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Hier, à Paris, à la Sorbonne, devant les maires,  qui ont connu des violences urbaines dans leur ville en juin, Elisabeth Borne a dévoilé une série de mesures préventives et répressives. Une enveloppe de 100 millions d’euros est mobilisée pour aider à la réparation et à la reconstruction. D’autres dispositions ont été évoquées comme la création d’une force d’action républicaine. Un premier déploiement et annoncé d’ici la fin de l’année dans les territoires de Besançon, Valence et Maubeuge.

La Première ministre a également annoncé des amendes majorées en cas de non-respect du couvre-feu. Elles seraient cinq fois plus élevées, pour atteindre 750 euros. Le gouvernement souhaite légiférer pour proposer des peines de travaux d’intérêt généraux et des stages de responsabilité parentale. Elisabeth Borne veut également placer les jeunes délinquants dans des unités éducatives de la protection judiciaire de la jeunesse. Un encadrement par des militaires n’est pas exclu.

Le ministre de l’Education nationale a fait savoir qu’entre le 9 et le 15 novembre, tous les élèves, à compter du CE2 et jusqu’en terminale, se verront proposer de remplir une grille d’auto-évaluation non nominative visant à évaluer s’ils sont susceptibles d’être victimes de harcèlement scolaire. Trois versions ont été réalisées. Elles correspondent à l’âge des jeunes questionnés.  Entre 24 et 34 questions leur seront proposées.

Hier soir, sur France 2, Gabriel Attal, le ministre de l’Education nationale,  a déclaré vouloir « sortir (des) établissements scolaires Â» les élèves signalés pour des faits de radicalisation. Il a expliqué vouloir travailler avec ses collègues de l’Intérieur et de la Justice sur ce point. Tout en précisant que « probablement une dizaine d’élèves de moins de 18 ans étaient actuellemebt concernés. Gérald Darmanin avait évoqué le chiffre de plus de 1000 mineurs avec des fiches actives pour islamisme.

Depuis lundi dernier, une trentaine de personnes, dont des professeurs, du lycée Jules Haag, site Marceau, à Besançon, exercent leur droit de retrait. Ils se sentent « en danger grave et imminent Â». En cause ? les accès non sécurisés de l’établissement scolaire, l’obsolescence des systèmes de sécurité et la dotation en moyens humains, qui empêche de sécuriser pleinement l’endroit, fréquenté par différents publics.

Hier soir, après une forte médiatisation de cette affaire, l’intersyndicale apprenait qu’une audience leur avait finalement été accordée ce vendredi 20 octobre au rectorat de Besançon, en présence du directeur de l’inspection académique du Doubs , du proviseur du lycée, de la conseillère prévention académique et du conseiller technique sécurité. L’intersyndicale maintient son assemblée générale ce jeudi 19 octobre à 10h.

Depuis lundi dernier, une trentaine de personnes, dont des professeurs, du lycée Jules Haag, site Marceau, à Besançon, exercent leur droit de retrait. Ils se sentent « en danger grave et imminent Â». En cause ? les accès non sécurisés de l’établissement scolaire, l’obsolescence des systèmes de sécurité et la dotation en moyens humains, qui empêche de sécuriser pleinement l’endroit, fréquenté par différents publics.

Ce mercredi soir, le rectorat de Besançon n’a toujours pas répondu aux inquiétudes et peurs des personnels de cet établissement scolaire. C’est la raison pour laquelle, les salariés du lycée Jules Haag se réuniront ce jeudi matin pour évoquer la suite de leur mouvement.

Dans un souci de répondre aux besoins des habitants de son territoire, la commune de Bonnétage, près du Russey, dans le Haut-Doubs, s’est doté d’un bâtiment entièrement dédié à la petite enfance et à l’enfance. Il est composé d’une maison d’assistantes maternelles, qui accueille les enfants de 0 à 4 ans. Quatre assistantes maternelles travaillent en son sein. Ce qui permet d’accueillir 16 enfants. En parallèle, une autre partie du pôle, entièrement sorti de terre, est réservé à l’accueil périscolaire. Il permet de recevoir les enfants du RPI, scolarisés à l’école de Bonnétage, résidant dans cette commune, et en provenance également des villages des Fontenelles et de Saint-Julien.

Un projet de 1,2 millions d’euros

Le coût de cette belle initiative s’élève à 1,2 million d’euros. La commune a obtenu des aides à hauteur de 66%. Valérie Pagnot,  la maire de Bonnétage, également conseillère régionale, explique que « la question de la petite enfance est très prégnante en milieu rural Â». « Nous sommes beaucoup interrogés sur les modes de garde, avec notamment une large amplitude horaire pour les frontaliers et les personnes exerçant dans le commerce Â» ajoute l’élue. Et de poursuivre : « Il faut pouvoir avoir les structures nécessaires. Par ailleurs, les assistantes maternelles se font de plus en plus rares. Il convient donc de trouver d’autres solutions Â».

La structure fonctionne depuis le début d’année. En janvier dernier, la maison d’assistantes maternelles a ouvert ses portes. Le périscolaire lui a emboîté le pas en mars dernier.

L'interview de la rédaction : Valérie Pagnot, Maire de Bonnétage

 

 

Au lendemain du meurtre de Dominique Bernard, poignardé devant un collège-lycée d’Arras, Gabriel Attal, le ministre de l’Education nationale,  a annoncé ce samedi qu’une minute de silence sera observée dans chaque classe des écoles, collèges et lycée du pays ce lundi, à 14h, en hommage aux victimes d’attentats contre l’école.

