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A l’occasion de la disparition de l’acteur Gaspard Ulliel, le Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma a souhaité lui rendre hommage à travers une exposition d’affiches de ses films. Celle-ci se déroule dans le Hall de l’Hôtel de Ville de Pontarlier du 2 au 26 février. Plus d’une vingtaine d’affiches de 120/160cm seront exposées, retraçant son parcours cinématographique.

 

Claude Bertin-Denis, le président du Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma : 

Suite à la disparition de l’actrice française Françoise Arnoul (le 20 juillet 2021), le Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma a souhaité lui rendre hommage à travers une exposition d’affiches de ses films. Celle-ci se déroule dans le Hall de l’Hôtel de Ville de Pontarlier du 4 au 29 janvier.

 

Elle décroche son premier rôle dans L’épave de Willy Rozier, un drame réaliste où elle incarne une danseuse. Comme elle est mineure, elle est doublée pour une scène très déshabillée. On notera également « La bouche gourmande », « L’œil rieur » et « La silhouette fine ». Elle a aussi joué la femme enfant vénéneuse dans « Le fruit défendu » d’Henri Verneuil (1952) ou l’espionne, sanglée d’un ciré noir, dans « La chatte » d’Henri Decoin (1958).

 

Après BFMTV il y a un an, c'est au tour de TF1 de consacrer une soirée à l'affaire Daval. La Une a annoncé dans un communiqué qu'elle débutait ce lundi dans la région lyonnaise le tournage du "Mystère Daval", un téléfilm librement inspiré de ces faits, et écrit d’après le livre « L’affaire Alexia Daval, la vraie histoire » de Laurent Briot et Christophe Dubois. Il faudra compter environ un mois pour mettre le scénario en images, avec cependant une coupure à Noël. Au casting, deux visages de « Demain nous appartient », le feuilleton quotidien de la TF1 : Liam Baty qui jouera Jonathann Daval et Maud Baecker qui incarnera son épouse Alexia Fouillot. A leurs côtés, Michèle Bernier, la comédienne de 65 ans, se glissera dans la peau de la mère, Isabelle Fouillot.  

A l’occasion du 70ème anniversaire de l’acteur français Jacques Villeret disparu en 2005, le Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma a souhaité lui rendre hommage à travers une exposition d’affiches de ses films. Celle-ci se déroule dans le Hall de l’Hôtel de Ville de Pontarlier du 3 au 27 novembre prochain.

Depuis le 18 octobre dernier, et jusqu’au 1er novembre, le cinéma Club Jacques Becker organise la 1ère édition de son « Ciné Open Festival » à Pontarlier. Cet évènement s’articule autour de trois évènements : la 82è édition du festival d’animation de Pontarlier et les rendez-vous cinéma au féminin et la thématique consacrée au nouveau cinéma suisse. La programmation se décline en une soixantaine de films et des temps d’échange et de rencontres.

Patrick Colle, le président du cinéma club Jacques Becker se réjouit de pouvoir de nouveau assurer des séances au sein de la salle Jean Renoir, en plein cœur du centre-ville de la capitale du Haut-Doubs. Le bénévole est très attaché aux valeurs que diffusent les projets et projections de son association. Il définit un cinéma engagé, éducatif et en adéquation avec les valeurs de l’éducation populaire.

A travers ce festival de cinéma d’animation, l’organisateur veut proposer des courts et longs métrages  éloignés de certains standards plus commerciaux, mais tout aussi sensibles, de qualité et intelligents. Patrick Colle prône également une véritable approche éducative, qui permet de sensibiliser les plus jeunes au plaisir des projections dans les salles obscures. Cette génération qui pourrait être davantage tentée par les séances sur les plateformes et tous les supports de diffusion qui en découlent. C’est en tout cas tout le travail qui est mené avec les écoles et les établissements scolaires de Pontarlier et des alentours.

Pour tout savoir sur cet évènement culturel : www.ccjb.fr

L'interview de la rédaction

Jeudi dernier, Cyril Dion, écrivain, réalisateur, et militant écologiste entre autres, était à Besançon lors de l’avant-première de son film « Animal ». Ce long-métrage est vécu à travers les yeux de Bella et Vipulan, deux adolescents de 16 ans. A l’ère du changement climatique et de la sixième extinction massive des espèces, ils décident de remonter à la source du problème : notre relation au monde vivant. Tout au long d’un extraordinaire voyage, ils vont comprendre que les humains sont profondément liés à toutes les autres espèces. Et qu’en les sauvant, ils se sauveront aussi. Le film est à retrouver sur le grand écran dès le 1 décembre.

