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Une opération de contrôle du respect de l’interdiction de transit des poids lourds sur la RN 83 s’est tenue ce mercredi 14 janvier, de 14 h à 17 h, sur l’aire de repos de Saint‑Lothain. Mise en vigueur le 1er janvier 2026, cette interdiction concerne les véhicules de plus de 7,5 tonnes circulant entre les échangeurs de Bersaillin et Besançon‑Nord. Menée conjointement par la DREAL Bourgogne–Franche‑Comté et l’Escadron Départemental de Contrôle des Flux du Jura, l’opération visait à vérifier le respect de l’arrêté préfectoral. Sur 35 poids lourds contrôlés, 12 étaient en infraction. Les agents ont également procédé à un contrôle global de la réglementation routière.

La Ville de Pontarlier  met en place, à partir du 19 janvier 2026, une phase de test de mise en sens unique dans plusieurs rues : 8‑Mai, Antoine‑Patel, Eugène‑Droz et Junod. Des panneaux de circulation et d’information seront installés sur les secteurs concernés afin d’accompagner les usagers durant cette période d’essai.

Dans le cadre du futur aménagement de la RN57 au sud de Pontarlier, la DREAL Bourgogne–Franche-Comté engage la démolition de l’ancien supermarché de l’avenue de l’Armée de l’Est. La phase principale du chantier se déroulera du 12 janvier au 21 février 2026, avec la destruction complète de la superstructure puis de l’infrastructure du bâtiment.

Aucune perturbation de circulation n’est prévue. La zone de travaux, incluant le bâtiment et le parking côté RN57, sera sécurisée et interdite d’accès. Le parking supérieur restera accessible pendant toute la durée de l’opération.

La RN57 sera totalement fermée ce mercredi 14 janvier, de 21 h à minuit, sur la section de la voie des Mercureaux, au sud-ouest de Besançon. La DIR Est procédera aux contrôles réglementaires des équipements de sécurité des tunnels ainsi qu’à la maintenance des dispositifs dynamiques. La circulation sera déviée dans les deux sens pendant toute la durée de l’intervention.

Après un samedi très chargé, la situation s’apaise ce dimanche matin sur les routes du Doubs. Les chutes de neige deviennent rares, améliorant l’efficacité des traitements. Les équipes du département du Doubs ont terminé tard dans la nuit ou ont repris dès 4h–4h30.

Sur Pontarlier, la priorité reste donnée au réseau structurant. À l’échelle du département, aucun point critique majeur n’est signalé, même si des zones de congères et quelques points durs persistent sur les dessertes. Une dizaine d’interventions ont été nécessaires pour des chutes d’arbres ou de branches, fragilisés par le poids de la neige de la veille.

Le Département invite à consulter Inforoute 25 avant de prendre la route, pour vérifier l’état du réseau ou d’éventuels points de danger via les caméras.

Les chutes de neige devraient se maintenir jusqu’à 22h dans le Doubs, avec 1 à 2 cm par heure. Le phénomène perdra ensuite en intensité, avant une sortie de vigilance orange prévue dimanche 11 janvier à 6h. La baisse généralisée des températures pourrait entraîner un regel des chaussées humides demain matin.

Face à cette évolution, le préfet de la Zone de Défense et de Sécurité Est lève l’interdiction de circulation sur l’A36 pour les véhicules légers uniquement : depuis 18h dans le sens Mulhouse → Besançon, à partir de 21h dans le sens Besançon → Mulhouse.

L’interdiction reste en vigueur pour les poids lourds jusqu’au lundi 12 janvier à 8h.

La Maire écologiste de Besançon salue l’arrêté du Préfet du Doubs interdisant le transit des camions de plus de 7,5 tonnes sur la RN83, hors livraisons locales. Cette mesure répond à une mobilisation citoyenne contre les nuisances liées à près de 2 000 poids lourds quotidiens. Elle souligne « l’importance de repenser les mobilités à l’échelle du Grand Besançon, en lien avec la Région et les collectivités, notamment via le covoiturage et les parkings-relais ».

 

À compter du 1er janvier 2026, une nouvelle mesure d’organisation du trafic poids lourd entrera en vigueur sur la RN83, entre Bersaillin (Jura) et Besançon (Doubs). Objectif : réduire les nuisances, améliorer la sécurité routière et répondre à une demande ancienne des riverains fortement mobilisés sur ce dossier. Cet arrêté a été signé ce matin, en préfecture, à Besançon, par les préfets du Doubs et du Jura

L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, Préfet du Doubs 

Une réponse attendue par les habitants

Depuis de nombreuses années, les habitants et associations de riverains dénonçaient une circulation intense de poids lourds sur cet axe, génératrice de bruit, de congestion et de dangers routiers. Les préfets du Doubs et du Jura, Rémi Bastille et Pierre-Édouard Colliex, peuvent en témoigner. De très nombreux courriers de doléances, exprimant l’exaspération des citoyens ont été reçus. « Aujourd’hui, on leur répond par une mesure concrète », soulignent les représentants de l’Etat, évoquant un véritable soulagement pour les habitants du Jura et du Doubs.