C’est un sujet important qui a fortement été évoqué durant cette rentrée scolaire. Gabriel Attal, le ministre de l’Education nationale,  en a fait une priorité. Des adultes référents sont présents sur tout le territoire, qu’il s’agisse de l’échelon académique, départemental ou dans les établissements scolaires. Les autorités appellent à la mobilisation et à la prise de parole. Tout le monde est concerné par ce fléau. Aucun enfant ne doit s’isoler. Il doit pouvoir trouver des relais auprès de ses camarades et des adultes. Rencontre avec Emmanuelle Hardy, référente académique harcèlement en Franche-Comté.

On parle beaucoup, mais sans doute à juste titre, du harcèlement à l’école. L’Education nationale a pris le sujet à bras le corps, mais on peut imaginer que cette prise de conscience ne date pas d’aujourd’hui ?

La mise en place des dispositifs de prévention existe depuis des années. Le concours « non au harcèlement Â» existe depuis plus de 10 ans. C’est une problématique que l’on connaît depuis de nombreuses années. C’est devenu une priorité nationale et une priorité de Mme la Rectrice.

La mobilisation des services et des personnels de l’Education nationale et de l’académie de Besançon est donc entière ?

Oui. Nous connaissons les conséquences du harcèlement. Il y a les évènements violents, mais également les micro-violences au quotidien. Les élèves peuvent exprimer du mal-être, ne plus avoir envie d’aller à l’école, … . Le comportement peut changer. Les conséquences sont multiples. C’est la raison pour laquelle il faut prévenir en priorité et prendre charge dès que l’on a connaissance d’une situation.

Est-ce un fléau qui progresse ?

On parle de 10% d’élèves harcelés. Un peu plus dans le 1er degré. Les chiffres semblent être stables. Par contre la communication autour du phénomène est plus importante. C’est très bien. Cela permet une libération de la parole. On sait que pour que la situation se règle, il faut en parler. Un des leviers essentiels, c’est la position des témoins. Ils ne sont pas concernés directement par la situation, mais ils savent exactement ce qui est en train de se jouer dans leur classe ou dans la cour de récréation. C’est vraiment l’affaire de tous.

Quel est votre rôle et avec qui travaillez-vous ?

Tout d’abord,  je mets en place le déploiement du dispositif pHARe, avec deux autres collègues, dans l’académie. Nous accompagnons les établissements pour que cet outil se mette en place avec des référents et les équipes d’ambassadeurs. En tant que référente académique, je peux être amenée à gérer, avec une autre collègue, des situations complexes de harcèlement. Nous pouvons intervenir directement ou être en appui des référents départementaux. Dans chaque département, il y a trois ou quatre référents qui peuvent être aussi des appuis aux établissements.

Avez-vous aussi des relais dans les établissements scolaires ?

Oui. Il y a des référents harcèlement dans les établissements scolaires. Ils sont déployés dans les collèges et le lycées depuis cette année. Cela peut-être un CPE, un enseignant, une infirmière, une assistance sociale ou un chef d’établissement.

Travaillez-vous avec la justice, avec le Procureur de la République par exemple ?

On peut nous demander des éclairages sur une situation par la police ou la justice. Le plan interministériel nous demande également de travailler avec la justice, la police ou la gendarmerie. L’objectif est qu’il existe  une  prise en compte multiple pour être le plus efficace possible.

Quels conseils pourriez-vous donner aux parents qui nous écoutent et qui veulent agir ?

S’ils ont repéré des points qui n’allaient pas il faut en parler, même si derrière tout cela, il n’y a pas forcément un souci de harcèlement. Repérer ces points chez ses enfants, c’est déjà important. On peut en parler avec les professeurs. Ils savent que lorsqu’une situation est décrite par un parent, il faut relayer auprès de l’équipe pHARe  de l’établissement et du chef d’établissement. Un personnel de l’établissement doit être informé rapidement pour analyser la situation. Il est bon d’en parler.

L'interview de la rédaction / Emmanuelle Hardy

 

Ce jeudi après-midi, durant 3h, une quarantaine d’étudiants en licence 2 de sociologie de l’UFR Sciences du langage, de l’homme et de la société ont participé à la rentrée du climat,  qui se déroule tout au long de l’année au sein de l’université de Franche-Comté à Besançon. L’an dernier, 2300 étudiants, issus de toutes les composantes et filières de l’université, ont été sensibilisés aux enjeux climatiques. Ce qui représente quand même plus de la moitié des premières années en licence.

Encadrés par des animateurs, des enseignants chercheurs et des étudiants formés, les jeunes échangent, discutent, se confrontent, partagent à partir d’un outil qui a fait ses preuves : la fresque du climat. Cette  approche pédagogique se fonde sur les données issues des rapports du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Dans les ateliers, les participants relient les liens de cause à effets, intègrent les enjeux climatiques et se projettent sur d’éventuelles actions individuelles et collectives qui pourraient être mises en Å“uvre.

La pédagogie mise en œuvre mobilise l’intelligence collective. La démarche séduit à l’université de Franche-Comté. Si chez certains étudiants restent réfractaires aux thèses défendues, malgré des preuves pourtant accablantes, d’autres s’engagent. Une centaine de jeunes ont décidé de pousser davantage la réflexion en rejoignant les unités d’enseignement libre, qui permettent d’enrichir ses connaissances. Il est ainsi possible de suivre des conférences, de participer à des projets ou encore de se former pour sensibiliser d’autres à ces enjeux.

L'interview de la rédaction : Julien Montillaud, enseignant chercheur en astro-physique à l'observatoire de Franche-Comté

 

Le député doubiste de la majorité présidentielle Laurent Croizier a signé une tribune,  publiée dans la newsletter éducation du journal Le Monde. Le parlementaire,  enseignant de profession, appelle  avec 15 députés du groupe démocrate, « Ã  la poursuite de la revalorisation salariale des enseignants engagée par le gouvernement, à la reconnaissance de l’autorité et du rôle central du professeur Â».