à la ville de Besançon.
Pour Mr Spicher, seule la vaccination nous permettra de sortir de crise sanitaire actuelle. « C’est la vaccination qui peut constituer la barrière qui évitera le développement de cette quatrième vague et l’apparition de nouvelles mesures de confinement ou de restrictions des libertés » explique-t-il. D’un point de vue personnel, Mr Spicher prône pour une vaccination de tous les soignants. Il fait référence aux obligations déjà en vigueur qui imposent aux soignants d’être à jour de vaccination concernant certaines maladies qui, aujourd’hui, grâce à cette mobilisation a permis d’en éradiquer un certain nombre.
L'interview de la rédaction