Ce qui change concrètement

La mesure vise le transit longue distance national et international. Jusqu’à présent, de nombreux camions quittaient les autoroutes A36 et  A39 pour emprunter la RN83, afin d’éviter la boucle autoroutière passant par Dole et de réaliser des économies de péage. Désormais, les poids lourds en transit international ou transeuropéen venant de l’A36 et de l’A39 devront rester sur ces itinéraires. Ils ne pourront plus emprunter la RN83 entre Bersaillin et Besançon. Cette organisation concerne environ 700 poids lourds par jour, soit un tiers du trafic poids lourd actuel sur la RN83, ce qui représente un impact significatif sur la circulation

 

L'interview de la rédaction : Pierre Edouard Colliex, préfet du Jura 

Pas d’interdiction totale

Les autorités tiennent à rassurer : « il ne s’agit pas d’une interdiction générale des poids lourds sur la RN83 ». La circulation restera autorisée pour la desserte locale, les transporteurs régionaux et les entreprises implantées en Franche-Comté, ainsi que dans les départements limitrophes.  La mesure cible exclusivement le grand transit, sans lien direct avec le territoire traversé.

L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, Préfet du Doubs 

Sécurité et environnement en jeu

La RN83 présente, sur certains tronçons, des caractéristiques sensibles : axe parfois sinueux, étroit, avec des secteurs assimilables à de la route de montagne (côte de l’Arbois notamment). Cette configuration atteint aujourd’hui ses limites face à un trafic poids lourd intense, contribuant à une accidentalité routière préoccupante, notamment au sud de la RN83, au nord de Poligny.

Contrôles et mise en œuvre progressive

La mise en place se fera en plusieurs étapes. A compter du mois de janvier, une phase pédagogique sera mis en place.  Elle se déclinera par des temps d’information et de sensibilisation des chauffeurs routiers, avec des contrôles explicatifs aux sorties d’autoroute.

Une campagne de communication à destination des professionnels du transport.

Une phase de sanction, une fois la mesure pleinement intégrée.

Les forces de l’ordre et les services de l’État (gendarmerie, DREAL) s’appuieront sur les outils de suivi embarqués des poids lourds pour identifier les itinéraires empruntés et vérifier la légitimité de leur passage sur la RN83. Par ailleurs, un travail est en cours avec les éditeurs de GPS afin d’intégrer rapidement cette restriction dans les systèmes de navigation, un levier jugé essentiel pour l’efficacité du dispositif.

Une mesure concertée

Cette décision est le fruit d’un travail collectif approfondi, associant élus locaux, associations de riverains, fédérations de transporteurs, exploitants routiers et services de l’État. Une concertation qui a permis de construire une solution équilibrée, adaptée aux enjeux du territoire. En réorganisant le transit poids lourd, les autorités entendent améliorer durablement la qualité de vie des riverains, renforcer la sécurité et mieux répartir le trafic sur des infrastructures conçues pour l’accueillir.

L'interview de la rédaction : Pierre Edouard Colliex, préfet du Jura 

De gros travaux vont débuter à partir de la mi-mars 2026 sur la route nationale 57, entre La Cluse-et-Mijoux et la quatre-voies des Hôpitaux, plus précisément entre l’auberge du Château de Joux et le secteur des Sources Martin. Un axe stratégique, emprunté chaque jour par près de 13 000 véhicules, dont environ 1 000 poids lourds, qui fera l’objet d’un chantier d’envergure jusqu’à la fin de l’été.

Un chantier nécessaire et coordonné

Ces travaux répondent à deux enjeux majeurs : le renouvellement des conduites d’eau potable et la sécurisation des falaises surplombant la RN 57. Les conduites concernées, certaines datant de 1900, sont devenues vétustes. Le chantier prévoit le renouvellement de 1,6 km de canalisation en fonte grise DN 350, ainsi que des reprises ponctuelles du réseau de distribution. L’objectif est clair : réduire les pertes en eau estimées à 200 m³ par jour et éviter de nouvelles casses (six en trois ans).

Parallèlement, des travaux de sécurisation des falaises seront menés dans le secteur de la Combe de Joux, avec la pose de 620 mètres linéaires d’écrans filets destinés à protéger les usagers contre les chutes de blocs rocheux.

Une circulation fortement impactée au printemps et en été

Si le chantier s’étendra globalement du 16 mars au 11 septembre 2026, les impacts majeurs sur la circulation concerneront la période du 13 avril au 24 juillet. Les mêmes principes de déviation que lors des travaux de 2024 seront reconduits.

