Les 27 et 28 avril, la Communauté de Communes du Val de Morteau organise les Journées de l’Industrie à la salle L’Escale. Destiné principalement aux collégiens, lycéens et demandeurs d’emploi, cet événement vise à faire découvrir les métiers industriels et les opportunités du territoire.
Au programme : salon des entreprises et des formations, démonstrations, visites d’ateliers du Greta et immersion dans plusieurs entreprises locales. Un camion de l’UIMM proposera également des animations autour des métiers de l’industrie.
Avec plus de 600 emplois, l’industrie est un pilier économique local que ces journées souhaitent valoriser, tout en suscitant des vocations chez les jeunes.
Former des jeunes par le sport, au‑delà du terrain
Un stage d’une semaine réunit actuellement des élèves du collège Proudhon, le Besançon Football et l’association Team Kylian Mbappé. Un partenariat né l’été dernier, qui place la mixité, l’exigence et la découverte des métiers du sport au cœur du projet éducatif. À l’origine de cette initiative, Mme Isabey, enseignante au collège Proudhon, qui connaît la responsable de l’association Team Kylian Mbappé. « Elle m’a présenté le projet, et j’ai accepté immédiatement », explique Pascal Santagata, directeur sportif administratif du Besançon Football. L’association souhaitait intégrer 15 filles et 15 garçons issus d’une section sportive, tout en s’appuyant sur un club partenaire local. Le Besançon Football s’est imposé naturellement.
L'interview de la rédaction : Pascal Santagata
Des valeurs avant la performance
Le stage ne vise pas à détecter un futur joueur professionnel. « L’objectif, ce n’est pas de recruter un talent, mais de former des individus », insiste Pascal Santagata. Les jeunes travaillent autour de plusieurs axes : exigence sportive et personnelle, nutrition et hygiène de vie, soins et prévention, mixité et coopération et découverte des métiers du sport : agent, éducateur, entraîneur, partenaires institutionnels… La venue de Fayza Lamari, la mère de Kylian Mbappé, présente toute une journée, a renforcé l’engagement des élèves. Elle leur a fixé des objectifs et rappelé les valeurs portées par l’association.
Un encadrement structuré et une charte commune
Le stage est encadré par Mme Isabey et les éducateurs diplômés du Besançon Football. Depuis août, plusieurs réunions ont permis d’harmoniser les attentes : « L’association nous a transmis ses exigences, notamment en matière de culture sportive et d’attitude. Nous avons simplement cherché à les appliquer », précise Pascal Santagata.
L'interview de la rédaction : Pascal Santagata
Une semaine rythmée entre sport et culture
En cette fin de semaine, les jeunes participent à un rallye culturel dans Besançon : lecture de carte, échanges avec les passants, découverte des monuments. En parallèle, chaque demi‑journée comprend des ateliers football : coordination, technique, jeux mixtes, travail collectif. Point d’orgue du programme : un voyage à Madrid fin avril, avec un match au stade et une rencontre prévue avec un joueur du club.
L'interview de la rédaction : Pascal Santagata
À la Maison des Étudiants, sur le campus de la Bouloie à Besançon, une certaine effervescence anime les salles depuis ce matin. Post-it colorés, maquettes improvisées, imprimantes 3D en action : la première édition de l’opération “Le Tube à Essais” bat son plein. Destiné aux collégiens et lycéens du Doubs, cet événement propose une immersion concrète dans l’innovation en santé. Au cœur du dispositif, un objectif clair : faire découvrir aux jeunes la richesse des métiers du secteur médical… en les mettant directement dans la peau d’innovateurs.
Une adaptation du Hacking Health pour les jeunes
Christophe Dollet, à l’initiative du Hacking Health bisontin, que l’on ne présente plus, explique la genèse de l’événement : « L’idée, c’est de décliner le modèle du Hacking Health de Besançon — un marathon d’innovation en santé — pour des publics plus jeunes. On voulait leur donner accès à cette démarche, mais dans un cadre adapté à leur âge et à leur rythme scolaire ». Co-organisé avec le Campus des métiers et des qualifications en santé et la structure porteuse du Hacking Health Besançon, Le Tube à Essais propose aux élèves de travailler sur de véritables problématiques issues du terrain. Au-delà des vocations médicales classiques, l’ambition est aussi d’ouvrir les horizons : « On veut montrer que la santé, ce n’est pas seulement un médecin ou une infirmière. Il y a tout un écosystème de métiers, notamment autour de l’innovation », souligne Christophe Dollet.
