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A un mois de l’ouverture des Jeux Olympiques de Tokyo, le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) a choisi de promouvoir ses valeurs et sa culture en organisant ce mercredi 23 juin la journée de l’olympisme. A Besançon, elle se déroulera au stade Léo Lagrange. A cette occasion, 50 associations seront présentes pour présenter leur offre sportive.

Pour donner encore plus d’ampleur à cet évènement, la Ville de Besançon a décidé d’inviter quelques-uns de ses plus grands ambassadeurs. Ainsi, la handballeuse Sandrine Delerce, l’haltérophile David Matam et le cycliste Morgan Kneisky seront au rendez-vous. On notera également la présence de l’universitaire bisontin Eric Monnin, porteur officiel de la flamme 2020.

Comme 15 autres sites de la Région, le complexe des Rosemonts a été retenu comme centre de préparation aux Jeux Olympiques 2024. Une excellente nouvelle pour le club de BMX bisontin, qui compte bien profiter de l’engouement naissant autour de la discipline.

C’est officiel depuis l’automne dernier. 16 sites sportifs franc-comtois serviront de lieu de préparation aux délégations françaises et/ou étrangères. Pour la BMX Race, c’est la piste des Rosemonts à Besançon qui a été retenue, après la candidature de Grand Besançon Métropole. Un motif de satisfaction pour le club et de reconnaissance pour ce sport devenu olympique que très récemment (en 2008 à Pékin). Concrètement, cette avancée qui verra plusieurs athlètes olympiques s’entrainer ici, a notamment permis au club, et à son président Stéphane Barroca, d’améliorer les infrastructures : « On a pu avancer plus rapidement dans nos travaux. Pour répondre au cahier des charges, il fallait au minima une butte de départ à 5 mètres. C’est ce qu’on a fait en fin d’année dernière. Aujourd’hui, on a un équipement de niveau international avec aussi une toute nouvelle piste, en sens inversé par rapport à l’ancienne Â».

Une avancée qui profite à tous

La désignation du site comme terre de préparation aux Jeux Olympiques ne va pas bénéficier qu’aux athlètes olympiques. L’amélioration des infrastructures est évidemment un plus pour les licenciés du club, mais aussi pour tous les férus de BMX du Grand-Est. Selon Stéphane Barroca, l’essor de ce sport se ressent de plus en plus ces derniers mois : « On est beaucoup plus sollicités qu’avant. Avec la période Covid, on a été un peu propulsés en tant que sport de plein air. Aujourd’hui ça continue, j’ai déjà des sollicitations pour le mois de septembre, alors qu’habituellement ça n’arrive qu’au mois d’août Â». Les récentes performances du natif du club Léo Garoyan jouent aussi surement pour beaucoup. Le jeune athlète de 21 ans, ancien champion du monde junior, commence à faire parler de lui chez les grands, avec une demi-finale de coupe du monde récemment à Bogota (Colombie).

 

Eric Monnin, vice-président à l’olympisme de l’université de Franche-Comté, a présenté ce matin la torche olympique des Jeux de Tokyo 2020, à la maison de l’université à Besançon. Il a été choisi par le Comité International Olympique pour être relayeur officiel de la flamme olympique, d’Olympie en Grèce jusqu’à Tokyo au Japon.

Une expérience honorante

« C’est un immense honneur, et surtout c’est un immense honneur de garder le flambeau de la torche olympique Â». Eric Monnin est le seul français à participer au relais de la torche olympique. Nec plus ultra, il aurait dû être le 132e et dernier relayeur en Grèce, dans l’agora d’Athènes le 18 mars, avant qu’elle s’envole pour Fukushima le lendemain. Pour des raisons sanitaires, le parcours a dû être annulé. 

Une torche à la pointe de la technologie

La torche olympique est un objet légendaire. Ils sont peu, ceux qui ont eu la chance de la voir, et encore moins nombreux ceux qui ont pu la tenir. Cette année, pour faire honneur au savoir-faire japonais, elle n’est plus qu’un objet d’art mais bien un objet de haute technologie. Composé d’une seule feuille d’aluminium sans soudure, une première, elle fonctionne sur un système à double combustion : une thermique, pour créer la flamme, et une catalytique, pour lui donner la couleur orange. Malgré tout une torche très légère, 71 centimètres de hauteur pour seulement 1,2 kg. La flamme olympique se trouve aujourd’hui dans la préfecture de Niigata, au Japon, avant d’arriver lors de la cérémonie d’ouverture à Tokyo le 23 juillet.

 

Eric Monnin au micro de Pleinair