  • Les véhicules légers et les poids lourds de moins de 3,90 m de hauteur seront déviés par Oye-et-Pallet, via la Suisse.
  • Les poids lourds de plus de 3,90 m devront emprunter un itinéraire plus long, via Frasne.

Des équipements de signalisation renforcée seront mis en place, et les itinéraires seront adaptés pour garantir l’accès des services de secours. Une réflexion est également en cours, en concertation avec les acteurs économiques locaux, sur une éventuelle inversion du sens des déviations. La décision finale sera prise courant janvier.

Un phasage précis des travaux

Le chantier se déroulera en plusieurs phases :

  • Phase 1 (16 mars – 10 avril) : travaux d’alimentation en eau potable au niveau du parking de la scierie et du carrefour des Fourgs.
  • Phase 2 (13 avril – 24 juillet) : travaux sous la RN 57 avec deux équipes mobilisées de part et d’autre de la route, combinés à la sécurisation des falaises.
  • Phase 3 (31 août – 11 septembre) : réfection des enrobés, réalisée en partie de nuit.

Concernant le Château de Joux, aucune perturbation n’est prévue pour la programmation du site. L’accès restera possible dans des conditions normales, même si le retour direct vers la Suisse ne sera pas autorisé durant les travaux.

Un investissement de 3,6 millions d’euros

Ce projet d’intérêt commun mobilise plusieurs maîtres d’ouvrage : le Syndicat des Eaux de Joux, la Communauté de Communes du Grand Pontarlier, la Direction Interdépartementale des Routes de l’Est et l’ONF pour l’abattage des arbres malades. Le coût total de l’opération s’élève à 3,6 millions d’euros HT.  Un chantier ambitieux, pensé pour améliorer durablement la sécurité, la qualité de l’alimentation en eau et la fluidité du trafic sur l’un des axes routiers majeurs du Haut-Doubs.

Des habitants de Fontain, Pugey, Arguel et Larnod, réunis au sein du collectif « À fond la transition », se sont mobilisés devant le conseil départemental du Doubs pour dénoncer la dangerosité persistante de la route départementale D141 entre Beure et Arguel. Une action symbolique pour réclamer des mesures concrètes de sécurisation.

Un collectif de riverains mobilisés

Le collectif « À fond la transition » regroupe des habitants de plusieurs communes situées au sud de Besançon. Ses membres se réunissent autour de problématiques locales et organisent ponctuellement des actions publiques afin d’alerter les institutions sur des situations jugées préoccupantes. Récemment, le collectif s’est concentré sur un axe routier qu’il estime particulièrement dangereux : la D141, entre Beure et Arguel, un passage étroit et encaissé, bordé d’un côté par une paroi rocheuse et de l’autre par un précipice.

L'interview de la rédaction : Laurence Dutel, membre du collectif 

Une action symbolique devant le conseil départemental

Les membres du collectif ont mené une action originale à Besançon. Ils ont ramassé le long de la D141 de nombreux débris issus de collisions — morceaux de pare-chocs, rétroviseurs, phares ou encore éclats de vitre de bus — témoignant des difficultés de circulation sur ce tronçon. Le 11 décembre dernier, ces objets ont ensuite été emballés et remis symboliquement à la présidente du département afin d’illustrer concrètement la dangerosité du site, fréquenté chaque jour par environ 2 700 véhicules, dont des voitures, des bus et des cyclistes.

Un projet de sécurisation en attente

Selon le collectif, une étude commandée par le département recommande depuis plusieurs années l’installation d’un alternat par feu, afin de faciliter les croisements difficiles, notamment avec les bus. Pourtant, le projet n’a toujours pas abouti. Si le département évoque une responsabilité relevant de Grand Besançon Métropole (GBM), les membres du collectif rappellent que la D141 est une route départementale et que la question de la sécurité relève bien de cette collectivité. Le financement du dispositif, partagé entre les différentes institutions, demeure également un point de blocage.

Collisions fréquentes, inquiétude croissante

Aucun accident mortel n’a été recensé à ce jour, mais les collisions sont régulières sur ce tronçon. Le collectif alerte sur le risque d’un accident grave si aucune mesure n’est prise rapidement. Il demande également une réduction de la vitesse, actuellement autorisée jusqu’à 80 km/h, jugée inadaptée à la configuration des lieux.

L'interview de la rédaction : Laurence Dutel, membre du collectif 

Une vigilance maintenue

Confiants mais déterminés, les membres du collectif assurent qu’ils resteront mobilisés jusqu’à l’obtention d’une réponse claire et d’actions concrètes de la part des autorités compétentes. Pour eux, la sécurisation de la D141 est une nécessité urgente pour éviter qu’un accident grave ne survienne.