L'interview de la rédaction : Christophe Dollet, directeur du Hacking Health
Des défis concrets, inspirés du réel
Parmi les problématiques proposées, certaines touchent directement au quotidien des patients et des soignants. Un exemple marquant : repenser le système d’appel malade en hôpital ou en EHPAD. « Comment faire quand une personne n’a plus la force d’appuyer sur un bouton, ou quand la sonnette tombe du lit ? Ce sont des situations très concrètes, auxquelles les élèves doivent répondre », explique l’organisateur. Les problématiques sont introduites via des vidéos réalisées avec des professionnels de santé et des patients, permettant aux jeunes de comprendre les enjeux réels. Ensuite, leurs idées sont confrontées directement aux porteurs de besoins pour en tester la pertinence, la faisabilité et le coût.
L'interview de la rédaction : Christophe Dollet, directeur du Hacking Health
Une méthode d’innovation accessible
Inspirée de dix années d’expérience du Hacking Health, la méthode est ici simplifiée et structurée. Les élèves passent par plusieurs étapes : immersion, reformulation du problème, brainstorming, puis confrontation avec les utilisateurs. Le tout encadré par des coachs. Contrairement au format original de 48 heures non-stop, l’événement se déroule sur deux journées, de 9h à 16h, afin de respecter le cadre scolaire. « Malgré ce temps réduit, on observe déjà des idées très abouties dès la fin de la première matinée », se réjouit Christophe Dollet.
Prototyper pour mieux comprendre
Les jeunes ne se contentent pas d’imaginer : ils fabriquent. Grâce à la Matériauthèque de l’ArÊTE et à des outils de type Fab Lab (imprimantes 3D, découpe), ils réalisent des prototypes concrets. Des professionnels accompagnent cette phase : ergothérapeutes, ingénieurs de l’ISIFC ou de SUP Microtech, apportent leur expertise. « Cette confrontation au réel est essentielle. Elle permet d’éviter les idées irréalistes et de pousser les élèves à améliorer leurs solutions », précise Christophe Dollet.
Des idées inventives… et déjà prometteuses
Au total, une soixantaine d’élèves — de la 4e à la seconde — participent à cette première édition, venus de Besançon, Valdahon, Morteau ou encore Saint-Vit. Parmi les projets, certains se démarquent par leur originalité.
L'interview de la rédaction : Christophe Dollet, directeur du Hacking Health
Une poupée pour faciliter la prise de médicaments
Une équipe s’est penchée sur le cas d’enfants atteints de maladies chroniques, devant prendre de nombreux comprimés. Leur idée : une poupée contenant les médicaments, que l’enfant récupère dans la main de l’objet. « On s’est dit que les enfants aiment les poupées, alors autant s’en servir pour rendre la prise de médicaments moins difficile », explique Pierre. Un concept encore perfectible, notamment sur les aspects de sécurité et d’hygiène, mais qui illustre une approche centrée sur l’acceptabilité.
L'interview de la rédaction
Une solution pour des selfies en autonomie
Autre projet : permettre à des personnes en situation de handicap de prendre des photos seules. L’équipe propose une plateforme motorisée à 360°, combinée à une tige à selfie adaptée au fauteuil roulant, avec des commandes simples. Fabriqué à partir d’objets du quotidien (roue de jouet, bambou), le prototype pourrait évoluer grâce à l’impression 3D.
L'interview de la rédaction
Une première édition prometteuse
Avec Le Tube à Essais, Besançon confirme son engagement dans l’innovation en santé… en impliquant cette fois les plus jeunes. En deux jours, les élèves découvrent non seulement des métiers, mais aussi une manière de penser : collaborer, expérimenter, tester, améliorer. Une expérience qui pourrait bien susciter des vocations — et qui, au vu de l’enthousiasme observé, a toutes les chances de s’inscrire durablement dans le paysage éducatif local.