 

 

La jeune génération représentée

 

Après avoir réalisé « Demain » ayant compté plus d'un million d'entrées au cinéma, et reçu le César du meilleur documentaire en 2016, Cyril Dion a présenté au Festival de Cannes 2021 son film « Animal » dans la sélection "le cinéma pour le climat". Le réalisateur engagé était au Mégarama Beaux-Arts mercredi dernier, afin de présenter son long-métrage en avant-première au public bisontin. La projection a été suivie, comme à l’accoutumée, d’un temps d’échange avec les spectateurs. Dans une salle quasiment pleine, avec des places qui se sont vendues à une allure folle dans la journée, les questions et les félicitations pleuvaient au micro de Cédric Louvet, le directeur du complexe cinématographique, cavalant d’une allée à l’autre afin de donner la parole à un public avide de réponses. Les jeunes générations étaient majoritairement représentées dans la salle, et comme l’indique Cyril Dion, Besançon ne déroge pas à la règle. « Dans toutes les salles où on va, au moins un tiers de la salle, ce sont des moins de 25 ans. C’est vraiment génial, parce que ça n’arrivait pas très souvent pour ce genre de documentaire auparavant », précise-t-il.

 

"Capable du pire, comme du meilleur"

 

C’est entre désespoir, colère, consternation, mais aussi épris d’un certain optimisme et d’une volonté grandissante que ces jeunes, épaulés par leurs aînés, s’adressent à Cyril Dion. Pour le féliciter, dans un premier temps, puis pour l’interroger, le consulter, et échanger à propos de tous les sujets évoqués dans son film. « Êtes-vous optimiste ? » est-il lancé au réalisateur. « Il faudrait être un peu crétin pour l’être, vu l’état des choses, et comment la situation évolue » déplore Cyril Dion. « En revanche, ce qui me fait tenir et ce qui me réjouit, c’est qu’on est capable du pire, mais aussi capable du meilleur, nous les humains. Toutes les personnes rencontrées dans "Animal", lors des projections, ça nous montre le meilleur visage de l’humain. Notre but est de le réveiller, et de faire en sorte qu’il s’exprime le plus possible » poursuit le réalisateur. Pour se plonger au cœur de ce documentaire de 1h45, se confronter aux problématiques décisives de notre époque, et voyager aux quatre coins du monde à la recherche des plus éminents chercheurs et scientifiques, aux côtés de Bella et Vipulan, rendez-vous dès le 1er décembre au Mégarama Beaux-Arts.  

Le jour-J approche pour Théo Mairot et Clément Didier. Les deux jeunes cinéastes originaires des Fins, ont travaillé pendant plus de 2 ans à la réalisation de leur film baptisé « Génération Z ». C’est ce dimanche au cinéma l’Atalante de Morteau qu’une première projection de ce long métrage sera organisée, avec une séance publique à 18h30. Le public est invité à venir découvrir ce film tourné dans toute la région. Pour réserver ses places, rendez-vous sur les différents réseaux sociaux de « Génération Z », ou bien directement en salle dès dimanche à l’Atalante.

 

 

Un avenir prometteur se dessine. Si vous avez envie de découvrir le fruit de leur travail, n’hésitez pas à vous inscrire pour la séance du 17 octobre prochain. Le nombre de place est limité. Cliquez sur : https://www.eventbrite.com/e/billets-generation-z-avant-premiere-167882207201

A l’occasion de la disparition du comédien français Jean-Paul Belmondo, le Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma va lui rendre hommage à travers une exposition d’affiches de ses films. Celle-ci se déroulera dans le Hall de l’Hôtel de Ville de Pontarlier du 5 au 31 octobre.  

Jean-Paul Belmondo a attiré dans les salles, en cinquante ans de carrière, près de 160 millions de spectateurs ; entre 1969 et 1982, il a joué à quatre reprises dans les films les plus vus de l’année en France : Le Cerveau en 1969, Peur sur la ville en 1975, L’Animal en 1977 et L’As des as en 1982.

François Ruffin était à Besançon jeudi 2 septembre, afin d’assister à l’avant-première de son film « Debout les femmes », coréalisé avec Gilles Perret, et projeté au cinéma Mégarama Beaux-Arts de Besançon. Les héroïnes de ce « road-movie parlementaire » sont auxiliaires de vie, accompagnantes des élèves en situation de handicap, aides-soignantes, femmes de ménages, et bien plus encore. Elles sont ce qu’on appelle « les métiers du lien », et au cœur du premier film du député insoumis François Ruffin.

 

385 places, 385 réservations

 

Le film a fait salle comble jeudi dernier, au plus grand bonheur du directeur, Cédric Louvet. Les 385 sièges de la grande salle du Mégarama étaient occupés. Une première depuis des mois. L’un des instigateurs de ce succès ? François Ruffin, fondateur et rédacteur en chef du journal Fakir, figure de proue du mouvement Nuit debout, et député dans la première circonscription de la Somme, sous la bannière de La France Insoumise. Après avoir passé la journée dans la cité comtoise, à 20H sonnait l’avant-première de son troisième film : « Debout les femmes ». Après « Merci Patron ! », comédie documentaire, puis « J’Veux du soleil » road movie retraçant le voyage des deux réalisateurs à la rencontre des Gilets jaunes mobilisés au bord des routes du pays en 2018, « Debout les femmes » se présente comme un « road-movie parlementaire » à la rencontre des femmes qui s’occupent de nos enfants, de nos malades, et de nos personnes âgées.

 

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La genèse du projet

 

C’est parce que François Ruffin suit ces métiers depuis plus de 20 ans, d’abord en tant que journaliste, et depuis 2017 en tant que député, qu’une envie sociale l’a poussé à réaliser ce film, aux côtés de Gilles Perret. Mais aussi une envie cinématographique, instiguée par le Palais Bourbon. « L’Assemblée c’est un très beau lieu de cinéma. Il y a un décorum, des lustres, des rituels, des tambours qui sont battus. Il y aurait eu un meurtre à l’Assemblée nationale, ça m’aurait davantage arrangé, parce que j’aurais pu construire un polar autour de tout ça ! Il n’y en a pas eu et je n’en ai pas provoqué » rigole le député. « Donc quand j’ai eu la mission des métiers du lien, je me suis dit qu’il y avait quelque chose qui pouvait faire cinéma. Parce qu’on pourrait faire de l’intérieur-extérieur. On n’allait pas être enfermé dans l’Assemblée nationale où il y a du lustre mais où il ne se passe pas grand-chose. On pourrait avoir la parole des femmes dehors, regarder comment elles vivent, comment elles travaillent, puis ramener ça à l’Assemblée nationale, et voir ce qu’il se passera à l’intérieur si on remporte des victoires. Je pensais que dans ce mouvement intérieur-extérieur, il y avait une dynamique narrative », poursuit-il.

 

On essaye de se bagarrer à l’Assemblée pour leur construire un statut et un revenu. En étant basé sur la phrase d’Emmanuel Macron qui disait : « Il faudra se rappeler que notre pays repose tout entier sur ces femmes et ces hommes, que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal ». Un an après, rien n’a changé. On va encore se bagarrer, avec un film, avec des amendements, et une société qui, je l’espère, va se soulever » indique François Ruffin

 

Une avant-première réussie

 

Dans une salle au complet, où chaque siège carmin s’est trouvé un occupant, c’est Gérard Marion, le directeur du Festival Lumières d'Afrique de Besançon, qui joue le maître de cérémonie. Après avoir retracé brièvement la vie du natif de Calais, jonglant avec de subtils syntagmes, et au terme d’un discours fignolé, c’est sous les applaudissements que François Ruffin apparaît sur le devant de la scène. Cependant, ne souhaitant pas flâner avant la projection, et préférant échanger avec les spectateurs à la fin du film, le député se retire après quelques mots d’introduction. Les lumières s’éteignent, les premières scènes apparaissent sur le grand écran, plongeant directement les spectateurs dans le vif du sujet. A l’Assemblée nationale le 8 mars 2018, journée internationale des droits des femmes, François Ruffin fait face à l’hémicycle. « Ce matin, on a tapoté à la porte de ma chambre-bureau, au 101 rue de l'Université. J'étais encore au lit, je n’ai pas réagi […] Comme j'étais réveillé, je suis descendu au petit déjeuner. Quand je suis remonté, les tapis de douche ne trainaient plus dans la salle de bain, la cuvette des toilettes était récurée, les serviettes changées, les poubelles vidées. Le même miracle se produit tous les jours. Ce n'est pas l'œuvre d'une fée, non, mais de femmes ».

 

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L’euphorie d’une salle pleine

 

Cela faisait quelques mois que le Mégarama des Beaux-Arts n’avait plus vu une salle entière vibrant autant au rythme d’une projection. Un public retrouvé, un auditoire captivé, des rires qui s’échappent encore et encore. Puis des railleries, du dégoût, de la colère, de la douleur, de l’émotion. Les spectateurs passent par tous les états d’âme, vivent au gré de la projection, et laissent transparaître chacune de leur réaction. Cette communion entre le public et le grand écran provoque l’euphorie générale. Les spectateurs se lâchent, ne masquent aucune émotion. La grande salle rouge renaît enfin, après plusieurs mois de désolation. Le générique de fin s’achève, et c’est sous une standing-ovation que réapparaît François Ruffin sur le devant de la scène. Après de longues minutes sous les applaudissements, le député prendra la parole, puis échangera avec une salle souhaitant lui poser une pléthore de questions. Une soirée qui battait son plein, aussi bien pour l’homme politique encensé, que pour le cinéma qui a retrouvé de belles couleurs.  

 

Interview de François Ruffin : 

 

 

Jean-Paul Belmondo est mort. L’acteur français est décédé à l’âge de 88 ans. Avec plus de 80 films en soixante ans de carrière, « Bebel » a marqué le Septième Art. Difficile d’être complet, mais on retiendra de sa cinématographie des films comme « A bout de souffle », « l’As des As » ou encore « Un singe en hiver ».

Dans le Haut-Doubs, on retiendra son passage lors du tournage du film « Les Misérables » en 1995. Les habitants retiennent un homme disponible, qui séjournait à Oye-et-Pallet durant le tournage. Claude Bertin Denis, de l'association des Amis du Musée de Pontarlier,  passionné de cinéma, décrit un « très grand du cinéma français ». « de la même trempe qu’un Jean Gabin et un Alain Delon ».

L'interview de la rédaction : Claude Bertin Denis