Les élève du lycée agricole Lasalle de Levier se mobilisent pour une belle initiative solidaire. Le 6 mai prochain, une randonnée à cheval d’environ 30 kilomètres sera organisée dans les bois environnants, à l’initiative de Malaury Widmer, apprentie en formation BPJEPS éducateur sportif, option équitation.
Un projet pédagogique et solidaire
Cette action s’inscrit dans le cadre de sa formation, qui impose la mise en place d’un projet d’animation. « J’ai choisi d’organiser une randonnée solidaire avec la classe de CAP palefrenier-soigneur de deuxième année », explique la jeune apprentie. Le BPJEPS vise notamment à former de futurs moniteurs d’équitation, capables de transmettre des compétences techniques liées à la pratique du cheval, mais aussi de concevoir et encadrer des projets. Malaury Widmer suit d’ailleurs les élèves tout au long de l’année dans leur apprentissage.
Une mobilisation collective des élèves
Quinze élèves participeront à cette randonnée, organisée sur des chemins forestiers autour de Levier. Au-delà de l’aspect sportif, l’événement repose sur un principe de solidarité : chaque élève doit trouver une entreprise sponsor prête à parrainer les kilomètres parcourus. Les fonds récoltés seront intégralement reversés à la SPA de Pontarlier, association engagée dans la protection animale.
L'interview de la rédaction : Malaury Widmer
Une expérience de fin de formation
Pour ces élèves en fin de cursus, cette initiative représente aussi un moment fédérateur. « Ils arrivent au terme de leur formation, après de nombreux contrôles. C’est une manière conviviale de terminer l’année », souligne l’organisatrice. Le parcours, déjà repéré en amont, se déroulera en pleine nature, offrant un cadre idéal pour cette aventure à la fois sportive, pédagogique et solidaire. Avec ce projet, le lycée agricole de Levier illustre une nouvelle fois son engagement en faveur de l’apprentissage par l’action et de l’ouverture sur des valeurs citoyennes.
Un rassemblement de parents d’élèves est annoncé pour ce lundi 30 mars, à Pontarlier, devant l’école Cordier, pour dénoncer un projet de fermeture de classe. Une décision doit être rendue le lendemain, mardi 31 mars, par les autorités académiques. Les familles redoutent une hausse des effectifs par classe et une diminution du temps de direction, déjà jugé insuffisant cette année. Une pétition accompagnera cette mobilisation.
La mobilisation s’organise à Montlebon, dans le Haut-Doubs. Les parents d’élèves se mobilisent contre la possible fermeture d’une classe de maternelle. Actuellement, l’école compte quatre classes. Une suppression ramènerait ce nombre à trois, avec des effectifs plus chargés, ce qui inquiète les familles pour la qualité de l’enseignement et le suivi des enfants. Les parents mettent également en avant le rôle inclusif de l’établissement, qui accueille notamment des enfants en situation de handicap. Une pétition en ligne a été lancée pour tenter de faire reculer cette décision. Pour apporter votre soutien à la démarche : lien de la pétition
Suite à notre reportage diffusé ce matin sur la mobilisation lycéenne organisée au lycée Louis-Pasteur de Besançon, à l’initiative de l’Union syndicale lycéenne (USL), le rectorat de Besançon a souhaité réagir et apporter des précisions sur la prise en compte de la parole des élèves. L’institution rappelle que les établissements scolaires et les services de l’Éducation nationale « mettent tout en œuvre pour accompagner les initiatives lycéennes ».
Des projets déjà réalisés au lycée Pasteur
Concernant plus particulièrement le lycée Louis-Pasteur, Guillaume Rivoire, responsable de la communication du rectorat, souligne que certaines demandes des élèves nécessitent des moyens financiers, ce qui peut expliquer les délais de mise en œuvre. Il indique également que le Conseil de la vie lycéenne (CVL) de l’établissement est structuré en trois commissions. Dans ce cadre, les représentants des élèves ont pu exprimer leurs attentes et formuler plusieurs propositions. Certaines ont déjà été mises en place. C’est notamment le cas de l’invitation d’anciens lycéens, désormais étudiants, lors des journées portes ouvertes, afin de partager leur expérience avec les futurs bacheliers. Autre exemple : la recherche d’accompagnateurs pour faciliter la participation des élèves à des forums de l’orientation.
Des aménagements pour la vie quotidienne
Le rectorat évoque également des améliorations concrètes réalisées dans l’établissement. En partenariat avec la Région Bourgogne–Franche-Comté, un portique a ainsi été installé afin de faciliter la sortie des élèves du lycée, auparavant jugée trop contraignante. À l’internat, des espaces de vie ont également été aménagés à la demande des délégués. De petits foyers ont été créés pour améliorer le quotidien des internes.
Une écoute renforcée selon le rectorat
Plus globalement, Guillaume Rivoire estime que la parole des lycéens est aujourd’hui davantage prise en compte qu’auparavant. Selon lui, « depuis une dizaine d’années, les lycéens rencontrent des oreilles encore plus attentives au sein de l’Éducation nationale ». Il cite notamment l’exemple de la réforme du baccalauréat : face aux critiques exprimées par les élèves et les enseignants, le ministère de l’Éducation nationale a décidé de reporter les épreuves de spécialité, initialement prévues en mars, au mois de juin. Une décision présentée comme l’illustration d’un système capable d’évoluer à l’écoute des acteurs de la communauté éducative.
A deux jours du premier tour des élections municipales, une mobilisation lycéenne a lieu ce vendredi matin au lycée Louis-Pasteur, en plein centre-ville de Besançon. À l’initiative de l’Union syndicale lycéenne (USL) du Doubs et de représentants du lycée, un blocus a été organisé pour dénoncer le manque de prise en compte de la parole des élèves dans les instances scolaires.
Une mobilisation née d’un sentiment de colère
Pour Mohamed, vice-président du conseil de la vie lycéenne (CVL) et référent de l’Union Syndicale Lycéenne dans l’établissement, cette action est le résultat d’une frustration accumulée. « La mobilisation aujourd’hui, c’est le résultat d’une colère », explique-t-il. Selon lui, le système de représentation des lycéens manque d’efficacité : « On nous consulte souvent, mais on ne nous écoute jamais ». Les représentants lycéens dénoncent notamment l’absence de résultats concrets malgré plusieurs années de travail dans les instances de dialogue.
L'interview de la rédaction : Mohamed, référent de l’Union Syndicale Lycéenne.
Des revendications locales
Parmi les exemples cités figure l’aménagement des espaces de travail et de vie au sein du lycée Pasteur. Les élus au CVL disent travailler sur ce sujet depuis deux ans sans évolution notable. « On a fait des réunions, rédigé des comptes rendus, proposé des projets, mais rien ne change. Il n’y a pas eu un banc de plus installé depuis deux ans », affirme le jeune homme. Pour les élèves mobilisés, cette situation illustre les limites des moyens institutionnels de dialogue. Le blocus se veut donc une manière de rendre visible leur mécontentement.
Un message adressé au système éducatif
Au-delà des revendications locales, les lycéens mobilisés souhaitent interpeller plus largement le système éducatif. Selon Mohamed, il est nécessaire de repenser la place des élèves dans les instances de décision. « Notre avenir et nos conditions d’éducation ne se feront pas sans les lycéens », estime-t-il. Il appelle également les responsables politiques à engager une réflexion sur « un système démocratique lycéen qui mettrait davantage en avant les élèves ».
Une mobilisation dans un contexte politique tendu
Cette mobilisation intervient également à quelques jours du premier tour des élections municipales. Pour les organisateurs, le contexte politique national et local a pesé dans la décision d’agir. Le jeune bisontin évoque notamment la crainte de voir la ville de Besançon basculer à droite lors du scrutin. « Il est extrêmement important de rappeler que la jeunesse est antifasciste, antiraciste et féministe », affirme-t-il, appelant les jeunes à se mobiliser face à ce qu’il décrit comme « une droite violente et haineuse ». Les organisateurs voient ainsi cette action comme une manière d’exprimer une position politique et d’encourager les jeunes à s’engager dans le débat public.
L'interview de la rédaction : Mohamed, référent de l’Union Syndicale Lycéenne.
Une mobilisation qui se poursuit
Cette action s’inscrit dans un contexte de mobilisation plus large. Les organisateurs annoncent notamment la participation d’un cortège lycéen à la manifestation prévue le 14 mars. Ils appellent également les jeunes électeurs à se mobiliser lors des prochaines échéances électorales. « La mobilisation continuera, à la fois dans la rue et dans les instances institutionnelles », assure Mohamed.
L'interview de la rédaction : Mohamed, référent de l’Union Syndicale Lycéenne.
À Besançon, Plumes Rebelles s’impose comme un rendez-vous littéraire engagé. Ce concours d’écriture invite chaque année des participants de tous âges à réfléchir et à écrire autour de grandes thématiques de société. Petits, grands, adolescents ou jeunes adultes : chacun peut proposer un texte et partager son regard sur le monde. L’objectif de Plumes Rebelles est clair : faire de l’écriture un espace d’expression et de réflexion citoyenne, accessible à tous les publics.
Un concours ouvert et participatif
Le principe est simple. Les participants rédigent un texte inspiré par des thèmes proposés par l’organisation. Les écrits sont ensuite étudiés par un jury chargé de sélectionner les meilleures contributions. Pour l’édition de cette année, 175 textes ont été reçus, preuve de l’intérêt croissant pour cette initiative littéraire. Après délibération du jury le 26 février, 32 textes ont été retenus parmi l’ensemble des propositions. Si le concours est organisé en Franche-Comté, il attire également des auteurs venus d’autres régions, notamment des Alpes ou encore de la région Drôme-Ardèche. Une participation élargie qui témoigne du rayonnement de l’événement.
L'interview de la rédaction : Alexandra Duvergne, membre d'Amnesty International
Un projet culturel plus large
Au-delà du concours d’écriture, Plumes Rebelles se veut aussi un espace de dialogue et de sensibilisation. L’événement s’accompagne ainsi de plusieurs rencontres ouvertes au public : projections, tables rondes et discussions autour des thèmes abordés dans les textes. Ces moments d’échanges permettent d’approfondir les sujets évoqués par les participants et de faire intervenir des spécialistes, des artistes ou des chercheurs. La manifestation se conclut par une remise de prix, durant laquelle les textes lauréats sont mis à l’honneur et parfois lus devant le public.
L'interview de la rédaction : Alexandra Duvergne, membre d'Amnesty International
Un programme de rencontres et de débats
Plusieurs rendez-vous rythmeront cette édition de Plumes Rebelles.
Le jeudi 5 mars, au Petit Kursaal, sera diffusé à 20 heures le documentaire « Soulèvement » de Thomas Lacoste, en présence du réalisateur.
Le vendredi 6 mars, la journée sera marquée par la remise des prix du concours à 13 h 30, suivie à 18 heures d’une table ronde consacrée à la justice restaurative.
Le samedi, les rencontres se poursuivront dans la salle Bourdon du Kursaal avec deux nouvelles tables rondes :
Toutes ces rencontres sont gratuites et ouvertes au public, sans inscription préalable.
L'interview de la rédaction : Alexandra Duvergne, membre d'Amnesty International
Faire entendre des voix différentes
En donnant la parole à des auteurs amateurs comme confirmés, Plumes Rebelles cherche avant tout à valoriser la créativité et encourager la prise de parole. L’écriture devient ainsi un outil pour interroger les réalités sociales, culturelles ou politiques, et permettre à chacun de partager son point de vue. Au fil des éditions, le concours s’inscrit comme un moment de rencontre entre littérature et engagement, où les mots deviennent un moyen d’exprimer, questionner et imaginer le monde d’aujourd’hui.
Toutes les informations sur : https://plumesrebelles.fr/
Une initiative portée par la passion et l’engagement
Le samedi 14 mars, de 9h à 16h, le lycée LaSalle vivra au rythme des moteurs. À l’occasion des portes ouvertes de l’établissement, une classe de 3e a pris les commandes d’un projet ambitieux : organiser un rassemblement automobile ouvert aux familles et au public. Accompagnés par leur référente, Marion Pépiot, les élèves ont imaginé, préparé et coordonné l’événement de A à Z. Objectif : partager leur passion pour l’automobile, tout en démontrant que la jeunesse est capable de s’engager et de mener à bien un projet concret.
Pour Loup, la passion remonte à l’enfance. « Je suis né dans la mécanique un peu », confie-t-il avec le sourire. Aux côtés d’un proche passionné, il a grandi dans les garages, à observer, apprendre et donner un coup de main. « J’ai découvert cette passion avec lui. Depuis, c’est resté. J’ai toujours aimé les voitures, les regarder, faire découvrir ma passion aux autres. »
Même parcours pour Tom, plongé très jeune dans l’univers du rallye : « Je bosse sur la voiture de rallye avec mon frère depuis que j’ai cinq ans à peu près. J’aime tout ce qui est moteurs, l’huile, la préparation. » Mais le jeune mécanicien en herbe le rappelle : la puissance ne fait pas tout. « Si tu mets beaucoup de chevaux et que tu ne sais pas conduire, tu finis vite dans le champ. Alors que si tu maîtrises, même avec moins de puissance, tu peux faire de belles positions en rallye. »
Une passion qui dépasse les clichés
Pour Ninon, l’intérêt pour l’automobile s’est construit au fil du temps. « Au départ, je n’étais pas très passionnée, mais j’ai grandi avec un cousin qui l’était. Ça m’a contaminée un peu… beaucoup », raconte-t-elle. Elle assume pleinement son goût pour les moteurs et… le bruit. « J’aime beaucoup le bruit. Je trouve que c’est plus beau que d’autres bruits que j’ai entendus ». Et elle le souligne : « Ça peut paraître bizarre d’entendre une fille dire ça, parce qu’on ne l’entend pas souvent. Mais oui, je peux dire que je suis passionnée par les voitures ». Un message fort, qui contribue à casser les stéréotypes encore tenaces autour des métiers et des passions mécaniques.
L'interview de la rédaction : Le groupe de collégiens
Un projet grandeur nature
Au-delà de la passion, ce rassemblement automobile est avant tout un projet pédagogique. Les élèves ont contacté des associations locales, dont Ma Rallye Team et Ornans Véhicules Historiques et Miniatures, afin de réunir des exposants. Ils ont rédigé des mails, demandé des informations sur l’histoire des véhicules et préparé des panneaux explicatifs pour accompagner chaque voiture exposée. « On va exposer toutes les voitures sur le terrain stabilisé au-dessus du lycée. On mettra des panneaux avec le nom du modèle », explique Tom. Un jeu interactif sera également proposé aux visiteurs. « Il faudra aller discuter avec les exposants pour trouver les réponses. Il y aura des cadeaux à gagner, tirés au sort », précise Ninon. Une manière ludique d’encourager les échanges intergénérationnels.
Apprendre à organiser, à convaincre, à fédérer
Ce projet a surtout permis aux élèves de développer des compétences bien au-delà de la mécanique. « Ça nous a appris à monter un projet nous-mêmes à notre âge », souligne Gabriel. « À rassembler des gens autour d’une idée, ce qui n’est pas facile au début ». Bryan insiste sur l’ouverture vers l’extérieur : « Ça m’a appris à travailler avec le monde extérieur. On a envoyé des mails aux associations pour qu’elles viennent. On voulait monter un projet ensemble, nous les élèves ». Pour Loup, l’essentiel reste le partage : « Réunir des passionnés, faire venir des familles, passer un moment ensemble… ça fait plaisir. »
Une jeunesse qui prend le volant
À travers cette initiative, les élèves de 3e du Collège LaSalle de Levier démontrent que la jeunesse sait s’engager, organiser et valoriser ses centres d’intérêt. Ce rassemblement automobile ne sera pas seulement une exposition de belles mécaniques. Il sera surtout la vitrine d’un apprentissage concret, d’un travail d’équipe et d’une volonté commune : prouver que passion et éducation peuvent rouler dans la même direction.
Rendez-vous samedi 14 mars, de 9h à 16h, pour découvrir le résultat d’un projet mené tambour battant par une génération déjà prête à prendre la route.